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- Beaucoup de
bruits pour rien
Les
conclusions de l'expertise du médecin légiste américain commis par le Bureau
des Nations Unies aux Droit de l'Homme au Togo à la demande de
la Commission Nationale
des Droits de l'Homme (CNDH) sont connues depuis le 6 novembre dernier. Dans
le but de rendre compte de ces conclusions à l'opinion tant nationale
qu'internationale, la CNDH a tenu le 13 novembre à son siège à Lomé une conférence de presse à
l'issue de laquelle le rapport d'établissement des faits sur la mort de M.
Atsutsè AGBOBLI a été présenté à la presse.
Le rapport
de l’expert Nizam Peerwani se résume en quatre points. Premièrement, M.
Atsutsè AGBOBLI souffrait d'une myocardiopathie due à un infarctus qui n'est
probablement pas la cause de sa mort. Le rapport révèle ensuite que,
contrairement à la thèse du Médecin légiste Gado Napo-Koura préalablement
commis par le Procureur de la République, la mort de M. AGBOBLI n'était pas
due à une intoxication médicamenteuse.
Elle n'était
pas non plus due, ni à des plaies traumatiques, ni à une strangulation, ni à
une suffocation, ni à des contusions par un objet tranchant, encore moins à
une électrocution. Le rapport poursuit, qu'il y avait suffisamment de signes
indiquant que M. AGBOBLI Atsutsè soit mort par noyade. Il s'agit en effet de
la présence de plicatures au niveau des paumes de main et des talons, des
poumons globuleux et oedémateux et la mise en évidence macroscopique et
microscopique de spume, à en croire le contenu du rapport.
Le rapport
révèle pour finir qu'il y avait certes suffisamment de preuves indiquant que
M. Atsutsè AGBOBLI était déprimé et avait tenté au moins une fois de se
suicider mais, cela ne pouvait expliquer pourquoi le corps avait été
découvert nu sur la plage ; une situation énigmatique qui reste à élucider.
Selon M.
Koffi KOUNTE président de la CNDH et président de
la Commission
chargée de la vérification des faits consécutifs à la mort de M. Atsutsè
AGBOBLI, l'examen scientifique n'est pas formel sur la cause de la mort.
" La CNDH
transmettra aux autorités judiciaires le résultat de toutes les
investigations menées par ses soins afin d'être exploité, en cas de besoin,
dans le cadre de l'information ouverte par le Procureur de
la République, le Tribunal de première instance de Lomé " ;
a-t-il poursuivi. Il va falloir donc attendre la fin des enquêtes pour avoir
toute la lumière sur la mort tragique du président du MODENA.
En
attendant, on peut dire sans risque de se tromper que les soupçons qui
pesaient inutilement sur les pouvoirs publics sont levés. Comme nous l'avons
écrit, Faure et son équipe, préoccupés de s'attirer la sympathie de la
communauté internationale, n'avaient aucun intérêt à provoquer la mort d'un
opposant qui ne gène en rien son régime.
Joël Koye
Me Jean de Dieu
Yaovi DEGLI de retour au bercail
Incontestablement le Togo se réconcilie avec lui-même. La preuve, ceux qui
ont pris les armes contre la République rentrent sans être inquiétés.
De retour
au pays après 16 années passées en exil pour des raisons politiques, Me Jean
DEBLI a organisé le 12 novembre dernier une conférence de presse à l'hôtel
Excellence à Lomé au cours de laquelle il a exprimé les raisons de son
retour au pays.
A cette
occasion, Me DEGLI, un opposant radical a exprimé sa reconnaissance aux
autorités togolaises pour avoir imprimé à la vie politique une situation de
dégel et entrepris des actions en faveur des droits de l'homme permettant à
de nombreux Togolais de regagner tout comme lui la terre de nos aïeux.
Parlant des
motifs qui ont motivé son retour au pays, Me Jean DEGLI a d'abord évoqué des
raisons familiales. En effet, il était indispensable de revenir au pays pour
voir les membres de sa famille mais aussi et surtout, sa mère malade qui est
la chose la plus précieuse pour lui au monde.
La seconde
raison de son retour est la possibilité pour lui d'exercer à nouveau sa
profession d'avocat au pays plutôt que de continuer par errer en Occident. A
la question de savoir si son retour au pays était aussi dicté par ses
ambitions politiques comme on a pu le lire dans les journaux, Me Jean DEGLI
a répondu qu'il n'avait aucune affiliation politique. "J'ai des amitiés dans
le monde politique ; je connais des gens dans le monde politique et cela est
normal. Je suis un Togolais d'une certaine génération.
