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2009

   
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Transport aérien : Lomé abrite le siège de la nouvelle compagnie aérienne panafricaine Africa SKY (ASKY)

Gervais Djondo

 

Le Colonel AMETSIPE Yao, Directeur de l'Exercice

Assistance lors de la conférence de presse

Lome, le 31 mars 2009 - Le ministre togolais des Affaires étrangères, Koffi Esaw et Gervais Djondo, président du Conseil d'administration d’ Asky, ont signé, jeudi 26 mars 2009, à Lomé, un accord de siège pour l'implantation de la nouvelle compagnie aérienne au Togo en présence de Tewolde Gebremariam, chief operatoring officer d’Ethiopian Airlines (actionnaire d’Asky à hauteur de 20%) et de plusieurs administrateurs de la compagnie. Le gouvernement togolais représenté par son ministre des Affaires étrangères et le responsable de ASKY se sont réjouis de cet acte qui marque un pas géant dans la mise en œuvre du projet de la compagnie.

« Notre pays s'honore d'accueillir le siège d'une structure régionale, voire continentale, fruit d'une ambition commune à tous les africains. L'enjeu pour la compagnie est très important et les attentes des populations de la sous région sont très grands. J'ose espérer qu’Asky saura relever ce défi et que très bientôt, les premiers vols seront opérationnels », a martelé le ministre Koffi Essaw.


Gervais Djondo, président du Conseil d'administration d’ Asky, a, quant à lui, exprimé sa gratitude aux autorités togolaises pour leur disponibilité incessante au côté de ASKY.


Asky entend développer un réseau panafricain au départ de Lomé et des liaisons internationales en coopération avec Ethiopian Aires Lines depuis un nouveau Hub qui sera installé à l’aéroport de Lomé. Le transporteur est doté d’un capital de 120 millions de dollars. Un plan de modernisation et de développement des infrastructures et installations de l'Aéroport International Gnassingbé Eyadéma de Lomé est annoncé « pour satisfaire aux exigences du trafic qu'entraînera la mise en œuvre effective du projet ». La naissance d'Africa SKY répond aux vaines tentatives de  création, depuis plusieurs années, d'une nouvelle compagnie multinationale AIR AFRIQUE. Le 10 janvier 2004, à Niamey (Niger), la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement a décidé la création d'une compagnie régionale privée.  

Mesmer Motcho

Manoeuvre militaire : L'Armée togolaise au chevet des populations de Kara et ses environs
Lome, le 31 mars 2009 - L'Armée togolaise, face à ses réalités, organise du 29 mars au 4 avril 2009, dans la région de la Kara, une manoeuvre militaire dénommée "Kara 2009". C'est ce qui ressort d'une conférence de presse organisée, vendredi 27 mars 2009, par les autorités de l'Armée togolaise à l'Etat Major Général des Forces Armées Togolaises, à Agoè. Les objectçifs premiers de cette manoeuvre sont entre autres la prise en compte et gestion d'une situation de tension interne qui s'internationalise, l'acquisition et perfectionnement des savoir-faire aux Opérations de Maintien de la Paix, Opérations de sécurisation de zone. Dans le cadre de cet exercice, l'Armée togolaise a planifié toute seule ou avec des ONG et certains départements ministériels, des actions médicales gratuites au profit des populations habitant la zone de l'exercice. Des consultations générales, des interventions chirurgicales et ophtamologiques, des vacinations, des soins médicaux, des sensisibilisations sur les MST, des distributions des moustiquaires imprégnés et autres actions civilo-militaire sont en cours actuellement dans la ville de Kara et ses environs.

"Plusieurs actions sont déjà en cours sur le terrain. Nous allons procéder aux forages de puits, nous allons appuyer la formation des jeunes, sensibiliser les populations sur les VIH/SIDA et les MST, sur les droits des enfants, nous allons participer à l'enrégistrement des naissances en fournissant des matériels nécessaires à des centres d'enrégistrements dans les préfectures. Environ 300 régistres d'enrégistrement seront donnés aux centres d'enrégistrement", a déclaré le Commandant de Vaisseau, le Colonel AMETSIPE Yao, Directeur de l'exercice. "Kara 2009" est un exercice national de mainiten de la paix, à dominante terrestre avec plastron dirigé. Il comprend la mise en oeuvre de deux Etats Majors Tactiques (EMT) et d'un Field Training Exercice (FTX) permettant l'entrainement des forces déployées sur le théatre.

L'exercice va se dérouler dans la zone en forme de quadrilaterre Katchamba - Massidina - Bassar - Soudou dénommée "La République KABALO", un pays d'environ 4 500 km² situé en Afrique de l'Ouest et peuplé majoritairement des ethinies Kalias à l'Est et les Kombas à l'Ouest. La capitale, Kara, est un centre économique très important où viennent s'approvisionner les populations des pays limitrophes ( Benou à l'Est, Ganou à l'Ouest, Goto au Sud et Tekan au Nord). Elle est riche en minerais de fer d'une teneur importante dans sa partie Ouest. La concentration de populations hétérogènes et la précarité de vie autour des sites d'exploitations ont créé un environnement d'insécurité. Aussi, le gouvernement en place, dominé par l'ethnie Kalias n'a pu instaurer une politique de bonne gouvernance et l'es recettes des ressources minières sont mal réparties.

Face à cette situation, des mouvements ethniques sont apparus. La situation va vite se dégrader et des éléments armés se réclamant du Mouvement pour la Justice et le Développement de KABALO (MJDK) s'emparent de la base des forces de sécurité de Kabou. Suite à cette attaque, la situation va vite se dégrader à KABALO. les tensions vont s'intensifier entre les forces de sécirité et le MJDK dont l'objetif est de conquérir le maximum de territoire avant d'engager des pourparlers. Voilà brievement décrite une situation de conflit qui s'internationalise et qu'une mission de paix doit gérer par interposition.

D'un effectif de 1 200 hommes, les forces terrestres sont réparties en DIREX- DIRANI - TFQH à 80 hommes, en deux bataillons à 540 hommes, en un cie d'intervention à 50 hommes, Elémentf dde soutien logistique à 20 hommes, Elément plastron/ milices/ refugiés à 280 hommes, Elémeent CAD à 50 hommes, Elément AMG à 110 hommes, une section organique du Bénin, deux observateurs (Burkina-Faso, Ghana) et deux Experts de la CEDEAO ( LOG et OPS). Les forces aériennes sont réparties en King Air (Helicopter) pour le Togo et en une Assistance étrangère qui exploitera un helicopter et un Avion Transport Troupe. Les forces marines sont là pour mémoire, puisqu'elles n'y prendront pas une part active.

Mesmer Motcho
Par Alain Nococo
Economie social de marche : Le CAR et ses partenaires en séminaire à Lomé
Lomé, le 25 mars 2009 - La politique n’a de sens que si elle permet d’améliorer le bien-être des populations’’,  déclare Me  Dodzi Apévon, président national du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR). C’est fort de ce constat que son parti, de concert avec ses partenaires de l’Union des Partis Africains pour la Démocratie et le Développement, Afrique de l’Ouest (UPADD-AO), organise du 24 au 25 mars à Lomé un séminaire sur ‘’Le rôle de l’entrepreneur dans l’économie sociale de marché’’ à l’intention des délégués des partis membres de l’UPADD et des opérateurs économiques togolais. C’est l’hôtel Sarakawa qui a servi de cadre à cette rencontre sous-régionale.

