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Le résultat tant
attendu de l'autopsie du corps du politologue, journaliste, historien Atsutsè
Kokouvi Agbobli vient d'être rendu public hier au siège de la Commission
Nationale
des Droits de l'Homme (CNDH). C'est le président de
la Commission Nationale
des Droits de l'Homme, M. Koffi Kounté qui a rendu public le document de 17
pages rédigé en Anglais.
Le rapport de
l'autopsie réalisée par le Docteur Nizam Peerwani, médecin légiste en chef de
nationalité américaine qui a séjourné à Lomé du 07 au 09 septembre 2008, révèle
que M. Atsutsè Agbobli est mort par noyade.
"La présence de
plicatures au niveau des paumes de la main et des talons, les poumons globuleux
et oedémateux et la mise en évidence macroscopique et microscopique de spurne
constituent la base de ces allégations", indique le rapport.
Le rapport
souligne également que le diagnostic de noyade en l'absence de toutes les
preuves fiables à prendre en compte, ne peut se faire seulement que par
exclusion. Cette version bat en brèche les résultats de la première autopsie
réalisée par le professeur Napo Koura qui concluait à une mort par intoxication
médicamenteuse.
"La mort de M.
Atsutsè Kokouvi Agbobli n'était pas due à une intoxication médicamenteuse ou à
des plaies traumatiques ou à une strangulation, à une suffocation, à des
contusions par objets contendants ou tranchants ou à une électrocution", précise
le rapport du docteur Nizam Peerwani.
Cette précision
coupe court à la thèse d'enlèvement suivi d'assassinat de feu Atsutsè Agbobli
que soutenaient certains. En effet, certains hommes politiques et même certains
confrères de la place affirmaient sans preuve que le corps du défunt portait des
hématomes. Et quand le professeur Napo Koura avait réfuté cette hypothèse après
bien sûr l'autopsie qu'il a effectuée, ils se sont élevés contre cette thèse,
arguant que feu Agbobli a été torturé à mort et puis jeté à la mer. Aujourd'hui,
le rapport commandité par la CNDH avec l'accord de la famille Agbobli donne des
pistes sérieuses de la mort du défunt, notamment la mort par noyade. La CNDH
précise que le médecin légiste a procédé à l'autopsie du corps en présence du Dr
Ayikoé Ayité représentant la famille. Aucun membre du gouvernement ou de la
Commission n'était présent au moment de l'autopsie a précisé la CNDH. Au vu de
ce rapport, il est clair que certains politiciens ou journalistes ne sont pas
prêts à accepter ce résultat. Tant qu'un médecin légiste ne viendra pas prendre
en compte leur thèse, c'est-à-dire que le défunt a été assassiné, ils
n'accepteront pas. C'est vraiment dommage et regrettable que des gens sérieux
puissent douter de la crédibilité du médecin légiste Peerwani commis non pas par
l'Etat mais par le Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'Homme,
bien sûr sur demande de la CNDH. Peu avant la publication dudit rapport, des
spéculations tendancieuses circulaient, faisant croire que les autorités veulent
tripatouiller les résultats. Un journal a même écrit que le docteur Peerwani
était sous pression pour tripatouiller les résultats. Toutes ces gymnastiques
visaient à préparer les esprits avant la publication officielle du rapport. Mais
le rapport est aujourd'hui là et confond sans pitié les spéculateurs.
Et la suite du
dossier !
Loin de noyer le
dossier, la CNDH promet le transmettre aux autorités judiciaires qui en cas de
besoin pourront mener des investigations nécessaires pour la manifestation de la
vérité. Dans ce cas précis, le procureur de la République, près du tribunal de
première instance de Lomé pourra ouvrir une information judiciaire.
D'ores et déjà, la
famille a commis un collectif d'avocats dirigé par Me William pour porter
plainte contre X. Ainsi les avocats pourront, s'ils ont d'autres pistes
plausibles, les verser au dossier pour que justice soit faite.
Visiblement
l'histoire de la mort tragique du journaliste politologue Atsutsè Agbobli n'est
pas à sa fin. Même le rapport du docteur Nizam Peerwani ne semble pas donner une
conclusion définitive. Ce qui laisse une porte ouverte à une enquête judiciaire.
