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Chers
Combattants, |
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Cette page est mise à la
disposition du MO5 en mémoire de

Tavio Amorin qui a donné le nom au
mouvement;
en mémoire du
soldat AMAO de Kara
qui est mort le 3 Decembre 1991,
alors qu'il n'était même pas de garde à la Primature et qu'il s'y était
volontairement rendu par patriotisme.
Bref, en Hommage à tous
ceux qui sont morts pour la démocratie au Togo.
Cette page a aussi pour but
d'encourager toute équique dirigeante du MO5. La page mettra donc à à la
disposition du lecteur, toutes les activités menées par le Mouvement
pour porter haut la lutte de libération du peuple togolais.
CESSONS DE NOUS DÉCHIRER,
CAR UNIS ET ENSEMBLE, CHACUN DE NOUS SERA PLUS PRODUCTIF. DÉSUNIS ET DÉCHIRÉS, NOUS
TOMBERONS TOUS
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Publié sur togoforum
le 15 Nov. 2003 |
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Eloi
Koussawo se prononce sur la situation
socio-politique du Togo dans le «CROCODILE
».
Du 4
Nov. 2004 |
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A la
veille de la décision du Conseil des Ministres de l’UE, le journal « CROCODILE
» a tendu son micro à Eloi Koussawo, le Coordinateur Général du Mouvement
Patriotique du 5 Octobre ( MO5 ), qui se prononce sur la situation
socio-politique du Togo.
1-Quel est votre point de vue du MO5 sur la mise en oeuvre des 22
engagements pris par le gouvernement togolais à Bruxelles le 14 avril dernier
?
Eloi KOUSSAWO : A l’annonce des 22 engagements pris par le gouvernement
à Bruxelles, nous étions sceptiques. Connaissant la nature du régime en place
au Togo, nous nous disions que la réalisation de ces engagements relèverait du
miracle. Aujourd’hui, les résultats nous donnent raison. Quand on parle de
progrès ou d’avancés, je me demande de quoi il est question. Le code de la
presse dont il est question continue de poser des problèmes. Si les délits de
presse ne sont plus punis par des peines d’emprisonnement, les amendes et leur
reconversion sous forme de peines privatives de liberté sont encore au cœur du
nouveau code. Je ne veux pas parler de toutes les menaces de mort ou d’actes
d’intimidation et de harcèlement dont le régime EYADEMA a le secret.
Concernant le code électoral « acceptable » ou « accepté », le MO5 estime que
le vrai problème ce n’est pas le code électoral, mais bien le cadre électoral.
A quoi servirait un code électoral, si les dispositions qui sont prévues dans
la constitution, fait du Premier ministre qui sera issu de la majorité un chef
de cabinet du dictateur ? Je ne veux pas soulever ici les problèmes liés à la
transparence du processus électoral. Il faut faire attention à ne pas tomber
dans le piège d’un régime qui est passé maître dans l’art d’abuser de la
communauté internationale et de l’opinion nationale et qui a le soutien d’un
homme comme Jacques Chirac dont on connaît le peu d’égard qu’il a pour la
démocratie et les droits de l’homme en Afrique et dans le monde.
2-Quel est votre commentaire sur la situation de la crise togolaise après
les consultations UE-Togo?
Eloi KOUSSAWO : Je crois que l’on s’achemine vers le renforcement d’une
dictature au Togo. Je le dis parce que l’on prend pour argent comptant les
professions de foi et les déclarations d’un régime qui s’est complètement
discrédité aux yeux de la communauté internationale et du peuple togolais. Ce
régime n’a jamais aimé la démocratie et ne l’acceptera jamais. Il manœuvre
habilement le temps de la reprise de la coopération pour redéployer son
dispositif répressif. N’oublions pas que ce Monsieur Eyadéma a juré de se
retirer des affaires publiques et de ne plus se présenter aux élections de
juin 2003 et que toute honte bue il n’a pas respecté sa parole de militaire.
Et la France Chiraquienne qui était en quelque sorte le garant de
l’accord-cadre de Lomé n’a rien trouvé de bon que de féliciter le tyran. Et
c’est la même France qui demande aujourd’hui aux autres pays de l’Union
européenne de copiner avec la dictature togolaise. C’est honteux de la part
des représentants d’un pays comme la France. La classe politique de
l’opposition togolaise hésite à dire la vérité à la France, cela se comprend
un peu. Mais sachez que notre Mouvement le MO5 n’a d’ambition que la
libération de notre peuple. Récemment, j’ai écrit une lettre au président
Chirac pour lui expliquer de nouveau la situation togolaise, et déplorer la
gestion patrimoniale du Togo par son ami Eyadéma. J’avoue que la réponse que
j’ai reçue de l’Elysée est évasive. Le peuple togolais doit prendre ses
responsabilités.