Ouvrant les travaux ce mardi 24 mars 2009, en présence du Représentant Résident de la Fondation Konrad Adenauer et en sa qualité de vice-président et président intérimaire de l’UPADD, Me Yawovi Agboyibo a relevé l’importance du thème choisi à un moment où la planète entière traverse une crise économique grave dont les répercussions sont entrain de s’étendre à tous les pays, y compris les économies africaines déjà fragilisées par une pauvreté aggravante. Il s’est réjoui de la présence des opérateurs économiques allemands membres du Parti Démocrate Chrétien (CDU) venus participer aux discussions avant de situer l’importance de ces assises de Lomé dans le processus évolutif de l’UPADD et de ses relations avec le CDU.

Créé en 1998, a indiqué le président intérimaire, l’UPADD a, dès  sa création, proclamé sa détermination à constituer un réseau panafricain qui doit conforter sa force par le développement des liens de partenariat avec d’autres formations. Dans ce sens, il a choisi comme partenaire, le Parti Populaire Européen (PPE). Après cette première étape de coopération, le partenariat UPADD/PPE s’est, à partir de 2003, ouvert à des thèmes à caractère économique. Me Agboyibo s’est dit alors réconforté que le CDU ait décidé de consolider cette évolution du volet économique de ce partenariat en déléguant des opérateurs économiques pour prendre part aux assises de Lomé.

Avant de déclarer ouverts les travaux, Me Agboyibo s’est dit convaincu que les contacts qui seront noués entre les entrepreneurs du CDU et les opérateurs économiques membres de l’UPADD feront germer des investissements bénéfiques pour les pays africains et l’Europe.

Auparavant, le président national du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) Me Apévon Dodzi a, dans son mot de bienvenue, relevé les effets pervers de la crise tant dans la dimension économique qu’humaine et justifié le choix du thème. Pour Me Apévon « la crise actuelle dans ses causes comme dans ses manifestations nous renvoie à une remise en cause de l’économie libérale à outrance caractérisée par ‘’le laisser faire, le laisser passer’’. L’économie sociale de marché semble constituer une réponse alternative que l’entrepreneur doit prendre en compte en tant que créateur de richesse et distributeur de revenu ».

Après l’ouverture, les  délégués membres de l’UPADD, les opérateurs économiques allemands et Togolais retenus se sont retrouvés pour se familiariser avec les sous-thèmes tels : ‘’les conditions et cadres nécessaires pour les entreprises dans l’économie de marché’’, ‘’les enjeux économiques en Afrique : l’exemple du Togo’’ ; ‘’la base de l’économie sociale de marché’’ ; ‘’les stratégies des entreprises face à la crise internationale de finance’’ etc.   Les travaux prennent fin ce mercredi 25 mars dans l’après-midi  
     
AgoraPress - Par Alain Nococo
Alliance démocratique pour la Patrie en congrès statutaire : Maurice Dahuku Péré : « Certains pensaient nous avoir enterrés, mais il faut nous connaître mieux »

Le président de l’Alliance démocratique pour la patrie Maurice Dahuéku Péré a déclaré vendredi dernier lors des cérémonies d’ouverture du 1er congrès statutaire  de son parti qui se tenait au Centre de formation FOPADESC de Lomé qu’il y a des choses à redire sur ce qui est fait jusqu’à présent et critiqué l’attitude d’exclusion qui semble être encré chez les dirigeants politiques togolais. Durant trois jours – 20 ; 21 et 22 mars 2009 – les militants, les sympathisants et les dirigeants de l’Alliance venus de toutes les préfectures du Togo ont fait le point sur les activités de leur parti depuis sa création.

« Moi je pense que c’est parce que, fondamentalement, on ne s’est pas pardonné ce qu’on reproche. Le Togolais pardonne difficilement. Il ouvre la bouche pour dire j’ai pardonné, mais le cœur brûle et c’est ça qui est dangereux pour notre pays parce que ça peut faire sauter le pays », a déclaré M Péré qui voit une certaine ethnicisation dans la vie politique du pays depuis son autonomie. Selon M. Péré, les Togolais sont appelés à jouir du fruit de l’indépendance, mais c’est seulement certains qui sont contents et les autres ne le sont pas. Qu’est-ce qu’il faut faire ? Se demandait-il.

L'ancien président de l’Assemblée nationale (1994-1999), ex-responsable influent du RPT (au pouvoir) affirme que ce congrès va leur permettre de réfléchir sur les valeurs sur lesquelles ils étaient arrêtés au départ. Il importe, a-t-il poursuivi,  de poser la question de savoir est-ce qu’elles valent encore aujourd’hui pour travailler pour la nation togolaise. Pour le président de l'Alliance, il faut s'interroger aussi sur le changement auquel les Togolais aspirent, où est-ce qu’il faut continuer la route avec ce qui se fait jusqu’au jour d’aujourd’hui. Et pour permettre d’agir efficacement, le président et ses militants vont mettre en place les organes du parti comme le prévoient leurs textes, débattre de ce qu’ils veulent faire  avec  le parti et définir leurs perspectives pour 2010.

Après la création du parti en 2005, il a eu des problèmes internes et externes. Le parti aurait eu à gérer patiemment ces problèmes. Ce qui expliquerait l’absence momentanée du parti sur la scène politique togolaise. Aujourd’hui, l’Alliance pense avoir triomphé sur ses difficultés et se sent plus fort. « Nous sommes prêts à repartir tout simplement. Certains pensaient nous avoir enterrés, mais il faut nous connaître mieux », disait M. Péré.

Des représentants d’autres formations politiques notamment le Secrétaire général du RPT Solitoki Essao, le président du CAR Dodji Apévon, le leader de la CDPA Léopold  Gnininvi, l'ex-Premier Me Joseph Kokou Koffigoh ont été invités à ce congrès.

Les travaux ont pris fin dans l’après-midi du 22 mars 2009

Mesmer Motcho

AgoraPress - Par Alain Nococo
Ouverture du CPDC aux autres partis signataires de l’APG et à la société civile : Le PDP dénonce une démarche arbitraire du pouvoir et demande que chaque acteur politique soit pris en compte

« Si le CPDC doit être ouvert, qu’il soit ouvert de façon à ce qu’il permette une réelle discussion nationale sur les grands problèmes du pays, afin de baliser les chemins pour un Togo réconcilié avec lui-même. On ne peut pas continuer éternellement à considérer certains togolais comme des citoyens entièrement à part ». C’est ce que pense le Parti Démocratique Panafricain (PDP) suite à proposition du Comité de Suivi d’élargir le Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) aux autres partis signataires de l’APG et à la décision du gouvernement de l’élargir non seulement aux partis signataires de l’APG mais aussi aux organisations syndicales, aux confessions religieuses, à la chefferie traditionnelle et aux associations de la  société civile les plus représentatives.