Pour le moment, les spéculateurs et récupérateurs vont encore monter au créneau
pour des jérémiades inutiles. Exploiter la mort de quelqu'un à des fins
politiques, c'est un pas à ne pas franchir par les politiciens.
Aliziou Dominique
Politique
d'apaisement et de réconciliation du Président Faure : Me Jean Yaovi Dégli de
retour d'Exil
La politique
d'apaisement et de réconciliation prônée par le Chef de l'Etat Faure depuis son
accession à la magistrature suprême ne cesse de porter des fruits ; tout
observateur honnête peut le reconnaître. Pour permettre à tous les Togolais de
se réconcilier et de travailler main dans la main pour la construction de notre
chère patrie le Togo, le Chef de l'Etat a instruit le gouvernement de lever
toute poursuite pesant sur les exilés politique. Le Président Faure lui-même,
sur la Radio Liberté FM, a réitéré cette politique d'apaisement. Depuis, les
opposants, même les plus radicaux, retournent dans leur patrie sans être
inquiétés. Nous n'en voulons pour preuve que le cas de M. Hilaire Logo Dossou,
de M. Eloi Koussawo, de Me Dovi Ahlonko pour ne citer que ceux-ci. Le cas le
plus récent est celui de Me Jean Yaovi Dégli, cet opposant radical qui prônait
même une lutte armée afin de renverser le régime de feu Gnassingbé Eyadèma, est
de retour hier après 16 années passées en exil. Au cours de la Conférence de
presse organisée hier à l'hôtel Excellence, Me Jean Yaovi Dégli a
particulièrement remercié le Chef de l'Etat Faure pour sa politique de dégel
qu'il prône et qui lui a permis de rentrer en toute sécurité ainsi que "les
autorités togolaises d'avoir imprimé à la vie politique togolaise cette
initiative de dégel et ces actions en faveur des droits de l'homme qui
permettent aujourd'hui au Togolais que je suis et à d'autres dans la même
situation que moi de pouvoir revenir sur la Terre de nos Aïeux ". Il a déclaré
avoir adressé une lettre au Président Faure qui s'est personnellement impliqué
dans le processus son retour. " Le traitement que j'ai reçu à Hila Kondji est
différent de celui que j'aurais eu il y a quelques années ", a confié Me Dégli,
soulignant que sa présence est le signe patent de l'évolution de la situation
politique au Togo. Réagissant à ce qu'avaient annoncé certains journaux au sujet
de l'objectif de son retour qui serait de s'engager aux côtés d'un parti
politique, Jean Dégli reste catégorique : " Il y a des choses qui vous suivent
toute votre vie. Je suis défenseur des droits de l'homme et Avocat. C'est la
seule chose dans laquelle je mets toute mon ardeur. La dignité humaine est la
chose la plus fondamentale ", martèle-t-il.
En clair, il
n'entend pas s'engager dans un parti politique. Agbéyomé Kodjo est donc averti,
il peut piocher ailleurs pour renforcer son OBUTS et espérer atteindre son
objectif.
Me Jean Dégli a en
outre expliqué que son retour est motivé par des raisons familiales et qu'il
comptait éventuellement s'installer pour exercer sa profession si l'horizon
s'éclaircissait davantage pour lui. Il a par ailleurs convié toute la population
à s'engager dans le processus de la réconciliation engagé. "Le pardon et la
réconciliation semblent souvent difficiles avec ceux qui ont été les auteurs de
ces violations des droits de l'homme. Mais, puisqu'il ne peut y avoir de paix
dans une société si les membres de celle-ci ne peuvent pas un jour vivre
ensemble et se côtoyer, je voudrais aussi exhorter humblement toutes les
victimes et les proches des victimes au pardon… ", a-t-il lancé. De nombreux
journalistes et plusieurs membres de la famille et des amis étaient présents à
cette conférence de presse.
Pierre Agbanda
Chute du prix du
baril de pétrole à 60 dollars : Le gouvernement doit revoir à la baisse les prix
des produits pétroliers
La crise
économique qui frappe le monde entier a des répercutions heureuses sur
l'augmentation vertigineuse du prix du baril de pétrole. En effet, le prix du
baril de pétrole avait battu le record en juillet 2008 en grimpant jusqu'à
147,50 dollars contre 58,92 dollars en mars 2007. Cette augmentation
vertigineuse avait eu pour conséquence la flambée des prix des produits de
première nécessité à travers tout le monde entier. Les économies des pays
africains étant très fragiles, les gouvernements ne pouvaient pas maintenir les
prix des produits pétroliers. Tous les pays ont procédé à des augmentations des
prix de l'essence à la pompe, provoquant ainsi des soulèvements dans certains
pays.
