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Chers Combattants,

Cette page est mise à la disposition du MO5 en mémoire de
 

Tavio Amorin

qui a donné le nom au mouvement;

  en mémoire du
soldat AMAO de Kara

qui est mort le 3 Decembre 1991, alors qu'il n'était même pas de garde à la Primature et qu'il s'y était volontairement rendu par patriotisme. 

Bref, en Hommage à tous ceux qui sont morts pour la démocratie au Togo.

Cette page a aussi pour but d'encourager toute équique dirigeante du MO5. La page mettra donc à à la disposition du lecteur, toutes les activités menées par le Mouvement pour porter haut la lutte de libération du peuple togolais.

CESSONS DE NOUS DÉCHIRER, CAR UNIS ET ENSEMBLE, CHACUN DE NOUS SERA PLUS PRODUCTIF. DÉSUNIS ET DÉCHIRÉS, NOUS TOMBERONS TOUS

Publié sur togoforum le 13 sept.  2002

APPEL DU MO5 AUX ÉTUDIANTS TOGOLAIS  
Eloi Koussawo

De tout temps et en tous lieux, les avis sont unanimes pour considérer l’Université comme un haut lieu de savoir, l’espace de formation des élites d’une nation, lesquelles élites doivent, par conséquent, user de discernement et peser de leur poids dans le débat national. À Pékin, en 1989, sur la Place Tienanmen, face aux chars de l’Armée, les étudiants chinois, contre toute logique, ont osé défier la dictature communiste. Plus proche de nous, leurs homologues maliens furent à l’origine des soulèvements qui ont fait chuter le régime monolithique du Général Moussa Traoré. En France, même le Général de Gaulle, héros reconnu mondialement, a dû fléchir, en Mai 1968, devant l’obstination des “ fers de lance ” de la nation française. Au Togo même, entre 1989 et 1992, relayant la lutte souterraine menée par quelques organisations éparses, une poignée d’étudiants et de jeunes cadres issus des secteurs public et privé ont réussi à déstabiliser durablement la dictature du RPT et de son mauvais génie, M. Gnassingbé Eyadéma, pseudo Général félon à son corps de métier. On peut multiplier les exemples où, d’un continent à l’autre, obéissant comme à un code d’honneur non promulgué, les étudiants ont marqué l’Histoire, faisant rejaillir sur l’Institution qui les a formés, les feux de la gloire et du respect pour avoir défié des gouvernants peu méritants.

Or, que se passe-t-il aujourd’hui au Togo ? Dans un silence et un dégoût général, on assiste au bâillonnement systématique des élites de demain, à leur manipulation par un pouvoir à bout de souffle, qui organise “ marches de soutien ” et autres distributions de prébendes censés contenir les velléités estudiantines. Alors que le pays se meurt, et l’Université avec. Le bilan est catastrophique, et frise même la régression, avec le retour aux commandes d’une institution autrefois prestigieux de l’ancien baron décati, le Professeur Ampah Johnson. Bourses nationales non payées, et présentées même comme un cadeau personnel d’Eyadéma aux plus sages de sa progéniture, filières sans débouchés, fuite des cerveaux, ou plutôt sauve-qui-peut généralisé vers des pays qui ont peu besoin de nos matières grises ; amphithéâtres et salles de cours délabrés, devenus exigus pour un nombre d’étudiants en augmentation constante, bibliothèques vétustes voire inexistantes, non renouvellement du corps enseignant, alors même qu’on se targue de vouloir créer une deuxième université, paupérisation systématique du corps enseignant qui se retrouve démotivé et sans entrain, harcèlement des syndicats d’enseignants et des organisations estudiantines. Il y a longtemps que le statut d’étudiant a perdu de son prestige et l’Université de son aura aux yeux du commun des Togolais, mais il n’est pas trop tard pour inverser le cours des choses.

Étudiants togolais, debout ! Autrefois, le régime Eyadéma avait inventé sur les campus un clivage tribaliste entre « sudistes » et « nordistes ». Cette division relève de l’idéologie, car le malheur de l’Université togolaise n’épouse pas les contours de la géographie du pays ! Du Nord comme du Sud, de l’Est comme de l’Ouest, vous êtes tous embarqués dans la même galère et devez lutter ensemble pour redorer le blason de votre Alma Mater ! Étudiants togolais, debout ! Ce que nos populations réclament désespérément aux partis politiques, vous aussi pouvez le réaliser : faire tomber le régime et tourner définitivement la page Eyadéma dans le livre d’histoire de la République !

Pour cela, faites preuve d’imagination, les moyens de la contestation sont illimités, aussi ne soyez pas en reste ! Vous pouvez compter sur le MO5. Faites circuler cet appel, affichez-le partout sur les campus de Lomé et de Kara, dans les dortoirs des cités U, aux portes des collèges et lycées du pays, pour la gouverne des futurs bacheliers. L’Histoire est en marche, et les étudiants du Togo ne doivent pas rester les bras croisés.

                                                      Fait à Bruxelles, le 13 septembre 2002.

    Pour le  MO5, le Coordinateur Général

                                                              Éloi KOUSSAWO

 

Pour tout contact écrire à liaisons@togoforum.com

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