Je défends les
droits de l'homme ; j'ai participé à la lutte pour l'instauration de le
démocratie dans ce pays donc, nécessairement, je connais des gens. Je ne
suis pas venu pour soutenir quelques parties que ce soit, mais je suis venu
d'abord pour des raisons qui me sont essentiellement personnelles. "
Au sujet du
climat politique au Togo, Me DEGLI a observé qu'il y a des améliorations en
ce qui concerne la situation des droits humains. " Il y a quelques années,
déclare-t-il, Jean DEGLI ne pourrait pas écrire à des autorités togolaises
pour demander que sa sécurité soit garantie pour qu'il rentre au pays. Il
aurait écrit plutôt pour se plaindre des violations des droits de l'hommes
sur sa personne et sur les membres de sa famille ou se défendre des
accusation. " Des propos qui tranchent avec ceux des radicaux de l’UFC.
Joël
Koye
Baisse du coût
du baril de pétrole à 50 dollars : Qu'attend le gouvernement pour revoir à
la baisse les prix à la pompe ?
La
mondialisation et la globalisation des échanges résultent d'un circuit
économique caractérisé par un enchaînent des opérations interdépendantes.
C'est ainsi qu'un choc économique dans un secteur du monde a des
répercutions immédiates ou lointaines sur d'autres régions. On l'a vu avec
la crise financière qui partie des USA, s'est internationalisée.
En effet,
l'augmentation en flèche du prix du baril du pétrole avait causé la flambée
du prix de produits de première nécessité. Les pays pauvres comme le Togo
qui tirait déjà le diable par la queue, à cause de la précarité dans
laquelle il se trouvait, avait payé le lourd tribut. Le panier de la
ménagère était quasi-vide. Cela n'avait pas empêché le gouvernement d'alors
d'augmenter le prix de l'essence à la pompe.
Ainsi dans
un communiqué publié le 12 Août 2008, le gouvernement avait procédé au
relèvement du prix des produits pétroliers à la pompe, notamment l'essence
super sans plomb, le gas-oil et le mélange à deux temps. Les raisons
évoquées étaient que, la subvention accordée au cours de cette année
jusqu'en juillet 2008, soit 18 milliards de FCFA étaient insupportable pour
le gouvernement.
Cependant,
depuis quelques mois déjà, la crise financière qui frappe les grands marchés
boursiers à travers le monde a pour conséquence la chute du prix du baril
du brut. De 160 dollars us, en juillet dernier le baril a chuté à 59,32
dollars sur le marché de New -York jeudi dernier.
Selon
certains économistes, les prix du baril continueront à baisser.
A quand la diminution des prix à la pompe au Togo ?
Aujourd'hui
que le baril vaut moins de 60 dollars, l'on se demande pourquoi on ne peut
pas réviser le prix dans le pays et le répercuter à la pompe ? Car
jusqu’alors, l’essence super sans plomb coûte 595 F CFA le litre, le Gaz-oil
590 F CFA le litre et le mélange à deux temps
575 F CFA le litre.
Cela va de
la volonté du gouvernement et de sa crédibilité à traduire dans les faits sa
politique de transparence économique et de lutte contre la pauvreté. Car,
il faut souligner que la hausse du prix de l'essence à la pompe est suivie
de l'augmentation du coût de transport. La prime de 5000 F allouée par le gouvernement pour atténuer les frais de
transport et d’autres produits des agents de la fonction publique n'est
qu'une goutte d'eau dans la mer.
Il s'avère
que le ministère du Commerce et des Transports et son collègue des Finances
prenne des dispositions pour revoir ces prix à la baisse, afin de permettre
aux citoyens de desserrer tant soit peu l'étau. Car avec ce silence radio,
tout laisse à croire que le gouvernement, contrairement à ce qui se dit ne
se préoccupe pas du sort de sa population.
Si le
maintien du prix à la pompe tient à d'autres considérations, que le
gouvernement l'explique à l'opinion.
T. Vivien
Qui en veut au
nouveau Président de la Chambre de Commerce du TOGO ?
Conformément à la confraternité et aux règles de déontologie qui régissent
la profession de la presse, il est interdit de porter de jugement de valeur,
de critiquer ou de répondre aux articles des confrères. Mais dans le souci
d'apporter des informations complémentaires à un article publié par un
confrère, on peut déroger à cette règle sacro-sainte. C'est ce que nous
avons fait dans notre dernière édition en apportant des éclaircissements sur
un article sur la drogue publié par le confrère Le Combat du Peuple.
C'est dans le but d'apporter des informations complémentaires sur un autre
article publié par le même confrère que nous revenons à la charge.
En effet,
dans son N° 630 du 17 au 21 novembre 2008, Le Combat de Peuple
a titré à la Une : " Echos de
la Ville de Lomé : M. Jonathan FIAWOO, président de
la Chambre de Commerce accusé de mœurs légères ".