C’est le président national du PDP, M. Bassabi Kagbara qui a fait, comme à ses habitudes, connaître la position de son parti. C’est au cours d’une conférence de presse qu’il a animée le mercredi 18 mars dernier au siège de son parti sis à Adidogomé, banlieue nord-sud de Lomé

Prévue pour 15 heures, c’est finalement à 16 heures- les habitudes togolaises aidant- que cette conférence a débuté par les éternelles excuses de M. Kagbara pour ‘’ce retard indépendant de notre volonté’’

D’entrée de jeu, M. Kagbara a présenté la situation actuelle de la politique togolaise marquée ces derniers temps par des blocages, des pertes de temps et la volonté constante d’exclure certains acteurs politiques du débat politique, le quotidien du Togolais qui ne semble pas connaître un changement perceptible malgré la ‘’nouvelle ère’’ et l’image du pays de plus en plus écorchée du fait des actes peu honorables décriés ça et là. Et ce sont là ces  inquiétudes, a dit M. Kagbara, qui confirment les inquiétudes et les observations que son parti a eu à soulever dans un passé récent mais qui malheureusement sont restées lettres mortes.

Outre le cadre permanent de dialogue et de concertation qui retient aujourd’hui l’attention des acteurs politiques, l’occasion a été pour M. Kagbara de se prononcer sur d’autres sujets d’intérêt national notamment, la présidentielle de 2010, les prix du carburant que les autorités rechignent à revoir à la baisse malgré la diminution constante du prix du baril sur le marché international, le retard dans la mise en place de la Cour des Comptes, les travaux de réfection des voies urbaines et interurbaines, les journées économiques du Togo à Paris  sans oublier bien sûr la commission électorale nationale indépendante (CENI) dont les membres viennent d’être maintenus à leur poste par le CPDC.

Sur le cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC), le parti démocratique panafricain (PDP) dit adhérer au principe de l’ouverture du CPDC aux partis extraparlementaires, mais ne voit pas sur « quelle base on envisage d’ouvrir ce Cadre aux restes des partis signataires de l’APG seuls en exclusion des autres acteurs extraparlementaires ». Pour le président national du parti démocratique panafricain, si l’ouverture il doit y avoir, « il faut que chaque acteur politique soit pris en compte sur des bases respectueuses du rôle de chacun et non arbitraires ». C’est pour cela que M. Kagbara trouve dommage que le gouvernement ait, lors du conseil des ministres du 11 mars 2009, soutenu « cette démarche décriée du Comité de Suivi qui constitue, en soi, un précédent dangereux vers la présidentielle de 2010 »

La reconduction de l’ancienne CENI par le CPDC en attendant la mise en place d’une nouvelle CENI a retenu l’attention de M. Kagbara qui, tout en ne mettant pas en cause la capacité technique de l’équipe reconduite, émet cependant des doutes quant à « sa responsabilité et son objectivité sur des questions aussi sensibles comme la révision des listes électorales et le courage à faire valoir le verdict des urnes »

S’agissant de la Cour des Comptes qui n’est pas encore installée alors qu’il y a deux mois on avait annoncé sa mise en place, le PDP réclame qu’elle soit « rapidement mise en place afin de d’établir la lumière sur la gestion qui est faite des entreprises publiques mais surtout de veiller à l’exécution efficace de la loi de finances en cours »

Sur la question des prix du pétrole qui sont encore plus chers au Togo en dépit de la chute vertigineuse du prix du baril sur le marché mondial, M. Kagbara sans langue de bois parle de  cynisme de la part du gouvernement togolais face à cette situation. « Comment comprendre que pendant que le pétrole est à 275 F au Ghana, 350 F au Bénin et 476 F  au Niger, il est maintenu depuis trois mois à 500 F au Togo. Le pétrole coûte plus cher au Togo, un pays côtier qu’au Niger, un pays enclavé.  Appréciez le cynisme du gouvernement togolais » s’est-il écrié

Abordant la question de la présidentielle de 2010, M. Kagbara s’est refusé de dire s’il sera ou non candidat en indiquant tout simplement que la responsabilité de conduire la destinée d’un pays est l’œuvre de Dieu ; une manière pour lui de dire qu’il s’en remet à la volonté divine et est tout de même prêt à s’engager dans la course si Dieu et le peuple l’appellent.

Sur les travaux de réfection des rues urbaines et interurbaines M. Kagbara, trouve louable cette initiative du gouvernement Houngbo, mais  considère que  ce sont tout simplement des stratégies de pillage des caisses de l’Etat. Puisque, dit-il, « en 2005, 600 millions ont été décaissés pour le réaménagement des rues de Lomé. Quatre ans plus tard des fonds sont encore décaissés pour les mêmes causes. Alors qu’entre temps, il ya eu de ces tronçons réaménagés en 2005, qui ont encore fait l’objet de replâtrages »

Se prononçant sur les journées économiques du Togo à Paris qui, aux dires du pouvoir, ont été un succès, le PDP souhaite que les retombées de celles-ci se fassent sentir au Togo dans les jours à venir. Mais en attendant, il demande que la « dette intérieure soit vite apurée de façon conséquente afin de donner un souffle à nos opérateurs nationaux et implicitement à l’économie nationale en général »   

Pour terminer, M. Kagbara a dénoncé les harcèlements, chantages et affectations punitives dont ses militants sont l’objet du fait de leur appartenance à son parti. « Que doit-on croire si, à l’envers des volontés d’apaisement et de réconciliation déclarées à chaque fois par le chef de l’Etat, ses représentants pratiquent eux, le harcèlement et les règlements de comptes? » s’est dit-il demandé avant d’inviter les partis de l’opposition souvent objet de ces mêmes pratiques à s’investir  ensemble dans la lutte contre ces pratiques.

 
Consensus à la 15e séance du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation : Maintien en place des membres de l’ancienne CENI
La jeunesse du CAR a tenu sa première convention nationale
L’UFC et le CAR boudent la rencontre : Le CPDC élargi aux partis signataires de l’APG
Difficile accouchement : Des observateurs internationaux à la rescousse: Arriveront-ils à concilier les deux positions opposés ? 
Selon le CAR  : La composition du CPDC issue de la volonté exprimée par les électeurs dans le cadre des dispositions définies par l’APG ne saurait être remise en cause par un arrangement entre les acteurs politiques.
Les écoles de Faure Gnassingbé
AgoraPress - Par Alain Nococo

CPDC : Pas d’avancées notables : Les divergences persistent : Les conclusions des travaux remises au chef de l’Etat

Lome, le 14 mars 2009  - Au lendemain de l’adoption en Conseil des ministres d’un projet de décret relatif à l’élargissement du Cadre permanent de dialogue et de concertation aux autres parties signataires de l’APG et, aux confessions religieuses, à la société civile et à la chefferie traditionnelle, les membres du CPDC se sont retrouvés le  jeudi 12 mars 2009 à la salle de conférence de la primature en leur 16e séance. Cette séance à laquelle ont pris part les délégations des trois partis représentés à l’Assemblée nationale à savoir : le RPT, l’UFC et le CAR et le gouvernement, a permis d’échanger sur les différentes  interprétations relatives au communiqué du Comité de Suivi du 09 mars 2009 et faire le point des accords et  désaccords obtenus après l’examen général du code électoral.

