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Sokodé, le 19 déc 2008 -
On aurait dit un lac s’emplissant des eaux de ruissellement de plusieurs
ruisseaux et rivières à la fois. De toutes les rues menant au stade
municipal de Sokodé débouchaient des populations pressées d’aller voir de
ses propres yeux la cérémonie d’ouverture du FESTEKPE. C’est ainsi que ce
stade a été cet après-midi du 19 décembre 2008, le point d’attraction des
populations de Sokodé et de ses environs. Enfants, vieilles personnes,
autorités religieuses, militaires, traditionnelles, anciens ministres,
députés, bref le beau monde et le bas peuple s’este frotté dans ce stade qui
a vu briller les Semassi, la mythique équipe de football de la localité. La
foule ainsi massée a attendu l’arrivée du préfet de Tchaoudjo, Batandéo M’Ba
et de la
Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargée de la promotion et de
l’emploi des jeunes, Nathalie Bitho. Prévue pour 15 heures, la cérémonie n’a
pu démarrer que vers 16 heures 35 avec la prière musulmane dite par l’Imam
de la ville Alikamatou Touré.
Le Président de la délégation spéciale, maire de la commune Alassani
Tchapédéo, tout joyeux, a apprécié que sa commune accueille un nouveau
festival en cette fin d’année alors qu’un autre vient de tirer les rideaux.
Il faisait ainsi allusion aux RETHES, Rencontres théâtrales de Sokodé qui
ont pris fin le 17 décembre au lieu du 19 décembre, à cause du décès d’un
professeur, collaborateur du directeur des RETHES.
Le coordinateur de Togo-Kultur Plus e.v., Bassirou Ayéva, qui a succédé au
chargé à l’organisation à la tribune, Tchakalla Mohamed, a présenté et
décrit l’idée du festival. 17 groupes vont prendre part et seuls 7 groupes
seront retenus pour la finale dimanche 21 décembre. Parmi les 7 finalistes,
3 groupes seront retenus et gagneront chacun une coupe, une enveloppe dont
le montant n’est pas précisé et un certificat de participation. Des
enveloppes et des certificats de participation sont également prévus pour
tous les groupes ayant pris part à ce festival.
Cinq (5) personnes, composant le jury présidé par le Docteur Mama Fousséni,
anthropologue, distingueront les meilleurs à partir de cinq (5) critères à
savoir : la présentation, le thème, l’harmonie, la voix et la musique dans
son ensemble.
C’est après cette présentation du que Mme Ilse Fliege, marraine du FESTEKPE
et consul honoraire du Togo en Allemagne, a, dans un discours intelligent
empreint de philosophie, de sociologie et d’économie du développement,
replacé l’importance de la culture dans une société. La musique participe de
l’émancipation des peuples. Elle est source d’inspiration pour la libération
culturelle. La musique traditionnelle Tem, dans son double aspect moderne et
traditionnel, est un facteur de cohésion sociale et de mobilisation.
Communion entre les vivants et l’au-delà, cette musique est l’expression
même de la vie. La marraine du FESTEKPE est convaincue que la culture peut
générer des richesses autant que « l’or, le pétrole et le diamant ». Mme
Ilse Fliege a dit, pour finir, sa volonté de s’engager auprès des autorités
allemandes pour soutenir les années à venir le Festival de musique
traditionnelle en pays tem.
Avant la secrétaire d’Etat auprès du premier ministre, chargée de la
promotion et de l’emploi des jeunes, le préfet de Tchaoudjo, Batandéo M’Ba,
est intervenu pour dire l’attachement que le chef de l’Etat porte à la
promotion culturelle. Il a souhaité que le festival se déroule dans des
conditions transparentes de sélection et que le meilleur groupe gagne.
Mme Bitho Nathalie, représentant le ministre de la communication et de la
culture, a transmis les félicitations du chef de l’Etat et du premier
ministre aux promoteurs d’un tel festival. Elle a présenté 4 machines à
coudre, offertes par le chef de l’Etat à deux Centres d’Initiative
Professionnelle où des filles en difficulté ou orpheline s’initient dans la
formation professionnelle. Ces quatre machines ont été remises au chef
suprême des Tems. Insistant sur le fait que la jeunesse de Tchaoudjo devait
cette saisir cette perche qu’est l’idée du festival, la secrétaire d’Etat
auprès du premier ministre a ouvert la première édition du Festival de
musique traditionnelle en pays Tem.
En intermède à chaque discours, des groupes se sont succédé pour donner un
peu d’eau à la bouche des festivaliers. Ceux-ci ont pu apprécier la danse
des cavaliers montés sur leurs chevaux aux mille et multicolores atours,
surtout la danse Goumbé de Gandè de Bafilo.
A 19 heures débuteront les compétitions proprement dites.
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