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Le Nouveau
Président de la Première Puissance Mondiale
Barack Obama |
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Le 28 octobre 1963, sur la marche de Lincoln Memorial à
Washington DC, le leader noir américain, Martin Luther King Jr a fait un
discours mémorable : « I have a dream » (J’ai fait un rêve). « Je rêve
qu’un jour sur les collines rouges de Georgie, les fils des anciens
esclaves et les fils des anciens propriétaires d’esclaves pourront
s’asseoir ensemble à la table de la fraternité. Je rêve qu’un jour, même
l’état du Mississippi, un état qui étouffe dans la fournaise de
l’injustice, qui étouffe dans la fournaise de l’oppression, sera
transformé en une oasis de liberté et de justice. Je rêve que mes quatre
jeunes enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas
jugés par la couleur de leur peau, mais à la mesure de leur caractère »,
avait-il déclaré. (…) « Je rêve qu’un jour, chaque vallée sera rehaussée
et chaque colline et chaque montagne sera aplanie, les aspérités seront
nivelées et les endroits tortueux seront rendus rectilignes, et « la
gloire de Dieu sera révélée et tout ce qui est chair le verra ensemble »
«
C’est notre espérance. C’est la foi avec laquelle je retourne dans le Sud. Avec
cette foi nous pourrons tailler dans la montagne du désespoir, la stèle de
l’espoir. Avec cette foi, nous pourrons transformer la cacophonie des discordes
de notre nation en une belle symphonie de la fraternité. Avec cette foi, nous
pourrons travailler ensemble, prier ensemble, lutter ensemble, aller en prison
ensemble, défendre la cause de la liberté ensemble, sachant qu’un jour nous
serons libres. Et ce sera le jour, ce sera le jour où tous les enfants de Dieu
pourront chanter avec une signification nouvelle: »Ma patrie c’est toi, douce
terre de liberté, c’est toi que je chante. Terre où mes aïeux sont morts, terre
fierté du Pélerin; que du versant de chaque montagne retentisse le carillon de
la liberté. » Et si le destin de l’Amérique est d’être une grande nation, tout
cela doit devenir vrai », avait-il poursuivi.
Aujourd’hui, ce rêve est devenu réalité 45 ans après. Le candidat
démocrate Barack Obama, afro-américain, sera le 44ème
Président des Etats-Unis, la première puissance du monde. Jusqu’à trois heures
ce matin, il était sur le point d’avoir les 270 grands électeurs qui lui
permettront d’être élu.
Les Américains étaient hier, mardi 04 novembre, aux urnes pour
l’élection de leur Président. Des sondages jusqu’aux sorties des urnes, Barack
Obama, le candidat Démocrate, a confirmé son avance sur son adversaire John
McCain, le Républicain. Il est alors en passe d’être élu Président de tous les
Américains. Il s’agit d’une élection qui a, non seulement, attiré l’attention du
monde entier mais aussi, créé le suspens durant les primaires et toute la
campagne électorale. Au dernier virage, les souffles étaient
presque coupés pour tous les habitants de la planète pour la
simple raison que chacun de par le monde avait son président idéal. Il y avait
bien entendu la question d’intérêt qui prédominait.
Ainsi, pour l’Afrique dans son unanimité, le choix portait sur
leur semblable, un Américain qui, biologiquement porte les gènes africains.
Donc, de facto, l’attente aux bienfaisances de ce dernier en faveur du continent
noir. Les Africains ont placé leur espoir en cet homme en vue de son appui au
continent miné par toute sorte de calamité. Une illusion de laquelle il faut
départir le plus tôt possible car un Américain demeure un Américain.
L’histoire a fait son bonhomme de chemin. Dans ce contexte, si
les Africains étaient amenés à voter, ils voteraient majoritairement Obama, pour
son demi teint contrairement au bon sens et aux principes démocratiques qui
veulent que ce soit le programme que l’on vote et non l’appartenance raciale,
ethnique, religieuse, etc. qui reste une pratique courante sur le continent.
