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ACTUALITÉ / NEWS
Rencontre entre le ministre de l'administration territoriale et les partis signataires de l'APG
Chronique de la Semaine #38 du 11 déc 2008

          Le CAR exige la mise en place du CNCD et "Le NID" demande l'élargissement du cadre à tous les partis politiques

          Le ministre de l'Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités Locales, porte-parole du gouvernement, M. Pascal Bodjona a reçu à son cabinet le 04 décembre 2008 les responsables des partis politiques signataires de l'Accord Politique Global (APG). Il s'agit du RPT, de l'UFC, du CAR, de la CPP, du PDR et de la CDPA qui ont échangé avec lui sur la recomposition de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), la révision des listes électorales, le financement des partis politiques, les réformes constitutionnelles et institutionnelles et le statut de l'opposition.

          A l'issue de cette rencontre, le Comité d'Action pour le Renouveau (CAR) et le parti "Le NID" ont réagi à travers des communiqués de presse. Si pour le CAR, seul le Conseil National de Concertation et de Dialogue (CNCD) devra se pencher sur les questions inscrites à l'ordre du jour, le parti "le NID", lui, demande qu'on élargisse ces genres de rencontres à tous les partis politiques légalement constitués et qui sont effectivement en activité. Si l'on doit s'en tenir au fameux Conseil National de Concertation et de Dialogue de Me Agboyibo, cela réduirait le nombre de partis qui prendraient part à ce Conseil. Car ce Conseil créé par Me Agboyibo ne serait composé uniquement que des trois partis siégeant à l'Assemblée notamment le RPT, l'UFC et le CAR qui répondent aux conditions. Les trois partis sont les seuls à avoir dépassé les 5% exigés pour être membre du Conseil. Et les autres partis n'ont-ils pas droit?

          Pourquoi le CAR tient-il à exclure les autres de son Conseil de Concertation? Ce faisant, il donne raison à l'UFC qui exige pour elle un dialogue exclusif avec le RPT. Ce que rejette farouchement le CAR. Les autres partis non signataires de l'APG eux aussi réclament leur participation car ils sont des acteurs sur l'échiquier politique national. C'est justement pour pallier à ce déficit relevé dans le Conseil de Me Agboyibo que le gouvernement a créé le Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation conformément à l'article 5.1 de l'APG. Ce cadre permet au chef de l'Etat de nommer, outre les trois partis ayant obtenus 5%, des personnalités pour composer ce Cadre. Mais malheureusement, le CAR rejette ce cadre et préfère son Conseil du 14 mai 2007 où il y aura que 3 partis pour discuter des sujets d'intérêt national. Ce que rejettent les autres partis dont le "NID" qui demande plutôt qu'on l'élargisse.

Tout porte à croire que les problèmes de la nation ne concernent pas seulement les trois partis représentés à l'hémicycle mais tous les acteurs politiques.

Aliziou Dominique


Un pont emporté par la pluie de vendredi à Agadji

          Après la grande catastrophe provoquée dans notre pays par des inondations qui ont emporté plusieurs ponts et fait des sans abri et même des morts, la pluie de vendredi a également emporté le pont d'Agadji.

          En effet, suite à cette pluie, le pont sur une rivière à Agadji situé dans la préfecture d'Amou à 30km d'Atakpamé a été déplacé, laissant un grand trou et empêchant les véhicules de relier Atakpamé à Kpalimé. Comble de malheur, aucune disposition n’a été prise pour alerter le voyageur venant des deux côtés, c'est-à-dire de Kpalimé et d'Atakpamé. De vendredi jusqu'à dimanche, rien n'était fait. Les conducteurs empruntent le tronçon et c'est au lieu du sinistre qu'ils découvrent les dégâts. Et comme ils ne peuvent rien faire avec leur véhicule, ils rebroussent chemin. Néanmoins les jeunes de la localité se sont organisés pour faire traverser les passagers des transports en commun d'une rive à l'autre, moyennant 200 F. Cette route est d'une grande importance car elle dessert Atakpamé, Badou et le nord pour ceux qui viennent de Kpalimé. Pour pallier les désagréments que cela cause aux passagers, une solution provisoire avait été trouvée. Il s'agit de contourner le sinistre en passant par le village de Kpatego pour déboucher sur le village de Gléï par une voie tortueuse. Mais depuis Lundi, les Travaux Publics (TP) d'Atakpamé ont dépêché des ingénieurs pour penser à une solution provisoire et permettre aux usagers de l'emprunter. Ce qui est fait et la circulation a été réouverte en attendant de réparer définitivement l'ouvrage.