3-Que peut faire, selon vous, l'opposition pour forcer la main au pouvoir
dans sa fuite en avant?
Eloi KOUSSAWO : Ce que peuvent faire les forces démocratiques, c’est de
forcer les partis politiques à une alliance électorale. Sur la base de cette
alliance électorale, en appeler à la mobilisation populaire pour exiger
l’implication de l’Union Européenne dans l’organisation et l’arbitrage des
prochaines élections. Ce que nous avons eu toujours comme problème au Togo,
c’est la partialité et la récupération par le régime des organes chargés
d’organiser les élections. Seuls un arbitrage impartial et la transparence
autour des élections peuvent aider le Togo à sortir de sa crise.
4-Que peut-on attendre de la diaspora, très critique vis-à-vis de
l'opposition alors qu'elles ne vivent pas les mêmes réalités?
Eloi KOUSSAWO : On peut attendre de la diaspora une plus grande
implication dans les problèmes du Togo. Cette implication passe par un soutien
ferme et massif aux forces démocratiques dans leur combat pour sortir le pays
de l’impasse dans lequel il se trouve. Soutien ne voudrait pas dire silence
sur toute la ligne. Nous pensons au MO5 que la diaspora doit constituer une
force à exercer des pressions aussi bien sur le pouvoir dictatorial que sur
les partis politiques de l’opposition. Les réalités du pays concernent
également la Diaspora qui est le prolongement de la société civile. Le recul
est parfois nécessaire pour mieux juger une situation et agir.
5-Vous aviez fait passer un communiqué qui pose problème dans le pays.
Avez-vous les preuves de ces allégations et accusations directes?
Eloi KOUSSAWO : Plus que des preuves, nous avons des « evidences » pour
parler comme des anglo-saxons. Je crois que tout le monde, au Togo, sait de
quoi nous parlons. Nous le disons plus parce que c’est l’ensemble des Togolais
qui sont victimes du système de prédation des richesses nationales. Ce n’est
pas parce que l’on est de la mouvance présidentielle que lorsqu’il est
question des pratiques mafieuses et de détournements massifs des biens
publics, nous nous taisions. Les faits dénoncés ont été vérifiés et recoupés :
il en va de notre crédibilité. Eyadéma n’a jamais voulu nous affronter devant
un Tribunal impartial et indépendant. Cette fois-ci, le MO5 fera tout pour
l’entraîner devant une Cour internationale de Justice ou devant un Tribunal
occidental pour homicide volontaire et association de malfaiteurs. Le peuple
peut avoir confiance au MO5. Nous voulons saisir cette opportunité pour
remercier et témoigner de notre reconnaissance à nos compatriotes qui, en
dépit de la cruauté du régime Eyadéma, ont eu le courage de mettre à la
disposition du MO5, les documents relatifs à ces transactions mafieuses. Nous
attendons, par exemple, que Eyadéma Gnassingbé nous dise s’il ne détient pas
60% des actions de la Brasserie du Bénin à la famille Maerz, et que
l’opération ne s’est pas faite à partir d’un de ses comptes personnels en
Suisse. Entre autres dossiers mafieux, il y a un volet DOLLARS US que nous
préférons taire pour le moment. Je reviens d’une tournée aux Etats-Unis
d’Amérique. Les affaires sont en cours. Sachez que le Nil et les pyramides ne
détruiront pas toutes les preuves.
Je voudrais finalement dire à mes proches et le reste de ma famille qui
s’inquiètent à juste titre pour ma vie, que je les comprends. Je suis
conscient du grand risque que nous prenons en dénonçant les dossiers mafieux
et très sensibles du pouvoir togolais. Mais que vaut ma vie face à la
souffrance de tout un peuple ? Il est hors de question de fermer les yeux sur
la gestion calamiteuse et attentatoire à l’avenir de notre jeunesse. S’il
m’arrive de tomber d’une manière ou d’une autre dans ce combat, je voudrais
aussi que mes proches et parents retiennent que c’est pour avoir aimé
profondément le Togo. Que Dieu bénisse le Togo !
JOURNAL « CROCODILE » DU 04 /11/ 2004. |
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