Le Togo n'était
pas du reste. Le gouvernement togolais a procédé le 13 août 2008 à
l'augmentation des prix de l'essence sans plomb, du gas-oil et du mélange à deux
temps.
Cette augmentation
était assortie des mesures d'accompagnements pour réduire tant soit peu l'effet
pervers de cette hausse. Mais les prix du transport ont subi une augmentation.
Depuis hier, sur
le marché de New York, le baril du pétrole est tombé à 59,32 dollars. Cette
chute est, selon les analyses, due à la crise économique mondiale engendrée par
la chute des marchés financiers. Les grands acheteurs n'ont plus de liquidité
pour commander en quantité l'or noir, ce qui réduit du coup la demande.
Certains
économistes pensent que les prix " continuent d'être sous pression dans les
prochains mois, probablement 6 à 8 mois. Cela va de concert avec les marchés
boursiers, qui seront sous pression jusqu'à ce qu'une solution à la crise du
crédit soit trouvée, ou que le marché ait l'impression que la crise va être
résolue ".
Cette dégringolade
du prix du brut devrait arranger tant soit peu les pays non producteurs comme le
Togo. Si depuis 2006, au moment où le prix du baril était à 60 dollars, le
gouvernement a pu maintenir les prix antérieurs en les subventionnant, il va
sans dire qu'avec cette baisse le gouvernement devrait réviser les prix des
produits pétroliers à la baisse. Il est aussi vrai que les pétroliers togolais
procèdent à des commandes chaque deux mois. Le gouvernement devrait donc veiller
à ce que si la commande intervient durant cette période où le baril est à 60
dollars au lieu de 147, les prix à la pompe des produits pétroliers puissent
connaître une baisse. Lorsqu'on sait que le panier de la ménagère est
pratiquement inexistant et que le Togolais tire le diable par la queue, il est
important que le gouvernement fasse quelque chose pour soulager la population.
Le nouveau ministre du commerce, M. Guy Madjé Lorenzo devrait voir ce problème
de près. Ainsi il sera perçu comme le ministre de la baisse et non celui de la
hausse qu'a été son prédécesseur Yendja Yentchabré.
Aliziou Dominique
Promesse non tenue
de l'UFC à Afagnan : Les populations regrettent leur ancien député Eric KPADE
Bientôt les
députés élus lors des législatives anticipées du 14 octobre 2007 boucleront un
an de législature. Les députés UFC qui ont fait des promesses mirobolantes à
leurs militants sont invisibles dans leurs circonscriptions électorales. Les
militants, eux, s'impatientent et s'interrogent si leurs élus les ont déjà
oubliés. Car un an après rien n'est perceptible. Seulement, les militants,
constatent que leurs députés ont subitement changé leur condition de vie. Ces
députés qui hier encore galeraient, se retrouvent aujourd'hui avec de belles
voitures voire des 4 x 4, des maisons en construction et surtout leur
habillement a changé. "L'enseignant contractuel qui allait à vélo, se retrouve
aujourd'hui dans une Carina 3 climatisée et a dû mal à nous saluer", s'indignait
un militant de l'UFC très désemparé. Cette réaction en est une parmi tant
d'autres. En effet, les populations de la sous-préfecture d'Afagnan, regrettent
aujourd'hui le choix qu'elles ont porté sur M. Kossi Edem Badjagbo.
Depuis qu'il est
élu à l'Assemblée, ce député de l'UFC natif d'Afagnan s'est replié sur lui, en
résolvant uniquement ses problèmes et ceux de sa famille. Il s'est offert deux
voitures dont une 4 x 4, sa maison est en chantier, bref l'homme a oublié ceux
qui ont voté pour lui et surtout les promesses qu'il avait faites lors de la
campagne. Là où la population est très déçue, c'est à cette rentrée 2008-2009.
