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Transport
aérien : Lomé abrite le siège de la nouvelle compagnie aérienne panafricaine
Africa SKY (ASKY) |
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Gervais Djondo |
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Le Colonel AMETSIPE Yao, Directeur de
l'Exercice |
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Assistance lors de la conférence de
presse |
Lome, le 31 mars 2009 -
Le ministre togolais des Affaires étrangères, Koffi Esaw et Gervais Djondo,
président du Conseil d'administration d’ Asky, ont signé, jeudi 26 mars
2009, à Lomé, un accord de siège pour l'implantation de la nouvelle compagnie
aérienne au Togo en présence de Tewolde Gebremariam, chief operatoring
officer d’Ethiopian Airlines (actionnaire d’Asky à hauteur de 20%) et de
plusieurs administrateurs de la compagnie.
Le gouvernement togolais représenté par son ministre des Affaires étrangères
et le responsable de ASKY se sont réjouis de cet acte qui marque un pas
géant dans la mise en œuvre du projet de la compagnie.
« Notre
pays s'honore d'accueillir le siège d'une structure régionale, voire
continentale, fruit d'une ambition commune à tous les africains. L'enjeu
pour la compagnie est très important et les attentes des populations de la
sous région sont très grands. J'ose espérer qu’Asky saura relever ce défi et
que très bientôt, les premiers vols seront opérationnels », a martelé le
ministre Koffi Essaw.
Gervais
Djondo, président du Conseil d'administration d’ Asky, a, quant à lui,
exprimé sa gratitude aux autorités togolaises pour leur disponibilité
incessante au côté de ASKY.
Asky entend développer un réseau
panafricain au départ de Lomé et des liaisons internationales en coopération
avec Ethiopian Aires Lines depuis un nouveau Hub qui sera installé à
l’aéroport de Lomé. Le transporteur est doté d’un capital de 120 millions de
dollars. Un plan de modernisation et de développement des infrastructures et
installations de l'Aéroport International Gnassingbé Eyadéma de Lomé est
annoncé « pour satisfaire aux exigences du trafic qu'entraînera la mise en
œuvre effective du projet ». La naissance d'Africa SKY répond aux
vaines tentatives de création, depuis plusieurs années, d'une nouvelle
compagnie multinationale AIR AFRIQUE. Le 10 janvier 2004, à Niamey
(Niger), la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement a décidé la
création d'une compagnie régionale privée.
Mesmer
Motcho
Manoeuvre militaire : L'Armée togolaise au chevet des
populations de Kara et ses environs
Lome, le 31 mars 2009 - L'Armée togolaise, face à ses réalités, organise du 29 mars au 4 avril 2009, dans la région de la Kara, une manoeuvre militaire dénommée "Kara 2009". C'est ce qui ressort d'une conférence de presse organisée, vendredi 27 mars 2009, par les autorités de l'Armée togolaise à l'Etat Major Général des Forces Armées Togolaises, à Agoè.
Les objectçifs premiers de cette manoeuvre sont entre autres la prise en compte et gestion d'une situation de tension interne qui s'internationalise, l'acquisition et perfectionnement des savoir-faire aux Opérations de Maintien de la Paix, Opérations de sécurisation de zone. Dans le cadre de cet exercice, l'Armée togolaise a planifié toute seule ou avec des ONG et certains départements ministériels, des actions médicales gratuites au profit des populations habitant la zone de l'exercice. Des consultations générales, des interventions chirurgicales et ophtamologiques, des vacinations, des soins médicaux, des sensisibilisations sur les MST, des distributions des moustiquaires imprégnés et autres actions civilo-militaire sont en cours actuellement dans la ville de Kara et ses environs.
"Plusieurs actions sont déjà en cours sur le terrain. Nous allons procéder aux forages de puits, nous allons appuyer la formation des jeunes, sensibiliser les populations sur les VIH/SIDA et les MST, sur les droits des enfants, nous allons participer à l'enrégistrement des naissances en fournissant des matériels nécessaires à des centres d'enrégistrements dans les préfectures. Environ 300 régistres d'enrégistrement seront donnés aux centres d'enrégistrement", a déclaré le Commandant de Vaisseau, le Colonel AMETSIPE Yao, Directeur de l'exercice.
"Kara 2009" est un exercice national de mainiten de la paix, à dominante terrestre avec plastron dirigé. Il comprend la mise en oeuvre de deux Etats Majors Tactiques (EMT) et d'un Field Training Exercice (FTX) permettant l'entrainement des forces déployées sur le théatre.
L'exercice va se dérouler dans la zone en forme de quadrilaterre Katchamba - Massidina - Bassar - Soudou dénommée "La République KABALO", un pays d'environ 4 500 km² situé en Afrique de l'Ouest et peuplé majoritairement des ethinies Kalias à l'Est et les Kombas à l'Ouest. La capitale, Kara, est un centre économique très important où viennent s'approvisionner les populations des pays limitrophes ( Benou à l'Est, Ganou à l'Ouest, Goto au Sud et Tekan au Nord). Elle est riche en minerais de fer d'une teneur importante dans sa partie Ouest. La concentration de populations hétérogènes et la précarité de vie autour des sites d'exploitations ont créé un environnement d'insécurité. Aussi, le gouvernement en place, dominé par l'ethnie Kalias n'a pu instaurer une politique de bonne gouvernance et l'es recettes des ressources minières sont mal réparties.
Face à cette situation, des mouvements ethniques sont apparus. La situation va vite se dégrader et des éléments armés se réclamant du Mouvement pour la Justice et le Développement de KABALO (MJDK) s'emparent de la base des forces de sécurité de Kabou. Suite à cette attaque, la situation va vite se dégrader à KABALO. les tensions vont s'intensifier entre les forces de sécirité et le MJDK dont l'objetif est de conquérir le maximum de territoire avant d'engager des pourparlers. Voilà brievement décrite une situation de conflit qui s'internationalise et qu'une mission de paix doit gérer par interposition.
D'un effectif de 1 200 hommes, les forces terrestres sont réparties en DIREX- DIRANI - TFQH à 80 hommes, en deux bataillons à 540 hommes, en un cie d'intervention à 50 hommes, Elémentf dde soutien logistique à 20 hommes, Elément plastron/ milices/ refugiés à 280 hommes, Elémeent CAD à 50 hommes, Elément AMG à 110 hommes, une section organique du Bénin, deux observateurs (Burkina-Faso, Ghana) et deux Experts de la CEDEAO ( LOG et OPS). Les forces aériennes sont réparties en King Air (Helicopter) pour le Togo et en une Assistance étrangère qui exploitera un helicopter et un Avion Transport Troupe. Les forces marines sont là pour mémoire, puisqu'elles n'y prendront pas une part active.
Mesmer Motcho |
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Par Alain Nococo |
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Economie
social de marche : Le CAR et ses partenaires en séminaire à
Lomé |
Lomé,
le 25 mars 2009 -
La politique n’a de sens que si elle permet d’améliorer le bien-être des
populations’’,
déclare Me
Dodzi Apévon, président national du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR).
C’est fort de ce constat que son parti, de concert avec ses partenaires de
l’Union des Partis Africains pour la Démocratie et le Développement, Afrique
de l’Ouest (UPADD-AO), organise du 24 au 25 mars à Lomé un séminaire sur ‘’Le
rôle de l’entrepreneur dans l’économie sociale de marché’’ à l’intention
des délégués des partis membres de l’UPADD et des opérateurs économiques
togolais. C’est l’hôtel Sarakawa qui a servi de cadre à cette rencontre
sous-régionale.
