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Ceux qui
étaient les plus malmenés par la situation qui prévaut au sein du bureau
exécutif de la fédération sont sans nul doute les Eperviers. Ils étaient
soumis aux sautes d’humeur des responsables de la fédération. Cette
atmosphère a par moment amené ces joueurs pour la plupart des professionnels
à la rupture. Le mal est né sans la présidence de Rock Gnassingbé et s’est
amplifié avec le tout puissant Avlessi. Pour ce dernier, la fédération était
simplement assimilée au cercle familial où le dernier mot revient au chef.
Avec cette conception, il ne peut que rater avec fracas sa mission et
compromettre dangereusement l’épanouissement du football.
Pour
que les Eperviers puissent faire rêver une fois de plus les amoureux du cuir
rond, ceux-ci ont décidé d’avoir un regard très attentif sur les
candidatures et l’élection du 18 janvier.
C’est ainsi qu’ils ont déjà convenu sur ce que devra être le profil du
président qui va sortir des urnes en janvier 2009.
La
disponibilité
Les
Eperviers veulent un président disponible. Quelqu’un qui saura être à leur
écoute quand ils auront besoin de lui. Sur cet aspect, ils ont leur homme,
celui là qui ne s’adonne pas à la fugue. Celui-là qui ne privilégie pas ses
intérêts au détriment de celui du football togolais.
Rassembleur
Les
Eperviers ont besoin d’être soudés, de parler le même langage pour survoler
haut la dernière phase et être ainsi hors de portée des pattes des félins
marocains, camerounais et gabonais. Ils ont déjà trouvé quelqu’un qui se
dépense sans compter pour créer cette atmosphère de convivialité entre les
joueurs et les dirigeants.
Suffisant
Le
prochain président doit être suffisant pas au point de piétiner ses
collègues du bureau, ni maintenir le climat de frustration entre lui et les
joueurs et encore moins faire valoir ses desiderata. Il doit être suffisant
par rapport à ses propres ressources qu’il consentira de mettre à la
disposition du football togolais. Le prochain président doit savoir mettre
la main à la poche pour décrisper des situations difficiles. Les
professionnels ne veulent pas d’un président qui vient se sucrer simplement
à la fédération mais quelqu’un qui veut être élu pour faire dépendre moins
la fédération de certaines tribulations.
Un
président qui sait prendre du recul pour de façon collégiale, gérer des
situations qui s’annoncent difficiles.
Les
cadres des Eperviers optent pour le profil ci-dessus tracé. Entre Tata
Avlessi, Gabriel Améyi, Winny Dogbatsè, Rock Gnassingbé, un, répond à ce
profil et les Eperviers le désigneront comme leur candidat le moment venu ;
cela éclairera les autres élus. Que pourra un président qui ne bénéficiera
pas du soutien franc des Eperviers ? A chacun d’y penser.
Ben
Tchak |