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Ségolène Royal |
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Martine Aubry |
Ces
déclarations ne viennent pas
d'un leader
politique africain. Mais des Socialistes français après le scrutin de jeudi
et vendredi derniers. A l'issue du scrutin, le parti socialiste Français
donneur de leçon de démocratie aux Africains a été scindé en deux. D'un côté
le camp de Ségolène Royal et de l'autre de Martine Aubry.
La première prône la réorganisation du parti et la seconde soutenue par les
vieux barons du parti.
Les accusations
de fraudes se sont multipliées dans les deux camps tout le Week-end dernier.
Alors que Ségolène Royal était largement en avance sur sa concurrente, on
arrête les décomptes des bulletins et au petit matin de samedi 22 novembre,
on annonce la victoire de Martine Aubry par seulement 42 voix
d'avance. Une victoire sur le fil du cheveu. Une élection qui ressemble à
tous les aspects d'une élection dans un pays africain.
Mais cela se
passe bien en France, pays des droits de l'homme et de la démocratie. Le PSF
est aujourd'hui au bord de l'implosion.
"On ne saura
qui a vraiment gagné le vote de vendredi soir, il y a des anomalies ici,
marginales, il y en a d'autres là ", déclare le député du PS Pierre
Moscovici qui réclame une direction collective pour sortir de la crise
au PS. Une commission de recollement (de vérification) chargée d'enregistrer
les résultats et les contestations des fédérations vient de confirmer la
victoire de Martine Aubry par une avance de 105 voix. Alors qu'au PS on se
déchire, à l'UMP on se frotte les mains. Ainsi va le pays de nos
ancêtres les Gaulois.
Kao
Victoire
Séjour
du chef de l'Etat à Paris : Faure et SARKOZY se sont-ils compris ?
Le jeudi 20
novembre 2008, le président SARKOZY a déroulé le tapis rouge au président
Faure à l'Elysée. Lors qu'un chef d'Etat français reçoit un hôte avec photo
sur le perron de l'Elysée, cela signifie en terme diplomatique que tout va
bien entre les deux chefs d'Etat et partant entre les deux pays.
Les relations franco-togolaises depuis De Gaule à Chirac en passant par
Pompidou, Giscard et même le socialiste Mitterrand, ont été toujours
chaleureuses.
Ce n’est malheureusement pas le cas avec le président SARKOZY. Pour une
simple raison. En effet, le président Faure contrairement à ce qui se
passait avec son père a voulu sans doute par l'inexpérience, prendre ses
distances avec l'ancienne puissance coloniale. En oubliant qu’il prenait là
un gros risque car les relations franco-africaines, malgré les discours sont
empreints de paternalisme. Dans sa toute première interview accordée au
confrère " LA CROIX " Faure n'avait pas hésité a dénoncé le raidissement des milieux
économico financiers français à son égard. En filigrane, le conflit
franco-français qui a opposé le groupe Bolloré PROGOSA au port de Lomé
dans un juteux projet de conteneur. L'affaire portée à la justice a été
tranchée en faveur de Bolloré. Mais sans qu'on puisse comprendre les vraies
dessous de l'affaire, la décision de la justice n'a pas été exécutée. Vue de
Paris, c'est un casus belli lorsqu'on sait que le Patron de Bolloré est
proche de SARKOZY.
Pour avoir
commis un crime de lèse-majesté en oubliant de protéger les intérêts
français, Faure a été mis en stand bay en attendant de régler son cas. Mais
Faure a des parrains qui sont ami de SARKOZY. Ce sont les présidents Bongo,
SASSOU et Blaise Compaoré dont les interventions ont permis de détendre
l'atmosphère entre Lomé et Paris. C'est dans ce contexte qu'intervient la
visite de Faure à Paris. Ce n'est pas un hasard si la rencontre entre
Faure et SARKOZY a été précédée de celle entre Blaise Compaoré et SARKOZY.
Le malaise entre Paris et Lomé a-t-il été dissipé après les photos sur le
peron de l'Elysée ? Rien n'est sûr. Faure, au sortie de l'Elysée, a fait des
déclarations enthousiastes. Mais l'acharnement de l'Elysée à contraindre le
gouvernement togolais à faire des textes favorables à Gilchrist prouve que
Paris n'est pas prêt à tolérer à Faure son audace. Ce que corroborent les
rumeurs selon lesquelles SARKOZY aurait demandé à Faure de ne plus
rempiler en 2010. Une blague de mauvais goût à laquelle nous n’avons
accordé aucun crédit car pour un Etat souverain, cela est intolérable.