 Selon le communiqué rendu public à l’issue de cette 16e séance, les points d’accords portent sur les structures d’organisation à savoir la CENI qui doit être composée par les partis politiques représentés à l’Assemblée Nationale, la société civile (deux membres désignés par l’Assemblée nationale) et de l’Administration ;  les CELI qui doivent être composées par les partis politiques représentés à l’Assemblée nationale ; la création de cinq CELI à Lomé et d’une CELI par sous-préfecture, le Comité des listes et cartes  qui doit être composé par les partis politiques représentés à l’Assemblée nationale,  les Bureaux de vote qui doivent être également composés par des partis représentés à l’Assemblée nationale.

Quant aux Conditions d’organisation, les membres sont parvenus à un accord sur la réaffirmation  de l’autonomie et de l’indépendance de la CENI avec le maintien de l’article 3 du code actuel, sur la sécurisation des bulletins de vote par la CENI et le réaménagement des articles 18, 24, 72, 81 et 122 du Code électoral

Les désaccords portent en revanche sur les structures d’organisation à savoir : le nombre et la répartition de la composante politique de la CENI, le nombre et le statut des représentants de l’Administration ;  sur la composition des CELI ;  des Comités de Listes et Cartes (CLC) et des bureaux de vote.

Pour ce qui est des conditions d’organisations, les membres du CPDC ne sont pas mis d’accord sur le vote par dérogation, par procuration et anticipation ; les modalités de la répression des actes de corruption ; les conditions de sécurisation du bulletin de vote.

A la 17e séance ce vendredi 13 mars 2009, en dépit de l’atmosphère de convivialité qui a régné au cours des travaux, dixit Pascal Bodjona, président de séance, les membres du CPDC ne sont parvenus à trouver un terrain d’attente- les points de désaccord ayant persisté-  et ont simplement décidé de s’en remettre à la ‘’sagesse’’ du président de la République en lui renvoyant les conclusions de leurs travaux. On attend la prochaine séance prévue pour le mardi 17 mars 2009 pour être fixé sur l’avenir de ces discussions qui risquent d’être interminables

Voici les points d’accord et de désaccord lors de la 16e séance à travers ce communiqué lu par le secrétaire général du CPDC, M. Arthème Ahoomey-Zunu

 

Communiqué

Le Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) s’est réuni ce jeudi 12 mars 2009 à la salle de conférence de la primature. Au cours de cette séance, les membres du CPDC ont échangé sur les diverses interprétations relatives au communiqué du 09 mars 2009 sur la permanence de la CENI. Ils ont ensuite fait le point des accords et des désaccords obtenus après l’examen général du code électoral :

 Points d’accord : 

I-  Structures d’organisation

1- Organisation des élections par la CENI

Désignation de la composante politique par les partis politiques représentés à l’Assemblée Nationale.

Représentation de la société civile par deux membres désignés par l’Assemblée nationale. Représentation de l’Administration. 

2- CELI

Désignation de la composante politique des CELI par les partis politiques représentés à l’Assemblée nationale.

Création de cinq CELI à Lomé.

Création d’une CELI par sous-préfecture.

Augmentation du nombre de CELI par préfecture si nécessaire. 

3- Comité des listes et cartes

Désignation de la composante politique par les partis politiques représentés à l’Assemblée nationale. 

4- Bureau de vote

Désignation de la composante politique des Bureaux de vote par les partis représentés à l’Assemblée nationale. 

II- Conditions d’organisation

1- Réaffirmation  de l’autonomie et de l’indépendance de la CENI avec le maintien de l’article 3 du code actuel.

2- Efficacité technique  de la CENI

3- Sécurisation des bulletins de vote par la CENI

4- Réaménagement des articles 18, 24, 72, 81 et 122 du Code électoral. Ces articles disent ceci :

Article 18 : Procédure de remplacement des membres de la CENI en cas de vacance par l’Assemblée nationale ; (alinéa 2 de l’article 18).

En période de vacance de l’Assemblée nationale, le remplacement se fait par le bureau de l’Assemblée selon la procédure d’urgence conformément au règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

Article 24 du code actuel sur le Secrétariat administratif permanent de la CENI. La CENI est dotée d’un secrétariat administratif permanent composé d’un personnel qualifié. Il est dirigé par un secrétaire administratif.

Article 72 du code électoral. Recours en période d’inscription. Les listes électorales sont affichées 72 heures avant le scrutin et les réclamations commencent immédiatement jusqu’à la veille du scrutin.

Article 81 : Témoignage en zone urbaine et rurale pendant les opérations de recensement ou de révision des listes électorales. Le comité des listes et cartes est assisté d’un chef traditionnel ou d’un notable légalement désigné en qualité de personne ressource pour l’identification des personnes ne disposant pas de pièces prévues à l’article précédent. Les membres du CPDC se sont également entendus que la liste des notables et chefs traditionnels est établie par le ministère chargé de l’Administration territoriale.

Article 122 : Le président délivre copie signée des résultats affichés aux délégués des candidats.

5- Répression de la corruption en matière électorale.

6- Les membres de la CENI restent en place jusqu’à la mise en place d’une nouvelle CENI. Le mandat de membres de la CENI est renouvelable.

7- Prorogation des délais de dépôt des candidatures et de publication de la liste des candidats à l’élection présidentielle et aux élections législatives. 

Points de désaccords 

I- Structures d’organisation

1- CENI : Nombre et répartition de composante politique de la CENI ;  nombre et statut des représentants de l’Administration

2- CELI : Composition des CELI ; nombre et membres ; présence des magistrats dans les CELI ; présidence des CELI ;  représentation de l’administration au sein des CELI

3- Comité des listes et cartes (CLC) : Compositions des CLC, nombre et membres ; représentation de l’administration au sein des CLC

4- Bureau de vote : Composition des bureaux de vote 

II condition d’organisation

Le vote par dérogation, procuration et anticipation ;  les modalités de la répression des actes de corruption ; les conditions de sécurisation des bulletins de vote : authentification, le contentieux électoral.

Consensus à la 15e séance du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation : Maintien en place des membres de l’ancienne CENI

Lome, le 8 mars 2009 Après la pose du week-end, les membres du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) ont repris ce lundi 09 mars 2009, à la primature, leurs travaux par la poursuite de  l’examen des propositions de modification du code électoral introduites par les différentes composantes du Cadre indépendamment du projet de révision introduit par le gouvernement à l’Assemblée nationale entamé à la 14e séance et de la composition de la CENI. Outre les membres des trois partis représentés au sein du CPDC et les membres du gouvernement, ont assisté à cette 15e séance et ce, pour la 4e fois consécutive, les représentants de la CEDEAO et de l’UE respectivement MM. Mai Manga Boukar et Antonio Logreco. La séance a été présidée comme toujours par le représentant du président du CPDC, le ministre d’Etat, Pascal Akoussoulélou Bodjona.

