Poésie 

OUblier

L'ordalie

Le Zogbé

Les mots maux, les mots beaux

Chapelet d'espoir

Sèche affection…

Elles Continuent, Ces Années!

Message coincé 

Clichés écorchés

Mots  trotte-rues

Puanteur

Ted Hangui, A Agboyibo

Senghor, Prière de Paix 

Matino,Soundjata

Matino,Qui va pleurer notre mort?

Ted Hangui,

EOUBLIER

 

Un matin d’harmattan je suis parti

Mes pas dans les pas du soleil

Mon souffle sauvage dans la forêt et le désert

J’ai porté la malle de mes souvenirs.

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Je veux oublier. Oublier cette terre

Aux contours et relents de goulag

Oublier l’anesthésie qui perclut

Ma terre patrie. Ma chère mère.
 
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Je suis parti devant le temps

Cueillir des joies encore innocentes

J’ai invoqué l’ouragan

Il efface les douloureux souvenirs: en vain. 

Les soirs tantôt au chevet du soleil mourant

Tantôt penché sur le berceau de la lune

Les étoiles mortes plein la tête

J’ai pleuré ma terre placentaire.

Ma tête saigne. Les pleurs sont frais

Eussé-je traversé le temps, enjambé la mort

Je sens , je sais qu’oublier est impossible

Chère mère tu es dans mon cœur l’écharde.

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Les soirs tantôt au chevet du soleil mourant

Tantôt penché sur le berceau de la lune

Les étoiles mortes plein la tête

J’ai pleuré ma terre placentaire.

====

 

Ma tête saigne. Les pleurs sont frais

Eussé-je traversé le temps, enjambé la mort

Je sens , je sais qu’oublier est impossible

Chère mère tu es dans mon cœur l’écharde.


              Lomé le 1er mai 2002 
               Ted HANGUI

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