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Le CAR exige la mise en place du CNCD et "Le NID" demande l'élargissement du cadre à tous les partis politiques
Le ministre de l'Administration
Territoriale, de
la Décentralisation
et des Collectivités Locales, porte-parole du gouvernement, M. Pascal
Bodjona a reçu à son cabinet le 04 décembre 2008 les responsables des partis
politiques signataires de l'Accord Politique Global (APG). Il s'agit du RPT,
de l'UFC, du CAR, de la CPP, du PDR et de
la CDPA qui ont
échangé avec lui sur la recomposition de
la Commission Electorale
Nationale Indépendante (CENI), la révision des listes électorales, le
financement des partis politiques, les réformes constitutionnelles et
institutionnelles et le statut de l'opposition.
A l'issue de cette rencontre, le Comité
d'Action pour le Renouveau (CAR) et le parti "Le NID" ont réagi à travers
des communiqués de presse. Si pour le CAR, seul le Conseil National de
Concertation et de Dialogue (CNCD) devra se pencher sur les questions
inscrites à l'ordre du jour, le parti "le NID", lui, demande qu'on élargisse
ces genres de rencontres à tous les partis politiques légalement constitués
et qui sont effectivement en activité. Si l'on doit s'en tenir au fameux
Conseil National de Concertation et de Dialogue de Me Agboyibo, cela
réduirait le nombre de partis qui prendraient part à ce Conseil. Car ce
Conseil créé par Me Agboyibo ne serait composé uniquement que des trois
partis siégeant à l'Assemblée notamment le RPT, l'UFC et le CAR qui
répondent aux conditions. Les trois partis sont les seuls à avoir dépassé
les 5% exigés pour être membre du Conseil. Et les autres partis n'ont-ils
pas droit?
Pourquoi le CAR tient-il à exclure les
autres de son Conseil de Concertation? Ce faisant, il donne raison à l'UFC
qui exige pour elle un dialogue exclusif avec le RPT. Ce que rejette
farouchement le CAR. Les autres partis non signataires de l'APG eux aussi
réclament leur participation car ils sont des acteurs sur l'échiquier
politique national. C'est justement pour pallier à ce déficit relevé dans le
Conseil de Me Agboyibo que le gouvernement a créé le Cadre Permanent de
Dialogue et de Concertation conformément à l'article 5.1 de l'APG. Ce cadre
permet au chef de l'Etat de nommer, outre les trois partis ayant obtenus 5%,
des personnalités pour composer ce Cadre. Mais malheureusement, le CAR
rejette ce cadre et préfère son Conseil du 14 mai 2007 où il y aura que 3
partis pour discuter des sujets d'intérêt national. Ce que rejettent les
autres partis dont le "NID" qui demande plutôt qu'on l'élargisse.
Tout porte à croire que les problèmes de la nation
ne concernent pas seulement les trois partis représentés à l'hémicycle mais
tous les acteurs politiques.
Aliziou Dominique
Un pont emporté
par la pluie de vendredi à Agadji
Après la grande catastrophe provoquée dans
notre pays par des inondations qui ont emporté plusieurs ponts et fait des
sans abri et même des morts, la pluie de vendredi a également emporté le
pont d'Agadji.
En effet, suite à cette pluie, le pont sur
une rivière à Agadji situé dans la préfecture d'Amou à 30km d'Atakpamé a été
déplacé, laissant un grand trou et empêchant les véhicules de relier
Atakpamé à Kpalimé. Comble de malheur, aucune disposition n’a été prise pour
alerter le voyageur venant des deux côtés, c'est-à-dire de Kpalimé et d'Atakpamé.
De vendredi jusqu'à dimanche, rien n'était fait. Les conducteurs empruntent
le tronçon et c'est au lieu du sinistre qu'ils découvrent les dégâts. Et
comme ils ne peuvent rien faire avec leur véhicule, ils rebroussent chemin.
Néanmoins les jeunes de la localité se sont organisés pour faire traverser
les passagers des transports en commun d'une rive à l'autre, moyennant
200 F.
Cette route est d'une grande importance car elle dessert Atakpamé, Badou et
le nord pour ceux qui viennent de Kpalimé. Pour pallier les désagréments que
cela cause aux passagers, une solution provisoire avait été trouvée. Il
s'agit de contourner le sinistre en passant par le village de Kpatego pour
déboucher sur le village de Gléï par une voie tortueuse. Mais depuis Lundi,
les Travaux Publics (TP) d'Atakpamé ont dépêché des ingénieurs pour penser à
une solution provisoire et permettre aux usagers de l'emprunter. Ce qui est
fait et la circulation a été réouverte en attendant de réparer
définitivement l'ouvrage.
