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Non, la Francophonie n’est pas du
fascisme, de l’anti-démocratie, du
racisme.
La
violence et le sarcasme affaiblissent la force de l’analyse. Le
plus souvent, ils cachent une myopie
intellectuelle. Où est
le sérieux quand un amalgame
est fait entre fascisme, anti-démocratie, racisme et
francophonie alors que chacun de ces concepts
renvoie à des réalités fort différentes.
Une
analyse scientifique repose sur un argumentaire rigoureux fait de
questions pertinentes qui appellent des réponses objectives et
mésurées. L’honnêteté intellectuelle est une exigence morale
surtout lorsqu’on est appelé par son métier à participer à
l’émergence d’une intelligence autonome capable de réfléchir
par elle-même, capable de discernement et de jugement.
L’enseignant
ne doit pas être un gourou qui assène des vérités absolues. Il
est un pèlerin à la recherche du savoir qui ne se résume pas
seulement par une accumulation des connaissances mais surtout par la
manière dont on vit intérieurement et socialement ce savoir.
L’enseignant
ne contraint pas son élève, il cherche à le convaincre non par le
sentiment ou la passion mais par la raison.
Monsieur
APEDO ne démontre pas, il affirme. En choisissant un style péremptoire
et sarcastique, comme dans l’interview où il annonçait sa démission
du CAR, en se sacrant par la même occasion grand
intellectuel, il apparaît comme un gourou à la recherche d'
adeptes.
Il
ne s’agit pas de se proclamer intellectuel pour l’être
effectivement. L’intellectuel ne s’autoproclame pas, il est
reconnu.
Ce
qui est frappant dans la démarche est cette
tendance à réveiller la bête qui sommeille en chacun de
nous en s’adressant à nos instincts. C’est justement ces méthodes
que les nazis et les fascistes ont utilisé pour embrigader les
foules.
Il
ne fait aucun doute que monsieur APEDO n’est ni fasciste ni nazi,
il utilise tout simplement leurs méthodes.
Aworou
Waste AREGBA
Maître
Assistant FDS Université de Lomé
Lept-Ensam
Bordeaux |