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Kara, le 29 dec. 2008 -
A défaut de
connaître son nom propre, la population à Kara s’accordait à l’appeler
SANGHAM, du nom de son magasin. Son magasin est situé non loin de l’hôtel
Concorde sur le sens unique venant du grand marché, après l’hôtel La
Fayette. Il y vend des boissons, des produits de beauté, des machines à
coudre, des bicyclettes, du matériel de coiffure, du matériel audiovisuel et
bien d’autres articles encore. Dans la boutique attenante un autre
commerçants Haoussa revend des matelas et des motos, made in China.
C’est dans la
stupéfaction totale que la population a appris que monsieur SANGHAM, s’est
brûlé jusqu’à la mort le vendredi 26 décembre 2008, le lendemain de la fête
de la Nativité, Noël. Son corps déposé à la morgue du centre hospitalier
régional de Tomdè, a été transféré samedi 27 décembre à Lomé pour y être
incinéré. L’un des médecins du Centre Hospitalier Régional de Tomdè
explique que monsieur SANGHAM est à sa troisième tentative de suicide. Il
aurait pris pour la première fois une overdose de médicaments avec intention
de se donner la mort, mais conduit à l’hôpital de Tomdè, connu sous le nom
d’Hôpital Chinois, il avait été sauvé à temps. La seconde fois, monsieur
SANGHMA s’était pendu dans sa chambre. Cette fois encore il avait été
découvert très tôt et, c’est toujours à l’hôpital Chinois qu’il avait une
fois encore eu la vie sauve. Mais cette fois-ci semble bien la malheureuse
où son corps a été retrouvé calciné dans sa chambre.
D’une soixantaine
d’année, le front dégarni par une calvitie, le cheveu grisonnant, SANGHAM
est arrivé à Kara il y a trois ans venant de Lomé où il tenait plusieurs
magasins au niveau de Ramco. On se souvient de ses boutiques SHALIMAR puis
de SANGHMA à Lomé. Il se raconte qu'a Lomé le monsieur vivait avec une
famille nombreuse mais à Kara il vivait seul. Entre temps, on l’a vu avec
une fillette d’à peine 18 ans. Une histoire avec SANGHAM le
Libanais était pour toute la famille une aubaine, un jackpot. On a vu la
fille relookée, l’aider parfois pour son commerce et trôner au comptoir. On
les voyait même ensemble dans sa voiture Opel aller et venir dans les rues
de Kara en véritables amoureux.
Tout semblait aller
pour lui dans le meilleur des mondes possibles. Mais pourquoi monsieur
SANGHAM s’est-il donné la mort ? A cette question, ce ne sont que des
commérages qui y répondent pour le moment. |