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Le ministre de la Sécurité, Atcha Titikpina interpellé
Le canton de Sagbado dans la préfecture du golfe, à cause de sa situation
géographique (sa proximité avec la frontière du Ghana) a toujours été un
coin sensible où l’insécurité règne constamment. Mais ces derniers temps,
les choses prennent une allure inquiétante. En effet, un groupe organisé de
voleurs qui n’aspirent qu’à vivre avec les moyens des autres, trouble
continuellement les nuits des paisibles populations de ce quartier. Ainsi,
les descentes nocturnes dans les maisons d’autrui, les vols mains armées et
les braquages sont devenus monnaie courante dans ce canton. Ceci occasionne
des disparitions d’hommes et autres crimes crapuleux. Pour preuve, en
juillet dernier, un jeune homme a été retrouvé mort à proximité de l’école
primaire de Sagbado. Deux jours plus tard, un autre corps a été retrouvé
près de la frontière Togo-Ghana dans le même canton. Jusqu’ici, les causes
de ces morts restent inconnues.
Dans la foulée, un jeune homme qui aurait eu la visite des voleurs dans une
nuit profonde a disparu. Et depuis, il n’est pas rentré à la maison. Nul ne
connaît jusqu’au jour d’aujourd’hui la cause de sa disparition. C’est donc
ce climat de terreur qui s’abat sur le canton de Sagbado. Cela occasionne
une lourde peur au sein même des populations. Les moins courageux ont déjà
commencé à déserter le quartier malgré qu’ils aient dépensé de fortes sommes
pour y construire. Actuellement les voleurs n’ont plus peur de qui que ce
soit et opèrent tranquillement. Ils vont jusqu’à enlever des portails et
fenêtres des maisons, ramasser des briques destinées à la construction. En
plus, ils raflent les motos aux Zimidjans sans être inquiétés.
Dans la nuit du 09 au 10 novembre dernier, ils ont mis à sac deux boutiques
à environ cent mètres de la maison du chef- canton de Sagbado. Une semaine
plus tard, ils sont passés faire leurs achats dans la boutique du chef
canton lui-même. Or cette mêm nuit, les populations faisaient une veillée
mortuaire dans la maison du chef .dans la même semaine, les voleurs ont
dévalisé un militaire qui habité ce quartier.
Pire encore, il se développe actuellement dans le quartier, un réseau de
vente de drogue. C’est ainsi qu’on voit continuellement des jeunes venir de
tous les quartiers de Lomé pour faire leur ravitaillement.
Malheureusement, aucune disposition sécuritaire n’est prise jusqu’ici pour
décourager ces voleurs. Même les patrouilles de l’ « opération araignée » ne
sont jamais passées par ce quartier. En tout cas, les populations de Sagbado
sont aujourd’hui dépassées par les évènements. Elles demandent au ministre
de la sécurité, Atcha Titikpina de venir créer ne serait-ce qu’un poste de
sécurité et initier une patrouille dans le quartier enfin de mettre fin à
ces événements malheureux.
Olivier GLAKPE
Visite de Faure Gnassingbé en France
:
Une randonnée de
plus aux frais du pauvre contribuable Togolais
La semaine écoulée n’aura pas été que celle de la polémique autour de la
mort de l’historien politologue journaliste et chef de parti politique
Atsutsè Kokouvi Agbobli. Elle aura été aussi celle de Faure Gnassingbé.
Le premier des Togolais était en visite en France, sa seconde en
tant que chef de l’Etat togolais, sa toute première depuis l’élection de
Nicolas Sarkozy en mars 2007, du mardi au vendredi. Comme il fallait s’y
attendre, cette visite à l’Elysée est décrite comme la visite du siècle,
comme si Faure Gnassingbé avait rendez-vous avec le fils de Dieu. A la TVT,
on ne s’est pas fait prier pour surenchérir sur cette visite. La LCF en
second, comme la caricaturent certaines langues, s’est aussi jointe à la
danse. Les meilleurs superlatifs sont utilisés pour peindre ce voyage et les
dithyrambes adressés à l’ « Esprit nouveau », remettant du coup sur
le tapis la question de l’intérêt réel de cette visite. Les Togolais
peuvent-ils en attendre quelque chose ? Quelle est donc la réelle portée de
ce voyage ?
