|
A
Chirac l’a-fricain
Le
pupitre est barbouillé
La
galerie sous de piteux portraits étouffe
Depuis
l’aube délétère des unions impures
De
sangs indignes
Pour
une ridicule farandole
De
trois siècles de sang
La
mère est essorée
Siphonnée
Le
roi fesse-mathieu est au trône
Le
vestibule est vide
Là-bas
des pieds pataugent
Dans
la gadoue salée des cimetières
Le
roi rit gras
Le
coryphée à son pupitre
A
le cœur sucre
Les
personnages sont parfaits
La
cré-action vaut une
plume d’or
Le
rire gras, le cœur sucre voilent les regards
Les
noirs nuages qui s’en vont
Tournent
les pages du grand œuvre |
Les
costumes de squames
Flottent
dans les trombes de larmes
Les
visages couturés sont suturés
L’abdomen
broie l’estomac sur les vertèbres
Tous
ces piteux morceaux de vie
Dans
les cals et dans les soutes
Accrochés
aux pattes d’oiseaux de fer
Je
les vois à l’amère mer de Sait-Bernard
Rebuts
dans les rues enneigées
Ils
vont le pied plat
Ils
pistent le pétrole, le diamant, l’or,
Le
cacao, le café
De
la terre mère
Ils
vont chair de feuille
Et
le flic qui demande les papiers
Ne
les voit pas en papier
Chair
de feuille
Ils
sont sans papier
Ils
vont agacer les narines
De
la France chiraquienne
Chirac
l’a-fricain. |