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Le résultat de l'autopsie du corps d'Atsutsè Agbobli enfin dévoilé : "Il y a suffisamment de signes qui indiquent que Atsutsè Agbobli est mort par noyade"
Chronique de la semaine #34 du 12 novembre 2008

Le résultat tant attendu de l'autopsie du corps du politologue, journaliste, historien Atsutsè Kokouvi Agbobli vient d'être rendu public hier au siège de la Commission Nationale des Droits de l'Homme (CNDH). C'est le président de la Commission Nationale des Droits de l'Homme, M. Koffi Kounté qui a rendu public le document de 17 pages rédigé en Anglais.

Le rapport de l'autopsie réalisée par le Docteur Nizam Peerwani, médecin légiste en chef de nationalité américaine qui a séjourné à Lomé du 07 au 09 septembre 2008, révèle que M. Atsutsè Agbobli  est mort par noyade.

"La présence de plicatures au niveau des paumes de la main et des talons, les poumons globuleux et oedémateux et la mise en évidence macroscopique et microscopique de spurne constituent la base de ces allégations", indique le rapport.

Le rapport souligne également que le diagnostic de noyade en l'absence de toutes les preuves fiables à prendre en compte, ne peut se faire seulement que par exclusion. Cette version bat en brèche les résultats de la première autopsie réalisée par le professeur Napo Koura qui concluait à une mort par intoxication médicamenteuse.

"La mort de M. Atsutsè Kokouvi Agbobli n'était pas due à une intoxication médicamenteuse ou à des plaies traumatiques ou à une strangulation, à une suffocation, à des contusions par objets contendants ou tranchants ou à une électrocution", précise le rapport du docteur Nizam Peerwani.

Cette précision coupe court à la thèse d'enlèvement suivi d'assassinat de feu Atsutsè Agbobli que soutenaient certains. En effet, certains hommes politiques et même certains confrères de la place affirmaient sans preuve que le corps du défunt portait des hématomes. Et quand le professeur Napo Koura avait réfuté cette hypothèse après bien sûr l'autopsie qu'il a effectuée, ils se sont élevés contre cette thèse, arguant que feu Agbobli a été torturé à mort et puis jeté à la mer. Aujourd'hui, le rapport commandité par la CNDH avec l'accord de la famille Agbobli donne des pistes sérieuses de la mort du défunt, notamment la mort par noyade. La CNDH précise que le médecin légiste a procédé à l'autopsie du corps en présence du Dr Ayikoé Ayité représentant la famille. Aucun membre du gouvernement ou de la Commission n'était présent au moment de l'autopsie a précisé la CNDH. Au vu de ce rapport, il est clair que certains politiciens ou journalistes ne sont pas prêts à accepter ce résultat. Tant qu'un médecin légiste ne viendra pas prendre en compte leur thèse, c'est-à-dire que le défunt a été assassiné, ils n'accepteront pas. C'est vraiment dommage et regrettable que des gens sérieux puissent douter de la crédibilité du médecin légiste Peerwani commis non pas par l'Etat mais par le Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'Homme, bien sûr sur demande de la CNDH. Peu avant la publication dudit rapport, des spéculations tendancieuses circulaient, faisant croire que les autorités veulent tripatouiller les résultats. Un journal a même écrit que le docteur Peerwani était sous pression pour tripatouiller les résultats. Toutes ces gymnastiques visaient à préparer les esprits avant la publication officielle du rapport. Mais le rapport est aujourd'hui là et confond sans pitié les spéculateurs.

Et la suite du dossier !

Loin de noyer le dossier, la CNDH promet le transmettre aux autorités judiciaires qui en cas de besoin pourront mener des investigations nécessaires pour la manifestation de la vérité. Dans ce cas précis, le procureur de la République, près du tribunal de première instance de Lomé pourra ouvrir une information judiciaire.

D'ores et déjà, la famille a commis un collectif d'avocats dirigé par Me William pour porter plainte contre X. Ainsi les avocats pourront, s'ils ont d'autres pistes plausibles, les verser au dossier pour que justice soit faite.

