Actualité Tribune Forums Photos Music Sports Sites Interviews Downloads Carrefour Contact
ACTUALITÉ / NEWS

Comité d’Action pour le Renouveau

Deuxième congrès statutaire des 17 et 18 octobre 2008
Décision N°006/CS-II/08portant composition du Bureau National élu par le Deuxième Congrès

1. Président National : Me APEVON Dodzi
2. Vice-président chargé de la Région des Savanes : M. KOLANI Yendouban
3. Vice-président chargé de la Région de la Kara : M. OURO-BOSSI Tchacondoh
4. Vice-président chargé de la Région Centrale : M. PASSOKI N’Galou
5. Vice-président chargé de la Région des Plateaux : M. KLOUTSE Koboè
6. Vice-président chargé de la Région Maritime : M. AMEGNONAN Kossi
7. Vice-président chargé de la Région Lomé-Golfe : M. DAGBAN Sylvain
8.  Secrétaire National Porte- Parole : M. KISSI Jean
9.  Secrétaire National Adjoint : M. AGBO Nicolas
10. Trésorier National : Mme AMOUZOU MADANABOU Abidé
11. Trésorier National Adjoint : M. AHOSSOU Hounssimé
12. Commissaire National chargé des questions politiques et institutionnelles : Dr AMAGLO James
13. Commissaire National chargé des questions économiques : Prof. EDORH Maurice
14. Commissaire National chargé des questions de la sécurité et de la défense : M. DONKO Balogoun
15. Commissaire National chargé des questions sociales : M. AMEDIVLO Ablodévi
16. Commissaire National chargé des questions culturelles et sportives : M. BODELIN Lanvasso
17. Commissaire National chargé des questions de communication et de mobilisation: M. BINAFAM Kohan
18. Commissaire National chargé des questions électorales : M. DJERI Adjawè
19. Commissaire National chargé des questions de la diaspora : M. EHLI Georges
20. Commissaire National chargé de la recherche des besoins des militants et des fiefs: M. NADOR Awuku
21. Commissaire National chargé de la recherche des moyens d’action du parti : M. AGBETI Kodjo
22. Commissaire National chargé de l’organisation : Dr LAWSON Awuku
23. Coordinateur national chargé de la Jeunesse CAR : M. ADODO Chilé
24. Coordinatrice nationale chargée de la Branche féminine CAR : Mme TCHALARE Salamatou
25. Coordinatrice nationale chargée des contacts avec les GSP : Mme ADEDJE Constance

 

Résolution élevant le président sortant Me Yawovi Madji Agboyibo au rang de président d’honneur du parti

Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), réuni en son deuxième Congrès statutaire les 17 et 18 octobre 2008 à Lomé,

Considérant qu’aux termes des Statuts du parti tels que révisés par le premier congrès statutaire le 30 avril 1995, le mandat du Président National est d’une durée de quatre ans renouvelable une seule fois, 

Considérant que la limitation de mandat n’étant pas rétroactive, Me Yawovi Madji AGBOYIBO était en mesure de briguer un nouveau mandat à l’occasion de ce deuxième Congrès statutaire,

Considérant toutefois que pour rester conforme à l’esprit des dispositions des statuts du parti, Me Yawovi Madji AGBOYIBO a décidé personnellement de ne pas briguer un nouveau mandat,

Considérant que le renoncement dont Me AGBOYIBO vient de faire preuve témoigne d’un sens élevé d’amour pour le parti et pour le pays,

Considérant que Me AGBOYIBO a déclaré qu’il est disposé à continuer à être au service du parti et à assumer toutes autres fonctions qui viendraient à lui être confiées,

Considérant que compte tenu des œuvres accomplies par Me AGBOYIBO dans l’intérêt tant du parti que de la Nation entière,

Décide :

1.       de nommer Me Yawovi Madji AGBOYIBO au rang de Président d’honneur du CAR,
Lomé, le 18 octobre 2008 Le Congrès.

Résolution relative a l’élection présidentielle de 2010

Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), réuni en son deuxième Congrès statutaire les 17 et 18 octobre 2008 à Lomé,

Considérant qu’il est impérieux que le CAR ait un candidat pour l’élection présidentielle de 2010 ;

Après analyse approfondie de la situation politique du Togo ;

Recommande au Comité Directeur, d’organiser dans un délai maximal de six mois, un Conseil National, en vue de procéder à l’investiture du candidat du parti pour l’élection présidentielle de 2010.

  Fait à Lomé, le 18 octobre 2008
Le Congrès.
 

Résolution relative a l’élection présidentielle de 2010

Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), réuni en son deuxième Congrès statutaire les 17 et 18 octobre 2008 à Lomé,

Considérant qu’il est impérieux que le CAR ait un candidat pour l’élection présidentielle de 2010 ;

Après analyse approfondie de la situation politique du Togo ;

Recommande au Comité Directeur, d’organiser dans un délai maximal de six mois, un Conseil National, en vue de procéder à l’investiture du candidat du parti pour l’élection présidentielle de 2010.