Certes officiellement, cette visite de Faure Gnassingbé à l’Elysée
est dite d’amitié et de travail. C’est l’éternelle formule standard. Mais
une observation plus attentive permet de se rendre compte que les mobiles
sont ailleurs quand on voit le contexte dans lequel il intervient. Et il
n’est pas exagéré d’y voir plutôt une randonné aux enjeux personnels, une
retrouvaille entre le maître et l’élève, un rendez-vous longtemps attendu
par ce dernier.
En effet, c’est sans conteste que la France a toujours été la
caution du clan Gnassingbé. Mais depuis l’avènement de Nicolas Sarkozy à
l’Elysée, ce soutien a semblé prendre du plomb dans l’aile. Le nouvel
occupant de l’Elysée n’entendait plus s’inscrire dans les traditionnelles
relations de paternité tissées par Jacques Chirac. Il y a eu un léger
changement de politique et la France qui a l’habitude d’être complaisante à
l’égard du Togo n’hésite pas à faire preuve de fermeté à l’endroit du
pouvoir de Faure Gnassingbé. Ce manque de soutien a entre temps, fait
lorgner le pouvoir togolais du côté de puissances intermédiaires dont la
Chine et la Libye, juste à des fins de chantage. Pour prouver que les choses
ne seront plus comme avant, les portes de l’Elysée ont été fermées à Faure
Gnassingbé depuis la venue de Nicolas Sarkozy bientôt deux (02) ans. Le
« leader nouveau » a pendant tout ce temps parcouru le monde, sans
jamais rencontrer Sarkozy dans son antre. La France est allée au-delà en
s’ouvrant à l’opposition togolaise. Gilchrist Olympio, le trouble-sommeil
du clan Gnassingbé a été reçu plus d’une fois par de hautes autorités
françaises. Le Secrétaire d’Etat chargé à la Coopération Alain Joyandet est
allé jusqu’à déclarer que la France veillera à ce qu’aucun candidat sérieux
ne soit écarté de la présidentielle de 2010. C’est là un soutien de taille
au leader de l’Union de Force Changements (UFC) qui a toujours été victime
mesures discriminatoires dans la course aux présidentielles, et un pied de
nez au pouvoir togolais.
Il fallait donc à Faure de rétablir les rapports séculaires et
cette visite est la bienvenue. Certaines indiscrétions y voient une visite
de réconciliation et soupçonnent le pouvoir togolais d’avoir forcé les
choses à cette fin avec tous les moyens, mêmes financiers. Tout compte
fait, cela sent une rencontre entre le maître et son élève, même si
l’actualité au Togo et la Présidentielle de 2010 ont été au menu.
Au regard de certaines dispositions, on pourrait penser que cette
visite aurait des retombées positives au Togo. Le chef de l’Etat se serait
fait accompagner d’opérateurs économiques qui noueraient à l’occasion des
partenariats avec des entreprises françaises. En tout cas, c’est le moindre
mal que l’on puisse souhaiter. Mais quand on porte un regard sur les frais
que cette visite aurait engendrés, elle aurait plutôt contribuer à grever
plus le trésor public. Comme d’habitude, l’ « Esprit nouveau » s’est
encore fait accompagner d’une « forte délégation » d’amis, de copains
et de courtisans, que dis-je, de ministères et autre directeurs de société.
Quand on fait une petite estimation des frais de voyage, de séjour pendant
ces quatre jours, la facule devrait être considérable. Et dire que tout ceci
est aux frais du contribuable togolais.
Olivier GLAKPE
Remous au sein
des Forces Armées Togolaises
:
Une affaire de milliards de FCFA oppose les militaires à l’Etat-Major
L’affaire fait actuellement grand bruit dans les casernes. Selon les
informations en notre possession, le Guide de la révolution libyenne lors de
son dernier passage à Lomé aurait mis à la disposition des autorités
togolaises, quelques milliards destinés aux Forces Armées Togolaises.
Ce geste de Mouammar Kadhafi viserait à remercier les hommes en kaki qui ont
su assurer sa sécurité durant tout son séjour en terre togolaise. Mais selon
notre source, les autorités togolaises auraient fait main basse sur cette
importante somme.
« Nous avons appris que le Guide de la révolution libyenne, le Col. Mouammar
Kadhafi lors de son passage à Lomé a mis une importante somme à la
disposition des Forces de l’ordre. Il s’agit des milliards de nos francs.