Visiblement l'histoire de la mort tragique du journaliste politologue Atsutsè Agbobli n'est pas à sa fin. Même le rapport du docteur Nizam Peerwani ne semble pas donner une conclusion définitive. Ce qui laisse une porte ouverte à une enquête judiciaire. Pour le moment, les spéculateurs et récupérateurs vont encore monter au créneau pour des jérémiades inutiles. Exploiter la mort de quelqu'un à des fins politiques, c'est un pas à ne pas franchir par les politiciens.

Aliziou Dominique


Politique d'apaisement et de réconciliation du Président Faure : Me Jean Yaovi Dégli de retour d'Exil

La politique d'apaisement et de réconciliation prônée par le Chef de l'Etat Faure depuis son accession à la magistrature suprême ne cesse de porter des fruits ; tout observateur honnête peut le reconnaître. Pour permettre à tous les Togolais de se réconcilier et de travailler main dans la main pour la construction de notre chère patrie le Togo, le Chef de l'Etat a instruit le gouvernement de lever toute poursuite pesant sur les exilés politique. Le Président Faure lui-même, sur la Radio Liberté FM, a réitéré cette politique d'apaisement. Depuis, les opposants, même les plus radicaux, retournent dans leur patrie sans être inquiétés. Nous n'en voulons pour preuve que le cas de M. Hilaire Logo Dossou, de M. Eloi Koussawo, de Me Dovi Ahlonko pour ne citer que ceux-ci. Le cas le plus récent est celui de Me Jean Yaovi Dégli, cet opposant radical qui prônait même une lutte armée afin de renverser le régime de feu Gnassingbé Eyadèma, est de retour hier après 16 années passées en exil. Au cours de la Conférence de presse organisée hier à l'hôtel Excellence, Me Jean Yaovi Dégli a particulièrement remercié le Chef de l'Etat Faure pour sa politique de dégel qu'il prône et qui lui a permis de rentrer en toute sécurité ainsi   que "les autorités togolaises d'avoir imprimé à la vie politique togolaise cette initiative de dégel et ces actions en faveur des droits de l'homme qui permettent aujourd'hui au Togolais que je suis et à d'autres dans la même situation que moi de pouvoir revenir sur la Terre de nos Aïeux ". Il a déclaré avoir adressé une lettre au Président Faure qui s'est personnellement  impliqué dans le processus son retour. " Le traitement que j'ai reçu à Hila Kondji est différent de celui que j'aurais eu il y a quelques années ", a confié Me Dégli, soulignant que sa présence est le signe patent de l'évolution de la situation politique au Togo. Réagissant à ce qu'avaient annoncé certains journaux au sujet de l'objectif de son retour qui serait de s'engager aux côtés d'un parti politique, Jean Dégli reste catégorique : " Il y a des choses qui vous suivent toute votre vie. Je suis défenseur des droits de l'homme et Avocat. C'est la seule chose dans laquelle je mets toute mon ardeur. La dignité humaine est la chose la plus fondamentale ", martèle-t-il.

En clair, il n'entend pas s'engager dans un parti politique. Agbéyomé Kodjo est donc averti, il peut piocher ailleurs pour renforcer son OBUTS et espérer atteindre son objectif.

Me Jean Dégli a en outre expliqué que son retour est motivé par des raisons familiales et qu'il comptait éventuellement s'installer pour exercer sa profession si l'horizon s'éclaircissait davantage pour lui. Il a par ailleurs convié toute la population à s'engager dans le processus de la réconciliation engagé. "Le pardon et la réconciliation semblent souvent difficiles avec ceux qui ont été les auteurs de ces violations des droits de l'homme. Mais, puisqu'il ne peut y avoir de paix dans une société si les membres de celle-ci ne peuvent pas un jour vivre ensemble et se côtoyer, je voudrais aussi exhorter humblement toutes les victimes et les proches des victimes au pardon… ", a-t-il lancé. De nombreux journalistes et plusieurs membres de la famille et des amis étaient présents à cette conférence de presse.

