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Rebondissement dans le feuilleton du décès d’Atsutsè Agbobli : Les résultats de l'expertise de Nizam PEERWANI sèment encore du doute
La Dépêche #445 du 19 novembre 2008

- Beaucoup de bruits pour rien

Les conclusions de l'expertise du médecin légiste américain commis par le Bureau des Nations Unies aux Droit de l'Homme au Togo à  la demande de la Commission Nationale des Droits de l'Homme (CNDH) sont connues depuis le 6 novembre dernier. Dans le but de rendre compte de ces conclusions à l'opinion tant nationale qu'internationale, la CNDH a tenu le 13 novembre à son siège à Lomé une conférence de presse à l'issue de laquelle le rapport d'établissement des faits sur la mort de M. Atsutsè AGBOBLI a été présenté à la presse.

Le rapport de l’expert Nizam Peerwani se résume en quatre points. Premièrement,  M. Atsutsè AGBOBLI souffrait d'une myocardiopathie due à un infarctus qui n'est probablement pas la cause de sa mort. Le rapport révèle ensuite que, contrairement à la thèse du Médecin légiste Gado Napo-Koura  préalablement commis par le Procureur de la République, la mort de M. AGBOBLI n'était pas due à une intoxication médicamenteuse.

Elle n'était pas non plus due, ni à des plaies traumatiques, ni à une strangulation, ni à une suffocation, ni à des contusions par un objet tranchant, encore moins à une électrocution. Le rapport poursuit, qu'il y avait suffisamment de signes indiquant que M. AGBOBLI Atsutsè soit mort par noyade. Il s'agit en effet de la présence de plicatures au niveau des paumes de main et des talons, des poumons globuleux et oedémateux et la mise en évidence macroscopique et microscopique de spume, à en croire le contenu du rapport.

Le rapport révèle pour finir qu'il y avait certes suffisamment de preuves indiquant que M. Atsutsè AGBOBLI était déprimé et avait tenté au moins une fois de se suicider mais, cela ne pouvait expliquer pourquoi le corps avait été découvert nu sur la plage ; une situation énigmatique qui reste à élucider.

Selon M. Koffi   KOUNTE président de la CNDH et président de la Commission chargée de la vérification des faits consécutifs à  la mort de M. Atsutsè AGBOBLI, l'examen scientifique n'est pas formel sur la cause de la mort.

"  La CNDH transmettra aux autorités judiciaires le résultat de toutes les investigations menées par ses soins  afin d'être exploité, en cas de besoin, dans le cadre de l'information ouverte par le Procureur de la République, le Tribunal de première instance de Lomé " ; a-t-il poursuivi. Il va falloir donc attendre la fin des enquêtes pour avoir toute la lumière sur la mort tragique du président du MODENA.

En attendant, on peut dire sans risque de se tromper que les soupçons qui pesaient inutilement sur les pouvoirs publics sont levés. Comme nous l'avons écrit, Faure et son équipe, préoccupés de s'attirer la sympathie de la communauté internationale, n'avaient aucun intérêt à provoquer la mort d'un opposant qui ne gène en rien son régime.

Joël Koye


Me Jean de Dieu Yaovi DEGLI de retour au bercail

Incontestablement le Togo se réconcilie avec lui-même. La preuve, ceux qui ont pris les armes contre la République rentrent sans être inquiétés.

De retour au pays après 16 années passées en exil pour des raisons politiques, Me Jean DEBLI a organisé le 12 novembre dernier une conférence de presse à l'hôtel Excellence à Lomé au cours de laquelle il a exprimé les raisons de son retour au pays.

A cette occasion, Me DEGLI, un opposant radical a exprimé sa reconnaissance aux autorités togolaises pour avoir imprimé à la vie politique une situation de dégel et entrepris des actions en faveur  des droits de l'homme permettant à de nombreux Togolais de regagner tout comme lui la terre de nos aïeux.

Parlant des motifs qui ont motivé son retour au pays, Me Jean DEGLI a d'abord évoqué des raisons familiales. En effet, il était indispensable de revenir au pays pour voir les membres de sa famille mais aussi et surtout, sa mère malade qui est la chose la plus précieuse pour lui au monde.

La seconde raison de son retour est la possibilité pour lui d'exercer à nouveau sa profession d'avocat au pays plutôt que de continuer par errer en Occident. A la question de savoir si son retour au pays était aussi dicté par ses ambitions politiques comme on a pu le lire dans les journaux, Me Jean DEGLI a répondu qu'il n'avait aucune affiliation politique. "J'ai des amitiés dans le monde politique ; je connais des gens dans le monde politique et cela est normal. Je suis un Togolais d'une certaine génération.