D'habitude, à chaque rentrée, l'ancien député de la localité, M. Eric KPADE
apporte toujours à la population des cahiers pour les élèves, des tables bancs,
du matériel didactique, etc.
Chronique de la
semaine
s'est transportée dans la localité pour en savoir davantage. Les réactions des
uns et des autres démontrent à suffisance l'amertume de la population qui,
désemparée, regrette déjà l'ancien député Eric KPADE.
Le chef du village
de Kpessou, Togbui Abidi Kalénou, président du Conseil d'Administration de COLDA
(Conseil Local de Développement d'Afagnan) déclare : "l'honorable Kpadé s'est
engagé dès son élection à aider la population d'Afagnan et les villages
environnants. Il a entrepris plusieurs actions, notamment dans le domaine de
l'éducation, l'aide directe aux femmes pour faire leur petit commerce, sans
oublier les agriculteurs qui ont bénéficié d'un tracteur. Mais malheureusement,
certains esprits malins ont essayé de faire croire à la population que M. Kpadé
étant du RPT, il ne mérite pas leur voix. Je me demande si quelqu'un est du RPT
et pense véritablement au développement de sa localité, quel mal y a-t-il ?
Est-ce le manteau du parti qui compte ou bien ce sont les actions positives qui
importent ?"
Le chef très amer
regrette que la population ait fait un choix inconséquent qui se retourne contre
elle. "J'avais dit à la population de ne pas se fier aux marchands d'illusion.
Nous connaissons bien M. Kpadé qui a beaucoup fait pour nous. Nous pouvons lui
faire encore confiance". Mais malheureusement "la population a préféré le député
de l'UFC, M. Badjagbo qui leur tourne aujourd'hui le dos pour s'occuper
uniquement de ses problèmes", a déploré Togbui Abidi Kalénou du village de
Kpétou situé à 5 km d'Afagnan.
"Personne d'autre
ne peut remplacer l'honorable Kpadé. Il était en contact permanent avec nous
(les chefs de village), il nous donnait des informations utiles et nous
apportait de l'aide. Des tables bancs ont été distribuées aux écoles, des
cartons de craies, des rouleaux de Kaki pour nos enfants, etc. M. Kpadé ne nous
a jamais abandonné". Ainsi parlait le chef traditionnel, Togbui Afoutou Koffi,
du village d'Avoutokpa, situé à 9 km d'Afagnan. Le chef de ce village a par
ailleurs indiqué : "Nous avons été abusés par l'UFC qui nous a promis terre et
ciel. Mais malheureusement, depuis l'élection de M. Badjagbo, il n'est jamais
revenu vers nous". Face à ce désarroi de la population d'Afagnan et de ses
environs, le chef Afoutou Koffi lance un cri de détresse à l'endroit de M. Kpadé
pour qu'il ne les abandonne point. "Nous prions notre honorable Kpadé de ne pas
se fâcher, car nous récoltons déjà ce que nous avons semé", a martelé le chef
Afoutou.
Poursuivant nos
investigations, nous avons également rencontré des commerçantes qui ont
bénéficié de l'appui de Eric Kpadé et aussi des enseignants volontaires
entièrement pris en charge par celui-ci. Mme Soncy Alodjessi, commerçante de son
état témoigne : "J'ai bénéficié d'une enveloppe financière du député pour
accroître mon commerce. Comme moi, beaucoup de femmes ont bénéficié de cet appui
financier pour relancer leur commerce. J'arrive facilement à répondre aux
besoins de ma famille. Je regrette sincèrement que mes concitoyens n'aient pas
pu reconnaître les mérites de ce grand homme très social pour le porter encore
une fois à l'hémicycle. Ils ont préféré faire confiance aux vendeurs d'illusions
qui aujourd'hui s'en foutent de notre sort. Si M. Kpadé était élu, c'est sûr que
d'autres femmes bénéficieraient de cet appui pour relancer leur commerce et
contribuer au bien-être de leur famille". Elle a pour conclure demandé à
l'honorable Kpadé de ne pas les oublier. "La population en général et les femmes
en particulier ont encore besoin de votre aide", a-t-elle conclu.