Ouvrant les
travaux ce mardi 24 mars 2009, en présence du Représentant Résident de la
Fondation Konrad Adenauer et en sa qualité de vice-président et président
intérimaire de l’UPADD, Me Yawovi Agboyibo a relevé l’importance du thème
choisi à un moment où la planète entière traverse une crise économique grave
dont les répercussions sont entrain de s’étendre à tous les pays, y compris
les économies africaines déjà fragilisées par une pauvreté aggravante. Il
s’est réjoui de la présence des opérateurs économiques allemands membres du
Parti Démocrate Chrétien (CDU) venus participer aux discussions avant de
situer l’importance de ces assises de Lomé dans le processus évolutif de l’UPADD
et de ses relations avec le CDU.
Créé en 1998, a
indiqué le président intérimaire, l’UPADD a, dès sa création, proclamé sa
détermination à constituer un réseau panafricain qui doit conforter sa force
par le développement des liens de partenariat avec d’autres formations. Dans
ce sens, il a choisi comme partenaire, le Parti Populaire Européen (PPE).
Après cette première étape de coopération, le partenariat UPADD/PPE s’est, à
partir de 2003, ouvert à des thèmes à caractère économique. Me Agboyibo
s’est dit alors réconforté que le CDU ait décidé de consolider cette
évolution du volet économique de ce partenariat en déléguant des opérateurs
économiques pour prendre part aux assises de Lomé.
Avant de
déclarer ouverts les travaux, Me Agboyibo s’est dit convaincu que les
contacts qui seront noués entre les entrepreneurs du CDU et les opérateurs
économiques membres de l’UPADD feront germer des investissements bénéfiques
pour les pays africains et l’Europe.
Auparavant, le
président national du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) Me Apévon
Dodzi a, dans son mot de bienvenue, relevé les effets pervers de la crise
tant dans la dimension économique qu’humaine et justifié le choix du thème.
Pour Me Apévon « la crise actuelle dans ses causes comme dans ses
manifestations nous renvoie à une remise en cause de l’économie libérale à
outrance caractérisée par ‘’le laisser faire, le laisser passer’’.
L’économie sociale de marché semble constituer une réponse alternative que
l’entrepreneur doit prendre en compte en tant que créateur de richesse et
distributeur de revenu ».
Après
l’ouverture, les délégués membres de l’UPADD, les opérateurs économiques
allemands et Togolais retenus se sont retrouvés pour se familiariser avec
les sous-thèmes tels : ‘’les conditions et cadres nécessaires pour les
entreprises dans l’économie de marché’’, ‘’les enjeux économiques en
Afrique : l’exemple du Togo’’ ; ‘’la base de l’économie sociale de
marché’’ ; ‘’les stratégies des entreprises face à la crise
internationale de finance’’ etc. Les travaux prennent fin ce
mercredi 25 mars dans l’après-midi |
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AgoraPress - Par Alain Nococo |
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Alliance
démocratique pour la Patrie en congrès statutaire : Maurice Dahuku Péré :
« Certains pensaient nous avoir enterrés, mais il faut nous connaître
mieux » |
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Le président de
l’Alliance démocratique pour la patrie Maurice Dahuéku Péré a déclaré
vendredi dernier lors des cérémonies d’ouverture du 1er congrès
statutaire de son parti qui se tenait au Centre de formation FOPADESC de
Lomé qu’il y a des choses à redire sur ce qui est fait jusqu’à présent et
critiqué l’attitude d’exclusion qui semble être encré chez les dirigeants
politiques togolais. Durant trois jours – 20 ; 21 et 22 mars 2009 – les
militants, les sympathisants et les dirigeants de l’Alliance venus de toutes
les préfectures du Togo ont fait le point sur les activités de leur parti
depuis sa création.
« Moi je pense que c’est parce que, fondamentalement, on ne s’est pas
pardonné ce qu’on reproche. Le Togolais pardonne difficilement. Il ouvre la
bouche pour dire j’ai pardonné, mais le cœur brûle et c’est ça qui est
dangereux pour notre pays parce que ça peut faire sauter le pays »,
a déclaré M Péré qui voit une certaine ethnicisation dans la vie politique
du pays depuis son autonomie. Selon M. Péré, les Togolais sont appelés à
jouir du fruit de l’indépendance, mais c’est seulement certains qui sont
contents et les autres ne le sont pas. Qu’est-ce qu’il faut faire ? Se
demandait-il.
L'ancien président de l’Assemblée nationale (1994-1999), ex-responsable
influent du RPT (au pouvoir) affirme que ce congrès va leur permettre de
réfléchir sur les valeurs sur lesquelles ils étaient arrêtés au départ. Il
importe, a-t-il poursuivi, de poser la question de savoir est-ce qu’elles
valent encore aujourd’hui pour travailler pour la nation togolaise. Pour le
président de l'Alliance, il faut s'interroger aussi sur le changement auquel
les Togolais aspirent, où est-ce qu’il faut continuer la route avec ce qui
se fait jusqu’au jour d’aujourd’hui. Et pour permettre d’agir efficacement,
le président et ses militants vont mettre en place les organes du parti
comme le prévoient leurs textes, débattre de ce qu’ils veulent faire avec
le parti et définir leurs perspectives pour 2010.
Après
la création du parti en 2005, il a eu des problèmes internes et externes. Le
parti aurait eu à gérer patiemment ces problèmes. Ce qui expliquerait
l’absence momentanée du parti sur la scène politique togolaise. Aujourd’hui,
l’Alliance pense avoir triomphé sur ses difficultés et se sent plus
fort. « Nous sommes prêts à repartir tout simplement. Certains pensaient
nous avoir enterrés, mais il faut nous connaître mieux », disait M. Péré.
Des
représentants d’autres formations politiques notamment le Secrétaire général
du RPT Solitoki Essao, le président du CAR Dodji Apévon, le leader de la
CDPA Léopold Gnininvi, l'ex-Premier Me Joseph Kokou Koffigoh ont été
invités à ce congrès.
Les
travaux ont pris fin dans l’après-midi du 22 mars 2009
Mesmer Motcho |
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AgoraPress - Par Alain Nococo |
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Ouverture du
CPDC aux autres partis signataires de l’APG et à la société civile : Le PDP
dénonce une démarche arbitraire du pouvoir et demande que chaque acteur
politique soit pris en compte |
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« Si
le CPDC doit être ouvert, qu’il soit ouvert de façon à ce qu’il permette une
réelle discussion nationale sur les grands problèmes du pays, afin de
baliser les chemins pour un Togo réconcilié avec lui-même. On ne peut pas
continuer éternellement à considérer certains togolais comme des citoyens
entièrement à part ».
C’est ce
que pense le Parti Démocratique Panafricain (PDP) suite à proposition du
Comité de Suivi d’élargir le Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation
(CPDC) aux autres partis signataires de l’APG et à la décision du
gouvernement de l’élargir non seulement aux partis signataires de l’APG mais
aussi aux organisations syndicales, aux confessions religieuses, à la
chefferie traditionnelle et aux associations de la société civile les plus
représentatives.