Je défends les droits de l'homme ; j'ai participé à la lutte pour l'instauration de le démocratie dans ce pays donc, nécessairement, je connais des gens. Je ne suis pas venu pour soutenir quelques parties que ce soit, mais je suis venu d'abord pour des raisons qui me sont essentiellement personnelles. "

Au sujet du climat politique au Togo, Me DEGLI a observé qu'il y a des améliorations en ce qui concerne la situation des droits humains. " Il y a quelques années, déclare-t-il, Jean DEGLI ne pourrait pas écrire à des autorités togolaises pour demander que sa sécurité soit garantie pour qu'il rentre au pays. Il aurait écrit plutôt pour se plaindre des violations des droits de l'hommes sur sa personne et sur les membres de sa famille ou se défendre des accusation. " Des propos qui tranchent avec ceux des radicaux de l’UFC.

  Joël Koye


Baisse du coût du baril de pétrole à 50 dollars : Qu'attend le gouvernement pour revoir à la baisse les prix à la pompe ?

La mondialisation et la globalisation des échanges résultent d'un circuit économique caractérisé par un enchaînent des opérations interdépendantes. C'est ainsi  qu'un choc économique dans un secteur du monde a des répercutions immédiates ou lointaines sur d'autres régions. On l'a vu avec la crise financière qui partie des USA, s'est internationalisée.

En effet, l'augmentation en flèche du prix du baril du pétrole avait causé la flambée du prix de produits de première nécessité. Les pays pauvres comme le Togo qui tirait déjà le diable par la queue, à cause de la précarité dans laquelle il se trouvait, avait payé le lourd tribut. Le panier de la ménagère était quasi-vide. Cela n'avait pas empêché le gouvernement d'alors d'augmenter le prix de l'essence à la pompe.

Ainsi dans un communiqué publié le 12 Août 2008, le gouvernement avait procédé au relèvement du prix des produits pétroliers à la pompe, notamment l'essence super sans plomb, le gas-oil et le mélange à deux temps. Les raisons évoquées étaient que, la subvention accordée au cours de cette année jusqu'en juillet 2008, soit 18 milliards de FCFA étaient insupportable pour le gouvernement.

Cependant, depuis quelques mois déjà, la crise financière qui frappe les grands marchés boursiers à travers le monde a pour conséquence la chute du prix du baril  du brut. De 160 dollars us, en juillet dernier le baril a chuté à 59,32 dollars sur le marché de New -York jeudi dernier.

Selon certains économistes, les prix du baril continueront à baisser.

A quand la diminution des prix à la pompe au Togo ?

Aujourd'hui que le baril vaut  moins de 60 dollars, l'on se demande pourquoi on ne peut pas réviser le prix dans le pays et le répercuter à la pompe ? Car jusqu’alors, l’essence super sans plomb coûte 595 F CFA le litre, le Gaz-oil 590 F CFA le litre et le mélange à  deux temps 575 F CFA le litre.

Cela va de la volonté du gouvernement et de sa crédibilité à traduire dans les faits sa politique de transparence économique et de  lutte contre la pauvreté. Car, il faut  souligner que la hausse du prix de l'essence à la pompe est suivie de l'augmentation du coût de transport. La prime de 5000 F allouée par le gouvernement pour atténuer les frais de transport et d’autres produits des agents de la fonction publique n'est qu'une goutte d'eau dans la mer.

Il s'avère que le ministère du Commerce et des Transports et son collègue des Finances prenne des dispositions pour revoir ces prix à la baisse, afin de permettre aux citoyens de desserrer tant soit peu l'étau. Car avec ce silence radio, tout laisse à croire que le gouvernement, contrairement à ce qui se dit ne se préoccupe pas du sort de sa population.

Si le maintien du prix à la pompe tient à d'autres considérations, que le gouvernement l'explique à l'opinion.

T. Vivien


Qui en veut au nouveau Président de la Chambre de Commerce du TOGO ?

Conformément à la confraternité et aux règles de déontologie qui régissent la profession de la presse, il est interdit de porter de jugement de valeur, de critiquer ou de répondre aux articles des confrères. Mais dans le souci d'apporter des informations complémentaires à un article publié par un confrère, on peut déroger à cette règle sacro-sainte. C'est ce que nous avons fait dans notre dernière édition en apportant des éclaircissements sur un article sur la drogue publié par le confrère Le Combat du Peuple. C'est dans le but d'apporter des informations complémentaires sur un autre article publié par le même confrère que nous revenons à la charge.

