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Le 31ème congrès de l’IDEF a pris fin à Lomé
AgoraPress - Par Arnaud Pako  
Lomé, le 23 Nov. 2008 - Ouverts le lundi 17 novembre 2008 au Palais des Congrès de Lomé par le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé, les travaux du 31e congrès de l’institut international de droit d’expression et d’inspiration françaises (IDEF) sur le thème : ‘’Le rôle du droit dans le développement économique’’ ont pris fin le 20 novembre dernier à l’Hôtel Mercure Sarakawa.

Quatre jours d’intenses travaux et s’échanges sur des sujets aussi variés : ‘’rapports du droit et de l’économie’’ ; ‘’la portée du droit’’ ; ‘’la consolidation du droit’’ ; ‘’rôle de l’Etat de droit dans la consolidation du droit’’ ont permis aux cent cinquante (150) participants, juristes et économistes principalement, venus d’une quarantaine de pays s’enrichir leurs connaissance et expériences. C’est sur une note de satisfaction, indique-t-on, que les participants se sont séparés.

Axé sur le thème central Rôle du droit dans le développement économique, ce 31e congrès de l’IDEF a donné lieu à une série de communications, une trentaine, présentées par des experts.

Au terme des travaux, les participants sont parvenus à l’idée que l’effectivité du droit et l’efficacité de la justice sont des facteurs indispensables à l’épanouissement de l’activité économique.

C’est ainsi que constant que les systèmes juridiques modernes du droit des affaires n’appréhendent pas la totalité des activités économiques, une bonne partie d’entre elles étant assumée sous des modalités dites ‘’informelles’’, qui échappent à leurs règlements et à leurs institutions officielles, les délégués aux assises de Lomé ont formulé des résolutions à l’endroit des pouvoirs publics et à la communauté des juristes francophones de leur institution. Ces résolutions engagent chacune des deux parties à une réflexion et actions plus réalistes visant à déterminer des règles juridiques adaptées aux réalités sociales et économiques de leur pays respectif. Elles engagent aussi les Etats à réunir les conditions d’un fonctionnement efficace et impartial de la justice et les membres de l’IDEF à participer activement aux actions juridiques et judiciaires dans les pays membres.

A l’ouverture comme à la clôture du congrès, les autorités togolaises, le chef de l’Etat et le garde des sceaux, ont relevé l’importance du droit dans la vie économique, politique et sociale, mettant l’accent sur les grandes réformes initiées depuis quelques années pour doter le Togo d’un arsenal juridique sécuritaire propice aux investissements.

« ’Le rôle du droit dans le développement économique constitue une préoccupation fondamentale puisque le droit occupe une place centrale dans toute  société humaine organisée. Le monde entier se rend compte aujourd’hui que l’existence de bonnes règles de droit n’est pas un frein au développement économique et à la prospérité des affaires. Chacun sait que le droit a pour fonctions essentielles d’organiser la société, d’imposer des comportements à suivre, de proposer un modèle de conduite et d’exprimer les valeurs de la société qui l’engendre » a souligné Faure Gnassingbé à l’ouverture des travaux qui a émis l’espoir que les débats qui meubleront les quatre jours des travaux permettent aux participants de cerner les contours des dérèglements actuels de l’économie mondiale et leur donnent l’occasion d’esquisser une nouvelle approche et d’inspirer une éthique devant encadrer le capitalisme financier et faciliter une réelle intégration des économies mondiales.

Clôturant les travaux de ce 31e congrès de l’IDEF, 2e du genre en terre togolaise après le 2e congrès en 1967, au nom du chef de l’Etat, M. Biossey Kokou Tozoun, garde des sceaux, ministre de la justice chargé des relations avec les institutions de
la République, rappelant lui aussi l’importance du droit dans la société moderne, a relevé les rapports que le droit et l’économie peuvent entretenir pour faciliter les échanges et poser les bases d’un développement économique en Afrique. Il a alors souhaité que le monde compte avec l’Afrique au cours de ce 21e siècle, eu égard aux ressources humaines et naturelles dont elle dispose avant de rassurer les congrès que le gouvernement togolais mettra tout en œuvre pour traduire dans les faits les résultats de leurs échanges.

Auparavant, le porte-parole des congressistes, M Pervèz Dookhy, le président de l’IDEF- Togo, le Prof. Pedro Akuété Santos et le président du comité d’organisation, le Bâtonnier de l’ordre des avocats du Togo, Me Alexis Aquereburu ont exprimé leur gratuité aux autorités togolaises et à ceux qui, de loin ou de près, ont contribué à la tenue et à la réussite de ce 31e congrès.

Qu’est-ce que l’IDEF ?
Créé en 1964, à  l’initiative de M. Alain Plantey, à l’époque Conseiller technique du Général de Gaulle, l’institut international de droit d’expression et d’inspiration françaises (IDEF) réunit les juristes de tout l’espace francophone à travers le monde. Il regroupe à chaque congrès plus d’une centaine de participants provenant en moyenne de 25 à 30 pays et leur offre l’occasion de faire vivre le sentiment d’appartenance à une communauté juridique puis de nouer des connaissances et des liens d’amitié. Aujourd’hui, l’IDEF entend renforcer cette communauté en vue d’apporter sa contribution aux évolutions juridiques actuelles résultant des nouvelles technologies de l’information et de la communication. C’est ainsi qu’elle anime sur son site www.institutidef.org quatre actions principales à travers les rubriques d’actualités juridiques de soutien à l’organisation pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique (OHADA), de Droit Comparé, de Droit Civil/Common Law ainsi qu’une rubrique relative au code civil français.  
 

 
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