|
Revenu au
Togo après la signature de l’Accord politique global (APG), Dossouvi Hilaire
Logo (DHL), un des principaux acteurs du mouvement du 5 octobre 1990 et
membre de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA), n’a pas
eu le bonheur escompté. Le calvaire qu’il a vécu à Lomé a démenti la formule
populaire selon laquelle « on n’est mieux que chez soi ». Ce fut une
véritable désillusion. Conséquence, il serait retourné au Canada depuis
samedi dernier.
« Il est très déçu et est reparti au Canada samedi dernier. On a
l’impression que son parti avait voulu seulement profiter de sa notoriété
dans le cadre des élections législatives du 14 octobre 2007. Mais comme ça
n’a pas marché, il a été délaissé. Ce sont seulement les deux premiers
responsables du parti qui sont dans le gouvernement depuis plus de deux ans,
qui se la coulent douce. Toutes ses tentatives pour faire améliorer sa
situation sont sans résultat. Aucun espoir ne se profilant à l’horizon, il a
préféré reprendre le chemin de l’exil », nous confie une source.
Mais dans l’entourage familial, on indique que l’écrivain qui a reçu une
permission, est allé au Canada pour voir sa famille et qu’il reviendrait
d’ici à la fin de ce mois de décembre.
Après seize années passées en exil, Logo Dossouvi avait regagné Lomé suite à
l’accalmie née de la conclusion de l’APG. Il avait à cœur de participer à la
reconstruction de son pays. C’est dans cet esprit d’ailleurs qu’il s’était
présenté aux dernières élections législatives. Deuxième sur la liste de la
CDPA dans la préfecture de Yoto, le héros du 5 octobre n’avait pas pu faire
le poids devant Me Agboyibo et ses colistiers. Mais il pouvait se consoler
avec le poste d’attaché au ministère des Affaires étrangères contrôlé de
main de maître par le Prof. Léopold Gnininvi. Là, il est confiné dans un
petit bureau du ministère des Affaires étrangères où, pour tuer les soucis,
il s’enfonçait dans la Sainte Bible. Sans situation, le salut passerait
peut-être par-là. Mais on ne peut indéfiniment se nourrir de l’esprit. Il
faut nécessairement du pain. Et pour avoir constamment ce pain, il faut un
salaire. Ce que DHL n’a jamais eu.
Par ailleurs, une tension couverait actuellement au sein du premier parti de
l’opposition démocratique, la CDPA. Les jeunes accusent les deux sommités du
parti – le ministre d’Etat, ministre de l’Industrie, de l’Artisanat et des
Innovations technologiques, Prof Gininvi, et le ministre de l’Enseignement
supérieur et de la Recherche, Martin Aduayom – de les avoir abandonnés et de
ne rien faire pour leur promotion. Ils comprennent mal comment un ministre
d’Etat ne pût faire intégrer dans la fonction publique deux personnes qu’il
avait engagées pour le bon fonctionnement du stratégique ministère des
Affaires étrangères.
R. Kédjagni
Elections au Ghana dimanche : Huit candidats pour la succession de John
Kufuor ; Akufo-Addo et Atta Mills, les deux favoris
Le peuple ghanéen va aux urnes le dimanche 7 décembre prochain. Il sera
question d’élire le successeur du Président John Agyekum Kufuor et
renouveler le parlement. Dans de pareilles circonstances, ce sont les
présidentielles qui retiennent l’attention de l’électorat et des
observateurs.
En vrai gentleman, Kufuor s’est plié aux exigences
constitutionnelles et laisse continuer le jeu démocratique. Il n’y a eu
aucune velléité de tripatouillage constitutionnel comme c’est la mode ces
dernières années sur le continent, surtout dans les pays francophones. Les
textes restent et les hommes passent. Une preuve qu’il y a des gens qui font
honneur au continent.
Pour l’élection présidentielle, huit candidats sont en course même
si tout le monde sait que la bataille se fera entre les deux candidats des
deux principales formations politiques du Ghana. Il s’agit de Nana Addo
Dankwa Akufo-Addo du NPP (New Patriotic Party), le parti de Kufuor, et du
Prof. John Evans Atta Mills du NDC (National Democratic Congress) fondé par
l’ancien Président John Jerry Rawlings. Les six autres candidats sont : Dr
Edward N. Mahama (People’s National Convention « PNC »), Emmanuel
Ansah-Antwi (Democratic Freedom Party « DFP »), Thomas Nuako Ward-Brew
(candidat indépendant), Papa Kwessi Nduom (Convention People’s Party «CPP»),
Kwabena Adjei (indépendant), Kwessi Amoafo-Yeboah (indépendant).