Comment comprendre qu'une seule pluie
après deux mois de sécheresse puisse emporter un pont ? Selon nos
recoupements sur place, lorsque le pont d'Amakpapé a cédé sur la nationale
N° 1, les dispositions avaient été prises pour dévier les véhicules tout
gabarit venant du Nord sur cette route. Evidemment, les poids lourds ont
fragilisé certains ouvrages d'art dont celui d'Agadji. Entre temps un
entrepreneur a entrepris des travaux pour réparer et renforcer le pont. A
mi-chemin, il abandonne les travaux et disparaît pour des raisons que,
personne ne sait. C'est ainsi que l'ouvrage est laissé inachevé et personne
ne s'en est préoccupé, même pas le préfet de la localité qui emprunte
souvent la voie. C'est la pluie de vendredi qui est venue "achever" le
travail inachevé de l'entrepreneur en décalant le pont, laissant un grand
trou aux usagers.
Visiblement, si rien n'est fait avant la
prochaine grande pluie, il est clair que les ponts situés sur ce tronçon
risquent d'être emportés. Le ministère des Travaux Publics devrait
sérieusement prendre à bras le corps la problématique que pose la fragilité
des ouvrages sur le tronçon Atakpamé - Kpalimé. S'il est vrai que cette
route ne dessert pas les pays de l'Hinterland, il n'en demeure pas moins
vrai qu'elle constitue une route stratégique pour les populations de Kpalimé,
d'Atakpamé de Badou et même pour tout le Togo. Car la zone desservie est
reconnue comme grenier des produits vivriers et également des produits de
rente, notamment le café et le cacao. Les autorités doivent s'investir pour
renforcer les ouvrages sur cette voie avant la prochaine saison des pluies.
Aliziou Dominique
Enseignement
supérieur : Mieux comprendre les LMD : Les médias informés sur ce nouveau
système
Les Universités du Togo sont sur le point
d'adopter un nouveau système de formation : le système LMD (Licence - Master
- Doctorat). Cette décision fait suite au décret N° 2008-66/PR pris par le
président de
la République, sur le rapport du ministre de l'Enseignement
Supérieur et de
la Recherche,
et relatif à l'institution du système Licence, Master, Doctorat (LMD) dans
l'enseignement supérieur au Togo. Cette réforme vise plusieurs objectifs, à
savoir :
-faciliter la lisibilité et la comparaison des
diplômes délivrés par les établissements d'enseignement supérieur ;
-accroître l'attractivité et la crédibilité des
offres de formation ;
-développer la professionnalisation des études
supérieures ;
-intégrer l'acquisition des compétences
transversales, notamment la maîtrise des langues et de l'outil informatique
;
-favoriser la mise en œuvre de méthodes
d'enseignement et d'évaluation adaptées et faisant éventuellement appel aux
technologies de l'information et de la communication ;
-permettre la prise en compte et la validation des
acquis de la formation antérieure ;
-favoriser la mobilité des enseignants-chercheurs au
niveau sous régional, africain et international.
Le mardi dernier, les membres de
la Commission LMD
de l'Université de Lomé ont rencontré les médias à l'Auditorium de
l'Université pour échanger avec eux sur ce nouveau système afin que ceux-ci
se l'approprient et en fassent une large diffusion. Il était également
question pour les membres de faire part aux médias du parcours accompli dans
la mise en œuvre du système LMD.
Selon les explications des membres de
cette commission, ce nouveau système d'éducation qui sera appliqué dans le
supérieur comporte des contenus organisés en domaines pluri et
transdisciplinaires avec des parcours diversifiés.
Il recouvre plusieurs disciplines et leurs
champs d'application, notamment professionnels. Il exprime les grands champs
de compétence. Il faut noter que le domaine ne coïncide pas toujours avec
des facultés et départements existants.
Le parcours est un chemin choisi par
l'étudiant pour réaliser son projet de formation et son projet professionnel
grâce à l'ensemble des Unités d'Enseignement (UE) qui lui sont proposés dans
les différents domaines de formation. L'Université de Lomé a choisi 8
domaines de formation qui sont : Lettres et Langues ; Sciences de l'Homme et
de la
Société ; Science de l'Education et
la Formation ; Science de
la Santé ; Science de l'Agriculture, de l'Alimentation et de
la Nutrition ; Sciences Economiques et de Gestion ;
Administration ; Sciences juridiques et Politiques ; Sciences et
Technologie. Ces 8 domaines ont été également adoptés par 15 établissements
de 7 pays qui ont formé le Réseau pour l'Excellence de l'Enseignement
Supérieur en Afrique de l'Ouest (REESAO), afin de créer un cadre général
commun de formation et de conditions de mobilité. Les Universités du REESAO
sont donc demandées d'harmoniser les conditions d'études dans le réseau de
façon à faciliter la mobilité des étudiants. Les pays membres du REESAO sont
: le Bénin, le Burkina Faso,
la Côte
d'Ivoire, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.