Malheureusement, l’argent n’a pas été partagé jusqu’ici. Nous ne savons même
pas à quel niveau se trouve cette somme au jour d’aujourd’hui »,
a déclaré notre interlocuteur avant d’ajouter que « le Guide libyen a
fait le même geste au Burkina Faso et au Bénin et que dans ces deux pays,
les militaires sont rentrés en possession de leur droit ». Cette
situation fait actuellement des mécontents dans les rangs des Forces Armées
Togolaises.
Pour rassurer les uns et les autres, le chef d’Etat Major des FAT, le
Général Zakari Nandja a fait personnellement le tour de quelques casernes
pour mieux clarifier la situation. Partout où il était passé, il a laissé
entendre que lui-même n’est au courant d’une quelconque somme que le Colonel
Mouammar Kadhafi aurait laissée à la disposition des militaires. Mais reste
à savoir s’il a pu convaincre ces éléments. « Moi je ne suis pas du tout
convaincu. J’ai eu comme impression que le chef d’Etat major cherche à
détourner notre attention quand il dit que nous sommes à la fin de l’année
et que le président de
la République lui-même peut penser à nous faire un geste. Non, qu’on ne nous
prenne pas pour des bêtes. Pour cette fois-ci, nous irons jusqu’au bout »,
a craché un caporal-chef.
L’heure n’est donc plus à la blague et les grincements de dents ont atteint
aujourd’hui leur paroxysme. En tout cas, partout c’est le nom du chef de
l’Etat qui est cité. Les militaires attendent donc qu’il vienne clarifier la
situation. « Nous attendons que le chef de l’Etat vienne nous dire si oui
ou non le Col. Kadhafi nous a fait un cadeau. Parce que l’argent là, c’est
beaucoup. On nous a dit que chacun peut toucher
800 000 F CFA. Ça peut nous servir aussi à construire une petite case même
si c’est au village »,
pestent d’autres militaires, sans toute fois préciser la vraie source de
l’information. Le chef de l’Etat est donc avisé.
Pire encore, il se dit aujourd’hui dans les casernes que les éléments des
Forces Armées togolaises font souvent l’objet de tricheries lors des
différentes missions de paix auxquelles ils participent. Pour le cas de la
Côte d’Ivoire par exemple, les militaires togolais disent que ce que gagnent
leurs camarades Béninois à la fin des missions dépasse de loin ce qu’ils
gagnent. Ceci est dû au fait que les Nations Unies payent directement les
éléments des autres pays alors que pour ce qui concerne le Togo, l’argent
est versé à l’Etat qui à son tour règle les nôtres.
En tout cas, il urge que nos autorités changent de stratégies si tous ces
faits sont vérifiés. Car les conditions de vie de nos frères militaires,
surtout les moins gradés sont simplement lamentables.
Olivier GLAKPE
Retour en force du racket sur les routes togolaises
Le phénomène de racket revient en force et prend désormais une allure
inquiétante, surtout sur les routes de la capitale togolaise. Mais cela
n’étonne personne, parce que les dirigeants n’ont pas l’habitude de
respecter la parole donnée.
En effet, il n’y a pas longtemps, on a fait comprendre au peuple qu’il n’y
aura plus ces policiers et gendarmes racketteurs sur les routes au Togo.
Mais ce qu’on voit aujourd’hui, c’est plutôt le contraire de ce qui a été
dit . Et les nouvelles recrues sont aussi déjà mises à contribution.
Désormais, presque tous les jours, les policiers racketteurs ne manquent
plus à leur rendez-vous. On les voit surtout à l’œuvre sur l’Avenue
Augustino de Souza au niveau de la Lagune de Bè, sur le Boulevard Félix
Houphouët Boigny ou encore sur d’autres artères de la capitale togolaise.
Et comme on peut l’imaginer, ces policiers se cachent toujours derrière un
pseudo contrôle des pièces des véhicules pour justifier leur opération,
alors que tout le monde sait que leur sortie sur les routes est plutôt
guidée par le souci de racketter les taximen que de faire un contrôle en
bonne et due forme. Et il suffit juste d’interroger les conducteurs de taxi
pour s’en rendre bien compte. Car ces derniers donnent toujours les mêmes
réponses. « Même si nos pièces sont à jour, les policiers ne manquent
jamais de nous prendre des sous. Le plus souvent ils demandent à contrôler
nos permis de conduire, les visites techniques, l’Assurance… Mais comme nous
aussi on sait que c’est pour de l’argent qu’ils sont sur la route, on ne se
gène plus trop pour nous mettre totalement en règle. Quand ils (ndlr les
policiers) t’arrêtent, il suffit seulement de leur glisser un billet de 1000
francs et le tour est joué. Tous les chauffeurs savent que c’est comme ça et
les policiers aussi le savent », a confié un conducteur de taxi.