A quelques jours du scrutin, le ton monte et les deux favoris - Akufo-Addo
et Atta Mills – s’accusent mutuellement. La récente découverte du pétrole
off-shore attise des convoitises. Les protégés de Rawlings accusent leurs
adversaires de faire feu de tout bois pour conserver le pouvoir. Des
suspicions de fraudes. La tension est telle qu’on redoute une situation à la
kényane.
Au cours d’un meeting animé samedi dernier à Sunyani auquel le président
sortant a personnellement pris part, les discours étaient tranchés. «
L’élection de 2008 c’est pour l’avenir de la jeunesse et les Ghanéens
doivent voter pour le président qui peut relever le défis pour la jeunesse.
Mon administration a établi une solide base pour le développement et le
meilleur candidat qui peut continuer cette exaltante mission et défendre les
intérêts de la jeunesse est le porte-flambeau du NPP, Nana Addo Dankwa
Akufo-Addo », a-t-il déclaré. Rappelant au passage les acquis de son
régime.
Prenant à son tour la parole, le candidat Akufo-Addo a demandé aux Ghanéens
de rejeter l’appel pour le changement lancé par le NDC parce que le peuple
ne veut plus retourner dans les jours sombres de violations des droits
humains et de mauvaise gestion économique. Il s’est insurgé contre les
affirmations du candidat Mills selon lesquelles un gouvernement NDC
restaurerait la dignité de la présidence en brandissant le record de
violation des droits humains sous le règne de Rawlings. « Ne vous laissez
pas berner par ces gens-là », a-t-il ajouté avant d’inviter « ses
interlocuteurs à voter massivement pour le NPP pour lui permettre de
continuer le bon travail abattu sous le Président Kufuor ».
Comme par hasard, Rawlings et Prof. John Evans Atta Mills ont tenu ce même
samedi un meeting dans un quartier d’Accra où ils ont lancé le manifeste du
parti. « Je voudrais saisir cette opportunité pour saluer le grand homme
qu’est le Prof. John Evans Atta Mills. Le manifeste est l’aspiration de la
toute nation et je vous invite à le traduire dans les faits afin que le
parti puisse reprendre le pouvoir», a-t-il lancé. L’ancien président a
ensuite professé sa croyance en christianisme et expliqué au public
l’essence et l’intérêt de la crucifixion de Jésus-Christ qui a été
persécuté comme « un homme mauvais et impur ». « Ce n’était
qu’après sa crucifixion que le peuple s’est rendu compte qu’il était un
saint Homme», a-t-il
affirmé. Pour lui, la mort et la résurrection sont l’avènement de la
croisade pour la renaissance de l’être humain. « Cette bataille continue
encore aujourd’hui entre le bien et le mal, entre la corruption et la
transparence », a-t-il conclu.
S’inspirant de l’hymne national ghanéen « God bless our hommeland Ghana
» (Que Dieu bénisse notre patrie le Ghana), Atta Mills a émis le vœu que
Dieu leur permette de se lever avec intrépidité pour l’honneur, qu’il leur
permette de se battre pour ceux qui sont socialement exclus, pour ceux de la
seconde zone et pour ceux qui sont marginalisés. « Je vous demande de
vous joindre à moi. C’est un appel pour l’action, changeons le Ghana,
faisons mieux les choses parce que seules la sincérité et la crainte de Dieu
peuvent rendre mieux le Ghana et je vous dis que le NDC et Atta Mills vont
fournir ce type de dirigeants », a-t-il déclaré. Il a fait savoir que le
Ghana est dans la « détresse » et accusé le gouvernement de conduire
le pays dans la « mauvaise direction ». Il n’a pas manqué de charger
proprement son adversaire et le régime de Kufuor.
Malgré cette situation de tension, le gouvernement se dit déterminé à
protéger l’intégrité du scrutin. « Le gouvernement jouera sa partition en
permettant à
la Commission électorale indépendante de faire effectivement et pleinement
son travail ; aux autorités judiciaires de traiter le contentieux électoral;
aux forces de sécurité sont équipées et disponibles pour régler les
infractions
», a mentionné le futur ancien Président du Ghana.
Les observateurs ont fait nombreux le déplacement pour suivre le bon
déroulement du scrutin. La mission d’observation des parlementaires
africains a indiqué que la grandeur et la maturité de la démocratie du Ghana
sera une fois encore testée ce dimanche et espère que le pays réussira ce
test.