L’élection américaine n’a pas laissé indifférent les autres Etats
du monde cités en exemple comme des références en démocratie. Bien que ce grand
Etat ait une culture démocratique poussée, les Etats-Unis étaient sous les
projecteurs de la communauté étrangère. Elle voulait juste voir s’opérer le
changement inédit du siècle après les ratés de la ségrégation raciale. Les
Américains, eu égard à l’enjeu entre le «Black and White », étaient mis à
l’épreuve du changement. Un défi hautement relevé qui démontre aux yeux du monde
entier que l’égalité de chance existe bel et bien aux Etats-Unis. Il s’agit bien
évidemment d’une leçon non seulement de démocratie mais aussi de changement de
mentalité qui est infligée aux Etats hypocrites avec des stratégies savamment
orchestrées pour endormir les opinions. Une leçon qui proscrit l’idée que seule
la peau purement blanche peut accéder à la magistrature suprême d’une nation où
noirs et blancs se côtoient, jouissent du même droit citoyen. C’est une leçon
pour faire comprendre à l’opinion internationale que la nationalité confère les
mêmes droits aux citoyens, donc, tous peuvent jouir des mêmes privilèges. C’est
une preuve aujourd’hui aux Etats-Unis que entre noirs ou blancs, c’est la
compétence qui compte.
Didier LEDOUX
Opération de séduction ou sincère quête de bonheur pour le peuple ? Quand les
autorités togolaises prennent leurs compatriotes pour des cancres
Du 27 au 30 octobre 2008, le Chef de l’Etat était en Afrique
centrale où il a participé au sixième Forum mondial sur le développement
durable. A peine rentré et à peine remis de sa fatigue, il est allé à la
rencontre des populations le week-end dernier. Les prochaines élections
présidentielles sont prévues pour se tenir en 2010, et il faut faire visite. Le
temps presse. Et c’est à l’approche des élections que les autorités politiques
savent qu’elles doivent aller faire des yeux doux aux « cancres » qu’ils
dirigent et qui ont pour devoir de voter pour élire. Théoriquement plus que 14
mois. Depuis quelques semaines, « l’Esprit nouveau » se signale, soit par des
déplacements personnels pour remise de dons, soit par le canal d’émissaires qui
apportent messages et dons aux populations.
Le week-end dernier, le Président de la République était dans la
partie septentrionale du pays. Dans la journée de samedi, il a assisté en
personne dans la préfecture de la Binah à la fête traditionnelle des natifs de
Pagouda. Dans la même journée de samedi, il a visité le dispensaire et le
Centre artisanal de Landa dans la préfecture de la Kozah. Le dimanche, Faure
Gnassingbé était dans le Canton de Kouméa dans la préfecture de la Kozah où il a rencontré les forces vives dudit canton au
Centre médico-social (CMS), suivi de l’inspection des installations sanitaires.
Intervenant devant l’assistance au nom du Président Faure, le
Ministre Pascal Bodjona a promis aux populations que le Chef de l’Etat est «
déterminé à combler toutes leurs attentes ». Depuis la rentrée des classes
et surtout après avoir attendu plus de la moitié de son mandat pour mettre en
œuvre sa fameuse promesse de campagne 2005, de rendre l’enseignement primaire et
préscolaire gratuit, ce qui n’est d’ailleurs pas une faveur faite par
Gnassingbé Faure, étant entendu que c’est un droit prescrit depuis 1992 par
la Constitution
togolaise, dans les rangs du pouvoir en place, on a l’impression d’avoir réalisé
la plus grande performance au monde et de sa vie.