En effet, dans son N° 630 du 17 au 21 novembre 2008, Le Combat de Peuple a titré à la Une : " Echos de la Ville de Lomé : M. Jonathan FIAWOO, président de la Chambre de Commerce accusé de mœurs légères ". Dans ledit article, le confrère porte des accusations que nous pouvons qualifier de graves  contre le nouveau président de la CCIT. Il dit avoir reçu une lettre dans sa boîte accusant le Président FIAWOO d'utiliser l'argent de  la CCIT pour entretenir des maîtresses.

En principe, le confrère aurait dû, conformément aux règles qui régissent notre profession, s'adresser à M. FIAWOO pour vérifier les faits. Mais il a, pour des raisons qu’on ignore,  préféré se référer à un ami de M. FIAWOO.

Bien plus, le confrère allègue que le président et sa clique, sans avoir fait l'état des lieux, se sont empressés de commander des mobiliers de bureau à la galerie Confortium. Le confrère cite comme élément de preuve qui préfigure une mauvaise gestion, la commande de limousines et de voitures 4 x 4 hauts de gamme comme voitures de fonction. Et le confrère ne cache pas son aversion contre la nouvelle équipe dirigeante de la CCIT qu'il qualifie de mafia !

Sur ces différents points d'accusation sur un homme qui à peine vient de prendre ses fonctions, LA DEPECHE a mené ses investigations. Il ressort de nos informations que l'article de notre confrère au bas mot n'est pas fondé.

Nous ne nous sommes pas préoccupé du contenu de la lettre accusant le Président FIAWOO d'utiliser l'argent de la CCIT pour entretenir des maîtresses. Mais, nous regrettons  seulement que notre confrère n'ait pas jugé bon de s'adresser directement à l'intéressé pour vérifier ses sources d'informations, préférant le service d'un  intermédiaire, fut-il l'ami de l'accusé.

Comment s'assurer d'avoir fait les recoupements nécessaires et de tirer les conclusions qui s'imposent quand on s'interdit d'interroger  celui qui est mise en cause ? Ainsi, contrairement à ce qu’affirme le confrère, la nouvelle équipe avant de prendre ses fonctions à la CCIT a procédé à un audit financier et social.

S'agissant de la commande des voitures 4 x 4,  selon nos informations, cette commande entre dans le cadre du renouvellement du parc auto de la CCIT. A l'heure actuelle, et selon les sources proches de la Chambre, toutes les voitures de la CCIT sont amorties. C'est lors de la session budgétaire de septembre dernier  de la nouvelle assemblée Consulaire que le bureau a obtenu le quitus pour le renouvellement du parc. Ces nouvelles voitures devraient servir au nouveau bureau à mener à bien ses activités et surtout à l'installation des délégations dans les cinq Régions administratives. Au jour d'aujourd'hui, aucun véhicule n'a été acheté.

Il ne faut pas confondre les voitures des membres du bureau qu'on voit à la CCIT aux voitures de l’Institution.  S'agissant du mobilier de la CCIT, il date de 1977. Son renouvellement, de toute évidence s’impose. Mais le nouveau bureau continue de l’utiliser. Les nouveaux dirigeants de la CCIT  sont loin d'être une clique mafia. Un peu de respect pour ces hommes qui se battent pour relever les nombreux défis qui attendent la CCIT notamment son redressement, après des années de léthargie, l'assistance aux opérateurs économiques et son rayonnement sur le plan national et international, etc. Ce sont des messieurs bien  posés qui ont fait leur preuve dans les affaires. Le Président FIAWOO est à la tête d'un holding de Sociétés qui se trouvent au Togo, au Bénin, au Ghana et en France. Le Trésorier KLOMEGAH est une référence de réussite dans les affaires pour avoir servi au Cabinet Americain Anderson, le Premier Vice-président, TCHAMDJA avec INTER SEAS n'est point à présenter. Le Second Vice-président MEBA avec sa société CIB INTA installée dans toutes les villes et contrées du pays. Ce sont des gens bien nantis qui n'ont pas besoin des sous de la CCIT. En tout cas à notre connaissance.

Depuis qu'ils ont pris service, ils sont préoccupés seulement par le redressement de la CCIT. Pour mémoire, signalons qu'ils n'ont touché aucun rond de la CCIT depuis leur arrivée à la CCIT en août. Ceci peut être vérifié. L'article du confrère intervient à la veille d'une réunion importante à la CCIT. De là à croire qu'il s'agit d'une opération de déstabilisation, il n'y a  qu'un pas. La CCIT n'est pas dans les mains d'une mafia. Elle est gérée aujourd'hui par une nouvelle génération d'entrepreneurs responsables qui ont une vision pour le développement de leur pays. Ils ne demandent que de la sérénité pour le faire.