C’est le
président national du PDP, M. Bassabi Kagbara qui a fait, comme à ses
habitudes, connaître la position de son parti. C’est au cours d’une
conférence de presse qu’il a animée le mercredi 18 mars dernier au siège de
son parti sis à Adidogomé, banlieue nord-sud de Lomé
Prévue pour 15
heures, c’est finalement à 16 heures- les habitudes togolaises aidant- que
cette conférence a débuté par les éternelles excuses de M. Kagbara pour ‘’ce
retard indépendant de notre volonté’’
D’entrée de
jeu, M. Kagbara a présenté la situation actuelle de la politique togolaise
marquée ces derniers temps par des blocages, des pertes de temps et la
volonté constante d’exclure certains acteurs politiques du débat politique,
le quotidien du Togolais qui ne semble pas connaître un changement
perceptible malgré la ‘’nouvelle ère’’ et l’image du pays de plus en plus
écorchée du fait des actes peu honorables décriés ça et là. Et ce sont là
ces inquiétudes, a dit M. Kagbara, qui confirment les inquiétudes et les
observations que son parti a eu à soulever dans un passé récent mais qui
malheureusement sont restées lettres mortes.
Outre le cadre
permanent de dialogue et de concertation qui retient aujourd’hui l’attention
des acteurs politiques, l’occasion a été pour M. Kagbara de se prononcer sur
d’autres sujets d’intérêt national notamment, la présidentielle de 2010, les
prix du carburant que les autorités rechignent à revoir à la baisse malgré
la diminution constante du prix du baril sur le marché international, le
retard dans la mise en place de la Cour des Comptes, les travaux de
réfection des voies urbaines et interurbaines, les journées économiques du
Togo à Paris sans oublier bien sûr la commission électorale nationale
indépendante (CENI) dont les membres viennent d’être maintenus à leur poste
par le CPDC.
Sur le cadre
permanent de dialogue et de concertation (CPDC), le parti démocratique
panafricain (PDP) dit adhérer au principe de l’ouverture du CPDC aux partis
extraparlementaires, mais ne voit pas sur « quelle base on envisage
d’ouvrir ce Cadre aux restes des partis signataires de l’APG seuls en
exclusion des autres acteurs extraparlementaires ». Pour le président
national du parti démocratique panafricain, si l’ouverture il doit y avoir,
« il faut que chaque acteur politique soit pris en compte sur des bases
respectueuses du rôle de chacun et non arbitraires ». C’est pour cela
que M. Kagbara trouve dommage que le gouvernement ait, lors du conseil des
ministres du 11 mars 2009, soutenu « cette démarche décriée du Comité de
Suivi qui constitue, en soi, un précédent dangereux vers la présidentielle
de 2010 »
La reconduction
de l’ancienne CENI par le CPDC en attendant la mise en place d’une nouvelle
CENI a retenu l’attention de M. Kagbara qui, tout en ne mettant pas en cause
la capacité technique de l’équipe reconduite, émet cependant des doutes
quant à « sa responsabilité et son objectivité sur des questions aussi
sensibles comme la révision des listes électorales et le courage à faire
valoir le verdict des urnes »
S’agissant de
la Cour des Comptes qui n’est pas encore installée alors qu’il y a deux mois
on avait annoncé sa mise en place, le PDP réclame qu’elle soit « rapidement
mise en place afin de d’établir la lumière sur la gestion qui est faite des
entreprises publiques mais surtout de veiller à l’exécution efficace de la
loi de finances en cours »
Sur la question
des prix du pétrole qui sont encore plus chers au Togo en dépit de la chute
vertigineuse du prix du baril sur le marché mondial, M. Kagbara sans langue
de bois parle de cynisme de la part du gouvernement togolais face à cette
situation. « Comment comprendre que pendant que le pétrole est à 275 F au
Ghana, 350 F au Bénin et 476 F au Niger, il est maintenu depuis trois mois
à 500 F au Togo. Le pétrole coûte plus cher au Togo, un pays côtier
qu’au Niger, un pays enclavé. Appréciez le cynisme du gouvernement
togolais » s’est-il écrié
Abordant la
question de la présidentielle de 2010, M. Kagbara s’est refusé de dire s’il
sera ou non candidat en indiquant tout simplement que la responsabilité de
conduire la destinée d’un pays est l’œuvre de Dieu ; une manière pour lui de
dire qu’il s’en remet à la volonté divine et est tout de même prêt à
s’engager dans la course si Dieu et le peuple l’appellent.
Sur les travaux
de réfection des rues urbaines et interurbaines M. Kagbara, trouve louable
cette initiative du gouvernement Houngbo, mais considère que ce sont tout
simplement des stratégies de pillage des caisses de l’Etat. Puisque, dit-il,
« en 2005, 600 millions ont été décaissés pour le réaménagement des rues
de Lomé. Quatre ans plus tard des fonds sont encore décaissés pour les mêmes
causes. Alors qu’entre temps, il ya eu de ces tronçons réaménagés en 2005,
qui ont encore fait l’objet de replâtrages »
Se prononçant
sur les journées économiques du Togo à Paris qui, aux dires du pouvoir, ont
été un succès, le PDP souhaite que les retombées de celles-ci se fassent
sentir au Togo dans les jours à venir. Mais en attendant, il demande que la
« dette intérieure soit vite apurée de façon conséquente afin de donner
un souffle à nos opérateurs nationaux et implicitement à l’économie
nationale en général »
Pour terminer,
M. Kagbara a dénoncé les harcèlements, chantages et affectations punitives
dont ses militants sont l’objet du fait de leur appartenance à son parti. « Que
doit-on croire si, à l’envers des volontés d’apaisement et de réconciliation
déclarées à chaque fois par le chef de l’Etat, ses représentants pratiquent
eux, le harcèlement et les règlements de comptes? » s’est dit-il demandé
avant d’inviter les partis de l’opposition souvent objet de ces mêmes
pratiques à s’investir ensemble dans la lutte contre ces pratiques. |
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Consensus à
la 15e séance du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation :
Maintien en place des membres de l’ancienne CENI
La jeunesse du CAR a
tenu sa première convention nationale
L’UFC et le CAR boudent
la rencontre : Le CPDC élargi aux partis signataires de l’APG
Difficile accouchement : Des observateurs internationaux à la rescousse:
Arriveront-ils à concilier les deux positions opposés ?
Selon le CAR
:
La
composition du CPDC issue de la volonté exprimée par les électeurs dans le
cadre des dispositions définies par l’APG ne saurait être remise en cause
par un arrangement entre les acteurs politiques.
Les écoles de Faure Gnassingbé |
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AgoraPress - Par Alain Nococo |
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CPDC : Pas
d’avancées notables : Les divergences persistent : Les conclusions
des travaux remises au chef de l’Etat |
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Lome, le 14 mars 2009 -
Au
lendemain de l’adoption en Conseil des ministres d’un projet de décret
relatif à l’élargissement du Cadre permanent de dialogue et de
concertation aux autres parties signataires de l’APG et, aux confessions
religieuses, à la société civile et à la chefferie traditionnelle, les
membres du CPDC se sont retrouvés le jeudi 12 mars 2009 à la salle de
conférence de la primature en leur 16e séance. Cette séance à
laquelle ont pris part les délégations des trois partis représentés à
l’Assemblée nationale à savoir : le RPT, l’UFC et le CAR et le
gouvernement, a permis d’échanger sur les différentes interprétations
relatives au communiqué du Comité de Suivi du 09 mars 2009 et faire le
point des accords et désaccords obtenus après l’examen général du code
électoral.