  Fait à Lomé, le 18 octobre 2008
Le Congrès.
 

DECLARATION DE POLITIQUE GENERALE

          Le bilan des deux décennies du processus démocratique démontre que l’Afrique n’est pas prête à avancer, malgré les initiatives qui sont prises ici et là. Malheureusement la mauvaise gouvernance démocratique est sinistrement aggravée par l’irruption d’une nouvelle classe de politiciens dont les programmes ne se résument qu’à leur propre personne, renforçant ainsi les régimes autocratiques dans leur refus d’ouverture. 

          Même si certains pays se sont résolument engagés sur le chemin du respect de l’Etat de droit et de la démocratie, ils sont nombreux, ceux qui restent encore sujets à inquiétude. Le drame est que dans certains pays qui se glorifient d’avoir évité la guerre ou de l’avoir éradiquée, la vie n’est pas aussi rose et le Togo n’échappe pas à cette logique.

          1 – Au plan politique.

          La crise togolaise est essentiellement politique et elle ne peut être réglée que dans un cadre politique. Il en est ainsi des réformes constitutionnelles et institutionnelles.

          En effet, pour être crédibles et rassurantes, ces réformes doivent se faire au sein du cadre permanent de dialogue et de concertation prévu par l’APG et qui reste la chance, pour le Togo, d’aborder les questions d’intérêt national avec succès et dans un esprit de consensus qui a fait ses preuves avec le gouvernement d’union nationale.

Le décret pris par l’actuel Gouvernement en lieu et place de celui pris par le Gouvernement d’Union Nationale, témoigne de son refus de répondre à l’attente de la population concernant la méfiance de la Communauté Internationale, la difficulté de trouver des solutions aux problèmes d’intérêt national, au déséquilibre national constaté dans la répartition des postes dans l’administration et des biens de l’Etat.

          Tant que le régime actuel refusera de rendre effectives les conditions d’alternance, le Togo restera en entier englué dans ses problèmes, parce que les réformes économiques qu’il engage ne sont destinées, en réalité, qu’à détourner l’attention de la communauté nationale et internationale sur le vrai drame que vivent les Togolais.

          Dans la même logique, le pouvoir doit agir vite pour le renforcement de la démocratie à la base, par la mise en œuvre de la décentralisation. Il est dommage de constater que le Togo traîne les pas sur cette question et rechigne à organiser les élections locales, alors que les pays qui nous entourent se développent rapidement avec l’adoption de la décentralisation comme moyen de développement à la base.

          Dans la même logique, Le CAR déplore le refus du pouvoir de procéder au recensement général de la population, lequel recensement doit en principe déterminer les données des élections.

          2 – Au plan économique.

           Les signes de notre économie totalement exsangue sont visibles et parlent d’eux-mêmes : vétusté  des infrastructures, crise énergétique à répétitions, corruption avancée à tous les niveaux, sociétés d’Etat pillées et improductives.

 La cause principale de cette situation est d’origine politique. Sans la stabilité politique que garantit la démocratie, il n’y a pas de développement économique. Or dans l’incapacité de trouver des solutions adéquates au problème politique, le pouvoir pousse notre pays dans un état intolérable : déficit budgétaire élevé, déséquilibre de la balance de payements, méfiance des investisseurs, taux de chômage jamais égalé, surexploitation des paysans déjà soumis à la dure réalité du manque de liberté.

          Le pouvoir a également démontré ses limites à travers son incapacité à juguler les effets du phénomène de la vie chère dont les effets risquent d’avoir leur poids sur nos populations pour longtemps.                                      

          Le CAR adhère fermement à l’adage qui dit : « Gouverner, c’est prévoir ». Le tourbillon bancaire qui s’abat aujourd’hui sur les Etats-Unis d’Amérique et l’Europe, qu’on le veuille ou non, aura des retombées à court ou à long terme sur les pays africains à économies fragiles. Pourtant le CAR constate que le pouvoir ne fait aucune analyse pour prévoir les conséquences de ce phénomène.

Le redressement de la situation économique du Togo passe nécessairement par la mise en œuvre d’une politique digne de confiance des partenaires bailleurs de fonds et des investisseurs. A cet effet, le CAR réaffirme son option pour un développement économique libéral fondé sur une économie sociale de marché. Une telle option vise en même temps un redressement de la situation sociale. 

          Les solutions pour la relance de l’économie doivent être bien pensées et leur mise en œuvre ne doit souffrir d’aucune méfiance ni de la part des Togolais ni de la part de la communauté internationale.                                            

            3 – Au plan social

          La cherté de la vie est venue aggraver la  misère que les Togolais  traînaient depuis si longtemps, du fait du manque d’une politique fiable en  faveur de nos populations.