C’est ainsi que, quelques jours après la nouvelle, dans certaines
localités, les marches de soutien comme du temps du « père de
la Nation»,
ont refait surface. C’est le cas à Tohoun, dans le Moyen-Mono où de petits
enfants ont été déversés dans les rues pour rallier la préfecture et remercier
le Président de
la République. C’est
le cas aussi dans d’autres préfectures. Depuis quelques temps, le Président
Faure entreprend des tournées pour rencontrer personnellement les populations et
leur remettre des dons. Si ce ne sont pas des fournitures scolaires pour montrer
sa magnanimité, ce sont des vivres. Pratiquement ces dernières semaines, des
émissaires ont sillonné presque toutes les régions du pays pour remettre des
fournitures scolaires au nom du Chef de l’Etat.
Ce qu’il faut déplorer dans la distribution des lots de cahiers
aux parents et élèves, en plus du fait que nous considérons que ces dons tous
azimuts s’inscriraient à n’en pas douter, dans une logique d’opération de
séduction à l’endroit de nos populations, c’est le culte de la personnalité qui
avait eu cours du temps de feu Eyadèma dont aucun Togolais n’ignorait le niveau
d’instruction et de culture générale, bref un homme du passé. Les fameux
cahiers, objet de distribution dans les régions, portent l’effigie de Faure
Gnassingbé. Du coup, beaucoup déplorent le fait que « l’Esprit nouveau »
n’a rien de nouveau en lui, lui qui, dit-on, aurait fréquenté de grandes écoles
et donc, censé rompre avec des pratiques obscurantistes de son feu père.
Nous voudrions revenir sur le passage du Chef de l’Etat au Centre
artisanal de Landa où il aurait rendu visite au groupement des femmes qui
fabriquent du savon ainsi qu’aux tisserands. Le quotidien national TOGO-PRESSE,
dans sa parution du lundi 3 novembre, signale à la page 6 au-dessous d’une photo
: « A Landa, le cas de Mme Boukpessi Soulao, une handicapée, a
particulièrement ému le chef de l’Etat qui lui a promis de lui venir en aide
pour amoindrir et rendre son mal plus supportable ». Pourvu qu’on ne
l’oublie pas après la
promesse. Dans cet élan, nous souhaitons qu’on se
rappelle aussi les veuves et orphelins de Lungi, car depuis ce drame de 2007
après les émotions et les promesses, black out complet. Dans quel pays
sommes-nous ?
Ceci nous rappelle au passage, le cas de la petite Carole
handicapée à vie et dont LIBERTE s’est longuement et vainement fait l’écho de la
souffrance et de la détresse des parents. Il a longuement crié l’accident
dramatique, absurde et insensé dans lequel elle avait failli de peu perdre toute
sa vie. Nous ignorons aujourd’hui l’état dans lequel elle survivrait. En son
temps, nous avions tenu à parler abondamment de son cas, avec l’espoir que,
lorsque le Chef de l’Etat en aura les échos, dans un sursaut d’humanisme,
d’amour et de patriotisme, il lui viendrait spontanément en aide en faisant tout
ce qui était en son pouvoir, en tant que Chef d’Etat. Mais peine perdue ! Que
Mme Boukpessi Soulao, cette handicapée majeure, prie pour ne pas être oubliée
après la promesse, car la vraie préoccupation de nos dirigeants est ailleurs, et
le temps d’un discours ou d’une promesse, tout est oublié.
La meilleure campagne que devraient mener nos autorités, serait
une campagne de tous les jours et avec tout le naturel possible. Cette campagne
ne devrait pas se faire ni avec bruit, ni avec les effigies sur des cahiers et
autres. Elle devrait consister en un travail constant et sincère fondé sur un
réel désir de changer le mal en bien. C’est tout ! Au quotidien, ce travail
devrait être à peine perceptible par les bénéficiaires, les populations. Et
c’est au moment du bilan, qu’il revient au peuple seul, d’apprécier. Cette
campagne doit être le reflet du contenu du programme de campagne depuis le
premier jour de mandat.
Les Togolais ne sont pas des cancres. Nous osons croire que les
autorités elles-mêmes n’en sont guère ignorantes et c’est d’ailleurs pour cette
raison que, en dépit des fonds énormes qu’elles déversent dans les opérations de
charme au moment des campagnes, elles ont toujours peur et demeurent vigilantes
pour renverser à temps les vrais résultats issus des urnes à leur profit. Les
populations ne refuseront pas les dons et « les aides » qui leur sont
faits, mais le moment venu, elles sauront toujours voter utile.