Selon
le communiqué rendu public à l’issue de cette 16e séance, les
points d’accords portent sur les
structures d’organisation
à savoir la CENI qui doit être composée par les partis politiques
représentés à l’Assemblée Nationale, la société civile (deux membres
désignés par l’Assemblée nationale) et de l’Administration ; les CELI
qui doivent être composées par les partis politiques représentés à
l’Assemblée nationale ; la création de cinq CELI à Lomé et d’une CELI
par sous-préfecture, le Comité des listes et cartes qui doit être
composé par les partis politiques représentés à l’Assemblée nationale,
les Bureaux de vote qui doivent être également composés par des partis
représentés à l’Assemblée nationale.
Quant
aux Conditions d’organisation, les membres sont parvenus à un
accord sur la réaffirmation de l’autonomie et de l’indépendance
de la CENI avec le maintien de l’article 3 du code actuel, sur la
sécurisation des bulletins de vote par la CENI et le réaménagement des
articles 18, 24, 72, 81 et 122 du Code électoral |
Les
désaccords portent en revanche sur les structures d’organisation
à savoir : le nombre et la répartition de la composante politique de la
CENI, le nombre et le statut des représentants de l’Administration ;
sur la composition des CELI ; des Comités de Listes et Cartes (CLC) et
des bureaux de vote.
Pour ce
qui est des conditions d’organisations, les membres du CPDC ne
sont pas mis d’accord sur le vote par dérogation, par procuration et
anticipation ; les modalités de la répression des actes de corruption ;
les conditions de sécurisation du bulletin de vote.
A la 17e
séance ce vendredi 13 mars 2009, en dépit de l’atmosphère de
convivialité qui a régné au cours des travaux, dixit Pascal Bodjona,
président de séance, les membres du CPDC ne sont parvenus à trouver un
terrain d’attente- les points de désaccord ayant persisté- et ont
simplement décidé de s’en remettre à la ‘’sagesse’’ du président de la
République en lui renvoyant les conclusions de leurs travaux. On attend
la prochaine séance prévue pour le mardi 17 mars 2009 pour être fixé sur
l’avenir de ces discussions qui risquent d’être interminables
Voici
les points d’accord et de désaccord lors de la 16e séance à
travers ce communiqué lu par le secrétaire général du CPDC, M. Arthème
Ahoomey-Zunu
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Communiqué
Le Cadre
Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) s’est réuni ce jeudi 12 mars
2009 à la salle de conférence de la primature. Au cours de cette séance, les
membres du CPDC ont échangé sur les diverses interprétations relatives au
communiqué du 09 mars 2009 sur la permanence de la CENI. Ils ont ensuite
fait le point des accords et des désaccords obtenus après l’examen général
du code électoral :
Points
d’accord :
I-
Structures d’organisation
1-
Organisation des élections par la CENI
Désignation
de la composante politique par les partis politiques représentés à
l’Assemblée Nationale.
Représentation de la société civile par deux membres désignés par
l’Assemblée nationale. Représentation de l’Administration.
2- CELI
Désignation
de la composante politique des CELI par les partis politiques représentés à
l’Assemblée nationale.
Création de
cinq CELI à Lomé.
Création
d’une CELI par sous-préfecture.
Augmentation
du nombre de CELI par préfecture si nécessaire.
3- Comité
des listes et cartes
Désignation
de la composante politique par les partis politiques représentés à
l’Assemblée nationale.
4- Bureau de
vote
Désignation
de la composante politique des Bureaux de vote par les partis représentés à
l’Assemblée nationale.
II-
Conditions d’organisation
1-
Réaffirmation de l’autonomie et de l’indépendance de la CENI avec le
maintien de l’article 3 du code actuel.
2-
Efficacité technique de la CENI
3-
Sécurisation des bulletins de vote par la CENI
4-
Réaménagement des articles 18, 24, 72, 81 et 122 du Code électoral. Ces
articles disent ceci :
Article 18 :
Procédure de remplacement des membres de la CENI en cas de vacance par
l’Assemblée nationale ; (alinéa 2 de l’article 18).
En période
de vacance de l’Assemblée nationale, le remplacement se fait par le bureau
de l’Assemblée selon la procédure d’urgence conformément au règlement
intérieur de l’Assemblée nationale.
Article 24
du code actuel sur le Secrétariat administratif permanent de la CENI. La
CENI est dotée d’un secrétariat administratif permanent composé d’un
personnel qualifié. Il est dirigé par un secrétaire administratif.
Article 72
du code électoral. Recours en période d’inscription. Les listes électorales
sont affichées 72 heures avant le scrutin et les réclamations commencent
immédiatement jusqu’à la veille du scrutin.
Article 81 :
Témoignage en zone urbaine et rurale pendant les opérations de recensement
ou de révision des listes électorales. Le comité des listes et cartes est
assisté d’un chef traditionnel ou d’un notable légalement désigné en qualité
de personne ressource pour l’identification des personnes ne disposant pas
de pièces prévues à l’article précédent. Les membres du CPDC se sont
également entendus que la liste des notables et chefs traditionnels est
établie par le ministère chargé de l’Administration territoriale.
Article 122 :
Le président délivre copie signée des résultats affichés aux délégués des
candidats.
5-
Répression de la corruption en matière électorale.
6- Les
membres de la CENI restent en place jusqu’à la mise en place d’une nouvelle
CENI. Le mandat de membres de la CENI est renouvelable.
7-
Prorogation des délais de dépôt des candidatures et de publication de la
liste des candidats à l’élection présidentielle et aux élections
législatives.
Points de
désaccords
I-
Structures d’organisation
1- CENI :
Nombre et répartition de composante politique de la CENI ; nombre et statut
des représentants de l’Administration
2- CELI :
Composition des CELI ; nombre et membres ; présence des magistrats dans les
CELI ; présidence des CELI ; représentation de l’administration au sein des
CELI
3- Comité
des listes et cartes (CLC) :
Compositions des CLC, nombre et membres ; représentation de l’administration
au sein des CLC
4- Bureau de
vote :
Composition des bureaux de vote
II condition
d’organisation
Le vote par
dérogation, procuration et anticipation ; les modalités de la
répression des actes de corruption ; les conditions de sécurisation des
bulletins de vote : authentification, le contentieux électoral.
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Consensus à
la 15e séance du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation :
Maintien en place des membres de l’ancienne CENI |
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Lome, le 8 mars 2009
Après la
pose du week-end, les membres du Cadre Permanent de Dialogue et de
Concertation (CPDC) ont repris ce lundi 09 mars 2009, à la primature,
leurs travaux par la poursuite de l’examen des propositions de
modification du code électoral introduites par les différentes
composantes du Cadre indépendamment du projet de révision introduit par
le gouvernement à l’Assemblée nationale entamé à la 14e
séance et de la composition de la CENI. Outre
les membres des trois partis représentés au sein du CPDC et les membres
du gouvernement, ont assisté à cette 15e séance et ce, pour
la 4e fois consécutive, les représentants de la CEDEAO et de
l’UE respectivement MM. Mai Manga Boukar
et Antonio Logreco. La séance a été présidée comme toujours par le
représentant du président du CPDC, le ministre d’Etat, Pascal
Akoussoulélou Bodjona.