Pierre Agbanda


Chute du prix du baril de pétrole à 60 dollars : Le gouvernement doit revoir à la baisse les prix des produits pétroliers

La crise économique qui frappe le monde entier a des répercutions heureuses sur l'augmentation vertigineuse du prix du baril de pétrole. En effet, le prix du baril de pétrole avait battu le record en juillet 2008 en grimpant jusqu'à 147,50 dollars contre 58,92 dollars en mars 2007. Cette augmentation vertigineuse avait eu pour conséquence la flambée des prix des produits de première nécessité à travers tout le monde entier. Les économies des pays africains étant très fragiles, les gouvernements ne pouvaient pas maintenir les prix des produits pétroliers. Tous les pays ont procédé à des augmentations des prix de l'essence à la pompe, provoquant ainsi des soulèvements dans certains pays.

Le Togo n'était pas du reste. Le gouvernement togolais a procédé le 13 août 2008 à l'augmentation des prix de l'essence sans plomb, du gas-oil et du mélange à deux temps.

Cette augmentation était assortie des mesures d'accompagnements pour réduire tant soit peu l'effet pervers de cette hausse. Mais les prix du transport ont subi une augmentation.

Depuis hier, sur le marché de New York, le baril du pétrole est tombé à 59,32 dollars. Cette chute est, selon les analyses, due à la crise économique mondiale engendrée par la chute des marchés financiers. Les grands acheteurs n'ont plus de liquidité pour commander en quantité l'or noir, ce qui réduit du coup la demande.

Certains économistes pensent que les prix " continuent d'être sous pression dans les prochains mois, probablement 6 à 8 mois. Cela va de concert avec les marchés boursiers, qui seront sous pression jusqu'à ce qu'une solution à la crise du crédit soit trouvée, ou que le marché ait l'impression que la crise va être résolue ".

Cette dégringolade du prix du brut devrait arranger tant soit peu les pays non producteurs comme le Togo. Si depuis 2006, au moment où le prix du baril était à 60 dollars, le gouvernement a pu maintenir les prix antérieurs en les subventionnant, il va sans dire qu'avec cette baisse le gouvernement devrait réviser les prix des produits pétroliers à la baisse. Il est aussi vrai que les pétroliers togolais procèdent à des commandes chaque deux mois. Le gouvernement devrait donc veiller à ce que si la commande intervient durant cette période où le baril est à 60 dollars au lieu de 147, les prix à la pompe des produits pétroliers puissent connaître une baisse. Lorsqu'on sait que le panier de la ménagère est pratiquement inexistant et que le Togolais tire le diable par la queue, il est important que le gouvernement fasse quelque chose pour soulager la population. Le nouveau ministre du commerce, M. Guy Madjé Lorenzo devrait voir ce problème de près. Ainsi il sera perçu comme le ministre de la baisse et non celui de la hausse qu'a été son prédécesseur Yendja Yentchabré.

Aliziou Dominique


Promesse non tenue de l'UFC à Afagnan : Les populations regrettent leur ancien député Eric  KPADE

Bientôt les députés élus lors des législatives anticipées du 14 octobre 2007 boucleront un an de législature. Les députés UFC qui ont fait des promesses mirobolantes à leurs militants sont invisibles dans leurs circonscriptions électorales. Les militants, eux, s'impatientent et s'interrogent si leurs élus les ont déjà oubliés. Car un an après rien n'est perceptible. Seulement, les militants, constatent que leurs députés ont subitement changé leur condition de vie. Ces députés qui hier encore galeraient, se retrouvent aujourd'hui avec de belles voitures voire des 4 x 4, des maisons en construction et surtout leur habillement a changé. "L'enseignant contractuel qui allait à vélo, se retrouve aujourd'hui dans une Carina 3 climatisée et a dû mal à nous saluer", s'indignait un militant de l'UFC très désemparé. Cette réaction en est une parmi tant d'autres. En effet, les populations de la sous-préfecture d'Afagnan, regrettent aujourd'hui le choix qu'elles ont porté sur M. Kossi Edem Badjagbo.

Depuis qu'il est élu à l'Assemblée, ce député de l'UFC natif d'Afagnan s'est replié sur lui, en résolvant uniquement ses problèmes et ceux de sa famille. Il s'est offert deux voitures dont une 4 x 4, sa maison est en chantier, bref l'homme a oublié ceux qui ont voté pour lui et surtout les promesses qu'il avait faites lors de la campagne. Là où la population est très déçue, c'est à cette rentrée 2008-2009. D'habitude, à chaque rentrée, l'ancien député de la localité, M. Eric KPADE apporte toujours à la population des cahiers pour les élèves, des tables bancs, du matériel didactique, etc.