Sinon, comment comprendre cette pression sur le Togo alors qu'en
Centrafrique, au Tchad en Tunisie, pour ne citer que ces pays où la
démocratie est malmenée, Paris ferme les yeux. Le vrai problème entre la
France et ses anciennes colonies, c'est que Paris n'est pas
prêt à lâcher du lest. A chaque fois, qu'un pays africain veut choisir la
voie de l'indépendance, il est soumis à des pressions de toutes sortes :
diplomatiques, économiques, financières et autres. Et cela dure des
décennies. Espérons que la dernière rencontre entre Faure et Sarkozy a
permis d'éclaircir les positions dans l'intérêt de nos pays. L'avenir nous
le dira.
Kao Victoire
HOUNGBO et son
équipe en séminaire a Kara : Dans un contexte de tension gouvernementale
Un séminaire
gouvernemental a ouvert ses travaux le lundi 24 novembre dernier au Palais
des congrès de Kara. La rencontre qui vise la relance de l'activité
économique par la mise en œuvre de la feuille de route de préparation du
DRSP complet, s'inscrit dans le programme Intérimaire d'Actions Prioritaire
(PIAP) qui a retenu huit secteurs principaux d'ici 2010. Il s'agit des
secteurs de l'Education, de l'Agriculture, de l'Eau, de l'Assainissement, de
la Santé, de l'Energie, des Infrastructures, de la Gouvernance et de
l'Action Sociale.
Initié par le
gouvernement, ce séminaire de trois jours a reçu l'appui technique et
financier des partenaires au développement que sont l'Union Economique (UE),
le programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le Fonds
Monétaire International (FMI) ainsi que de la Banque Mondiale (BM).
L'objectif principal de la rencontre de Kara est de faire le bilan des
actions déjà menées puis de discuter de la stratégie à adopter pour une mise
en œuvre plus cohérente et plus rapide des actions annoncées par le
gouvernement. Les participants auront à réfléchir pendant leur retraite à
Kara, sur la manière de transformer et de rationaliser la conduite des
affaires de l'Etat.
En ouvrant les
travaux au nom du chef de l'Etat, le Premier Ministre Gilbert Fossoun
HOUNGBO a réitéré sa profonde gratitude aux partenaires et amis du Togo qui
ont accompagné le gouvernement dans la préparation et la tenue de ce
séminaire. Le chef du gouvernement a exhorté les membres de son équipe à
s'approprier et à instaurer dans leurs départements respectifs une culture
de l'action, de la performance et des résultats. M. Gilbert HOUNGBO a
surtout invité les séminaristes à s'inscrire davantage dans une démocratie
qui fait de l'action et de résultats une exigence quotidienne, une
démocratie du respect et de la responsabilité.
Au terme
de leurs travaux, les participants devraient mettre en place un système de
priorisation des actions du gouvernement pour la période 2009-2010, établir
une lettre de mission pour chaque ministère et programme de renforcement des
capacités pour améliorer l'efficacité des actions. La mise en place d'un
cadre transitoire de passation des marchés publics pour une meilleure
absorption de l'aide est aussi un des résultats attendus à la fin des
travaux.
Prennent part à
la rencontre de Kara, outre les membres du gouvernement, des représentants
de la Banque Mondiale,
du Fonds Monétaire International, du Système Onusien, de l'Union Européenne,
de la France ainsi que des personnes ressources.
Le dimanche 23
novembre, veille de l'ouverture du séminaire, un dîner débat sur l'Etat de
mise en œuvre de la feuille de route de préparation du DSRP complet a donné
le ton de ce Séminaire.
Remous au sein
du gouvernement
Avec le
Président Faure, les gouvernements se suivent et se ressemblent. Le présent
séminaire de Kara se déroule au moment où on parle de tension au sein du
gouvernement. Nous étions de ceux qui se demandaient si Houngbo allait
réussir là où d'autres ont échoué. Le temps risque de nous donner
raison.
Deux mois après
sa nomination, les Togolais sont loin d'apprécier ce dont est capable le
gestionnaire Houngbo. Il est trop tôt pour juger notre nouveau premier
ministre.
