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De 344,4 milliards de FCFA dans le projet de loi des
finances, gestion 2009, les prévisions de recettes budgétaires 2009 adoptées
ce mercredi par les députés sont réévaluées et passent désormais à
350,147.857 milliards. Et pour cause. Le Togo a eu à signer, dans
l’intervalle du temps de dépôt et d’étude du texte, avec la Chine, une
convention de don de financement de la reconstruction de certains ponts
emportés par les dernières inondations. Montant de cette donation : environ
4 milliards de nos francs. En outre, l’étude du texte proposée par le
gouvernement a fait l’objet d’un certain nombre de réaménagements ayant
conduit à une révision à la hausse ou à la baisse de certaines dotations.
Une fois n’est
pas coutume. Les députés togolais viennent d’adopter le projet de loi des
finances, gestion 2009. Ceci, à un peu plus de deux semaines de la fin de
l’année en cours. Le projet de loi soumis par la Commission des Finances et
Echanges au vote des députés est légèrement revu à la hausse par rapport au
texte déposé par le gouvernement sur le bureau de l’Assemblée. Ainsi, les
prévisions budgétaires de l’année 2009 passent de 302,9 milliards de FCFA à
308,674 milliards de FCFA au titre des recettes contre 344,4 à 350,147. 857
milliards au titre des dépenses. Soit un besoin en financement de 41,47
milliards de FCFA, et une réévaluation d’environ 6 milliards. Du côté du
ministère des Finances, cette légère réévaluation s’explique par la
signature de la Convention de don susmentionnée entre le Togo et la Chine.
Par ailleurs,
l’étude en commission de la loi des finances, gestion 2009 a été aussi
l’occasion pour les acteurs du budget d’y apporter quelques réaménagements.
C’est ainsi que des dotations budgétaires ont été revues à la hausse par ici
alors que d’autres ont été revues à la baisse par là. Ceci, en accord avec
le commissaire du gouvernement, M. Nyaro et les techniciens des ministères
dépensiers, notamment ceux en charge de l’élaboration du budget. Tenez !
Dans la loi votée ce mercredi à l’Assemblée Nationale, la dotation accordée
dans le projet de loi du gouvernement à la délégation chargée de
l’encadrement du secteur informel a été diminuée de moitié. Elle est passée
de 150 millions de FCFA à 75 millions. La raison évoquée par la Commission
des Finances pour opérer cette coupe est la non-maîtrise des paramètres de
fonctionnement de cette structure qui a été créée au cours de l’année 2008.
Au titre du
ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, la ligne de 150
millions de FCFA prévue par le gouvernement pour financer le renforcement
des capacités institutionnelles de la chancellerie des universités est
passée à 100 millions. Le ministre Messan Adimado Aduayom en charge de ce
département n’ayant pas eu l’occasion (pour cause d’indisponibilité) d’aller
défendre son dossier auprès des élus du peuple. Le budget d’investissement
de l’Assemblée Nationale évalué précédemment par les législateurs à 414
millions de FCFA n’a pas eu non plus de traitement de faveur auprès des
acteurs du budget. Le gouvernement l’avait ramené à 80 millions, les députés
ont amenés à le porter à 160 millions. Soit un rabaissement de 254 millions
de FCFA. Selon Payadowa Boukpessi, député et président de la Commission des
Finances, cette baisse se justifierait par la non-prise en compte des
demandes des députés, demandes relatives à la prise en charge de leurs vieux
jours et la nécessité de révision du texte y afférent voté en 2007 par leurs
collègues de la troisième législature.
A l’inverse de
ces trois cas, la dotation prévue au titre de la subvention à accorder à la
Société des Editions du Togo (EDITOGO) est revue à la hausse par rapport au
projet soumis par l’exécutif. Elle est de 600 millions au lieu des 500
millions prévus par le gouvernement.
Il en est de
même pour les subventions accordées par l’Etat à des structures comme : le
Centre national de transfusion sanguine (pour la diminution du prix de la
poche de sang), +54 millions ; la Société d’administration de la zone
franche, +50 millions ; équipement et réaménagement des bureaux et
résidences des préfets et sous-préfets, +50 millions contre 10 précédemment.
En somme, entre le 10 novembre, date du dépôt du projet de
loi des finances sur le bureau du président de l’Assemblée, El Hadj Abass
Bonfoh et le 17 décembre, date de son adoption par les députés, le projet de
budget 2009 a subi une légère hausse consécutive à une donation de l’Etat
chinois.
Marc D.
kouakani-assi
Budget 2009 / réévaluation des droits d’accises sur le tabac
et l’alcool : Le Togo veut
décourager l’alcoolisme et le tabagisme
Décourager l’alcoolisme et le tabagisme, c’est a priori ce
qui aurait conduit le gouvernement togolais à proposer, dans le projet de
loi de Finances voté ce mercredi à l’Assemblée Nationale, une réévaluation
des droits d’accises sur toutes les boissons alcoolisées ainsi que sur les
tabacs. La bière n’est pas du reste. Elle a aussi subi une légère hausse.