Chronique de la semaine s'est transportée dans la localité pour en savoir davantage. Les réactions des uns et des autres démontrent à suffisance l'amertume de la population qui, désemparée, regrette déjà l'ancien député Eric KPADE.

Le chef du village de Kpessou, Togbui Abidi Kalénou, président du Conseil d'Administration de COLDA (Conseil Local de Développement d'Afagnan) déclare : "l'honorable Kpadé s'est engagé dès son élection à aider la population d'Afagnan et les villages environnants. Il a entrepris plusieurs actions, notamment dans le domaine de l'éducation, l'aide directe aux femmes pour faire leur petit commerce, sans oublier les agriculteurs qui ont bénéficié d'un tracteur. Mais malheureusement, certains esprits malins ont essayé de faire croire à la population que M. Kpadé étant du RPT, il ne mérite pas leur voix. Je me demande si quelqu'un est du RPT et pense véritablement au développement de sa localité, quel mal y a-t-il ? Est-ce le manteau du parti qui compte ou bien ce sont les actions positives qui importent ?"

Le chef très amer regrette que la population ait fait un choix inconséquent qui se retourne contre elle. "J'avais dit à la population de ne pas se fier aux marchands d'illusion. Nous connaissons bien M. Kpadé qui a beaucoup fait pour nous. Nous pouvons lui faire encore confiance". Mais malheureusement "la population a préféré le député de l'UFC, M. Badjagbo qui leur tourne aujourd'hui le dos pour s'occuper uniquement de ses problèmes", a déploré Togbui Abidi Kalénou du village de Kpétou situé à 5 km d'Afagnan.

"Personne d'autre ne peut remplacer l'honorable Kpadé. Il était en contact permanent avec nous (les chefs de village), il nous donnait des informations utiles et nous apportait de l'aide. Des tables bancs ont été distribuées aux écoles, des cartons de craies, des rouleaux de Kaki pour nos enfants, etc. M. Kpadé ne nous a jamais abandonné". Ainsi parlait le chef traditionnel, Togbui Afoutou Koffi, du village d'Avoutokpa, situé à 9 km d'Afagnan. Le chef de ce village a par ailleurs indiqué : "Nous avons été abusés par l'UFC qui nous a promis terre et ciel. Mais malheureusement, depuis l'élection de M. Badjagbo, il n'est jamais revenu vers nous". Face à ce désarroi de la population d'Afagnan et de ses environs, le chef Afoutou Koffi lance un cri de détresse à l'endroit de M. Kpadé pour qu'il ne les abandonne point. "Nous prions notre honorable Kpadé de ne pas se fâcher, car nous récoltons déjà ce que nous avons semé", a martelé le chef Afoutou.

Poursuivant nos investigations, nous avons également rencontré des commerçantes qui ont bénéficié de l'appui de Eric Kpadé et aussi des enseignants volontaires entièrement pris en charge par celui-ci. Mme Soncy Alodjessi, commerçante de son état témoigne : "J'ai bénéficié d'une enveloppe financière du député pour accroître mon commerce. Comme moi, beaucoup de femmes ont bénéficié de cet appui financier pour relancer leur commerce. J'arrive facilement à répondre aux besoins de ma famille. Je regrette sincèrement que mes concitoyens n'aient pas pu reconnaître les mérites de ce grand homme très social pour le porter encore une fois à l'hémicycle. Ils ont préféré faire confiance aux vendeurs d'illusions qui aujourd'hui s'en foutent de notre sort. Si M. Kpadé était élu, c'est sûr que d'autres femmes bénéficieraient de cet appui pour relancer leur commerce et contribuer au bien-être de leur famille". Elle a pour conclure demandé à l'honorable Kpadé de ne pas les oublier. "La population en général et les femmes en particulier ont encore besoin de votre aide", a-t-elle conclu.