Selon le
communiqué lu à la presse à la fin des travaux par le secrétaire général
du CPDC, M. Séléagodji Ahoomey-Zunu, les membres du CPDC sont arrivés à
un consensus sur la nécessité de maintien de
la Commission Electorale
Nationale Indépendante (CENI), version Potopéré, en attendant la
désignation d’une nouvelle CENI. Ils se sont par ailleurs entendus sur
la nécessité de la prolongation des délais légaux relatifs au dépôt et à
la publication de la liste des candidatures pour la présidentielle et
les législatives. |
En
revanche, aucun accord n’a été trouvé sur le Code électoral et les
participants ont convenu de renvoyer l’examen de l’ensemble des points
d’accord et de désaccords obtenus à la prochaine séance prévue pour le
jeudi 12 mars 2009.
Les autres
parties signataires de l’APG exclus du cadre et été autorisées par le
Comité de suivi du dialogue intertogolais lors de sa réunion de samedi
07 mars dernier à intégrer CPDC pour y apporter leurs contributions
n’ont pas pris part à cette 15e séance. Certainement qu’ils
attendent la publication du 4e décret élargissant le cadre,
décret qui, dit-on, serait déjà en préparation, pour prendre leur place
au soleil.
Pour avoir
été écarté du cadre alors qu’il serait, dit-on, l’artisan des 22
engagements souscrits par le Togo auprès de l’UE et l’inventeur du mot
‘’facilitateur’’, le Prince de Koma M. Ayéva Zarifou, reconnu pour son
génie en proverbes, entend prendre sa revanche. Il se préparait, selon
des sources proches de certains lieux politiques, à envoyer des piques
proverbiales à ses amis d’hier lors des séances du CPDC. Ils sont alors
avertis !
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AgoraPress - Par Samuel Assamoah
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Sous le signe de l’alternance en 2010 : La jeunesse du CAR a tenu sa
première convention nationale |
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Lome, le 8 mars 2009
La Jeunesse du Comité d’Action pour le Renouveau (J-CAR) a tenu le
samedi
7 mars
2009, sa première convention nationale au Centre Maria Auxiliadora d’Akodésséwa
à Lomé, sous le thème : «La
J-CAR face aux défis de l’alternance en 2010».
Cette importante assise qui intervient cinq mois
après le congrès statutaire du CAR ayant opéré de profonds changements
au sommet du parti, a regroupé 350 délégués venus de toutes les
préfectures du Togo.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le président national du CAR
Me Dodji Apévon, en présence des membres du Comité directeur et ceux du
Conseil Sénatorial. Dans son allocution de bienvenue, le président du
Comité d’organisation M. Nador Awokou s’est réjoui des dispositions
prises au sommet du parti afin que cette convention puisse être
organisée. Ce qui, selon lui, permettra à la jeunesse de s’outiller pour
l’alternance en 2010.
Dans son discours d’ouverture, Me Dodji Apévon a précisé que cette
convention a pour objet de poser les bases de l’organisation de la
jeunesse du parti. Elle sera donc chargée notamment :
-
d’approfondir, au vu des statuts et du programme
d’activités du parti, le contenu du rôle de force motrice que
la J-CAR doit jouer au sein du parti
-
de déterminer les voies et moyens par lesquels elle doit
jouer ce rôle à l’intérieur des structures nationales ou locales du
parti et dans le choix des candidats aux diverses consultations
électorales
-
de préciser en fonction du rôle dévolu à
la J-CAR et des modalités de son accomplissement, la fourchette d’âge des
jeunes du parti.
-
d’élaborer à partir des éléments de réponse aux points qui
précèdent, un projet de règlement intérieur à soumettre au Comité
Directeur pour examen et adoption
-
d’étudier les modalités de mise en œuvre des décisions
prises par le deuxième congrès statutaire à propos de la recherche des
solutions aux besoins des jeunes et d’élire les membres du Bureau de
la
J-CAR autres que le Coordinateur National. |
Me
Apévon a présenté les élections législatives du
14 octobre 2007,
organisées sous la direction du président d’honneur du CAR, Me Yawovi
Agboyibo, alors chef du gouvernement d’Union nationale, comme un pas
important dans le processus démocratique. Toutefois, il a relevé que
c’est surtout sur le scrutin présidentiel de 2010, que tous les
projecteurs sont tournés. «Beaucoup de pays amis et des organismes
internationaux attendent le déroulement et les résultats de ce scrutin
pour être fixés sur la sincérité de l’engagement démocratique de l’Etat
togolais. C’est au vu du jugement porté sur ce scrutin qu’ils entendent
apporter leurs concours financiers et technologiques au développement de
notre pays», a-t-il dit.
«Mais comment arriver à mobiliser toutes énergies du changement pour
une alternance en 2010 ?» s’est-il écrié avant de répondre : «L’alternance
en 2010 passe par le retour de l’ascenseur».
Les travaux qui ont duré une journée ont été essentiellement marqués par
l’élection et l’installation des membres du Bureau de la J-CAR autres
que le coordinateur national, M. Adodo Chilé Mack élu au cours du 2e
Conseil national du CAR tenu en octobre 2008. Ce Bureau composé de 16
membres, comprend 3 femmes.
Le coordinateur national de la J-CAR dans son allocution, a insisté sur la nécessité pour cette ‘’aile
marchante’’ du CAR de contribuer à l’instauration de l’alternance au
Togo : «Nous devons donc nous interdire tout repos tant que notre
parti n’aura pas conduit les populations togolaises à l’alternance pour
laquelle, nombre de nos compatriotes sont tombés sous les balles d’un
régime aux abois» a souligne M. Chilé Adodo.
Comme à l’ouverture, la cérémonie de clôture a été présidée par le
président national du CAR Me Dodji Apévon. Celui-ci a rendu un hommage
mérité au fondateur et premier président national du CAR pour le rôle
déterminant qu’il a joué pour l’avènement de la démocratie au Togo. Me
Dodji Apévon s’est félicité de la résolution relative à l’alternance en
2010 prise par la jeunesse du CAR qui s’engage fermement à sillonner
tout le territoire national pour sensibiliser et mobiliser les
populations sur la nécessité du retour de l’ascenseur en 2010. |
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AgoraPress - Par Alain Nococo |
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Réunion du
Comité de Suivi du Dialogue Intertogolais à Lomé : L’UFC et le CAR boudent
la rencontre : Le CPDC élargi aux partis signataires de l’APG |
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Lome, le 8 mars 2009 -Le Comité de Suivi du Dialogue Intertogolais de
Ouaga s’est réuni le samedi 7 mars à l’Hôtel Mercure Sarakawa de Lomé.
Présidé par le ministre d’Etat, ministre des affaires étrangères et de
l’intégration régionale du Faso, représentant personnel de son
Excellence Blaise Compaoré, président du Faso et Facilitateur du
Dialogue Intertogolais, la réunion s’est penché sur la composition et la
mission du Cadre Permanent de Dialogue de Concertation (CPDC) dans
l’esprit de l’APG et le bilan de la mise en œuvre de l’Accord Politique
Global (APG). Ont pris part à cette rencontre
la
Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA),
la Convergence
Patriotique Panafricaine (CPP), le Parti pour la Démocratie et le
Renouveau (PDR), le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), le Groupe
d’Action et de Réflexion Femme Démocrate et Développement (GF2D), le
Gouvernement, le Réseau des Femmes Africaines, Ministres et
Parlementaires (REFAMP-Togo), les représentants de la CEDEAO, M.
Mai Manga Boubacar
et de l’UE, M. Joao de Melo Sampaio.
Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) et
l’Union des Forces de Changement (UFC) signataires de l’APG issu du
dialogue intertogolais de Ouaga n’ont pas pris par à cette rencontre au
motif que cette réunion « n’est pas une réunion du Comité de Suivi » et
que « la création du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC)
sur les sujets d’intérêt national est prévue par l’article 5.1 de l’APG
qui précise que ‘’le gouvernement d’union national fixera les missions,
la composition et les modalités de fonctionnement de cette structure »
dixit une déclaration de l’UFC en date du
05 mars
2009.
Le
CAR de son côté a décliné l’invitation estimant que «le règlement des
divergences d’interprétation des dispositions de l’APG relève de la
compétence et non du Comité de Suivi, mais du facilitateur à qui il
revient de procéder, le cas échéant, à la consultation des parties entre
lesquelles existent les dissensions relevées». Communiqué de ce
parti en date du
06 mars 2009.
Sous la présidence de M Alain Bedouma Yoda,
représentant personnel du Facilitateur Blaise Compaoré, le Comité de
Suivi a poursuivi ses travaux malgré l’absence des deux partis
signataires de l’APG par l’examen des points inscrits à l’ordre du jour.
Abordant le point sur la composition et la mission du Cadre Permanent de
Dialogue et de Concertation, le Comité de Suivi a rappelé, conformément
à l’APG, le rôle du CPDC qui, selon le communiqué ayant sanctionné la
fin des travaux, demeure un cadre de dialogue et de concertation et non
une nouvelle instance de négociation.
Le dialogue, relève le communiqué, « doit être permanent et inclusif
toujours conformément à l’esprit de l’APG et des lois subséquentes qui
s’en sont suivies pour la préservation de la paix ». Raison pour
laquelle, le comité a préconisé « l’élargissement du CPDC à toutes
les parties signataires de l’APG afin qu’elles puissent y apporter leurs
contributions ». |
Il
a, par ailleurs, jugé utile de rappeler à tous les signataires de l’APG
et à toute la classe politique togolaise les prescriptions du Code de
bonne conduite figurant en annexe de l’APG.
A la fin de ses travaux, conscient certainement de
l’effet que l’absence des deux partis peut avoir sur la suite des
discussions en cours, le Comité de Suivi a demandé au Président du Faso,
facilitateur du dialogue intertogolais et président du Comité de Suivi
de continuer comme par le passé à s’impliquer dans le processus de
normalisation de la vie politique au Togo et à œuvrer pour que
l’ensemble des signataires de l’APG puissent participer au Comité de
Suivi.
Auparavant le Comité de Suivi a eu à écouter un message du Premier
Ministre Togolais dans lequel M. Gilbert Fossoun Houngbo a rappelé
l’esprit qui prévalu lors des discussions intertogolaises de Ouaga. «Les
partis signataires de l’APG étaient animées par la volonté de pérenniser
l’esprit d’ouverture et de dialogue, d’échanges féconds et de consensus
qui a prévalu tout au long de leurs assises. Elles ont souhaité
instaurer par-delà les institutions, des organes classiques de
délibérations démocratiques, un cadre souple, ouvert et dynamique
pouvant permettre à un large éventail de personnalités et des forces
vives de la nation d’exprimer leur point de vue, de faire entendre leur
voix, de se sentir pleinement impliqués et concernés par la marche du
pays et au besoin d’apporter leur contribution sur tous les sujets
touchant aussi bien aux réformes politiques et au renforcement des
libertés fondamentales qu’aux enjeux économiques et sociaux
auxquels le pays peut se trouver confronté», a indiqué le Premier
ministre qui a rappelé au besoin le rôle primordial de l’Assemblée
nationale dans la poursuite des réformes politiques. «Comme chacun le
sait, l’APG a pris soin de mettre en exergue le rôle primordial de
l’Assemblée nationale pour la poursuite des réformes et
institutionnelles et pour la consolidation de la démocratie», a-t-il
souligné. C’est pour cela, a estimé le Premier Ministre, «le CPDC
doit être un instrument favorisant la concertation de l’ensemble de la
classe politique et de notre société en vue de contribuer à l’apaisement
sociale tout en respectant le rôle primordial des institutions de
la République».
Une remarque qui vaut son pesant d’or. On attend dans les prochains la
réaction des deux partis ‘’boycotteurs’’ qui semblent visiblement
être induis en erreur par la correspondance du Secrétaire Général de la
présidence de
la République les invitant à prendre part «à la réunion du
Comité de Suivi convoquée par le président de
la
République». |
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AgoraPress - Par Alain Nococo |
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Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) : Difficile
accouchement : Des observateurs internationaux à la rescousse.
Arriveront-ils à concilier les deux positions opposés ? |
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Lome, le 6 mars 2009 -
Le Cadre
permanent de dialogue et de concertation (CPDC) créé le 04 février 2009
par décret du président de la République à l’effet de se pencher sur
toutes les questions d’intérêt national qui plombent le débat politique
au Togo peine à trouver ses marques malgré quelques petites avancées
obtenues lors de la 9e et 10 séances. Cette situation qui
n’augure pas des lendemains meilleurs a nécessité l’intervention deux
observateurs de la CEDEAO et l’Union Européenne qui assistent
actuellement aux travaux.
Après le
compromis sur la question du recours à la facilitation en cas de blocage
des travaux, question qui avait effectivement fait bloquer les travaux pendant deux
semaines, et l’accord sur la création de cinq (05) Commissions
Electorales Locales Indépendantes (CELI) pour la ville de Lomé, aucune
avancée notable n’a, encore jusque-là, été obtenu et l’espoir de
parvenir à un accord sur les sujets qui fâchent s’amenuise. Et cet état
de chose confirme, si besoin en était, les doutes que certains Togolais
avaient émis au lendemain de la création du CPDC.
Après la pose
du week-end, les travaux au sein du CPDC ont repris lundi 02 mars
2009 à la Primature, siège du CPDC. Ont pris part à cette énième séance
deux observateurs internationaux : MM. Mai Maiga Boubacar, représentant
la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et
Joao de Melo Sampaio, chargé d’affaires de la Commission de Union
Européenne auprès de la République du Togo, représentant l’UE. Au sortir
de cette séance, aucune déclaration n’a été faite à la presse. Le
secrétaire du CPDC, M. Arthème Ahoomey-Zunu s’est contenté de déclarer
aux journalistes présents qu’ « un communiqué global vous sera donné
le jeudi prochain (ce
05 mars 2009
ndlr) ».
Une 2e rencontre avec les deux observateurs a eu lieu le
lendemain mardi 03 mars. Elle a duré tard dans la nuit et là aussi
aucune déclaration n’a été faite quant aux sujets ayant meublé les
débats et les points d’accords. Et personne, au moment où nous écrivons
ces lignes et pendant que les membres du CPDC sont actuellement à la
primature entrain de débattre, n’est en mesure de dire ce qui s’est
passé lors de ces dernières séances. Même le quotidien gouvernement
‘’Togo-Presse’’ censé avoir la primure des informations n’a
fait aucune mentionne de ces discussions qui se déroulent à huis clos
dans ses éditions de mercredi et jeudi. Mais selon des sources proches
des partis membres du CPDC et qui n’ont pas voulu faire d’autres
commentaires, les discussions tourneraient autour de la composition de
la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et de ses
démembrements.