Au terme de la
loi des finances, gestion 2009, les droits d’accises sur les boissons
alcoolisées passeront au 1er janvier
2009 à 30%. Soit une hausse de 14 points par rapport au taux d’imposition
supporté l’année dernière par les produits de cette catégorie. Les tabacs
seront désormais taxés à 30%, contre 15% actuellement. Les rois, reines et
autres amateurs de la bière auront aussi à dépenser un peu plus l’année
prochaine pour s’offrir leur bouteille favorite. Il sera appliqué dès
janvier à cette boisson une taxe de 15% au lieu de 10% précédemment.
D’après les
techniciens du ministère des Finances, ces dispositions sont prises
essentiellement pour deux raisons. D’une part, elles sont destinées à
décourager les consommateurs des boissons alcoolisées et ceux des tabacs.
D’autre part, l’Etat veut profiter de la croissance du nombre d’amateurs de
bière pour accroître ses recettes à ce niveau.
De l’avis de
certains opérateurs économiques, ces mesures sont salutaires et réalistes.
Toutefois, ils craignent que l’incidence du doublement des droits d’accises
sur les tabacs ne détourne les « fumeurs » vers les produits de la
contrebande ou les drogues illicites. Une inquiétude partagée par les
députés qui, en commission, avaient posé le problème avant de se rallier à
l’idée d’augmenter ces taxes de 15 et non 20%, comme le souhaitait le
gouvernement pour décourager les consommateurs de tabacs. Ce léger mieux
peut-il éviter la ruée vers les produits de la contrebande. Rien n’est moins
sûr. Seules les statistiques et les enquêtes d’opinion des services
techniques du ministère de l’Economie pourront nous en dire un peu plus au
moment opportun sur la situation des produits irrégulièrement introduits
dans le pays. Pour l’heure, sauf adoption de mesures palliatives, le prix de
la bière sera légèrement revu à la hausse dès janvier 2009. Il en sera de
même, mais dans une plus grande proportion, de celui des boissons
alcoolisées et des tabacs.
Marc D.
kouakani-assi
Transport et vente de carburant au Togo : Le gouvernement en
guerre contre les produits frelatés
«Tout
contrevenant à l’arrêté interministériel no 016/MCIA/MEFP/MMEE
du 1er septembre 2006
s’expose à la rigueur de la loi », peut-on lire dans un communiqué du
ministre délégué auprès du président de la République, chargé du Commerce
et de la Promotion du Secteur privé, Guy Madjé Lorenzo, publié dans le
quotidien Togo-Presse du18 décembre 2008. Par cette sortie médiatique, le
ministre en charge du Commerce entend rappeler au public que l’importation,
l’entreposage et la vente des carburants sur les trottoirs et les abords
des rues, des maisons d’habitation, des magasins et des lieux clandestins
sont et demeurent strictement interdits, conformément à l’arrêté
interministériel suscité. Il invite à cet effet la population à plus de
vigilance, vue la dangerosité de ces produits qui doivent être manipulés
avec beaucoup de précaution.
Ce rappel à
l’ordre du ministre en charge du commerce est consécutif à la décision du
gouvernement de revoir à la baisse le prix des produits pétroliers. Une
brigade mobile du ministère du Commerce veillera à l’application des textes.
Depuis hier jeudi 18 décembre, le litre du super sans plomb
et du mélange 2 temps coûtent 500 FCFA contre respectivement 595 et 575 F
CFA antérieurement. Celui du gas-oil passe à 495F CFA. Le prix du gaz butane
de 12 kilogrammes et celui du pétrole lampant, quant à eux, restent
inchangés et sont respectivement de 3.500 F CFA et de 370 F CFA. La baisse
de ces prix, selon le communiqué ayant sanctionné les travaux du conseil des
ministres, tient compte de la tendance baissière du cours du baril du
pétrole sur le marché international. Le baril étant actuellement livré à
environ 40 dollars sur le marché international alors qu’il y a six mois, il
a atteint le record historique de 147 dollars. En outre, précise le
communiqué, la décision gouvernementale est destinée à amortir les effets
du phénomène de la vie chère qui ne cesse d’accentuer la paupérisation de la
population togolaise.
Grégoire AWESSO
Rallongement du budget 2008 : priorité à l’agriculture, à
l’éducation et aux infrastructures routières
Réunis mercredi dernier pour le compte de la 9ème séance
plénière de la deuxième session ordinaire de l’année 2008, les députés ont
adopté le projet de loi de finances rectificative, gestion 2008. Les
ressources additionnelles de cette loi seront prioritairement affectées aux
dépenses relatives à l’agriculture, à l’éducation et à la réhabilitation des
infrastructures routières.
Réévalué à
284.473 millions de FCFA au titre des recettes et à 326.915.062 millions de
FCFA pour les dépenses, le collectif budgétaire de l’année 2008, une
première au Togo, est, selon le rapport de la commission des finances et des
échanges, initié pour couvrir les dégâts occasionnés par les dernières
inondations qu’a connues le Togo et les effets de la vie chère en vue
d’améliorer les conditions de vie des Togolais.