Mme Sallah Ayoko
fut l'une des premières à bénéficier de l'aide financière de M. Kpadé. Elle
reconnaît que depuis qu'elle a bénéficié de l'aide de l'ancien député en 2001,
sa situation s'est nettement améliorée. "J'ai scolarisé mes enfants et j'arrive
à subvenir à leur besoin sans difficulté", a indiqué Mme Sallah Ayoko. "Dans un
passé récent, comme moi, certaines femmes vendaient de la farine du manioc
(gari) au bord de la route. Mais depuis que nous avons bénéficié de cette aide,
nous sommes devenues de grandes commerçantes ", a-t-elle précisé avant de
rassurer l'ancien député Kpadé que la population d'Afagnan ne commettra plus
l'erreur de choisir n'importe qui pour leur représenter à l'Assemblée Nationale.
"L'exemple du député de l'UFC nous a ouvert les yeux", a-t-elle dit.
Les aides du
député Kpadé étaient diversifiés. Outre les femmes qui constituent le socle
d'une famille, l'honorable Kpadé a pris en charge certains enseignants
volontaires. M. Adjavoin Kokouda, enseignant volontaire de Logowomé témoigne :
"Je suis pris en charge depuis deux ans par l'honorable Kpadé. C'est grâce à lui
que j'ai pu obtenir mon CEAP et mon CAP. L'école dans laquelle j'enseigne a
bénéficié de tables bancs dont la fabrication a été financée par M. Kpadé. Nous
regrettons que notre bienfaiteur ne soit pas élu à cause des promesses
démagogiques du candidat de l'UFC et surtout de celles de Tata Avlessi. Après le
scrutin à l'issue duquel le candidat de l'UFC a été élu, nombreux sont les
citoyens d'Afagnan qui pensaient avoir trouvé mieux que M. Kpadé Eric. Un an
après, nous nous rendons compte que le nouvel élu, "l'homme de changement" n'a
pas d'égard pour nous. Et nous nous retrouvons abandonnés et délaissés. En tout
cas, cela nous servira de leçon pour les prochaines échéances".
"Le député Kpadé
Eric me payait mes frais scolaires et les cahiers pour me permettre d'aller à
l'école. Aujourd'hui je suis en classe de première A4. N'eût été l'appui du
député Kpadé, j'aurais déjà abandonné", déclare Alidjisso Yao, élève au lycée d'Afagnan.
Edeh Komlan Marcus,
élève en classe de terminale ne manque pas de reconnaissance à l'endroit de
l'ancien élu d'Afagnan : "Pour prendre en charge mes frais de scolarité et mes
besoins essentiels, j'était obligé de faire le nettoyage pour gagner quelque
chose. Mais le jour où j'ai été reçu par le député, il a décidé de me prendre en
charge. Ce qui m'a permis d'abandonner le nettoyage pour me consacrer
exclusivement à mes études. Aujourd'hui, je suis en classe de terminale grâce à
M. Kpadé. Je compte dans les prochains jours constituer une délégation pour
aller voir le député et le prier de ne pas nous abandonner, car l'actuel député
de l'UFC Badjagbo ne sait même pas que nous existons".
Que dire ?
"On reconnaît
toujours les mérites de l'Homme lorsqu'il n'est plus avec vous", dit un adage de
chez nous. Un an à peine après l'élection législative qui s'est soldée par la
victoire du candidat de l'UFC, les populations de la sous-préfecture d'Afagnan
commencent déjà par regretter leur choix. La population regrette d'avoir choisi
un démagogue en lieu et place d'un homme pragmatique prêt à financer avec ses
propres sous certains projets de la population.
La population d'Afagnan
regrette d'avoir vendu un bienfaiteur pour acheter un voleur ou mieux un
sorcier. Aujourd'hui, elle n'a que les yeux pour pleurer et ne sait pas à quel
saint se vouer. Un an sur quatre, c'est-à-dire sur les cinq ans de mandat des
députés, c'est à peine un an qui vient de s'écouler et les électeurs découvrent
l'homme dans son mépris, et son arrogance insouciant des problèmes de la
localité. L'ancien député Eric Kpadé, soucieux des difficultés que vivent les
populations de sa localité et pour être près d'elle et écouter leurs doléances
avait créé une permanence parlementaire au chef-lieu de la sous-préfecture d'Afagnan.