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‘’Marché de dupes’’, ‘’Perte de temps, d’argent et d’énergie’’ ; ‘’On joue la
comédie’’,
autant de titres que l’on retrouve dans la presse privée de la semaine
dernière et de cette semaine pour dire son scepticisme quant aux
résultats attendus de ces discussions.
A ces critiques de la presse, s’ajoutent les coups de gueule des partis
extraparlementaires exclus du processus. Dès l’ouverture des travaux,
certains partis tels que la CDPA, la CPP, Le Nid,
le MCD, le PDR et bien d’autres avaient dénoncé ce qu’ils
ont appelé une nouvelle supercherie et dit tout le mal qu’ils pensent de
ce machin de CPDC. Pour ceux-ci, s’il faut s’en tenir aux 5% aux
élections législatives, la création du CPDC était donc inopportune
puisque que l’Assemblée nationale où se retrouvent les trois partis
membres du CPDC était le cadre approprié et privilégié. « Il y a
lieu de considérer comme une nouvelle supercherie cette nouvelle version
manipulée du défunt projet du 17 décembre…. Dans ces conditions, si l’UFC
et le CAR acceptent de siéger seuls au sein du CPDC aux cotés du RPT, et
n’exigent pas la présence des autres partis signataires de l’APG, et des
nouvelles forces politiques émergentes, ils prennent la lourde
responsabilité de cautionner la trahison de l’APG, de leurs amis de près
de 20 ans, et l’immense espoir du peuple togolais d’en finir avec les
crises à répétition » pestait l’ancien premier ministre et président
de l’OBUTS dans un communiqué rendu public le 26 février 2009.
Plus de trois
semaines après le début des pourparlers au sein du CPDC, l’heure au
pessimisme au sein de la population. Et le sentiment qui se dégage au
sein de l’opinion, c’est que les partis membres du CPDC sont entrain
d’offrir un autre spectacle car après trois semaines de discussion, ce
qu’on présente au peuple comme avancées n’est rien du tout, les
véritables enjeux étant les réformes institutionnelles et
constitutionnelles qu’il faut régler avant la présidentielle prévue dans
moins d’un an. Ce qui n'est pas certain vu la volonté affichée du RPT et du
gouvernement de ne faire aucune concession concernant notamment la
réforme de la constitution dont le lieu privilégié, selon eux pour en
débattre, est l’assemblée nationale.
Et les faits
donnent justement raison à ceux qui, dès le départ s’étaient montrés
pessimistes quant à l’aboutissement de ces discussions, le sort réservé
au Comité Paritaire de Suivi étant encore vivace dans les esprits. Et la
raison pour laquelle les deux partis de l’opposition parlementaire
avaient exigé au début de la caution de la communauté internationale. La
présence de ces deux observateurs répond elle à cette préoccupation de
l’opposition parlementaire. On en saura dans les prochains jours sur la
mission, le rôle et le statut de ces observateurs au sein du CPDC. Mais
le plus dur, c’est comment arriver à concilier les deux parties qui
affichent déjà des positions tranchées ?
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5 mars 2009 |
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Rencontre des partis politiques avec le Chef de l’Etat :
Selon le CAR
:
La
composition du CPDC issue de la volonté exprimée par les électeurs dans le
cadre des dispositions définies par l’APG ne saurait être remise en cause
par un arrangement entre les acteurs politiques. |
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Le 20 février 2009, le quotidien national Togo-Presse avait publié
dans sa Une un communiqué faisant état d’une rencontre que le chef de l’Etat
aurait eue avec certaines formations politiques avec lesquelles il a eu des
échanges sur plusieurs sujets d’intérêt national. A la lecture de ce
communiqué, certains partis politiques notamment le CAR et l’UFC s’étaient
dits surpris et étonnés d’apprendre que le chef de l’Etat a rencontré des
partis à l’effet d’échanger sur des sujets d’intérêt national. Ils s’étaient
demandés qui étaient ces partis dont le communiqué de la présidence n’a pas
pris soin de mentionner. Le 03 mars dernier, ayant cette fois été reçu par
le chef de l’Etat, le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) a rendu public
un communiqué dans lequel il rend compte des sujets qui ont meublé leurs
discussions. Lisez !
Communiqué du CAR Relatif à la rencontre du 03 mars 2009 avec
le Chef de l’Etat
Le
mardi 03 mars 2009, une délégation du CAR conduite par son Président
National, Me Dodji APEVON, a été reçue par le Chef de l’Etat.
Entre autres sujets abordés lors de la rencontre, il a été question
essentiellement de l’élargissement du Cadre Permanent de Dialogue et de
Concertation (CPDC) à d’autres formations politiques, notamment aux partis
qui ont pris part au Dialogue National de 2006 à l’issue duquel a été signé
l’Accord Politique Global (APG).
La
délégation du CAR a fait observer au Chef de l’Etat que si les partis
politiques (CAR, CDPA, CPP, PDR, RPT et UFC) qui ont pris part au Dialogue
National de 2006 et au Dialogue inter-togolais de 1999 ont été cooptés par
les acteurs politiques, s’agissant en revanche de la composition du CPDC, le
Gouvernement d’Union Nationale, comprenant le CAR, la CDPA, la CPP, le PDR
et le RPT, a laissé le choix aux électeurs, en décidant le 14 mai 2007,
c’est-à-dire avant la tenue des élections législatives du 14 octobre 2007,
que seules les formations politiques qui auront recueilli 5 % des suffrages
lors de ce scrutin pourront y siéger.
Le
CAR a déclaré en conséquence au Chef de l’Etat que la composition du CPDC
issue de la volonté exprimée par les électeurs dans le cadre des
dispositions définies par l’APG ne saurait être remise en cause par un
arrangement entre les acteurs politiques.
Fait à Lomé, le
04 mars 2009
Le Président National,
Me Dodji APEVON |
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Un reportage de Samuel Batchati |
| Les écoles de Faure Gnassingbé |
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Agbandi, le 3 mars 2009 - Nous sommes en 2009. Soit 49 ans après l’accession du Togo à l’indépendance. Soit encore 42 ans après que les Gnassingbé dirigent ce pays. Dirigent? Certes le mot n’est pas juste. Car il ne s’agit pas de diriger le Togo: cette famille conduit le Togo dans un désastre duquel il lui sera difficile de s’en sortir.
La dégénérescence complète dans laquelle se trouve la scolarisation, bref le système éducatif du Togo aujourd’hui est bien le chef-d’œuvre du général papa Gnassingbé Eyadema. Il avait toutefois l’excuse, le général Eyadema, de justifier d’une scolarité dérisoire, s’il se trouve. On peut comprendre que ce background ne l’ait pas motivé à privilégier l’éducation. On peut aussi comprendre qu’il ait abandonné l’école au Togo dans une dégradation totale.
Mais le fils ! Il se trouve que lui est allé à l’école. Qu'il aurait même étudié aux Etats Unis d’Amérique, et que "consequently he speaks good English." Et qu'il sait, on l'espere, a quoi ressemble une école primaire la-bas, aux USA. Pour ne pas mentionner un lycee (high school) ou une Universite. C'est aux States qu’il aurait donc engrangé des diplômes. Alors pourquoi continue-t-il de maintenir le système éducatif Togolais dans un total abandon?