          Comment comprendre qu'une seule pluie après deux mois de sécheresse puisse emporter un pont ? Selon nos recoupements sur place, lorsque le pont d'Amakpapé a cédé sur la nationale N° 1, les dispositions avaient été prises pour dévier les véhicules tout gabarit venant du Nord sur cette route. Evidemment, les poids lourds ont fragilisé certains ouvrages d'art dont celui d'Agadji. Entre temps un entrepreneur a entrepris des travaux pour réparer et renforcer le pont. A mi-chemin, il abandonne les travaux et disparaît pour des raisons que, personne ne sait. C'est ainsi que l'ouvrage est laissé inachevé et personne ne s'en est préoccupé, même pas le préfet de la localité qui emprunte souvent la voie. C'est la pluie de vendredi qui est venue "achever" le travail inachevé de l'entrepreneur en décalant le pont, laissant un grand trou aux usagers.

          Visiblement, si rien n'est fait avant la prochaine grande pluie, il est clair que les ponts situés sur ce tronçon risquent d'être emportés. Le ministère des Travaux Publics devrait sérieusement prendre à bras le corps la problématique que pose la fragilité des ouvrages sur le tronçon Atakpamé - Kpalimé. S'il est vrai que cette route ne dessert pas les pays de l'Hinterland, il n'en demeure pas moins vrai qu'elle constitue une route stratégique pour les populations de Kpalimé, d'Atakpamé de Badou et même pour tout le Togo. Car la zone desservie est reconnue comme grenier des produits vivriers et également des produits de rente, notamment le café et le cacao. Les autorités doivent s'investir pour renforcer les ouvrages sur cette voie avant la prochaine saison des pluies.

Aliziou Dominique


Enseignement supérieur : Mieux comprendre les LMD : Les médias informés sur ce nouveau système

          Les Universités du Togo sont sur le point d'adopter un nouveau système de formation : le système LMD (Licence - Master - Doctorat). Cette décision fait suite au décret N° 2008-66/PR pris par le président de la République, sur le rapport du ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, et relatif à l'institution du système Licence, Master, Doctorat (LMD) dans l'enseignement supérieur au Togo. Cette réforme vise plusieurs objectifs, à savoir :

-faciliter la lisibilité et la comparaison des diplômes délivrés par les établissements d'enseignement supérieur ;

-accroître l'attractivité et la crédibilité des offres de formation ;

-développer la professionnalisation des études supérieures ;

-intégrer l'acquisition des compétences transversales, notamment la maîtrise des langues et de l'outil informatique ;

-favoriser la mise en œuvre de méthodes d'enseignement et d'évaluation adaptées et faisant éventuellement appel aux technologies de l'information et de la communication ;

-permettre la prise en compte et la validation des acquis de la formation antérieure ;

-favoriser la mobilité des enseignants-chercheurs au niveau sous régional, africain et international.

          Le mardi dernier, les membres de la Commission LMD de l'Université de Lomé ont rencontré les médias à l'Auditorium de l'Université pour échanger avec eux sur ce nouveau système afin que ceux-ci se l'approprient et en fassent une large diffusion. Il était également question pour les membres de faire part aux médias du parcours accompli dans la mise en œuvre du système LMD.

          Selon les explications des membres de cette commission, ce nouveau système d'éducation qui sera appliqué dans le supérieur comporte des contenus organisés en domaines pluri et transdisciplinaires avec des parcours diversifiés.

          Il recouvre plusieurs disciplines et leurs champs d'application, notamment professionnels. Il exprime les grands champs de compétence. Il faut noter que le domaine ne coïncide pas toujours avec des facultés et départements existants.

          Le parcours est un chemin choisi par l'étudiant pour réaliser son projet de formation et son projet professionnel grâce à l'ensemble des Unités d'Enseignement (UE) qui lui sont proposés dans les différents domaines de formation. L'Université de Lomé a choisi 8 domaines de formation qui sont : Lettres et Langues ; Sciences de l'Homme et de la Société ; Science de l'Education et la Formation ; Science de la Santé ; Science de l'Agriculture, de l'Alimentation et de la Nutrition ; Sciences Economiques et de Gestion ; Administration ; Sciences juridiques et Politiques ; Sciences et Technologie. Ces 8 domaines ont été également adoptés par 15 établissements de 7 pays qui ont formé le Réseau pour l'Excellence de l'Enseignement Supérieur en Afrique de l'Ouest (REESAO), afin de créer un cadre général commun de formation et de conditions de mobilité. Les Universités du REESAO sont donc demandées d'harmoniser les conditions d'études dans le réseau de façon à faciliter la mobilité des étudiants. Les pays membres du REESAO sont : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.