Alain Simouba
Délégation à l’organisation du secteur informel : La Directrice Générale Lydia
Adanlété se prépare à prendre fonction
C’est avec stupéfaction que les Togolais avaient appris
il y a quelques mois la nomination de l’ancienne ministre déléguée chargée du
Secteur informel, Lydia Adanlété comme Directrice Générale de la Délégation à
l’organisation du secteur informel. On parle de stupéfaction d’autant que c’est
en catimini que le choix a été fait. Nommé le 30 avril 2008, on ne le saura que
5 mois plus tard et ceci par le fruit du hasard. On feuilletait le Journal
officiel de
la République Togolaise
quand on est tombé sur le décret. Sept mois après sa nomination, Dame Adanlété
n’a pas encore pris fonction, faute, avions-nous entre-temps écrit, de local.
Pour se doter d’un siège, elle avait opéré à l’époque un forcing pour déloger
les employés du ministère d’Etat sans portefeuille d’Amah Gnassingbé qui
occupaient illégalement un bâtiment dans l’enceinte du défunt OPAT (Office des
produits agricoles du Togo). Aujourd’hui, Lydia Adanlété a eu gain de cause
puisque les employés ont vidé les lieux et le bâtiment est en train de subir de
nouveaux coups de pinceau.
Pour service rendu, l’ancien N°2 de l’UFC a été
parachuté à
la Présidence
de
la République
comme conseiller. Les employés eux sont laissés à leur triste sort. En attendant
donc que l’immeuble soit réfectionné pour répondre au goût de sa nouvelle
occupante, celle-ci n’exerce toujours pas. Curieusement, elle jouit de tous les
avantages inhérents à son nouveau poste.
Coopté pour orner le Gouvernement d’Union Nationale à
la faveur de l’Accord politique global, Lydia Adanlété n’a rien fait pour
améliorer le secteur dont elle avait la charge. C’est fort logiquement qu’elle a
été emportée par le tsunami qui a soufflé sur le gouvernement à la suite des
législatives du 14 octobres 2007. Elle fit partie de ceux qui ont fait chanter
Faure Gnassingbé à l’époque. Et pour satisfaire ses desiderata, le chef de
l’Etat lui a taillé un poste qui lui va comme des gants.
Selon le décret portant création de ce poste pris le 15
février 2008, la Délégation à l’organisation du secteur informel dispose de deux
organes à savoir, le comité de direction et la direction générale. «
La Délégation à l’organisation du secteur informel est
administrée par un comité de direction dont les membres sont nommés par décret
en conseil des ministres. Le comité de direction est composé comme suit :
-un représentant du premier ministre
- un représentant du ministre chargé des
collectivités locales
-un haut fonctionnaire
- un professionnel du secteur
-un spécialiste des questions juridiques,
économiques et institutionnelles », dispose l’article 5 du décret. Et comme
missions, le Comité de direction est chargé de définir les axes de l’activité de
la délégation, d’approuver le programme d’actions, le budget ainsi que les états
financiers préparés par la direction générale.
Au regard de ses attributions, le comité de direction
générale doit précéder la direction générale. Mais comme au Togo, les lois
sont créées pour être foulées au pied, Faure Gnassingbé s’est permis de tordre
le cou au décret qu’il a lui-même pris. Le Chef de l’Etat n’est-il pas au-dessus
de la loi ?
M.A.
Sans
détour : La Toussaint… et la famille
«
Nous respectons plus les morts que les vivants. Il aurait fallu respecter les
uns et les autres » (Voltaire, Dictionnaire philosophique)
Le 1er novembre
dernier, les chrétiens du monde entier ont célébré la Toussaint, la fête au
cours de laquelle sont honorés l’ensemble des saints reconnus. Contrairement à
la plupart des grandes fêtes liturgiques, elle ne tire pas son origine des
textes bibliques. Au Vème siècle, les moines qui évangélisaient l’Irlande,
la Grande-Bretagne
et la Gaule se trouvèrent confrontés à une fête religieuse, au début du mois
de novembre actuel, qui marquait le début de la moitié sombre de l’année.