Mme Sallah Ayoko fut l'une des premières à bénéficier de l'aide financière de M. Kpadé. Elle reconnaît que depuis qu'elle a bénéficié de l'aide de l'ancien député en 2001, sa situation s'est nettement améliorée. "J'ai scolarisé mes enfants et j'arrive à subvenir à leur besoin sans difficulté", a indiqué Mme Sallah Ayoko. "Dans un passé récent, comme moi, certaines femmes vendaient de la farine du manioc (gari) au bord de la route. Mais depuis que nous avons bénéficié de cette aide, nous sommes devenues de grandes commerçantes ", a-t-elle précisé avant de rassurer l'ancien député Kpadé que la population d'Afagnan ne commettra plus l'erreur de choisir n'importe qui pour leur représenter à l'Assemblée Nationale. "L'exemple du député de l'UFC nous a ouvert les yeux", a-t-elle dit.

Les aides du député Kpadé étaient diversifiés. Outre les femmes qui constituent le socle d'une famille, l'honorable Kpadé a pris en charge certains enseignants volontaires. M. Adjavoin Kokouda, enseignant volontaire de Logowomé témoigne : "Je suis pris en charge depuis deux ans par l'honorable Kpadé. C'est grâce à lui que j'ai pu obtenir mon CEAP et mon CAP. L'école dans laquelle j'enseigne a bénéficié de tables bancs dont la fabrication a été financée par M. Kpadé. Nous regrettons que notre bienfaiteur ne soit pas élu à cause des promesses démagogiques du candidat de l'UFC et surtout de celles de Tata Avlessi. Après le scrutin à l'issue duquel le candidat de l'UFC a été élu, nombreux sont les citoyens d'Afagnan qui pensaient avoir trouvé mieux que M. Kpadé Eric. Un an après, nous nous rendons compte que le nouvel élu, "l'homme de changement" n'a pas d'égard pour nous. Et nous nous retrouvons abandonnés et délaissés. En tout cas, cela nous servira de leçon pour les prochaines échéances".

"Le député Kpadé Eric me payait mes frais scolaires et les cahiers pour me permettre d'aller à l'école. Aujourd'hui je suis en classe de première A4. N'eût été l'appui du député Kpadé, j'aurais déjà abandonné", déclare Alidjisso Yao, élève au lycée d'Afagnan.

Edeh Komlan Marcus, élève en classe de terminale ne manque pas de reconnaissance à l'endroit de l'ancien élu d'Afagnan : "Pour prendre en charge mes frais de scolarité et mes besoins essentiels, j'était obligé de faire le nettoyage pour gagner quelque chose. Mais le jour où j'ai été reçu par le député, il a décidé de me prendre en charge. Ce qui m'a permis d'abandonner le nettoyage pour me consacrer exclusivement à mes études. Aujourd'hui, je suis en classe de terminale grâce à M. Kpadé. Je compte dans les prochains jours constituer une délégation pour aller voir le député et le prier de ne pas nous abandonner, car l'actuel député de l'UFC Badjagbo ne sait même pas que nous existons".

Que dire ?

"On reconnaît toujours les mérites de l'Homme lorsqu'il n'est plus avec vous", dit un adage de chez nous. Un an à peine après l'élection législative qui s'est soldée par la victoire du candidat de l'UFC, les populations de la sous-préfecture d'Afagnan commencent déjà par regretter leur choix. La population regrette d'avoir choisi un démagogue en lieu et place d'un homme pragmatique prêt à financer avec ses propres sous certains projets de la population.

La population d'Afagnan regrette d'avoir vendu un bienfaiteur pour acheter un voleur ou mieux un sorcier. Aujourd'hui, elle n'a que les yeux pour pleurer et ne sait pas à quel saint se vouer. Un an sur quatre, c'est-à-dire sur les cinq ans de mandat des députés, c'est à peine un an qui vient de s'écouler et les électeurs découvrent l'homme dans son mépris, et son arrogance insouciant des problèmes de la localité. L'ancien député Eric Kpadé, soucieux des difficultés que vivent les populations de sa localité et pour être près d'elle et écouter leurs doléances avait créé une permanence parlementaire au chef-lieu de la sous-préfecture d'Afagnan. La permanence était ouverte chaque semaine et l'honorable Kpadé allait régulièrement accorder des audiences à la population. Mais malheureusement, un an après son élection, le député du changement se fait rare dans la localité. On l'aperçoit dans quelques funérailles et après il disparaît.