Selon le communiqué lu à la presse à la fin des travaux par le secrétaire général du CPDC, M. Séléagodji Ahoomey-Zunu, les membres du CPDC sont arrivés à un consensus sur la nécessité de maintien de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), version Potopéré, en attendant la désignation d’une nouvelle CENI. Ils se sont par ailleurs entendus sur la nécessité de la prolongation des délais légaux relatifs au dépôt et à la publication de la liste des candidatures pour la présidentielle et les législatives.

En revanche, aucun accord n’a été trouvé sur le Code électoral et les participants ont convenu de renvoyer l’examen de l’ensemble des points d’accord et de désaccords obtenus à la prochaine séance prévue pour le jeudi 12 mars 2009.

Les autres parties signataires de l’APG exclus du cadre et été autorisées par le Comité de suivi du dialogue intertogolais lors de sa réunion de samedi 07 mars dernier à intégrer CPDC pour y apporter leurs contributions n’ont pas pris part à cette 15e séance. Certainement qu’ils attendent la publication du 4e décret élargissant le cadre, décret qui, dit-on, serait déjà en préparation, pour prendre leur place au soleil.

Pour avoir été écarté du cadre alors qu’il serait, dit-on, l’artisan des 22 engagements souscrits par le Togo auprès de l’UE et l’inventeur du mot ‘’facilitateur’’, le Prince de Koma M. Ayéva Zarifou, reconnu pour son génie en proverbes, entend prendre sa revanche. Il se préparait, selon des sources proches de certains lieux politiques, à envoyer des piques proverbiales à ses amis d’hier lors des séances du CPDC.  Ils sont alors avertis !    

 

AgoraPress - Par Samuel Assamoah

Sous le signe de l’alternance en 2010 : La jeunesse du CAR a tenu sa première convention nationale

Lome, le 8 mars 2009 La Jeunesse du Comité d’Action pour le Renouveau (J-CAR) a tenu le samedi 7 mars 2009, sa première convention nationale au Centre Maria Auxiliadora d’Akodésséwa à Lomé, sous le thème : «La J-CAR face aux défis de l’alternance en 2010».

Cette importante assise qui intervient cinq mois après le congrès statutaire du CAR ayant opéré de profonds changements au sommet du parti, a regroupé 350 délégués venus de toutes les préfectures du Togo.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le président national du CAR Me Dodji Apévon, en présence des membres du Comité directeur et ceux du Conseil Sénatorial. Dans son allocution de bienvenue, le président du Comité d’organisation M. Nador Awokou s’est réjoui des dispositions prises au sommet du parti afin que cette convention puisse être organisée. Ce qui, selon lui, permettra à la jeunesse de s’outiller pour l’alternance en 2010.

Dans son discours d’ouverture, Me Dodji Apévon a précisé que cette convention a pour objet de poser les bases de l’organisation de la jeunesse du parti. Elle sera donc chargée notamment :

-          d’approfondir, au vu des statuts et du programme d’activités du parti, le contenu du rôle de force motrice que la J-CAR doit jouer au sein du parti

-          de déterminer les voies et moyens par lesquels elle doit jouer ce rôle à l’intérieur des structures nationales ou locales du parti et dans le choix des candidats aux diverses consultations électorales

-          de préciser en fonction du rôle dévolu à la J-CAR et des modalités de son accomplissement, la fourchette d’âge des jeunes du parti.

-          d’élaborer à partir des éléments de réponse aux points qui précèdent, un projet de règlement intérieur à soumettre au Comité Directeur pour examen et adoption 

-          d’étudier les modalités de mise en œuvre des décisions prises par le deuxième congrès statutaire à propos de la recherche des solutions aux besoins des jeunes et d’élire les membres du Bureau de la J-CAR autres que le Coordinateur National.

Me Apévon  a présenté les élections législatives du 14 octobre 2007, organisées sous la direction du président d’honneur du CAR, Me Yawovi Agboyibo, alors chef du gouvernement d’Union nationale, comme un pas important dans le processus démocratique. Toutefois, il a relevé que c’est surtout sur le scrutin présidentiel de 2010, que tous les projecteurs sont tournés. «Beaucoup de pays amis et des organismes internationaux attendent le déroulement et les résultats de ce scrutin pour être fixés sur la sincérité de l’engagement démocratique de l’Etat togolais. C’est au vu du jugement porté sur ce scrutin qu’ils entendent apporter leurs concours financiers et technologiques au développement de notre pays», a-t-il dit.

«Mais comment arriver à mobiliser toutes énergies du changement pour une alternance en 2010 ?» s’est-il écrié avant de répondre : «L’alternance en 2010 passe par le retour de l’ascenseur».

Les travaux qui ont duré une journée ont été essentiellement marqués par l’élection et l’installation des membres du Bureau de la J-CAR autres que le coordinateur national, M. Adodo Chilé Mack élu au cours du 2e Conseil national du CAR tenu en octobre 2008. Ce Bureau composé de 16 membres, comprend 3 femmes.

Le coordinateur national de la J-CAR
dans son allocution, a insisté sur la nécessité pour cette ‘’aile marchante’’ du CAR de contribuer à l’instauration de l’alternance au Togo : «Nous devons donc nous interdire tout repos tant que notre parti n’aura pas conduit les populations togolaises à l’alternance pour laquelle, nombre de nos compatriotes sont tombés sous les balles d’un régime aux abois» a souligne M. Chilé Adodo.

Comme à l’ouverture, la cérémonie de clôture a été présidée par le président national du CAR Me Dodji Apévon. Celui-ci a rendu un hommage mérité au fondateur et premier président national du CAR pour le rôle déterminant qu’il a joué pour l’avènement de la démocratie au Togo. Me Dodji Apévon s’est félicité de la résolution relative à l’alternance en 2010 prise par la jeunesse du CAR qui s’engage fermement à sillonner tout le territoire national pour sensibiliser et mobiliser les populations sur la nécessité du retour de l’ascenseur en 2010.

AgoraPress - Par Alain Nococo
Réunion du Comité de Suivi du Dialogue Intertogolais à Lomé : L’UFC et le CAR boudent la rencontre : Le CPDC élargi aux partis signataires de l’APG

Lome, le 8 mars 2009 -Le Comité de Suivi du Dialogue Intertogolais de Ouaga s’est réuni le samedi 7 mars à l’Hôtel Mercure Sarakawa de Lomé. Présidé par le ministre d’Etat, ministre des affaires étrangères et de l’intégration régionale du Faso, représentant personnel de son Excellence Blaise Compaoré, président du Faso et Facilitateur du Dialogue Intertogolais, la réunion s’est penché sur la composition et la mission du Cadre Permanent de Dialogue de Concertation (CPDC) dans l’esprit de l’APG et le bilan de la mise en œuvre de l’Accord Politique Global (APG). Ont pris part à cette rencontre la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA), la Convergence Patriotique Panafricaine (CPP), le Parti pour la Démocratie et le Renouveau (PDR), le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), le Groupe d’Action et de Réflexion Femme Démocrate et Développement (GF2D), le Gouvernement, le Réseau des Femmes Africaines, Ministres et Parlementaires (REFAMP-Togo), les représentants de la CEDEAO, M. Mai Manga Boubacar et de l’UE, M. Joao de Melo Sampaio.

Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) et l’Union des Forces de Changement (UFC) signataires de l’APG issu du dialogue intertogolais de Ouaga n’ont pas pris par à cette rencontre au motif que cette réunion « n’est pas une réunion du Comité de Suivi » et que « la création du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) sur les sujets d’intérêt national est prévue par l’article 5.1 de l’APG qui précise que ‘’le gouvernement d’union national fixera les missions, la composition et les modalités de fonctionnement de cette structure » dixit une déclaration de l’UFC en date du 05 mars 2009.

Le CAR de son côté a décliné l’invitation estimant que «le règlement des divergences d’interprétation des dispositions de l’APG relève de la compétence et non du Comité de Suivi, mais du facilitateur à qui il revient de procéder, le cas échéant, à la consultation des parties entre lesquelles existent les dissensions relevées». Communiqué de ce parti en date du 06 mars 2009.

Sous la présidence de M Alain Bedouma Yoda, représentant personnel du Facilitateur Blaise Compaoré, le Comité de Suivi a poursuivi ses travaux malgré l’absence des deux partis signataires de l’APG par l’examen des points inscrits à l’ordre du jour. Abordant le point sur la composition et la mission du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation, le Comité de Suivi a rappelé, conformément à l’APG, le rôle du CPDC qui, selon le communiqué ayant sanctionné la fin des travaux, demeure un cadre de dialogue et de concertation et non une nouvelle instance de négociation.

Le dialogue, relève le communiqué,  « doit être permanent et inclusif toujours conformément à l’esprit de l’APG et des lois subséquentes qui s’en sont suivies pour la préservation de la paix ». Raison pour laquelle, le comité  a préconisé « l’élargissement du CPDC à toutes les parties signataires de l’APG afin qu’elles puissent y apporter leurs contributions ».

Il a, par ailleurs, jugé utile de rappeler à tous les signataires de l’APG et à toute la classe politique togolaise les prescriptions du Code de bonne conduite figurant en annexe de l’APG.

A la fin de ses travaux, conscient certainement de l’effet que l’absence des deux partis peut avoir sur la suite des discussions en cours, le Comité de Suivi a demandé au Président du Faso, facilitateur du dialogue intertogolais et président du Comité de Suivi de continuer comme par le passé à s’impliquer dans le processus de normalisation de la vie politique au Togo et à œuvrer pour que l’ensemble des signataires de l’APG puissent participer au Comité de Suivi.

Auparavant le Comité de Suivi a eu à écouter un message du Premier Ministre Togolais dans lequel M. Gilbert Fossoun Houngbo a rappelé l’esprit qui prévalu lors des discussions intertogolaises de Ouaga. «Les partis signataires de l’APG étaient animées par la volonté de pérenniser l’esprit d’ouverture et de dialogue, d’échanges féconds et de consensus qui a prévalu tout au long de leurs assises. Elles ont souhaité instaurer par-delà les institutions, des organes classiques de délibérations démocratiques, un cadre souple, ouvert et dynamique pouvant permettre à un large éventail de personnalités et des forces vives de la nation d’exprimer leur point de vue, de faire entendre leur voix, de se sentir pleinement impliqués et concernés par la marche du pays et au besoin d’apporter leur contribution sur tous les sujets touchant aussi bien aux réformes politiques et au renforcement des libertés fondamentales qu’aux enjeux économiques et sociaux auxquels le pays peut se trouver confronté», a indiqué le Premier ministre qui a rappelé au besoin le rôle primordial de l’Assemblée nationale dans la poursuite des réformes politiques. «Comme chacun le sait, l’APG a pris soin de mettre en exergue le rôle primordial de l’Assemblée nationale pour la poursuite des réformes et institutionnelles et pour la consolidation de la démocratie», a-t-il souligné. C’est pour cela, a estimé le Premier Ministre, «le CPDC doit être un instrument favorisant la concertation de l’ensemble de la classe politique et de notre société en vue de contribuer à l’apaisement sociale tout en respectant le rôle primordial des institutions de
la République». Une remarque qui vaut son pesant d’or. On attend  dans les prochains la réaction des deux partis ‘’boycotteurs’’ qui semblent visiblement être induis en erreur par la correspondance du Secrétaire Général de la présidence de la République les invitant à prendre part «à la réunion du Comité de Suivi convoquée par le président de la République».

AgoraPress - Par Alain Nococo
Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) : Difficile accouchement : Des observateurs internationaux à la rescousse. Arriveront-ils à concilier les deux positions opposés ? 

Lome, le 6 mars 2009 - Le Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC) créé le 04 février 2009 par décret du président de la République à l’effet de se pencher sur toutes les questions d’intérêt national qui plombent le débat politique au Togo peine à trouver ses marques malgré quelques petites avancées obtenues lors de la 9e  et 10 séances. Cette situation qui n’augure pas des lendemains meilleurs a nécessité l’intervention deux observateurs de la CEDEAO et l’Union Européenne qui assistent actuellement aux travaux.  

Après le compromis sur la question du recours à la facilitation en cas de blocage des travaux, question qui avait effectivement fait bloquer les travaux pendant deux semaines, et l’accord sur la création de cinq (05) Commissions Electorales Locales Indépendantes (CELI) pour la ville de Lomé, aucune avancée notable n’a, encore jusque-là, été obtenu et l’espoir de parvenir à un accord sur les sujets qui fâchent s’amenuise. Et cet état de chose confirme, si besoin en était, les doutes que certains Togolais avaient émis au lendemain de la création du CPDC.

Après la pose du week-end, les travaux au sein du CPDC ont repris lundi 02 mars 2009 à la Primature, siège du CPDC. Ont pris part à cette énième séance deux observateurs internationaux : MM. Mai Maiga Boubacar, représentant la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et Joao de Melo Sampaio, chargé d’affaires de la Commission de Union Européenne auprès de la République du Togo, représentant l’UE. Au sortir de cette séance, aucune déclaration n’a été faite à la presse. Le secrétaire du CPDC, M. Arthème Ahoomey-Zunu s’est contenté de déclarer aux journalistes présents qu’ « un communiqué global vous sera donné le jeudi prochain (ce
05 mars 2009 ndlr) »
. Une  2e rencontre avec les deux observateurs a eu lieu le lendemain mardi 03 mars. Elle a duré tard dans la nuit et là aussi aucune déclaration n’a été faite quant aux sujets ayant meublé les débats et les points d’accords. Et personne, au moment où nous écrivons ces lignes et pendant que les membres du CPDC sont actuellement à la primature entrain de débattre, n’est en mesure de dire ce qui s’est passé lors de ces dernières séances. Même le quotidien gouvernement ‘’Togo-Presse’’ censé avoir la primure des informations n’a fait aucune mentionne de ces discussions qui se déroulent à huis clos dans ses éditions de mercredi et jeudi. Mais selon des sources proches des partis membres du CPDC et qui n’ont pas voulu faire d’autres commentaires, les discussions tourneraient autour de la composition de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et de ses démembrements.