Le système LMD est basé sur deux principes
: celui de la semestrialisation et de la capitalisation. Et le système
d'évaluation obéit à ces deux principes. Avec la semestrialisation,
l'enseignement est organisé non plus en année, mais en semestre qui devient
la durée périodique de base des Unités d'Enseignement.
La capitalisation suppose que les contenus
sont découpés en Unités d'Enseignement (UE) que l'étudiant acquiert une à
une et qu'il capitalise (validation définitive). Une UE constitue une
subdivision autonome à l'intérieur d'un parcours : c'est un ensemble
cohérent impliquant un ou plusieurs champs disciplinaires. Chaque UE a une
valeur mesurée en crédits, un crédit correspondant à la charge de travail
requise pour atteindre les objectifs de l'UE. Ce nouveau système a bien sûr
des avantages, mais exige de l'étudiant une grande responsabilité dans sa
formation.
Il importe de rappeler que le LMD est une
directive de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) qui a
demandé aux Etats membres d'entrer dans ce système. La date butoir pour que
toutes les Universités du REESAO soient en LMD est septembre 2011.
Pierre Agbanda
Election du
nouveau Bureau de la FTF : Tata, Rock et Winny retenus
pour la compétition
L'élection du nouveau bureau de
la Fédération
Togolaise de Football (FTF) du 18 janvier prochain continue de faire du
bruit et ceci à cause de la cacophonie constatée lors du dépôt des listes de
candidature. L'on se souvient de la candidature du Colonel Rock Gnassingbé
qui a créé un remous au sein de la population parce que comportant des
irrégularités. En effet, certains candidats qui étaient
en
tête de
liste se sont retrouvés sur sa liste. Il s'agit de Gabriel Améyi et de Winny
Dogbatsè. Face à cette situation,
la Commission Electorale
Indépendante (CEI) de
la Fédération Internationale
de Football Association (FIFA) conduite par l'Ivoirien
Jacques Anouma a
donné 10 jours aux candidats pour harmoniser leurs listes. Hier, les
membres de la CEI ont rencontré la presse et les candidats à l'hôtel Sarakawa afin de
clarifier la situation. Cette rencontre a vu la présence de Rock Gnassingbé,
Tata Avlessi, Winny Dogbatsè s'étant fait représenter par l'ancien ministre
des Sports, Horacio Freitas. L'absence de Gabriel Améyi était très remarquée
et pour cause, il s'est désisté en faveur de Rock Gnassingbé sur la liste de
qui il est 1er vice président.
Au finish, on se retrouve avec trois listes qui s'affronteront le 18 janvier
prochain. Il s'agit de la liste de Winny Dogbatsè, de celle de Tata Avlessi
et enfin de celle de Rock Gnassingbé. Aucun désistement de dernière minute
ne sera plus accepté, à en croire les sources proches de
la CEI. Ce qui fait dire à certains observateurs que cette élection
de janvier prochain promet beaucoup.
Une concertation a eu lieu entre
la CEI et les
têtes de liste. Selon nos informations, Jacques Anouma aurait demandé aux
candidats de cesser des intimidations sur leurs adversaires et d'éviter
d'utiliser les médias comme moyen d'attaque de l'adversaire.
Quelle analyse faire des trois listes ?
D'abord la liste de Rock Gnassingbé. Si celui-ci a voulu avoir sur sa liste
Ameyi et Dogbatsè, c'est sans doute pour s'attirer une certaine grâce des
électeurs, car en réalité, depuis 2006 il est en perte de popularité. C'est
justement sous lui que les problèmes de
la FTF ont
commencé. Sa réélection risquerait d'envenimer la situation.
Pour sa part Tata n'a rien montré de
positif depuis son élection a la tête de
la FTF. On dirait même que tous ceux qui l'ont porté la tête à
la FTF le regrettent aujourd'hui.
Winny Dogbatsè reste le grand inconnu du public
sportif, quand bien même il a fait partie du bureau dirigé par Rock. Il fait
partie des membres qui ont démissionné en 2006 après la coupe du monde.
C'est probablement sur lui que pourrait porter le choix des électeurs.
Pierre Agbanda |