S.K.


LE RPT en campagne dans l’AMOU : La Région des Plateaux, un enjeu électoral

Le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), le parti Titan qu'on croyait endormi se mobilise.

Au cours des inondations, on a vu les responsables du parti s'impliquer dans des actions humanitaires. A la rentrée scolaire, le RPT n'a pas lésiné sur les moyens pour soulager les parents pauvres.

Le parti du Chef de l'Etat vient de franchir un pas en mettant en branle sa machine de mobilisation en organisant le samedi 15 novembre dernier,  un meeting de sensibilisation sur la place Maman N'DANIDA à AMLAME dans la préfecture d'Amou.

Le meeting qui a connu une forte mobilisation, a été organisé par les cadres originaires de la préfecture d'Amou à laquelle ont pris part les populations de la Région des Plateaux.

" Place et rôle de la Région des Plateaux  dans la vie politique de demain ", tel était le thème central des discussions.

D'autres thèmes non moins importants, tels le trafic et l'exploitation des enfants ; les réformes à opérer pour une meilleure adéquation école / emploi, les activités génératrices de revenus, l'emploi féminin, le développement agro-pastoral, ont également retenu l'attention des participants.

Au terme des travaux de la rencontre, les populations des Plateaux ont renouvelé leur confiance au président Faure tout en le félicitant pour sa politique d'ouverture et de réconciliation qui chaque jour marque de points. Elles adhèrent aussi à la politique du chef de l'Etat en matière d'emploi qui se traduit par des actes concrets : le recrutement de jeunes, le déblocage des avancements, le paiement des arriérés et la gratuité de l'école préscolaire, etc.

C'est le Secrétaire général du RPT, M. Solitoki  ESSO qui a représenté le chef de l'Etat à ce meeting.

Il a remercié les militants pour leur forte mobilisation et les a invités à cultiver ce qui fait la force du parti, l'unité nationale, l'amour du prochain, le pardon, etc.

M. Koffi Voulé-Frititi, figure de proue de la Région des Plateaux a souligné que la mobilisation du jour est une démonstration de force destinée à prouver s'il en était encore besoin, la capacité de mobilisation du parti dans la Région des Plateaux.

La Région des Plateaux, un enjeu électoral

La Région des Plateaux, située au Sud Ouest du TOGO, est la plus riche et la plus peuplée de notre pays. De surcroît, elle constitue un enjeu électoral majeur. Ce n'est pas par hasard qu'elle a été choisie au début des années 90 par l'opposition pour engagée la déstabilisation du parti Etat. Il eut des  pogroms sur les populations du Nord installées dans la Région.

Le compatriote Jean  sait de quoi nous parlons.

Des paysans ont été brûlés dans leur sommeil et des milliers d'autres ont disparu sans laisser de trace.

Le poids  géographique (9 préfectures) et démographique de la Région des Plateaux est tel que toute élection se gagne si on assure l'essentiel dans la région.

De notre envoyé spéciale à AMLAME

Serge KODJOVI Kokou


Réchauffement des relations entre Paris et Lomé : Le président Faure séjourne depuis hier à Paris

Depuis l'avènement de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, on a noté un  refroidissement dans les relations entre Lomé et Paris, contrairement au temps de Chirac.

Les causes de ce refroidissement diplomatique sont essentiellement économico financières.

En effet, le monde est toujours guidé par des intérêts dit-on, et Sarkozy ne ménage aucun effort lorsqu'il s'agit de préserver les intérêts des entreprises françaises qui lui sont proches. Le mauvais  sort réservé à Bolloré dans le conflit avec Progosa n’est pas du goût de l’Elysée. Bolloré est un ami de Sarkozy. Pour punir Faure pour son audace, Paris fait des clins d’oeil à l’opposant Olympio.

Mais, Sarkozy dans le souci de ne pas inquiéter un membre du réseau France-Africain n'avait pas de choix.

C'est ainsi que sous la pression de certains chefs d'Etats africains, Paris s'est vu obliger de se rapprocher de Lomé. C'est la raison du réchauffement des relations entre Lomé et Paris, même si on laisse croire que c'est suite à la signature de l'Accord Politique Global.

La présente visite officielle du président Faure Essozimna Gnassingbé est la première rencontre entre lui et son homologue Français après celle de décembre 2007 en Espagne qualifié d'heurtée.

Nous espérons qu'après cette rencontre, l'amitié franco-togolaise retrouvera ses marques. C’est dans l’intérêt des deux pays.

T. Vivien

 

 
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