          Le système LMD est basé sur deux principes : celui de la semestrialisation et de la capitalisation. Et le système d'évaluation obéit à ces deux principes. Avec la semestrialisation, l'enseignement est organisé non plus en année, mais en semestre qui devient la durée périodique de base des Unités d'Enseignement.

          La capitalisation suppose que les contenus sont découpés en Unités d'Enseignement (UE) que l'étudiant acquiert une à une et qu'il capitalise (validation définitive). Une UE constitue une subdivision autonome à l'intérieur d'un parcours : c'est un ensemble cohérent impliquant un ou plusieurs champs disciplinaires. Chaque UE a une valeur mesurée en crédits, un crédit correspondant à la charge de travail requise pour atteindre les objectifs de l'UE. Ce nouveau système a bien sûr des avantages, mais exige de l'étudiant une grande responsabilité dans sa formation.

          Il importe de rappeler que le LMD est une directive de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) qui a demandé aux Etats membres d'entrer dans ce système. La date butoir pour que toutes les Universités du REESAO soient en LMD est septembre 2011.

Pierre Agbanda


Election du nouveau Bureau de la FTF : Tata, Rock et Winny retenus pour la compétition
L'élection du nouveau bureau de la Fédération Togolaise de Football (FTF) du 18 janvier prochain continue de faire du bruit et ceci à cause de la cacophonie constatée lors du dépôt des listes de candidature. L'on se souvient de la candidature du Colonel Rock Gnassingbé qui a créé un remous au sein de la population parce que comportant des irrégularités. En effet, certains candidats qui étaient en tête de liste se sont retrouvés sur sa liste. Il s'agit de Gabriel Améyi et de Winny Dogbatsè. Face à cette situation, la Commission Electorale Indépendante (CEI) de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) conduite par l'Ivoirien Jacques Anouma a donné 10 jours aux candidats pour harmoniser leurs listes. Hier, les membres de la CEI ont rencontré la presse et les candidats à l'hôtel Sarakawa afin de clarifier la situation. Cette rencontre a vu la présence de Rock Gnassingbé, Tata Avlessi, Winny Dogbatsè s'étant fait représenter par l'ancien ministre des Sports, Horacio Freitas. L'absence de Gabriel Améyi était très remarquée et pour cause, il s'est désisté en faveur de Rock Gnassingbé sur la liste de qui il est 1er vice président.

Au finish, on se retrouve avec trois listes qui s'affronteront le 18 janvier prochain. Il s'agit de la liste de Winny Dogbatsè, de celle de Tata Avlessi et enfin de celle de Rock Gnassingbé. Aucun désistement de dernière minute ne sera plus accepté, à en croire les sources proches de
la CEI. Ce qui fait dire à certains observateurs que cette élection de janvier prochain promet beaucoup.

Une concertation a eu lieu entre
la CEI et les têtes de liste. Selon nos informations, Jacques Anouma aurait demandé aux candidats de cesser des intimidations sur leurs adversaires et d'éviter d'utiliser les médias comme moyen d'attaque de l'adversaire.

Quelle analyse faire des trois listes ?
D'abord la liste de Rock Gnassingbé. Si celui-ci a voulu avoir sur sa liste Ameyi et Dogbatsè, c'est sans doute pour s'attirer une certaine grâce des électeurs, car en réalité, depuis 2006 il est en perte de popularité. C'est justement sous lui que les problèmes de
la FTF ont commencé. Sa réélection risquerait d'envenimer la situation.

          Pour sa part Tata n'a rien montré de positif depuis son élection a la tête de la FTF. On dirait même que tous ceux qui l'ont porté la tête à la FTF le regrettent aujourd'hui.

Winny Dogbatsè reste le grand inconnu du public sportif, quand bien même il a fait partie du bureau dirigé par Rock. Il fait partie des membres qui ont démissionné en 2006 après la coupe du monde. C'est probablement sur lui que pourrait porter le choix des électeurs.

Pierre Agbanda

 
 
 

 
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