En attendant, les nouvelles qui nous parviennent du
gouvernement ne sont pas rassurantes au point que notre confrère J.A.
qui émarge dans nos régies des recettes en fasse échos. Deux ministres d’un
même parti au pouvoir seraient venus aux mains à cause du contrôle de
marchés publics. Nous ne sommes pas dans une fiction mais, une triste
réalité. Cela n'honore pas Faure et son équipe. C'est à croire que des gens
ne sont au gouvernement que pour la satisfaction de leurs propres intérêts
au lieu de placer leur génie au service de l'Etat.
On s'en
souvient qu'au terme d'une campagne de presse grossière, qui a conduit au
départ de l'ancien ministre de la Défense du gouvernement, on nous a fait entendre que ce dernier
empêchait son frère aîné de gouverner. Il a été accusé de tous les noms
d'oiseaux et viré. Depuis que ce dernier n'est plus au gouvernement,
Faure et ses amis n'ont rien prouver malgré la pluie de milliards qui
tombent sur notre pays. Chaque jour, des dossiers de corruption et de
pillage sont étalés sur la place publique par la presse. C'est à croire
qu'on avait poussé Faure à virer son frère Kpatcha pour mieux s'arranger
entre amis.
Nous l'avons
dit. Ce n'est pas des changements de gouvernement qui résoudront notre
crise. Mais, en évitant des copinages et en plaçant des gens compétents qui
ont une vision pour leur pays. C'est ce qui manque curieusement à notre
pays. De source digne de foi, un remaniement gouvernemental
pointerait à l'horizon après le séminaire de Kara. Un nouveau
gouvernement de plus, diriez-vous.
K.V
Justice :
Assouma : Un justicier dans la cour
Quels habits
allons-nous lui donner ? Zorro ? Robin des Bois ? Ou même Jésus ? Le
président Abdou Assouma fait preuve d'un courage qui mérite le soutien de
tous à commencer par le Ministre de la Justice.
Dès sa première
sortie, le président Assouma a dénoncé la corruption de la Justice togolaise. Et comme cette corruption était connue de tous
les Togolais à l'exception des corrompus eux-mêmes, on s'attendait à ce que
ceux-ci se rendent compte de leur criminelle avidité pour se ressaisir. Mais
que non !
Au nom de quoi
Assouma les empêche-t-il d'enfermer ou de libérer selon les ordres non du
droit mais de celui qui paye beaucoup ? Le président Assouma étant lui-même
du métier et ne s'étant pas personnellement présenté comme un ange,
l'intelligence voulait que les corrompus se taisent ou au mieux,
réfléchissent. Au lieu de quoi eux-mêmes font tomber les masques ?
Quand les
Ripoux se démasquent
Dans une lettre
où même un microscope électronique ne détecterait pas le plus petit argument
juridique, ceux qui veulent escroquer impunément les malheureux
justiciables, demandent au président Assouma de démissionner de la tête de
l'APMT. Comme cela, ils pourront y mettre un des leurs qui pourra leur
décerner des félicitations et décorations pour leur outrancier
enrichissement, à force de vendre le droit au plus offrant et dernier
enchérisseur.
Et pour prouver
que tout est escroquerie, les signataires de la très plate lettre de
contestation ont bien évité de rendre public leur liste ; et pour cause ;
l’initiateur de la lettre des ripous n'a pas dit toute la vérité à ses
affidés. Certains ont signé croyant qu'il s'agissait d'une simple lettre de
protestation et non d'une demande de démission forcée du président Assouma
pour cause de dénonciation des travers de la justice. Au fond, pourquoi les
50 mafieux n'intentent-ils pas plutôt un procès à M. Assouma pour
dénonciations mensongères ? Soyons sérieux ; il est temps que les juges
honnêtes se manifestent !
Les juges
honnêtes
C'est
incroyable. Mais les juges honnêtes, il y en a ! Ceux-là vivent modestement
avec leur modeste salaire et disent le droit tel qu'ils l'on appris à
l'Université et mis en forme à l'ENA ! Ceux-là n'habitent pas des villas
hollywoodiennes et ne comptent pas parmi les grands propriétaires
immobiliers de Lomé. Ils ne sont pas à l'affût des voitures derniers cris et
leur démarcheurs (ils n'en ont pas) ne font pas le pied de grue chez les
trafiquants Libanais, Ibos, Togolais et autres pour prendre l'enveloppe du
chef. Ces juges là doivent se mobiliser autour d'Assouma car ils défendront
ainsi la cause de tous les justiciables togolais.
