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Quesion 1: Depuis quelques énnées
vous travailler sur l'écriture avec de jeunes auteurs africains, dans e cadre
de l'asossociation "Ecritures Vagabondes" dont vous êtes la présidente.
Pourquoi avoir choisi ce domaine après une riche expérience au Festival de
Limoges?
Reponse: En créant le
Festival de Limoges en 1984 j'ai voulu donner deux objectifs principaux: -Présenter
des spectacles de théâtre d'auteurs contemporains de langues françaises et
donner une priorité aux créateurs des pays du Sud dont le continent africain.
A notre initiative,une maison de résidence d'écritures est née en 1988,nous y
avons accueilli 80 auteurs en dix ans. Il m'a semblé naturel en décidant de
quitter Limoges de poursuivre mon action en initiant des résidences dans les
pays du Sud et sur le continent africain pour soutenir les auteurs d'aujourd'hui
et permettre l'émergence d'une nouvelle génération. Il ne faut pas vivre sur
le passé,plusieurs grands auteurs ont trop tôt disparus La première résidence
est née au Liban en avril 2000,les neuf manuscrits ont été édités chez
Emile Lansman,quatre créations théâtrales ont été réalisées à ce jour,de
nombreuses lectures ont été données au quatre coins du monde.
Question 2: Le "Chantier
d'Ecriture" que votre Association organise cette année avec leFesthef fait
suite à la Résidence d'Ecriture qui s'est tenue l'année dernière au Togo.
Que pouvez-vous dire du travail des auteurs qui bénéficie de ces stages?
Reponse: Les auteurs nous
ont envoyé le fruit de leur travail,les écritures ont bougé entre la première
rencontre et aujourd'hui,elles vont encore évoluées par ce qui va se passer
dans les prochains jours. Les rencontres entre auteurs entraînent de nombreuses
discussions ,elles donnent un éclairage au travail fait dans la solitude.
Question 3: Qu'est-ce que
la rencontre de cette année a des particulier par rapport à ce qui a été déjà
fait au Festhef et ailleurs?
Reponse: Il y a eu
l'atelier d'écritures dans le cadre du FESTHEF 2001 puis la résidence"La
Ruche Sony Labou Tansi à Bamako (Mali) en novembre 2001 Depuis plusieurs
mois,le FESTHEF et Ecritures vagabondes préparent les suites de cet atelier,il
y aura pour cette deuxième étape neuf auteurs dont quatre de l'an dernier Du
14 août au 31 août,un metteur en scène François Rancillac,metteur en scène
et co directeur du Centre National Dramatique de St. Etienne confrontera les écritures
à la pratique de la scène avec quatre comédiens et les auteurs , Emile
Lansman,éditeur belge,responsable du centre des Ecritures Dramatiques de
Wallonie Bruxelles apportera sa contribution en interrogeant l'écriture dans sa
forme,ses structures internes,sa formulation physique.
Queston 4: Le Festhef est
devenu une manifestation de référence sur l'échiquier culturel togolais.
Croyez-vous en son avenir? Quels genre d'appui vous-même et vos partenaires en
Europe êtes-vous disposés à lui apporter?
Reponse: Je suis venue
pour la première fois au FESTEF en 2000,j'y ai trouvé une qualité de
spectacles remarquables,un équipe dévouée,des artistes qui s'investissent
pour un public,une fête de tous et pour tous.C'est un festival qui se développe
dans une région avec une belle convivialité,tout ne doit pas se passer dans
une capitale. Les professionnels y découvrent des nouveautés.J'encourage mes
anciens collègues comme les responsables institutionnels et les médias à
vivre ce festival.
Question 5: Quelle sont
vos réflexions sur la création drmatique africaine aujourd'hui, vous qui
connaissez la plupart des compagnies et des événements sur le continent?
Reponse: La création
serait en bonne santé si elle était mieux soutenue,il faut un minimum de
moyens pour travailler,il y a des auteurs,des metteurs en scène,des comédiens.
Je refuse d'entendre dire qu'il n'y a pas de théâtre en Afrique,que ferions
nous dans les pays du Nord si nous devions travailler dans les mêmes
conditions. Le sport est soutenu,la culture doit faire partie de l'éducation.
Ce chantier d'écritures existe par la volonté du FESTHEF,d'Ecritures
vagabondes,du CDN de St Etienne,des Editions Lansman et d'Africalia.
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