En effet, la
nouvelle orientation donnée au budget de l’année finissante, met un accent
particulier sur trois secteurs prioritaires.
Ainsi, sur le
plan agricole, le gouvernement s’est engagé à mettre à la disposition des
paysans une quantité suffisante d’engrais. Il sera de ce fait procédé à
l’achat de 25.000 tonnes d’engrais dont 16.000 tonnes de NPK et 9.000 tonnes
d’urée (le premier lot a été déjà commandé et sa réception est en cours
d’exécution). Les besoins des agriculteurs étant évalués à 20.000 tonnes,
constate la commission des finances et des échanges du parlement, la demande
sera largement couverte.
Afin d’assurer
la sécurité alimentaire aux Togolais, le cabinet Houngbo prévoit par
ailleurs la mise en place d’un stock céréalier de sécurité. Pour ce faire,
l’ANSAT (Agence nationale pour la sécurité alimentaire au Togo) est chargée
d’acheter 12.000 tonnes de céréales ; ce qui permettra de stabiliser les
prix sur les marchés.
Pour ce qui
est des infrastructures routières, la priorité sera accordée aux rues de la
capitale. Celles de l’intérieur du pays devront attendre le collectif
budgétaire, gestion 2009 pour être prises en compte. Toutefois, le parlement
recommande au gouvernement qu’une partie de la dotation allouée à ces
travaux, 2 millions de F cfa, soit utilisé pour la réfection des rues des
autres préfectures.
Enfin, le
troisième secteur privilégié par la loi de finances rectificative, gestion
2008 est celui de l’éducation. Le renforcement des mesures d’accompagnement
prises par l’Etat togolais suite à la suppression des frais de scolarité au
préscolaire et au primaire sera le principal secteur d’intervention du
rallongement budgétaire dans ce domaine. Ces fonds permettront en termes
clairs, aux établissements publics concernés, de disposer de fonds de
roulement internes, de pourvoir au paiement des salaires des enseignants
volontaires, etc. La présente loi de finances qui modifie le budget de
l’Etat au titre de la gestion de l’année 2008 se justifie par la survenance
d’une série d’événements jugés extraordinaires par les autorités togolaises
et qui ont entravé le respect strict de l’exécution du budget initial voté
le 31 décembre 2007. Ce qui implique la révision à la baisse du taux de
croissance du PIB (Produit intérieur brut); il passe de 3 % (comme
initialement prévu) à 0,8%.
Grégoire AWESSO
Promouvoir et contrôler la bonne gouvernance au Togo :
Le MAEP bientôt opérationnel sur le territoire togolais
Le Togo
consacre son adhésion au MAEP (Mécanisme africain d’évaluation par les
pairs) ; c’est qui ressort du point de presse animé mercredi dernier par
Koffi Esaw, ministre des Affaires Etrangères et de l’Intégration régionale à
son cabinet à Lomé. Le Togo, suite à son adhésion à ce mécanisme en juin
2008 en marge du sommet des chefs d’Etat de l’UA (Union africaine), à Sharm
El Sheik en Egypte, se prépare à mettre véritablement en pratique ses
mesures d’application. Pour ce faire, le cabinet des ministères des Affaires
Etrangères a ouvert le bal des sensibilisations qui vont être menées sur le
sujet par ce point de presse.
L’objectif
visé par le MAEP est d’amener les pays adhérents (29 actuellement) à
adopter et à accélérer la mise en place de normes démocratiques et
politiques en faveur de la promotion de la bonne gouvernance sur le
continent. Ce mécanisme touche essentiellement quatre domaines à savoir, la
bonne gouvernance politique, économique, celle des entreprises et le
développement social.
D’après Koffi
Esaw, le fonctionnement de ce mécanisme ne ressemble en rien à celui d’un
tribunal. Il s’agira, à la demande des chefs d’Etat de chaque pays membre,
de solliciter une évaluation de l’évolution de leur pays par leurs pairs.
Ces derniers seront appuyés dans leur travail par les experts de ces
différents domaines précités. Des indicateurs sont définis par le MAEP pour
permettre aux pairs de pouvoir mener ces évaluations sans complaisance puis
faire des remarques et partager leurs expériences avec le pays qui en fait
la demande.
Ce mécanisme
permet également selon, le membre du gouvernement, à un pays de se faire
auditer, de laisser des personnalités indépendantes scruter et relever les
défaillances observées dans la gestion des affaires de l’Etat. En cela, il
implique toutes les couches de la population qui doivent le comprendre afin
d’en faciliter la mise en œuvre.
Créée en 2003,
le MAEP est un instrument du NEPAD (Nouveau partenariat africain pour le
développement) ; assurer la transparence dans la gestion des affaires de ses
pays membres respectifs est son principal objectif.
Sedjrawodo
A. ADRY |