Dans ledit article, le confrère porte des accusations que nous pouvons
qualifier de graves contre le nouveau président de la CCIT. Il dit avoir reçu une lettre dans sa boîte accusant le
Président FIAWOO d'utiliser l'argent de
la CCIT pour entretenir des maîtresses.
En
principe, le confrère aurait dû, conformément aux règles qui régissent notre
profession, s'adresser à M. FIAWOO pour vérifier les faits. Mais il a, pour
des raisons qu’on ignore, préféré se référer à un ami de M. FIAWOO.
Bien plus,
le confrère allègue que le président et sa clique, sans avoir fait l'état
des lieux, se sont empressés de commander des mobiliers de bureau à la
galerie Confortium. Le confrère cite comme élément de preuve qui préfigure
une mauvaise gestion, la commande de limousines et de voitures 4 x 4 hauts
de gamme comme voitures de fonction. Et le confrère ne cache pas son
aversion contre la nouvelle équipe dirigeante de la CCIT qu'il qualifie de
mafia !
Sur ces
différents points d'accusation sur un homme qui à peine vient de prendre ses
fonctions,
LA DEPECHE
a mené ses investigations. Il ressort de nos informations que l'article de
notre confrère au bas mot n'est pas fondé.
Nous ne
nous sommes pas préoccupé du contenu de la lettre accusant le Président
FIAWOO d'utiliser l'argent de la CCIT pour entretenir des maîtresses. Mais,
nous regrettons seulement que notre confrère n'ait pas jugé bon de
s'adresser directement à l'intéressé pour vérifier ses sources
d'informations, préférant le service d'un intermédiaire, fut-il l'ami de
l'accusé.
Comment
s'assurer d'avoir fait les recoupements nécessaires et de tirer les
conclusions qui s'imposent quand on s'interdit d'interroger celui qui est
mise en cause ? Ainsi, contrairement à ce qu’affirme le confrère, la
nouvelle équipe avant de prendre ses fonctions à la CCIT a procédé à un audit financier et social.
S'agissant
de la commande des voitures 4 x 4, selon nos informations, cette commande
entre dans le cadre du renouvellement du parc auto de la CCIT. A l'heure
actuelle, et selon les sources proches de la Chambre, toutes les voitures de
la CCIT sont amorties. C'est lors de la session budgétaire de septembre
dernier de la nouvelle assemblée Consulaire que le bureau a obtenu le
quitus pour le renouvellement du parc. Ces nouvelles voitures devraient
servir au nouveau bureau à mener à bien ses activités et surtout à
l'installation des délégations dans les cinq Régions administratives. Au
jour d'aujourd'hui, aucun véhicule n'a été acheté.
Il ne faut
pas confondre les voitures des membres du bureau qu'on voit à la CCIT aux voitures de l’Institution. S'agissant du mobilier de
la CCIT, il
date de 1977. Son renouvellement, de toute évidence s’impose. Mais le
nouveau bureau continue de l’utiliser. Les nouveaux dirigeants de la CCIT sont loin d'être une clique mafia. Un peu de respect pour ces hommes
qui se battent pour relever les nombreux défis qui attendent
la CCIT
notamment son redressement, après des années de léthargie, l'assistance aux
opérateurs économiques et son rayonnement sur le plan national et
international, etc. Ce sont des messieurs bien posés qui ont fait leur
preuve dans les affaires. Le Président FIAWOO est à la tête d'un holding de
Sociétés qui se trouvent au Togo, au Bénin, au Ghana et en France. Le
Trésorier KLOMEGAH est une référence de réussite dans les affaires pour
avoir servi au Cabinet Americain Anderson, le Premier Vice-président,
TCHAMDJA avec INTER SEAS n'est point à présenter. Le Second Vice-président
MEBA avec sa société CIB INTA installée dans toutes les villes et contrées
du pays. Ce sont des gens bien nantis qui n'ont pas besoin des sous de la
CCIT. En tout cas à notre connaissance.
Depuis qu'ils
ont pris service, ils sont préoccupés seulement par le redressement de
la CCIT. Pour mémoire, signalons qu'ils n'ont touché aucun rond
de la CCIT
depuis leur arrivée à la CCIT en août. Ceci peut être vérifié. L'article du confrère intervient à la
veille d'une réunion importante à
la CCIT. De là à croire qu'il s'agit d'une opération de
déstabilisation, il n'y a qu'un pas.
La CCIT n'est pas dans les mains d'une mafia. Elle est gérée aujourd'hui par
une nouvelle génération d'entrepreneurs responsables qui ont une vision pour
le développement de leur pays. Ils ne demandent que de la sérénité pour le
faire.
