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Expliquez-vous
davantage, Cher Professeur Arégba
Par Guy Bouaka
A la lecture du titre de votre article, Non,
la Francophonie n’est pas du fascisme, de l’anti-démocratie,
du
racisme,
j’ai
écarquillé les yeux pour lire l’argumentation qui allait être développé
pour le soutenir. A mon étonnement je me suis rendu compte
que j’étais à la fin de votre article sans voir un seul petit
lien entre le titre et le développement.
Vous écrivez ceci : «La violence et le
sarcasme affaiblissent la force de l’analyse. Le plus souvent, ils
cachent une myopie intellectuelle»
Prière nous relever la partie de l’interview du Prof Apedoh-Ama
qui a trait à ce que vous dites.
Plus tard vous dites ceci et je cite «Où est
le sérieux quand un amalgame
est fait entre fascisme, anti-démocratie, racisme et
francophonie alors que chacun de ces concepts
renvoie à des réalités fort différentes.»
Fin de citation.
M. le professeur, reprenez l’interview de M. Apedoh-Ama et montrez-nous
comment l’amalgame est fait.
M. Apedoh-Ama a démontré que la Francophonie est de l’anti-démocratie;
l’exemple du dictateur Eyadema a la tête de mon pays en plus de
ses acolytes des autres pays francophones a été donné. Démontrez-nous
avec des exemples que cela est faux.
Les exemples sont nombreux et le
professeur Apedoh-Ama a cité des
cas précis ; faites de même s’il vous plait
Je me suis rendu finalement compte
que vous avez juste choisi d’attaquer
M. Apedoh-Ama, mais malheureusement vous êtes
très mal pris.
Pour moi, la France et sa francophonie sont du vrai Nazisme et du vrai
fascisme car c’est cette France qui maintient mon peuple dans une
souffrance indescriptible, c’est cette France qui a crée et
entretient tous les réseaux mafieux que connaît mon pays et toute
l’Afrique. De nombreux ouvrages écrits par François Xavier Vershave,
notamment la Françafrique, Noir Silence, et autres, que je vous invite d’ailleurs à lire, confirment bien ce
que je dis.
Mon inquiétude actuelle est votre profession. Si je comprends bien, vous dispensez des cours à l’unique
université que compte mon pays. Je suis très inquiet que vous
n’inculquiez vos pensées à
mes compatriotes. Mais mon inquiétude pourra être dissipée si
vous vous engagez à respecter
à la lettre cette phrase que je vous emprunte « L’enseignant
ne contraint pas son élève, il cherche à le convaincre non par le
sentiment ou la passion mais par la raison. »
Pour terminer, Professeur AREGBA, j’attends impatiemment votre
argumentation qui démontrera par A+ B
que la francophonie n’est ni racisme,
ni anti-démocratie, ni fascine ou nazisme.
En
attendant votre réaction M. AREGBA, je puis d’ores et déjà vous
dire que, cette
francophonie, que vous le vouliez ou pas, vous fait du tort à vous
aussi. Pour vous en rendre compte, je vous invite à ouvrir un débat
sur le sujet avec vos étudiants ; et
pour avoir des réponses crédibles et honnêtes,
demandez-leur de vous répondre
par écrit et d’une façon anonyme. Revenez nous faire le point.
N’oubliez surtout pas l’honnêteté intellectuelle.
Guy Bouaka
Informaticien
aux USA
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