‘’Marché de dupes’’, ‘’Perte de temps, d’argent et d’énergie’’ ; ‘’On joue la comédie’’, autant de titres que l’on retrouve dans la presse privée de la semaine dernière et de cette semaine pour dire son scepticisme quant aux résultats attendus de ces discussions.

A ces critiques de la presse, s’ajoutent les coups de gueule des partis extraparlementaires exclus du processus. Dès l’ouverture des travaux, certains partis tels que la CDPA, la CPP, Le Nid, le MCD, le PDR et bien d’autres avaient dénoncé ce qu’ils ont appelé une nouvelle supercherie et dit tout le mal qu’ils pensent de ce machin de CPDC. Pour ceux-ci, s’il faut s’en tenir aux 5% aux élections législatives, la création du CPDC était donc inopportune puisque que l’Assemblée nationale où se retrouvent les trois partis membres du CPDC était le cadre approprié et privilégié.  « Il y a lieu de considérer comme une nouvelle supercherie cette nouvelle version manipulée du défunt projet du 17 décembre…. Dans ces conditions, si l’UFC et le CAR acceptent de siéger seuls au sein du CPDC aux cotés du RPT, et n’exigent pas la présence des autres partis signataires de l’APG, et des nouvelles forces politiques émergentes, ils prennent la lourde responsabilité de cautionner la trahison de l’APG, de leurs amis de près de 20 ans, et l’immense espoir du peuple togolais d’en finir avec les crises à répétition » pestait l’ancien premier ministre et président de l’OBUTS dans un communiqué rendu public le 26 février 2009.

Plus de trois semaines après le début des pourparlers au sein du CPDC, l’heure au pessimisme au sein de la population. Et le sentiment qui se dégage au sein de l’opinion, c’est que les partis membres du CPDC sont entrain d’offrir un autre spectacle car après trois semaines de discussion, ce qu’on présente au peuple comme avancées n’est rien du tout, les véritables enjeux étant les réformes institutionnelles et constitutionnelles qu’il faut régler avant la présidentielle prévue dans moins d’un an. Ce qui n'est pas certain vu la volonté affichée du RPT et du gouvernement de ne faire aucune concession concernant notamment la réforme de la constitution dont le lieu privilégié, selon eux pour en débattre, est l’assemblée nationale.

Et les faits donnent justement raison à ceux qui, dès le départ s’étaient montrés pessimistes quant à l’aboutissement de ces discussions, le sort réservé au Comité Paritaire de Suivi étant encore vivace dans les esprits. Et la raison pour laquelle les deux partis de l’opposition parlementaire avaient exigé au début de la caution de la communauté internationale. La présence de ces deux observateurs répond elle à cette préoccupation de l’opposition parlementaire. On en  saura dans les prochains jours sur la mission, le rôle et le statut de ces observateurs au sein du CPDC. Mais le plus dur, c’est comment arriver à concilier les deux parties qui affichent déjà des positions tranchées ? 
 

5 mars 2009
Rencontre des partis politiques avec le Chef de l’Etat : Selon le CAR  : La composition du CPDC issue de la volonté exprimée par les électeurs dans le cadre des dispositions définies par l’APG ne saurait être remise en cause par un arrangement entre les acteurs politiques.

Le 20 février 2009, le quotidien national Togo-Presse avait publié dans sa Une un communiqué faisant état d’une rencontre que le chef de l’Etat aurait eue avec certaines formations politiques avec lesquelles il a eu des échanges sur plusieurs sujets d’intérêt national. A la lecture de ce communiqué, certains partis politiques notamment le CAR et l’UFC s’étaient dits surpris et étonnés d’apprendre que le chef de l’Etat a rencontré des partis à l’effet d’échanger sur des sujets d’intérêt national. Ils s’étaient demandés qui étaient ces partis dont le communiqué de la présidence n’a pas pris soin de mentionner. Le 03 mars dernier, ayant cette fois été reçu par le chef de l’Etat, le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) a rendu public un communiqué dans lequel il rend compte des sujets qui ont meublé leurs discussions. Lisez !


Communiqué du CAR Relatif à la rencontre du 03 mars 2009 avec le Chef de l’Etat

Le mardi 03 mars 2009, une délégation du CAR conduite par son Président National, Me Dodji APEVON, a été reçue par le Chef de l’Etat.

Entre autres sujets abordés lors de la rencontre, il a été question essentiellement de l’élargissement du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) à d’autres formations politiques, notamment aux partis qui ont pris part au Dialogue National de 2006 à l’issue duquel a été signé l’Accord Politique Global (APG).

La délégation du CAR a fait observer au Chef de l’Etat que si les partis politiques (CAR, CDPA, CPP, PDR, RPT et UFC) qui ont pris part au Dialogue National de 2006 et au Dialogue inter-togolais de 1999 ont été cooptés par les acteurs politiques, s’agissant en revanche de la composition du CPDC, le Gouvernement d’Union Nationale, comprenant le CAR, la CDPA, la CPP, le PDR et le RPT, a laissé le choix aux électeurs, en décidant le 14 mai 2007, c’est-à-dire avant la tenue des élections législatives du 14 octobre 2007, que seules les formations politiques qui auront recueilli 5 % des suffrages lors de ce scrutin pourront y siéger.

Le CAR a déclaré en conséquence au Chef de l’Etat que la composition du CPDC issue de la volonté exprimée par les électeurs dans le cadre des dispositions définies par l’APG ne saurait être remise en cause par un arrangement entre les acteurs politiques.

Fait à Lomé, le 04 mars 2009
Le Président National,
Me  Dodji APEVON

Un reportage de Samuel Batchati
Les écoles de Faure Gnassingbé

Agbandi, le 3 mars 2009 - Nous sommes en 2009. Soit 49 ans après l’accession du Togo à l’indépendance. Soit encore 42 ans après que les Gnassingbé dirigent ce pays. Dirigent? Certes le mot n’est pas juste. Car il ne s’agit pas de diriger le Togo: cette famille conduit le Togo dans un désastre duquel il lui sera difficile de s’en sortir.

La dégénérescence complète dans laquelle se trouve la scolarisation, bref le système éducatif du Togo aujourd’hui est bien le chef-d’œuvre du général papa Gnassingbé Eyadema. Il avait toutefois l’excuse, le général Eyadema, de justifier d’une scolarité dérisoire, s’il se trouve. On peut comprendre que ce background ne l’ait pas motivé à privilégier l’éducation. On peut aussi comprendre qu’il ait abandonné l’école au Togo dans une dégradation totale. Mais le fils ! Il se trouve que lui est allé à l’école. Qu'il aurait même étudié aux Etats Unis d’Amérique, et que "consequently he speaks good English." Et qu'il sait, on l'espere, a quoi ressemble une école primaire la-bas, aux USA. Pour ne pas mentionner un lycee (high school) ou une Universite. C'est aux States qu’il aurait donc engrangé des diplômes. Alors pourquoi continue-t-il de maintenir le système éducatif Togolais dans un total abandon?