S.K.
LE RPT
en campagne dans l’AMOU :
La Région des
Plateaux, un enjeu électoral
Le
Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), le parti Titan qu'on croyait endormi
se mobilise.
Au cours
des inondations, on a vu les responsables du parti s'impliquer dans des
actions humanitaires. A la rentrée scolaire, le RPT n'a pas lésiné sur les
moyens pour soulager les parents pauvres.
Le parti du
Chef de l'Etat vient de franchir un pas en mettant en branle sa machine de
mobilisation en organisant le samedi 15 novembre dernier, un meeting de
sensibilisation sur la place Maman N'DANIDA à AMLAME dans la préfecture
d'Amou.
Le meeting qui
a connu une forte mobilisation, a été organisé par les cadres originaires de
la préfecture d'Amou à laquelle ont pris part les populations de la Région des Plateaux.
" Place et
rôle de la Région des Plateaux dans la vie politique de demain ", tel était
le thème central des discussions.
D'autres
thèmes non moins importants, tels le trafic et l'exploitation des enfants ;
les réformes à opérer pour une meilleure adéquation école / emploi, les
activités génératrices de revenus, l'emploi féminin, le développement
agro-pastoral, ont également retenu l'attention des participants.
Au terme
des travaux de la rencontre, les populations des Plateaux ont renouvelé leur
confiance au président Faure tout en le félicitant pour sa politique
d'ouverture et de réconciliation qui chaque jour marque de points. Elles
adhèrent aussi à la politique du chef de l'Etat en matière d'emploi qui se
traduit par des actes concrets : le recrutement de jeunes, le déblocage des
avancements, le paiement des arriérés et la gratuité de l'école préscolaire,
etc.
C'est le
Secrétaire général du RPT, M. Solitoki ESSO qui a représenté le chef de
l'Etat à ce meeting.
Il a
remercié les militants pour leur forte mobilisation et les a invités à
cultiver ce qui fait la force du parti, l'unité nationale, l'amour du
prochain, le pardon, etc.
M. Koffi
Voulé-Frititi, figure de proue de la Région des Plateaux a souligné que la
mobilisation du jour est une démonstration de force destinée à prouver s'il
en était encore besoin, la capacité de mobilisation du parti dans la Région des Plateaux.
La Région des Plateaux, un enjeu électoral
La Région
des Plateaux, située au Sud Ouest du TOGO, est la plus riche et la plus
peuplée de notre pays. De surcroît, elle constitue un enjeu électoral
majeur. Ce n'est pas par hasard qu'elle a été choisie au début des années 90
par l'opposition pour engagée la déstabilisation du parti Etat. Il eut des
pogroms sur les populations du Nord installées dans la Région.
Le
compatriote Jean sait de quoi nous parlons.
Des paysans
ont été brûlés dans leur sommeil et des milliers d'autres ont disparu sans
laisser de trace.
Le poids
géographique (9 préfectures) et démographique de la Région des Plateaux est
tel que toute élection se gagne si on assure l'essentiel dans la région.
De notre envoyé
spéciale à AMLAME
Serge
KODJOVI Kokou
Réchauffement
des relations entre Paris et Lomé : Le président Faure séjourne depuis hier
à Paris
Depuis
l'avènement de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, on a noté un refroidissement
dans les relations entre Lomé et Paris, contrairement au temps de Chirac.
Les causes de
ce refroidissement diplomatique sont essentiellement économico financières.
En effet, le
monde est toujours guidé par des intérêts dit-on, et Sarkozy ne ménage aucun
effort lorsqu'il s'agit de préserver les intérêts des entreprises françaises
qui lui sont proches. Le mauvais sort réservé à Bolloré dans le conflit
avec Progosa n’est pas du goût de l’Elysée. Bolloré est un ami de Sarkozy.
Pour punir Faure pour son audace, Paris fait des clins d’oeil à l’opposant
Olympio.
Mais, Sarkozy
dans le souci de ne pas inquiéter un membre du réseau France-Africain
n'avait pas de choix.
C'est ainsi que
sous la pression de certains chefs d'Etats africains, Paris s'est vu obliger
de se rapprocher de Lomé. C'est la raison du réchauffement des relations
entre Lomé et Paris, même si on laisse croire que c'est suite à la signature
de l'Accord Politique Global.
La présente
visite officielle du président Faure Essozimna Gnassingbé est la première
rencontre entre lui et son homologue Français après celle de décembre 2007
en Espagne qualifié d'heurtée.
Nous espérons
qu'après cette rencontre, l'amitié franco-togolaise retrouvera ses marques.
C’est dans l’intérêt des deux pays.
T. Vivien |