La permanence était ouverte chaque semaine et l'honorable Kpadé allait
régulièrement accorder des audiences à la population. Mais malheureusement, un
an après son élection, le député du changement se fait rare dans la localité. On
l'aperçoit dans quelques funérailles et après il disparaît.
Après 12 mois de
législature, l'honorable député Badjagbo, comme tous les élus à l'hémicycle,
totalise 9 600 000 FCFA d'indemnité et 4 millions de prêt, soit 13 600 000 FCFA.
Avec cette bagatelle somme, le député n'est pas en mesure de débrousser 100 000
F pour, ne serait-ce que, acheter quelques cahiers pour les enfants des familles
les plus démunies. Il a préféré s'acheter une voiture climatisée 4 x 4 pour
circuler faire la poussière sur ses élus. L'homme du changement au lieu de
changer la sous-préfecture en un Eldorado comme il le promettait lors de la
campagne, s'est plus changé lui-même. Il a donc changé sa garde-robe, changé sa
maison qui est en chantier et changé de mode de vie. En clair, le changement
prôné par l'UFC n'est pas un changement dans la vie quotidienne des citoyens
mais plutôt le changement de mode de vie des leaders.
Aliziou Dominique
Fait divers :
Quand le plaisir tue
Un vieillard de 80
ans a été victime d'une crise cardiaque en pleine opération "jambe en l'air" le
26 septembre dernier dans une auberge d'un quartier de Lomé.
Le sieur Foligan,
surnommé "Papavi" par les uns et "Vieux jeune" par les autres était un haut
cadre de l'Administration admis à la retraite il y a 25 ans. Marié et père de
trois garçons, tous vivant en Europe, "Papavi" vivait tranquillement avec sa
femme à Baguida jusqu'au soir du 26 septembre où il a été retrouvé mort dans une
chambre d'auberge à Lomé. Ce vendredi donc, la victime s'était rendue à Lomé à
la caisse de Trésor annexe pour toucher sa pension de retraite. Selon des
sources proches de la famille de la victime, "Papavi" se faisait toujours
accompagner par quelqu'un. Mais ce jour-là, il avait décidé de s'y rendre seul.
Après être rentré dans ses droits, raconte-on, il cherchait à louer un taxi pour
retourner chez lui à Baguida. C'est justement en ce moment qu'il vit passer
Ablavi, une jeune fille de teint clair, bien potelée avec une poitrine
avantageuse et un derrière capable de propulser un éléphant en l'air. Le
vieillard fut troublé à la vue de cette belle créature, et il s'efforça en vain
de discipliner ses tendances libidinales. Il interpella Ablavi et engagea une
discussion avec cette dernière : " Ma fille, ça va, peux-tu rendre service à ton
papa ? ", " Quel service, papa ? ", répliqua-t-elle. "Aide-moi à trouver un
taxi", dit-il. "Pas de problème", rassura Ablavi.
Tous les deux
quittèrent lentement le Trésor annexe. Le vieillard ne cessait d'admirer le
derrière tremblotant d'Ablavi. Il craqua et commença par lui présenter quelques
compliments et faire des avances. La jeune fille, après une petite résistance,
accepta, sans doute parce que attirée par le contenu de la sacoche qui pendait
au bras de Foligan, alias "Papavi".
Finalement, ils
trouvèrent un taxi et nos deux amoureux de circonstance prirent la direction
d'une auberge.
Arrivés, Papavi
croyait rééditer les exploits de sa jeunesse ; c'était sans compter avec l'âge
car après à peine une minute "d'opération", il supplia sa compagne de prendre
les commandes. Ablavi saisit l'occasion pour lui servir la dose maximale.
Dépassé,
essoufflé, le vieux ne bougeait plus. Alors, elle se leva, vida le contenu de la
sacoche ne laissant que la carte d'identité du vieux amoureux puis s'éclipsa.
C'est le soir autour de 18h que le garçon de chambre retrouva le corps inerte et
sans vie de "Papavi". L'autopsie révéla que le vieux a été victime d'une crise
cardiaque.
A l'heure où nous
écrivons, le vieux repose en paix au milieu de ses parents dans le cimetière
familial. Ne dit-on pas souvent que le sexe rime avec argent ou que l'excès de
toute chose est nuisible ?
A bon entendeur,
salut !
Akla Kao |