Au Togo, finalement, il s’est inventé une nouvelle prouesse en début d’année scolaire (2008 – 2009): la gratuité de l’école. Une gratuité qui est loin de satisfaire les enseignants du primaire et du préscolaire. À la suite de la grève des enseignants, Faure aurait remis une somme de 7 000 francs par classe comme budget de fonctionnement. Ceci traduit non seulement le désintérêt que le président affiche vis-à-vis de l’école, mais aussi son ignorance totale des réalités scolaires. Alors que des frais monstres sont dépensés pour des futilités.

Le 13 janvier 2009, chaque militaire a reçu 50 000 francs CFA. Pour quel service rendu? Aucun! Peut-être pour la peur que ce corps exerce sur le pays tout entier. Si Faure donne 50 000 francs à un militaire comme argent de poche pour une fête et dote chaque classe du préscolaire et du primaire de 7000 francs, tous frais, y compris comme budget annuel, c’est dire combien il privilégie le militaire au détriment de l’école.

Il suffit de regarder les images suivantes de deux écoles pour comprendre l’état dans lequel se trouve les écoles de Faure Gnassingbé.

Les intérêts nationaux de Faure Gnassingbé

Cette école sans nom, ici à Anié dit l’état national dans lequel se trouve l’éducation togolaise. Certains villages ont eu la chance de voir leur bâtiments scolaires construits par des ONG comme Plan TOGO, la BID (Banque Islamique de Développement), Aide & Action; Born Fonden. Dans d'autres villages, ce sont des ONG créées par des natifs qui batissent les écoles et autres infrastructures vitales. C'est le cas de la Fondation Takeli qui a construit les lycées de Tchébébé, de Kazaboua, les ecoles primaires et les CEG de Bondjondé dans la préfecture de Sotouboua.

Pendant que l’école s’écroule, Faure érige ou bâtit son image personnelle. Il retombe complètement dans le culte de la personne décriée du temps des dictatures en Afrique. Comme ce panneau propagandiste qu’on retrouve à chaque entrée de préfecture. Le génie avait atteint le ridicule en souhaitant même sur d’autres panneaux une bonne et heureuse année à feu Gnassingbé Eyadema, comme de la mort où il se trouve, il célébrerait encore les nouvelles années.

Il faut préciser que pour tous les panneaux affichés dans toutes les préfectures, il a fallu dépenser la somme de QUATRE CENT MILLIONS DEUX CENT VINGT NEUF MILLE FRANCS. Combien de francs faut-il pour construire la pauvre école d’Anié? Une école de deux classes où les CP1 et les CP2 sont dans une même classe tandis que les CE1 et les CE2 sont dans l’autre. Il faut vraiment être rétréci de la logique pour privilégier les panneaux propagandistes à la construction d’écoles. C'est à côté de cette pauvreté humiliante que trônent les images insolentes de son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé.


FAURE SOUHAITANT UNE BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2009 A L’IGNORANCE ET A L’ANALPHABETISME DANS UN QUOTIDIEN DELETERE

Ce lycée créé depuis plus de dix ans, ouvre toujours ses classes dans des huttes primitives faites de feuilles de palmier à huile. Le premier ministre Gilbert Fosoun Houngbo, nommé en remplacement de Komlan Mally est justement de ce village. Le proviseur OURO-BODE se plaint que les pluies mettent souvent fin aux programmes scolaires.

Les salles de classe du lycée d'Agbandi

Les salles de classe du lycée d'Agbandi où le proviseur enseigne lui-même l’Allemand

Un enseignement incertain et au rabais

C’est dans ces conditions qu’on enseigne aux petits enfants l’histoire de leurs peuples. Si on peut tolérer au journaliste la faute par omission ou par précipitation, on ne peut tolérer à l’enseignant de former la relève de demain avec autant de fautes et de faussetés. Ce n’est pas une MURALE qui entourait Notsè mais une MURAILLE. Les Ewés vont quitter VERS la fin du XVIe siècle et non VERT la fin du XVIe siècle. (lisez un peu sur le tableau à droite) Quant aux dimensions de la muraille, il serait intéressant que les enseignants relisent les recherches de Mme AGUIGAH sur l’histoire de Notsè. Parce que, pour empêcher ses sujets de s’évader, le roi Agokoli ne pouvait pas se permettre de construire une muraille de 2 mètres de haut. On l’estime à plus de 14 mètres de haut. De toutes façons, il faudra aller à la recherche de documents précis pour ne pas tordre le cou à l’histoire. Combien de fautes fait-on avaler aux enfants du Togo? Ou sont donc les inspecteurs de l'enseignement???
 


Cliquez pour agrandir la photo

Lorsqu’on regarde les maisons de nos dirigeants et qu’on les compare à nos écoles, on comprend aisément le citoyen togolais que Faure et sa clique, et avant lui son père, la logique soldatesque, sont en train de former. Ces maisons de dignitaires du RPT insultent à la pauvreté du pauvre enseignant qui confond la couleur verte et la direction.

Une école primaire

La nouvelle maison d'un barron à Agoè en pleins travaux d’achèvement

Tant pis! Il doit continuer d’enseigner aux tout petits à chanter profitant de l’hilarité du chant pour injecter quelques leçons sur la protection de l’environnement. Aux tout grands, aux adultes du lycée, continuer par inculquer la magie des sciences physiques. Peut-être qu’il nous sortira un jour un Einstein qui découvrira la formule politique magique de chasser les mauvais esprits dont nos hommes au pouvoir sont possédés.

Il n’est plus à démontrer que l’école est la base de tout développement

Tous les sociologues, politologues et historiens citeront les exemples de la Tunisie, de la Chine, du Japon, de l’Inde, tous pays qui ont compris que l’école est le ferment du développement. Que Faure, un diplômé, affiche un tel désintérêt pour l’éducation, relève purement d’une puérilité pathologique manifeste chez des adultes lunatiques. En réalité, l’école ne lui a servi à rien puisqu’elle ne lui sert à rien. S’il en avait saisi l’importance, sa premiere œuvre d’Hercule aurait été de RECONSTRUIRE l’école togolaise de fond en comble, en commençant par redonner confiance à l’enseignant, du préscolaire à l’université, que n’importe quel caporal tocard de l’armée togolaise insulte et peut tabasser parce que méprisé, pauvre et souffre-douleur de la société togolaise.

«Vous êtes enseignant ?». «Oui !». «Pourquoi ? Quel malheur ! C’est pitoyable ! Il n’y a rien d’autre à faire ou quoi ?». Cette conversation Faure ne l’a jamais écoutée. Ce qui explique que de nombreux enseignants quittent l’enseignement pour des métiers plus rémunérateurs, alors que personne ne veut quitter son métier, quelque vile qu’il soit, pour l’enseignement. Il serait quand même grand temps que le président se penche sur l’éducation comme pour la santé avec la prime de 100 000 francs qui vient d’être octroyée aux agents de la santé. Plus les primes de garde.

Pourquoi ne commencerait-il pas par augmenter par exemple le salaire de 25% pour tous ceux qui font 5 ans d’enseignement ; de 50% pour ceux qui font 10 ans et ainsi de suite jusqu’à 100% à la retraite, tout en maintenant les autres avantages.

L’école togolaise est l’image réelle de la gestion calamiteuse des affaires de ce pays. Et c’est peu dire!

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