Au Togo, finalement, il s’est inventé une nouvelle prouesse en début d’année scolaire (2008 – 2009): la gratuité de l’école. Une gratuité qui est loin de satisfaire les enseignants du primaire et du préscolaire. À la suite de la grève des enseignants, Faure aurait remis une somme de 7 000 francs par classe comme budget de fonctionnement. Ceci traduit non seulement le désintérêt que le président affiche vis-à-vis de l’école, mais aussi son ignorance totale des réalités scolaires. Alors que des frais monstres sont dépensés pour des futilités.
Le 13 janvier 2009, chaque militaire a reçu 50 000 francs CFA. Pour quel service rendu? Aucun! Peut-être pour la peur que ce corps exerce sur le pays tout entier. Si Faure donne 50 000 francs à un militaire comme argent de poche pour une fête et dote chaque classe du préscolaire et du primaire de 7000 francs, tous frais, y compris comme budget annuel, c’est dire combien il privilégie le militaire au détriment de l’école.
Il suffit de regarder les images suivantes de deux écoles pour comprendre l’état dans lequel se trouve les écoles de Faure Gnassingbé.
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Les intérêts nationaux de Faure
Gnassingbé
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Cette école sans nom, ici à
Anié dit l’état national dans lequel se trouve l’éducation togolaise.
Certains villages ont eu la chance de voir leur bâtiments scolaires
construits par des ONG comme Plan TOGO, la BID (Banque Islamique de
Développement), Aide & Action; Born Fonden. Dans d'autres villages,
ce sont des ONG créées par des natifs qui batissent les écoles et
autres infrastructures vitales. C'est le cas de la Fondation Takeli
qui a construit les lycées de Tchébébé, de Kazaboua, les ecoles
primaires et les CEG de Bondjondé dans la préfecture de Sotouboua.
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Pendant que l’école s’écroule,
Faure érige ou bâtit son image personnelle. Il retombe complètement
dans le culte de la personne décriée du temps des dictatures en
Afrique. Comme ce panneau propagandiste qu’on retrouve à chaque
entrée de préfecture. Le génie avait atteint le ridicule en
souhaitant même sur d’autres panneaux une bonne et heureuse année à
feu Gnassingbé Eyadema, comme de la mort où il se trouve, il
célébrerait encore les nouvelles années. |
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Il faut préciser que pour tous les
panneaux affichés dans toutes les préfectures, il a fallu dépenser la
somme de QUATRE CENT MILLIONS DEUX CENT VINGT NEUF MILLE FRANCS. Combien
de francs faut-il pour construire la pauvre école d’Anié? Une école de
deux classes où les CP1 et les CP2 sont dans une même classe tandis que
les CE1 et les CE2 sont dans l’autre. Il faut vraiment être rétréci de
la logique pour privilégier les panneaux propagandistes à la
construction d’écoles. C'est à côté de cette pauvreté humiliante que trônent les
images insolentes de son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé. |
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FAURE SOUHAITANT UNE BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2009 A
L’IGNORANCE ET A L’ANALPHABETISME DANS UN QUOTIDIEN DELETERE |
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Ce lycée créé depuis plus de dix ans,
ouvre toujours ses classes dans des huttes primitives faites de feuilles
de palmier à huile. Le premier ministre Gilbert Fosoun Houngbo, nommé en
remplacement de Komlan Mally est justement de ce village. Le proviseur
OURO-BODE se plaint que les pluies mettent souvent fin aux programmes
scolaires. |
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Les salles de classe du lycée d'Agbandi |
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Les salles de classe du lycée d'Agbandi où le proviseur enseigne lui-même l’Allemand |
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Un enseignement incertain et au
rabais |
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C’est dans ces conditions qu’on
enseigne aux petits enfants l’histoire de leurs peuples. Si on peut
tolérer au journaliste la faute par omission ou par précipitation, on ne
peut tolérer à l’enseignant de former la relève de demain avec autant de
fautes et de faussetés. Ce n’est pas une MURALE qui entourait Notsè mais
une MURAILLE. Les Ewés vont quitter
VERS la fin du XVIe siècle et non
VERT la fin du XVIe siècle. (lisez
un peu sur le tableau à droite) Quant aux dimensions de la muraille, il
serait intéressant que les enseignants relisent les recherches de Mme
AGUIGAH sur l’histoire de Notsè. Parce que, pour empêcher ses sujets de
s’évader, le roi Agokoli ne pouvait pas se permettre de construire une
muraille de 2 mètres de haut. On l’estime à plus de 14 mètres de haut.
De toutes façons, il faudra aller à la recherche de documents précis pour
ne pas tordre le cou à l’histoire.
Combien de fautes fait-on avaler aux enfants du Togo? Ou sont donc les
inspecteurs de l'enseignement???
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Cliquez pour agrandir la photo |
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Lorsqu’on regarde les maisons de nos
dirigeants et qu’on les compare à nos écoles, on comprend aisément le
citoyen togolais que Faure et sa clique, et avant lui son père, la
logique soldatesque, sont en train de former. Ces maisons de dignitaires
du RPT insultent à la pauvreté du pauvre enseignant qui confond la
couleur verte et la direction. |
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Une école primaire |
La nouvelle maison d'un barron à
Agoè en pleins travaux d’achèvement |
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Tant pis! Il doit continuer
d’enseigner aux tout petits à chanter profitant de l’hilarité du chant
pour injecter quelques leçons sur la protection de l’environnement. Aux
tout grands, aux adultes du lycée, continuer par inculquer la magie des
sciences physiques. Peut-être qu’il nous sortira un jour un Einstein qui
découvrira la formule politique magique de chasser les mauvais esprits
dont nos hommes au pouvoir
sont possédés. |
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Il n’est plus à démontrer que
l’école est la base de tout développement |
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Tous les sociologues, politologues et
historiens citeront les exemples de la Tunisie, de la Chine, du Japon,
de l’Inde, tous pays qui ont compris que l’école est le ferment du
développement. Que Faure, un diplômé, affiche un tel désintérêt pour
l’éducation, relève purement d’une puérilité pathologique manifeste chez
des adultes lunatiques. En réalité, l’école ne lui a servi à rien
puisqu’elle ne lui sert à rien. S’il en avait saisi l’importance, sa
premiere œuvre d’Hercule aurait été de RECONSTRUIRE l’école togolaise de
fond en comble, en commençant par redonner confiance à l’enseignant, du
préscolaire à l’université, que n’importe quel caporal tocard de l’armée
togolaise insulte et peut tabasser parce que méprisé, pauvre et
souffre-douleur de la société togolaise.
«Vous êtes enseignant ?». «Oui !». «Pourquoi ? Quel malheur ! C’est
pitoyable ! Il n’y a rien d’autre à faire ou quoi ?». Cette conversation
Faure ne l’a jamais écoutée. Ce qui explique que de nombreux enseignants
quittent l’enseignement pour des métiers plus rémunérateurs, alors que
personne ne veut quitter son métier, quelque vile qu’il soit, pour
l’enseignement. Il serait quand même grand temps que le président se
penche sur l’éducation comme pour la santé avec la prime de 100 000
francs qui vient d’être octroyée aux agents de la santé. Plus les primes
de garde.
Pourquoi ne commencerait-il pas par augmenter par exemple le salaire de
25% pour tous ceux qui font 5 ans d’enseignement ; de 50% pour ceux qui
font 10 ans et ainsi de suite jusqu’à 100% à la retraite, tout en
maintenant les autres avantages.
L’école togolaise est l’image réelle de la gestion calamiteuse des
affaires de ce pays. Et c’est peu dire! |
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