Afin que vienne
un jour, où au Togo le mot " juge " inspire respect et signifie justice,
protection du faible contre le fort et non synonyme de mafia, chantage,
extorsion de fonds. Un comportement qui est responsable de cette malheureuse
justice populaire où les populations brûlent les voleurs car sachant qu'à la
justice, ils seront libérés dès qu'ils auront donné une partie du butin de
vol au juge qui sera en charge de leur dossier. Ce comportement des juges
ripoux est aussi à l'origine de la corruption de la police et de la
gendarmerie. Car malheur au policier ou gendarme qui refuse de libérer un
malfrat contre pot de vin. Il l'envoie en prison et avec à peine la moitié
de ce que l'homme de la sécurité a refusé par probité morale, le juge libère
le malfrat qui prend un malin plaisir à se faire voir le lendemain par le
policier ou gendarme qui était trop " honvi " pour ne pas accepter l'argent
qu'on lui proposait !
Il faut en
finir
Il faut
vraiment en finir avec ces pratiques qui font monter la colère dans la
population. Problèmes fonciers, litiges commerciaux, escroquerie, vols, etc.
tout est bon à certains juges pour s'enrichir. Cela doit cesser et peu
importe que ce soit par Assouma ou par un autre qu'on guérira cette lèpre
socio-économique.
Vivement que
les 50 contestataires publient leurs listes. Cela nous permettra de nous
pencher sur leurs biens pour leur demander comment peut-on tout avoir avec
le salaire qu'ils ont ? Surtout qu'il semble qu'ils sont corrompus parce
qu'ils n'ont de statut particulier. A quoi sert ce statut si beaucoup de
juges sont si riches à force de se payer sur la bête du justiciable ?
Merci Assouma !
M. le président Assouma doit tenir bon. Il n'est pas un saint lui-même. Mais
on dit que seuls les idiots ne changent pas. La seule chose à déplorer dans
la croisade de justicier que vient de lancer Assouma, c'est que beaucoup de
ceux qui le contestent aujourd'hui sont sa propre production. C'est lui avec
l'APMT qui les a toujours affectés à des postes " juteux " où ils ont poussé
assez de cornes pour ne plus rien craindre.
Puisse sa prise de conscience avec son ardent désir d'aider les gouvernants
et les investisseurs, le pousser à affecter les juges qu'il faut à la place
qu'il faut. Il n'est pas interdit de mener des enquêtes de moralité sur les
juges avant de les prendre à l'ENA et surtout avant de les affecter à tel ou
tel poste. L'unité, la paix et la sécurité du pays en dépendant.
C'est pourquoi le justicier a commencé un travail et doit aller jusqu'au
bout.
Jean Milabia
Ministère des
Mines, de l'Energie et de l'Eau : Un Dinosaure est tombé
" Un baobab
vient de tomber ". Tel est le cri de soulagement des fonctionnaires et
agents du ministère des Mines, de l'Energie et de l'Eau. Le Baobab n'est
autre que M. ASSOUMA DERMANE, le tout puissant D.G. de l'Hydraulique.
Pendant seize ans, il a régné en maître absolu sur le ministère de
l'Hydraulique faisant les pieds de nez à tous les ministres qui se sont
succédés à la tête du département. Il vient d'être relevé par le décret du
PR et remplacé par un haut cadre venu de la TDE en la personne de M. M'BATA AHARE.
Notre rencontre
avec M. ASSOUMA Dermane remonte dans les années 90 dans le détournement
gigantesque de matériel à BOKA à NYEKONAKPOE. Suite à une révélation de LA
DEPECHE,
la Gendarmerie
a enquêté et le sieur ASSOUMA DERMANE a été retenu à la Brigade de la gendarmerie de Lomé. L'homme parviendra à s'en
sortir grâce au soutien politique de ses frères de Kambolé. Retourné
et redevenu Rpétiste de la dernière heure, M. ASSOUMA devenu tout
puissant, créa des sociétés écrans de forage où tous les dons de matériel de
forage Japonais sont devenus sa propriété. Aujourd'hui, l'homme est
immensément riche alors que l'Etat doit passer par des aides extérieures
pour des forages en milieu rural. Pendant ce temps, M. ASSOUMA continue de
brasser des milliards à travers ses sociétés écrans.