R. Kédjagni
Sans détour : La
cruauté de Mugabe
« Tous ces crimes d’Etat qu’on fait pour la couronne »
(Pierre Corneille, Cinna)
« Ne touchez pas à mon pays. Je suis un héros dans mon pays. C’est moi
qui ai libéré le Zimbabwe au prix de moult sacrifices. Je fais ce que bon me
semble. Je n’ai pas besoin de la communauté internationale qui a pris partie
pour l’opposant Morgan Tsvangirai. Nous ne voulons pas des observateurs
européens pour nos élections générales. Nous sommes prêts à faire face à nos
problèmes ». C’est ce que semblait dire le vieux président zimbabwéen
Robert Mugabe au temps fort de la période pré et post-électorale. Bien
qu’ayant perdu les élections générales dès le premier round, il a usé de
manœuvres pour mettre en cause la vérité des urnes et contraindre
l’opposition au boycott. Voilà qu’au terme du deuxième tour, le vaincu se
fit « réélire » et conserve son pouvoir malgré les nombreuses
condamnations. C’est un homme sans scrupules et il n’avait que faire des
réprobations de cette communauté internationale emmerdante. Juste quelques
jours après cette forfaiture sordide, le «vieux nègre » s’est
embarqué pour le sommet de l’Union africaine à Cham el-Cheikh où il a reçu
la bénédiction des autres rois nègres. Ayant tout eu, il s’est, pour flouer
tout le monde, lancé dans un cycle infernal de dialogue avec son opposant.
Le médiateur sud-africain, l’ex-président sud-africain, Thabo Mbeki, qui
s’est entiché du vieux « Bob », n’arrive pas à faire évoluer les
choses au point de susciter le courroux de Tsvangirai qui demande sa
révocation.
Il n’y a pas l’ombre d’un doute, le régime Mugabe est périmé et ne
peut plus rien créer. Le pays a atteint un point de non retour : une misère
criarde. Toutes les couches sociales sont atteintes. Pour le seul mois de
novembre, le taux d’inflation dans ce pays est estimé à 213 millions pour
cent. On y dénombre 80% de chômeurs et 5,5 millions d’habitants -soit près
de la moitié de la population- dont la survie dépendra, en janvier prochain,
d’un secours alimentaire. Comme un malheur n’arrive pas seul, les
populations vulnérables font face à une épidémie de choléra. Selon un bilan
établi par l’ONU, il y a 565 morts et 12 500 malades. Face au chaos, les
autorités municipales de Harare, foyer de la maladie, viennent de décider
d’offrir des tombes gratuites aux victimes. La raison, c’est que les
familles éprouvent des difficultés à réunir les liquidités requises pour
s’acquitter des frais d’obsèques. Un tableau désolant qui ne gêne nullement
le vrai faux héros qui a fait le déplacement de Dohar pour le dernier sommet
des pays pauvres.
Mais, comme il n’est plus question de mettre le bulletin dans
l’urne ou de lui disputer le fauteuil présidentiel, Mugabe appelle à l’aide
internationale pour gérer l’épidémie. Cette communauté internationale qui
était dans un passé récent, sa brosse à dent. « Nos principaux hôpitaux
ne parviennent littéralement pas à fonctionner. Le personnel est démotivé et
nous avons besoin d’aide pour que nous puissions commencer à travailler et à
remettre notre système de santé en route », déclarait sans vergogne le
ministre zimbabwéen de la Santé. Qui a créé cette situation ? Qui a démotivé
le personnel ? C’est Mugabe. Ce sont eux ces ministres qui tirent profit de
l’immobilisme. Si le pays était bien dirigé, les dirigeants auraient pu
commencer à faire face à l’épidémie avant d’appeler la communauté
internationale à leur rescousse. On n’aurait pas assisté à la progression
rapide de la maladie. « Comrade Bob » a créé la pauvreté et la
pauvreté a engendré le choléra, et le choléra tue ses concitoyens. Quelle
cruauté.
Zeus Aziadouvo
Le gouvernement
prend partie pour Rock Gnassingbé
Depuis lundi, on connaît la liste de ceux qui vont présider aux destinées
du football togolais. En tout et pour tout, quatre listes. La première est
dirigée par Tata Avlessi, la deuxième par Winny Dogbatsè, la troisième est
menée par Améyi Gabriel et la dernière est celle de Rock Gnassingbé.
En dehors de Tata Avlessi, les trois autres listes avaient été déposées
après 17h 30. Ce qui constitue une entrave à la loi prescrite. Mais puisque
nous sommes dans un pays où on marche sur les textes, on peut en faire une
exception.
En réalité, la candidature de Rock Gnassingbé n’en est pas une. Car ne
comportant aucune des pièces que doit comporter le dossier. Entre autres, il
doit y avoir les copies certifiées conformes des certificats de nationalité
togolaise de tous les candidats, les casiers judiciaires, les certificats de
résidence, les lettres de parrainage, les photos d’identité, les curriculum
vitae et le programme d’activité. Ne s’étant décidé à participer à
l’aventure que le lundi vers 16h, le fils « du père de la nation»
n’avait pas eu le temps nécessaire pour fignoler son dossier. Seule une
liste à la tête de laquelle il est le tout puissant suffisait pour qu’il
soit candidat.