Après 12 mois de législature, l'honorable député Badjagbo, comme tous les élus à l'hémicycle, totalise 9 600 000 FCFA d'indemnité et 4 millions de prêt, soit 13 600 000 FCFA. Avec cette bagatelle somme, le député n'est pas en mesure de débrousser 100 000 F pour, ne serait-ce que, acheter quelques cahiers pour les enfants des familles les plus démunies. Il a préféré s'acheter une voiture climatisée 4 x 4 pour circuler faire la poussière sur ses élus. L'homme du changement au lieu de changer la sous-préfecture en un Eldorado comme il le promettait lors de la campagne, s'est plus changé lui-même. Il a donc changé sa garde-robe, changé sa maison qui est en chantier et changé de mode de vie. En clair, le changement prôné par l'UFC n'est pas un changement dans la vie quotidienne des citoyens mais plutôt le changement de mode de vie des leaders.

Aliziou Dominique


Fait divers : Quand le plaisir tue

Un vieillard de 80 ans a été victime d'une crise cardiaque en pleine opération "jambe en l'air" le 26 septembre dernier dans une auberge d'un quartier de Lomé.

Le sieur Foligan, surnommé "Papavi" par les uns et "Vieux jeune" par les autres était un haut cadre de l'Administration admis à la retraite il y a 25 ans. Marié et père de trois garçons, tous vivant en Europe, "Papavi" vivait tranquillement avec sa femme à Baguida jusqu'au soir du 26 septembre où il a été retrouvé mort dans une chambre d'auberge à Lomé. Ce vendredi donc, la victime s'était rendue à Lomé à la caisse de Trésor annexe pour toucher sa pension de retraite. Selon des sources proches de la famille de la victime, "Papavi" se faisait toujours accompagner par quelqu'un. Mais ce jour-là, il avait décidé de s'y rendre seul. Après être rentré dans ses droits, raconte-on, il cherchait à louer un taxi pour retourner chez lui à Baguida. C'est justement en ce moment qu'il vit passer Ablavi, une jeune fille de teint clair, bien potelée avec une poitrine avantageuse et un derrière capable de propulser un éléphant en l'air. Le vieillard fut troublé à la vue de cette belle créature, et il s'efforça en vain de discipliner ses tendances libidinales. Il interpella Ablavi et engagea une discussion avec cette dernière : " Ma fille, ça va, peux-tu rendre service à ton papa ? ", " Quel service, papa ? ", répliqua-t-elle. "Aide-moi à trouver un taxi", dit-il. "Pas de problème", rassura Ablavi.

Tous les deux quittèrent lentement le Trésor annexe. Le vieillard ne cessait d'admirer le derrière tremblotant d'Ablavi. Il craqua et commença par lui présenter quelques compliments et faire des avances. La jeune fille, après une petite résistance, accepta, sans doute parce que attirée par le contenu de la sacoche qui pendait au bras de Foligan, alias "Papavi".

Finalement, ils trouvèrent un taxi et nos deux amoureux de circonstance prirent la direction d'une auberge.

Arrivés, Papavi croyait rééditer les exploits de sa jeunesse ; c'était sans compter avec l'âge car après à peine une minute "d'opération", il supplia sa compagne de prendre les commandes. Ablavi saisit l'occasion pour lui servir la dose maximale.

Dépassé, essoufflé, le vieux ne bougeait plus. Alors, elle se leva, vida le contenu de la sacoche ne laissant que la carte d'identité du vieux amoureux puis s'éclipsa. C'est le soir autour de 18h que le garçon de chambre retrouva le corps inerte et sans vie de "Papavi". L'autopsie révéla que le vieux a été victime d'une crise cardiaque.

A l'heure où nous écrivons, le vieux repose en paix au milieu de ses parents dans le cimetière familial. Ne dit-on pas souvent que le sexe rime avec argent ou que l'excès de toute chose est nuisible ?

A bon entendeur, salut !

Akla Kao

 

 
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