Il faut saluer
le ministre DAMIPI d'avoir réussi à détrôner le baobab là où ses
prédécesseurs ont échoué. Toutes les félicitations au chef de l'Etat pour
s'être affranchi des pressions en signant ce décret libérateur. Le président
Faure doit aller de l'avant dans la moralisation des sociétés. Nous pensons
là à la LONATO, à
la Caisse et autres. C'est à ce prix qu'il regagnera la
confiance des Togolais.
Affaire à suivre.
Kao Victoire
Les frasques d'une personne
vivant avec le VIH-SIDA (PVVIH)
Ce reportage est un récit détaillé sur la vie d'une
personne vivant avec le VIH-SIDA (PVVIH) au Togo. Par souci de la protection
de son anonymat, nous avons soustrait les noms des lieux et des gens en
rapport avec l'intéressé.
Madame X est
une infirmière résident dans une banlieue de Lomé. Travaillant pour une
clinique privée de la place, elle livre quelques soins primaires à des amis.
X, est une amie à notre rédacteur auteur du reportage ci-après.
Une rencontre
fortuite
J'ai rencontré
M. chez l'infirmière X où souvent, elle passe des moments pour recevoir des
conseils. C'est dans cette perspective de trouver de l'aide auprès
d'association et ONG de lutte contre le VIH/SIDA pour sa prise en charge
qu'elle accepta de se confier à moi. J’ai pu donc gagner la confiance de M.
, grâce à X, l'infirmière.
A gée
d'une quarantaine d'année, M. était une femme vigoureuse et pleine de vie.
Commerçante, elle partageait ses activités entre Lomé et Cotonou, avant de
découvrir sa sérologie. Mariée et mère, elle vivait avec son époux et ses
enfants. La vie était sans reproche.
Rentrée dans son village natal lors des funérailles,
elle conseilla un médicament bon marché à une de ses sœurs, souffrant d'une
maladie. Cette dernière en prit une surdose puis succomba par intoxication.
On l'accusa de meurtre de sa sœur. L'affaire fit grand bruit en famille, et
M. n'eut jamais la paix du cœur. Elle est harcelée et détestée par plusieurs
membres de sa famille. Elle fit une dépression puis choisit un suicide, en
avalant, elle aussi un poison. M. ne mourut pas mais s'en est sortie avec
des ulcères et des diarrhées qui ne finissaient jamais. Elle maigrissait et
devint méconnaissable. Malade, elle abandonna son commerce et s'installa au
village, chez un tradithérapeute. Des mois sont passés et la santé de M. se
dégrada sérieusement. Diarrhées, ulcère et amaigrissement. Des frères de son
église, parmi lesquels, un médecin, membre d'une Association de prise en
charge des PVVIH, proposent de l'hospitaliser. On procéda à tout hasard à un
test du Sida, et contre toute attente, M. était séropositive. Le bruit
courut dans tout le village rapidement, la famille, puis toute l'église. M.
ne peut pas dire exactement où et quand elle avait attrapé cette maladie. Sa
famille décide de l'isoler davantage. Son mari s'éclipsa aussi rapidement.
Seuls quelques frères d'église la consolent. Le médecin lui procura quelques
antirétroviraux et lui conseilla de quitter le village pour s'installer à
Lomé. M. s'installe alors à Lomé chez une autre sœur qui au début feingnit
de l'accepter.
La dure réalité
d'une séropositive
Très tôt, la
ségrégation a commencé. On la traita de chien galeux. Elle fut carrément
mise en quarantaine par sa sœur.
M. ne pouvait
même pas s'amuser avec le nouveau-né de sa sœur, par exemple. Mais elle
était bien nourrie.
Grâce aux
médicaments antirétroviraux du frère médecin, la diarrhée et les plaies
intestinales ont disparu. M. commença à reprendre sa forme. Mais très
rapidement, les médicaments s'épuisèrent. Elle retourna voir le médecin qui
lui signifia que " Le Fonds Mondial de Lutte contre le SIDA " avait arrêté
sa subvention pour le Togo. Il fallait donc débourser très cher pour
commander des produits à l'étranger. Notre amie sans ressources à Lomé
commença à maigrir de nouveau. C'est en ce moment précis de sa vie que je
rencontrai M. chez X. Nous lui dirigeâmes vers d'autres associations d'aide
au PVVIH où après formalités, il fallait payer 1000 FCFA pour avoir accès au
ARV.
