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FESTIVAL DE THÉATRE DE LA FRATERNITÉ

Le Festhef de A à Z

Programme du Festhef

Historique et Interviews



Festival de Théâtre de la Fraternité – Assahoun (Togo) 7è édition
ROGRAMMES DES SPECTACLES DE THEATRE

Du 23 au 28 août 2002

FESTHEF 2002 : LE PETIT CRU. 
Ted Hangui

Il ne s’agit pas d’œnologie. Ni de viticulture. Non ! Il s’agit du Festhef. Du Festhef  2002. Qui a connu sa petite année cette année 2002. Comme le Côtes de Rhône en 1992 ou comme le Bordeaux Blanc de Liquor en 1992 et 1993.  Parlons de cette petite année du Festhef. 

1- La vendange: 

Maigre. Très maigre. Etaient attendus  N’Zassa de Côte d’Ivoire, la Compagnie des Dialogues de Congo-Brazzaville, Segun Ola Création du Bénin, la Compagnie  Kadja-Kossi du Tchad, la Compagnie le Roseau du Burkina Faso, la Compagnie Alakabon de Guinée Conakry, la Compagnie Agbo N’Koko du Bénin, le Collectif Jawabi du Niger, Lez’armuses de France et d’autres troupes professionnelles et amateurs du Togo. Mais les vendanges ont été maigres. Très maigres. Seuls sont arrivés les deux troupes du Bénin,  celles du Niger, du Burkina Faso, de la France soit cinq sur dix. Pourtant il y a eu régal. Un régal interrompu. 

2- Interruption d’appétit: 

Alors que les mordus de spectacles buvaient à tire larigot les quelques spectacles au Foyer des Jeunes à Assahoun, les rideaux brutalement ont chu dans une totale incompréhension  le mercredi 28 août 2002. Pourtant cette beuverie théâtrale devait prendre fin le 30 août.

Auparavant, dans la matinée du 28 une discussion débats s’est tenue et les festivaliers ont dénoncé la piètre organisation et la pitoyable tournure que prend le Festhef. Le Festhef est devenu un patrimoine national et il serait regrettable que des envies et jalouses diverses nuisent à sa survie. Ils ont exprimé sans ménagement leur mécontentement  et invité les organisateurs à supprimer les querelles de leadership et à clarifier les magouilles financières survenues.

Le Cid en Rap que le Collectif Jawabi regrettait de ne pouvoir voir a été le dernier spectacle de cette fête du théâtre fini en cul-de-tristesse. Pourquoi un finish si prématuré? Pourquoi un appétit si traîtreusement coupé à tous ces contempleurs venus à Asssahoun pour se rire des pouvoirs démocraturaux?

Venus opérer cette catharsis du spectateur et partager celle du comédien. Nous-mêmes en sommes resté abasourdi quelques jours, le temps de comprendre. De comprendre que cette clôture avant terme, au-delà des querelles intestines sus-évoquées, a pour unique cause l’argent. Léonard YAKANOU, administrateur du Festhef, a confié que le Festhef a connu une déplorable situation financière.  

3- Notre coup de gueule: 

L’argent, l’argent et encore l’argent. Pourtant ce n’est pas ce qui manque au Togo d’Eyadema. Quel serait le budget du Festhef ? Pas au-dessus des 250 millions dépensés par l’OTP pour offrir à d’Eyadema un buste à son image. Pas au-dessus des 2 milliards dépensés par l’OTP en boissons. Au Togo dans l’échelle des valeurs, la culture vient après les bustes et loin après les boissons. Si les 25 millions prélevés par semaine  au Port au profit d’Eyadema pouvaient annuellement être mis au profit du Festhef, la fête serait plus internationale et plus grande. D’ailleurs pourquoi dans son budget le ministre de la Culture ne prévoit-il pas un fond pour le Festhef? Il est simplement rageant de ne pouvoir soutenir le Festhef avec les millions de francs dilapidés en marches de soutien et autres orgies. 

4 - L’arrière goût : les Béninois ont tout pris. 

Malgré tout il restera un arrière goût de «six jours de folles ambiances, six jours de partage, d’échange et de tolérance pour la promotion du théâtre africain » (Léonard YAKANOU). Six jours qui ont vu le sacre de la pièce Imonlé du Béninois Ousmane ALEDJI, du Cid en Rap, présenté par la Compagnie Luxor du Togo et d’Isis veuve, au troisième prix, interprété par le Club UNESCO du Togo. Le prix de la Meilleure Comédienne est partagé entre Maguy Kalomba une congolaise résidant au Bénin et jouant dans la compagnie Agbo N’Koko  et la Togolaise Patricia Madjoulba. Le prix du Meilleur Comédien est allé au Béninois Kombert Quenum et celui de la Mise en scène à Ousmane ALEDJI pour Imonlé.  

5 – Une consolation pour l’avenir : Enfin un parrain. 

A l’issue des discussions débats de la matinée  du 28 août 2002, les festivaliers ont tiré la sonnette d’alarme et demandé au Festhef de re- dynamiser les amis et de les inciter à plus de soutien. Monsieur APEDO-AMAH Ayayi Togoata, Enseignant et Chercheur à l’Université de Lomé,  a été chargé de servir de courroie de transmission entre le Festhef et les Amis. Si les responsables ne le contactaient pas il devait se charger  de coordonner les activités du Festhef car le Festhef ne doit pas mourir. 

Le Festhef a vécu. Pourtant de l’avis de tous, ce Festhef a été le plus mal réussi de tous les Festhef depuis 1993. Les difficultés d’aujourd’hui seront-elles un tremplin pour le succès de demain ? Les responsables du Festhef doivent faire le point et assurer les arrières. Pour nous autres ivrognes du théâtre, croisons les doigts ou mettons la main à la poche. L’argent sera le sang du Festhef.
- Communiqué

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- Les Compagnies de théâtre

- Génèse

- Interview avec Monique Blin

 

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