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Devoir d’ingérence UN CHEF D’ETAT AFRICAIN POUR REGARDER EYADEMA DANS LES YEUX ET LUI DIRE : «VA FAIRE LE MENAGE CHEZ TOI!»

Par Dossouvi Hilaire LOGO- MO5

Cotonou, le 1er février 2002


Le mardi 25 janvier 2002, l’histoire retiendra que le président Laurent GBAGBO de la Côte d’ivoire a réuni autour de lui, trois frères-ennemis autour d’une table de discussion pour un « brainstorming » à Yamoussoukro en vue d’aplanir les difficultés qui minent le pays. Objectif final, La formation d’in gouvernement d’union national.  

En fait comme par enchantement, étaient présents à Yamoussoukro autour Gbagbo, Alassane OUATTARA, Robert GUEI et Henri Konan BEDIE. Certains disent que si tout marche bien, les quatre poids lourds de la vie politique ivoirienne doivent déboucher à moyen terme sur «LA CONCLUSION D’UN PACTE REPUBLICAIN ». 

Est-il besoin de le rappeler ? Monsieur Henri Konan BEDIE (PDCI) ex président a été renversé par  Robert GUEI lors du coup de force intervenu à Abidjan le 24 décembre 1999. Les deux autres: Laurent GBAGBO (FPI) au pouvoir, Alassane OUATTARA (RDR) ex premier ministre de HOUPHOUET, et exclu des élection présidentielles d’octobre 2000 terme de l’article 35 du texte fondamental de la Côte d’ivoire, bravant leurs égos et toutes les autres considérations, ont accepté d’enterrer la hache de guerre. Ils étaient assis autour d’une table et on discuté des problèmes de la Cote d’Ivoire, sans autre forme de procès. 

Il semble que la route vers les assises de Yamoussoukro a été balisée grâce à la bonne volonté et sur l’initiative de certains chefs d’Etat. Evidemment deux semaines avant le Forum de réconciliation nationale clôturé le 18 décembre 2001 à Abidjan, nombre d’observateurs ont vu certains membres de la classe politique ivoirienne faire le tour des capitale s africaines : M. OUATTARA au Gabon et au Sénégal , Mme Henriette DIABATE au Togo et au Bénin, Laurent GBAGBO au Togo et au Burkina, le général Robert GUEI au Togo… Ce dernier à sa sortie de l’audience que lui a accordée Monsieur EYADEMA, n’a pas tari d’éloges à l’endroit de son hôte superlativement indésirable pour son propre peuple et cela, Robert GUEI le sait. Mais contre toute éthique le général ivoirien tout comme tous les politiciens professionnels qui défilent en ces lieux de répression féroce ignorent allègrement LES LAMENTATIONS DU PEUPLE TOGOLAIS. 

C’est sidérés, que ces pauvres les voient, la mort dans l’âme chanter l’apologie du pyromane national togolais que les autres sous le coup du charme prennent pour un sapeur pompier. Tous ces messieurs sont informés des sanctions de l’Union Européenne qui pèsent sur le Togo depuis bientôt 10 ans du fait de centaines de togolais tués et leurs cadavres jetés à la mer ; du fait des centaines d’exécutions extrajudiciaires ; des centaines de militants des Droits Humains et d’opposants contraints à l’exil ; des dizaines de jeunes réfugiés au Ghana rentrés plus tard au Togo qui sont kidnappés et jetés en prison ou portés disparus ; nous passons sous silence, l’asphyxie de  l’opposition qui vit jour et nuit les armes automatiques des tueurs à gage d’Eyadema sur la tempe…Nous passons aussi sous silence le gâchis socio-économique et politique auxquel ont abouti les 39 années de pillage du régime ploutocratique de M. Eyadema que certains applaudissent tant… 

Et c’est en cela que les togolais interpellent les Chefs d’Etat africains dans le style de Nelson MANDELA, Tambo MBEKI, Abdou laye WADE, KONARE, BONGO, GBAGBO, Koffi ANNAN…Si l’Union Européenne a jugé bon d’imposer des sanctions économiques au Togo au nom de certaines valeurs, au nom de quel principes l’admettez-vous dans  les cercles de sagesse. N’est-ce pas là une hérésie ? Vous blasphémez la mémoire des ancêtres fondateurs et les grands esprits qui animent la destinée de notre continent  De grâce qu’un vrai Chef d’Etat au nom de la VRAI SAGESSE AFRICAINE aie le courage de dire à Eyadema : « va faire le ménage chez toi». Cela s’appelle DEVOIR D’INGERENCE.            

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