La question maintenant est de savoir où vont ces sommes importantes que ces
policiers collectent tous les jours sur les routes.
En outre, il importe de faire remarquer que le fait pour les policiers de
s’intéresser plutôt à l’exercice du racket qu’au vrai contrôle sur les
routes est l’un des facteurs qui encouragent le surcharge pratiqué par les
chauffeurs. Car le surcharge devient pour ces conducteurs, qui sont tous les
jours contraints de satisfaire les « maîtres de la route », un
passage obligatoire. La conséquence, ce sont les nombres importants de
victimes qu’on dénombre au moindre accident.
Assou Adikpa
Comment le plan Jacques Focart est-il compris au Togo ?
AO !
Le Togo, petit pays de l’Afrique occidentale française est le seul à
accéder à l’indépendance avec plus de dix haut cadres (docteurs, ingénieurs,
etc.)
AO !
Les Blancs, arrivés au Togo, ont rencontré les peuples du sud et y ont créé
les différentes écoles à savoir : Ecoles Cuichariterre , Bonnecarrère, St
joseph et quelques écoles dans certaines villes du Togo.
OK !
Pour venir au cours secondaire, il faut forcément arriver à Lomé, ce qui
n’est pas permis à toutes les bourses de l’intérieur du pays.
AO !
Le décalage du niveau d’instruction entre le nord et le sud était criard et
ceci est valable pour tous les pays francophones.
AO !
Pour donc équilibrer cette situation après les indépendances, Jacques FOCART
, alors Chef de la Cellule africaine de l’Elysée proposa lors du sommet de
Libreville, un équilibre social.
Ainsi, les pays francophones doivent revoir le système d’attribution des
bourses d’études aux étudiants.
Suivez bien !!!
Au Togo, on a instauré un système qui au lieu d’encourager les méritants,
s’est basé sur une équation régionale et ethnique.
Au nom de la transparence et de l’égalité des chances, on décida de donner à
chaque circonscription ( aujourd’hui préfecture) 20 bourses par série.
AO !
Au baccalauréat, imaginez en 1963 ou 1965 combien de personnes étaient
admises à Dapango, Lama-kara, Niamtougou, Bafilo, Sansanné Mango !
Moins d’une vingtaine alors qu’au sud du pays on comptait plus d’une
centaine de nouveaux bacheliers qui se bousculent à la Direction des Bourses
et stages pour décrocher le précieux sésame.
AO !
Certaines bourses sont accordées à la sueur des fesses de certaines femmes
du sud afin que leurs enfants, frères ou sœurs puissent partir à Apouamè,
hahahah suivez de près mon regard….
AO !
On se connaît dans ce pays làaaa
AO !
On les retrouve dans les grandes écoles en Europe, aux Etats-Unis, au Canada
où certains savaient déjà quel poste ils allaient occuper à leur retour au
bercail, pendant que d’autres trimaient sans bourse dans les universités
européennes, d’autres zélés du système et autres indic à Poitiers donnaient
déjà la suite de leur CV. Suivez toujours mon regard…
Je serai Directeur de la SONACOM, Professeur de Droit, Ministre etc, et ce
qui, loin d’être un rêve de tout étudiant se confirma à la lettre hhahahahah.
Ils sont là et on les connaît.
AO !
Et pourtant ;un petit rappel mémoire : en 1990 lors de la Conférence
nationale, il n’y avait presque pas un seul avocat originaire du nord et
pourtant tout était mis en œuvre pour disposer de toute la crème de l’inteligentsia
togolaise ; que neni !!!
Bref passons,
Et c’est au nom de cet équilibre social et rectification de l’histoire que
des dictateurs généralement issus de la minorité des années 1960 ont été
encouragés à prendre et à garder le pouvoir au nom du plan Focart.
EYOOO !
Ce plan de 50 ans prend fin en 2010 et nous sommes d’avis que l’objectif est
atteint au Togo où à compétences égales, toutes les préfectures se valent.
HO EVAGLO !
Danyito espère qu’en 2010, le jeu sera ouvert et le Togo sera à jamais
reconcilié.
ELAGNON N’TO
Car « quand le singe veut mourir, il dit qu’il fait chaud en brousse »
Prochainement, DANYITO à KARA |