Pendant ces jours, le monde des vivants communiquait avec celui des dieux sur le
plan symbolique. Cette fête était l’occasion de rituels druidiques, de banquets
et de beuveries. Ces rituels, profondément ancrés dans la civilisation rurale,
perdurèrent bien après la christianisation des populations. Après la
transformation du Panthéon de Rome en sanctuaire chrétien, le pape Boniface IV
le consacra à
la Mère de Dieu et à tous les saints martyrs. Une « fête de
tous les martyrs » fut alors célébrée le 13 mai. Vers 830, le pape Grégoire
IV transféra cette fête au 1er novembre,
en l’étendant à « tous les saints ». Sur son conseil, l’empereur Louis le
Pieux institua la fête de tous les saints sur tout le territoire de l’empire
carolingien. C’est ce qu’il faut en somme retenir de l’origine de cette fête.
Mais aujourd’hui, cet événement est confondu avec la fête des
morts officiellement fixée au 2 novembre. Ce ne sont plus seulement les saints
qui sont loués mais tous les morts. Au Togo par exemple, les chrétiens
catholiques vont à l’église pour honorer les saints et se retrouvent ensuite
dans les cimetières pour rendre hommage à leurs proches disparus. C’est le
moment des grands travaux où certaines tombes sont refaites ou reçoivent
quelques coups de pinceau. Les cimetières sont pris d’assaut par des fleurs et
des bougies qui sont allumées. Parfois, les plus éprouvés inondent les lieux de
leurs larmes. Ici, le 1er novembre
est l’affaire des chrétiens et des païens. Samedi dernier, certaines familles
qui se sont rendues au cimetière d’Adakpamé avec tout le « clin clin »
habituel, n’ont pas trouvé leur mort. Ce n’est pas qu’ils ont ouvert leur «
demeure » pour aller au ciel mais c’est parce que les tombes ont été tout
simplement profanées. Des individus malintentionnés sont venus chercher les
organes ou les parties qui les intéressent. Double affliction. Il fallait
pleurer le mort et les ossements portés disparus. Passons.
A l’occasion de cette fête des morts ou de la Toussaint, c’est
selon, le chef de l’Etat a procédé « à un dépôt de gerbes sur les tombes des
illustres disparus de la famille Gnassingbé, notamment le père de la nation feu
président Gnassingbé Eyadèma ». Aussi, le député de la famille a-t-il «
observé la même tradition sur la tombe de la vénérée mère Maman N’Danidaha
». Sans oublier les nombreux cultes réligieux qui sont organisés à Lomé et
abondamment relayés par les médias publics. C’est leur droit le plus absolu. On
ne peut pas leur refuser de rendre hommage à leurs illustres disparus. Mais
c’est quand on en a fait une affaire nationale qu’il y a problème. Cette
propension à « gnassingbéïser » notre vie est détestable et reste le
grain de sable qui va rentrer dans la machine de la réconciliation. Même le
Premier ministre qui a, lors de la présentation de son programme, discouru sur
la réconciliation, s’est prêté à ce jeu en allant s’incliner sur la tombe de
Gnassingbé 1er. On croyait
qu’il irait faire la même chose sur la tombe de Kleber Dadjo, de Nicolas
Grunitzky ou encore de Sylvanus Olympio. A ce qu’on sache, il n’a pas encore
signé leur livre de condoléance. Pourquoi cette volonté manifeste de dénaturer
l’histoire et de faire croire que seul feu Eyadema mérite d’être honoré au Togo?
Pourquoi ne veut-on pas mettre fin à ces errements qui empoisonnent notre vie et
qui nous divisent profondément ?
Zeus Aziadouvo |