Un coup d’œil sur la liste du DGA du port autonome de Lomé, on retrouve le
nom du 1er vice-président
de la Fédération, le député Gabriel Améyi, et de Winny Dogbatsè ainsi que
certains de ces colistiers. Au centre de ces manœuvres le ministre de
l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités
locales, Pascal Bodjona qui est en même temps le président du Comité de
suivi moral.
En effet, dans la nuit du lundi 1er décembre,
vers 21h, une réunion aurait été convoquée par téléphone par le ministre
Bodjona et tenue à son ministère. Outre le ministre, il y avait également
Améyi et Boukpessi qui ont été rejoints peu après par Dogbatsè. Sans
transition, le ministre annonce l’ordre du jour qui est une candidature
unique, une sorte d’union sacrée pour sauver le football. A brûle-pourpoint,
Améyi propose comme tête de liste le natif de Kpélé. Ce dernier visiblement
enchanté n’a rien trouvé à dire. Tapi dans l’ombre, Rock fait son entrée
dans la salle de réunion. Bodjona revient dès lors à la charge et propose le
commandant comme président. Ne comprenant rien de la situation, le président
de Gomido, piégé, cherche à comprendre. Une vive discussion s’engage alors
entre Dogbatsè d’un côté et Rock, Améyi de l’autre. Le ministre Bodjona met
la pression en arguant que « c’est sur instruction personnelle du chef
de l’Etat». Mécontent, le président de Gomido quitte la salle en
prenant acte et promet rencontrer le chef de l’Etat pour clarifier la
situation. L’homme fort de Womé, de son côté, promet également de consulter
sa base. Des policiers seraient, entre-temps, envoyés à la FTF pour ramener
les dossiers de candidature déjà déposés, sous scellés, au siège de la
Fédération. Les dossiers sont rouverts pour permettre au « prince »
de composer sa liste
Le rôle joué par le ministre de l’Administration territoriale, de la
Décentralisation et des Collectivités locales et la phrase « sur
instruction personnelle du chef de l’Etat » démontrent que le pouvoir
et veut imposer le militaire à la tête de la Fédération. Ce qui va à
l’encontre de ce que le ministre des Sports, Christophe Tchao avait déclaré
à l’issue d’une réunion tenue le 14 novembre dernier avec les membres de la
CEI. « Et pour ma part, ce que je voudrais ajouter, l’Etat n’est partie
prenante dans aucune liste. Il faut que ça soit clair. Parce que depuis un
certain temps, on voit certaines choses au niveau des titres. L’Etat va
accompagner le processus pour que tout se passe très bien et qu’on ait des
résultats satisfaisants pour les acteurs du football. Mais l’Etat n’est pas
partie prenante pour dire : c’est telle liste, c’est le candidat de l’Etat,
le candidat du gouvernement comme on l’entend souvent. Non ! Je vous rassure
sur ce côté-là, on est très clair, on est très précis. Nous accompagnons
tout le processus mais, on n’aura pas à choisir tel ou tel candidat pour
dire que c’est un candidat du gouvernement », a-t-il déclaré.
Aujourd’hui, ce sont les mêmes ministres qui jouent le mauvais rôle en
prenant une part active dans la constitution de la liste du « prince
». C’est malhonnête.
Lonlon K.
FTF : Face au désordre : La Commission électorale indépendante au grand
complet attendue à Lomé
Ce n’est plus un secret, une élection est prévue le 18 janvier 2009 à la
Fédération Togolaise de Football (FTF). Celle-ci vise à renouveler
l’instance dirigeante qui est devenue un casse-tête chinois pour tout le
public sportif togolais. Ainsi, tous les candidats éventuels étaient
conviés à déposer leurs dossiers au Secrétariat Général de ladite Fédération
le 1er décembre
dernier. Mais aujourd’hui, c’est un imbroglio qu’on observe au niveau de
certaines listes. Jusqu’alors c’est seul le président sortant Tata Adaglo
Avlessi qui a fait ses formalités dans le délai. Ce que d’ailleurs a
constaté l’huissier Me Amégboh Ablamvi.
En ce qui concerne les autres candidats, c’est toute une
confusion. Il s’agit des listes du revenant colonel Rock Gnassingbé, du
magnat de Womé Gabriel Ameyi et de Winny Dogbatsè.
De sources concordantes, la Commission électorale indépendante (CEI) sera
au grand complet le 10 décembre prochain à Lomé. Son président, Jacques
Anouma, le représentant de la FIFA, Jan Peeters et celui de la CAF Slim
Aloulou seront dans la capitale togolaise dans la soirée de mardi 09
décembre. Cette réunion vise à éclaircir la situation et mettre fin au
cafouillage qu’il y a actuellement autour de certaines listes.
En rappel, M. Douti Lardja et le juge Wiyao sont les deux autres membres de
cette commission
D.J.K. |