Pour être plus
proche, des lieux, afin de lui éviter les frais de déplacement, nous lui
avions conseillé de quitter la banlieue pour s'installer en ville auprès de
ses enfants où elle pouvait être mieux traitée. Très rapidement, les
médicaments antiviraux se faisaient rares au Togo, à cause de l'arrêt des
subventions du Fonds mondial. Cependant, les ONG et Associations nous
encourageaient en nous rassurant que cela n'allait pas durer et que le
Gouvernement Togolais était en négociation. M. s'était faite membre de cette
Association et allait régulièrement recevoir des conseils. Grâce à cette
association, M. reprit vie puis retrouva sa vitalité.
Grâce à l'effort du gouvernement, des Associations,
ONG et d'autres partenaires, nous savons aujourd'hui que les produits ARV
sont largement disponibles et distribués gratuitement.
M. vie avec ses enfants en parfaite santé. Toutes
les séquelles de la maladie ont disparu. Il retrouva l'espoir qu'il avait
perdu à la vie.
Pour une vie
positive et sans risques avec
la PVVIH
Nous pouvons vivre positivement et sans risque de contamination, avec
nos frères vivant avec le VIH ou malades du SIDA. Il est donc nécessaire de
savoir que le VIH ne se transmet pas dans les situations suivantes : serrer
la main à un séropositif, travailler, étudier ou jouer avec lui, partager
son repas, dormir dans le même lit que lui sans rapport sexuel non
protégé, utiliser les mêmes toilettes que la personne infectée, la piqûre de
moustique etc.
Il n'y a donc pas de raisons valables pour rejeter
nos frères infectés par le virus.
Loin d'être une
fatalité, le SIDA fait partie des Infections Sexuellement Transmissibles.
Pour cela, seul la prudence dans le comportement sexuel peut nous protéger ;
les seuls moyens de prévention efficaces préconisés sont :
1. l’abstinence sexuelle (ne pas avoir des rapports
sexuels jusqu'au mariage).
2. la fidélité réciproque (être fidèle l'un à
l'autre de façon sincère surtout dans les rapports sexuels.)
3. l'utilisation du préservatif (il est préconisé dans toutes
les autres situations jusqu'au jour où les deux partenaires sont certains
que leur test VIH/SIDA est négatif.)
4- faire un test de VIH/SIDA pour connaître sa
sérologie.
Serge Kodjovi
LA DEPECHE
Convoquée à l'OTM par Gilchrist Olympio
LA DEPECHE
convoquée à l'Observatoire Togolais des Médias (OTM) par Gilchrist Olympio
de l'UFC. Ce n'est pas dans un songe. Mais un fait réel.
En date du 14 août 2008, Building Relationships for Peace (WANEP)
agissant en lieu et place de Gilchrist Olympio, a adressé un courrier à l'OTM
pour exprimer son inquiétude au sujet d'un de nos articles paru dans notre
édition N° 429 du 31 juillet 2008 intitulé : " Gilchrist Olympio et les
EVALA : Au sujet des EVALA, je n'ai jamais mis pied là-bas ". Selon le WANEP,
les commentaires faits par KAO Victoire, l'auteur de l'article, sur
les propos de Gilchrist Olympio sont perçus comme un appel et une incitation
à la haine ethnique. La requête de l'UFC, loin de nous surprendre, nous a
réconforté dans notre conviction que la démocratie avance au TOGO. Si
l'UFC passée maître dans la provocation inutile et des propos incendiaires
dans notre pays trouve qu'un commentaire d'un journaliste sur le
comportement et les déclarations d'un leader politique sont de nature à
inciter à la haine, il y a lieu de s'interroger. Où était alors le WANEP
quand Patrick Lawson déclarait à Aného lors de la présidentielle 2005
que quand les vrais fils du pays gagneront les élections tout ira pour le
mieux dans le pays.
LA
DEPECHE
répond cet après midi à 15 h à l'OTM à la requête de l'UFC. Tout le compte
rendu de la rencontre dans notre prochain numéro. Affaire à suivre donc.
K.V. |