          Le domaine scolaire actuel est le signe d’un enseignement d’un autre siècle : infrastructures totalement délabrées, manque de matériels modernes, programmes complètement dépassés, enseignants mal formés et qui tirent le diable par la queue. Personne ne peut attendre de notre enseignement une formation apte à contribuer au développement d’un Etat moderne. Dans ces conditions, la mesure prise pour supprimer les frais scolaires au cours primaire n’est que de la poudre aux yeux, quand on sait qu’aux degrés supérieurs ils sont excessivement élevés avec les cotisations parallèles de tous genres.

          Dans le domaine sanitaire, le personnel soignant travaille dans des conditions déplorables, avec un manque chronique de matériels et de produits de premiers soins et des infrastructures totalement délabrées. Les malades sont ainsi abandonnés à eux-mêmes, ce qui pousse la minorité un peu aisée à privilégier les centres de santé privés.

           Sur le plan sécuritaire, il y a une montée fulgurante de crimes crapuleux : braquages, vols à mains armées et  attaques mortelles de domiciles. Les citoyens ont des raisons de craindre à tout moment pour leur sécurité et la misère explique en partie ce regain de violences.

          Dans notre pays où les couches déshéritées représentent plus de 80% de la population, la production de biens doit profiter à toutes les couches sociales sans distinction d’appartenance ethnique, régionale ou clanique. Elle doit contribuer notamment à améliorer les conditions de vie précaire des ouvriers et des salariés sans sécurité sociale, à valoriser le travail des petits commerçants, à soulager le calvaire des jeunes sans emplois et des personnes handicapées.

          La faillite du régime sur le plan social s’est également démontrée par son incapacité à soulager les souffrances des populations victimes du phénomène de la vie chère. D’ailleurs, ce qu’il a trouvé mieux de faire est d’augmenter le prix du ciment et du carburant, aggravant ainsi la situation.

          L’option socio-libérale du CAR est ainsi inspirée par le double souci de promouvoir une économie forte et de veiller à l’instauration de plus de  justice sociale.

          En tant que parti au service des déshérités, le CAR est donc profondément préoccupé par la situation de la grande majorité qui croupit dans la misère et porte une attention particulière au problème des handicapés.

          4 – Au plan sportif, artistique et culturel

            Comme dans les autres domaines, le sport, l’art et la culture n’ont  bénéficié d’aucune attention de la part du régime au pouvoir. La politisation du foot bal et la négligence des autres disciplines sportives, la relégation des arts au dernier des soucis du pouvoir, la réduction de la culture aux fêtes traditionnelles et la transformation de celles-ci en un folklore ont ruiné ces domaines pourtant très riches et susceptibles de développer le tourisme.

          S’agissant particulièrement du foot bal, il est à déplorer que le pouvoir n’ait pas pu trouver rapidement une solution efficace à la crise qui a éclaté à la tête de la fédération, au point de ternir l’image du pays sur le plan international.

          Parce que le sport, l’art et la culture sont devenus aujourd’hui de véritables industries dont se servent les autres pays pour développer leur économie, il s’agit, pour le CAR, de mettre en marche une vigoureuse politique de développement de ces domaines et de les amener à attirer l’admiration.

          Les centres sportifs, les musées, les bibliothèques et les centres artistiques sont l’objet de préoccupation de notre parti qui estime qu’il faut mettre à profit les talents et le génie créateur dont dispose le Togo dans leurs diversités.

                   5 – Au plan de la politique internationale

          Conformément à son principe cardinal fondé sur la non violence, le CAR réaffirme son attachement au dialogue dans la résolution des conflits. Dans les pays soumis à la dure réalité de la guerre, le CAR pense que seule la voie de la négociation et du dialogue est la mieux indiquée.

          Le CAR déplore ainsi les violences électorales  qui ont éclaté et fait de nombreuses victimes au Kenya et plongé le Zimbabwe dans une impasse. Ces crises démontrent le danger du refus d’organiser les élections dans les normes démocratiques. L’Afrique doit, à ce propos, définir une politique réaliste de résolution des conflits. 

          Le terrorisme international reste également une préoccupation majeure du CAR. La communauté internationale dans son ensemble doit se mobiliser pour faire front à ce phénomène qui fait chaque jour d’innocentes victimes.

          Dans la même optique, le CAR exhorte la communauté internationale à se mobiliser rapidement pour enrayer la  trouvaille que constitue la résurgence de la piraterie marine aux larges des côtes somaliennes, avant qu’elle ne se développe et ne prenne des proportions incontrôlables.

          En définitive, le CAR estime qu’il y a une chance de faire du Togo un Etat moderne et respecté sur le plan international, à condition de mettre à profit ses potentialités. Son souci de l’accomplissement des recommandations de l’APG, son programme de bâtir une économie forte et capable de résister aux secousses internationales, son souci d’épanouissement de toutes les couches sociales de notre pays, son programme de développement sportif, artistique et culturel et sa vision de la politique internationale font du CAR, le parti le plus proche des aspirations du peuple togolais.

  Lomé le 18 Octobre 2008
Le Congrès
 

 
Retourner à la page Accueil
 

 

© 2005  www.togoforum.com All rights reserved

ARCHIVES