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Nouvelles élections à la FTF : Vers un précédent dangereux !
Forum de la Semaine N °399 du 23 0ctobre 2008

Selon des informations véhiculées depuis Zurich par certains membres de la délégation dépêchée  auprès de la FIFA par le pouvoir togolais en vue d’obtenir la dissolution du Bureau Exécutif de la Fédération togolaise de Football (FTF), l’instance faîtière du football mondial aurait décidé de raccourcir  le mandat de l’actuel bureau pour préconiser l’organisation d’une élection anticipée le 18 janvier de l’année prochaine.

            N’étant pas en possession de la supposée feuille de route, il serait difficile de commenter avec certitude ladite décision. Néanmoins, puisque le débat est suscité, il ne serait pas superflu de soulever un certain nombre d’inquiétudes et d’arbitraires que pourrait engendrer cette décision si elle venait à être prise.

            D’abord, tout le monde reconnaît qu’il y a problème au sein du Bureau Exécutif. Mais ces problèmes étaient artificiellement créés, couvés et entretenus par des sommités politiques qui se sont basées sur les limites intellectuelles de Tata Avlessi pour entretenir un climat malsain au sein du bureau.

            Fort de l’onction politique dont le Tout-Puissant Président s’enivre, il se met systématiquement au travers de toutes les décisions unanimement prises au sein du Bureau, avec pour objectifs de créer délibérément des tensions afin d’amener l’opinion qui n’a pas tous les éléments d’appréciation, à considérer la situation à la FTF comme « explosive » et bigrement ingérable.

Nous n’en voulons pour preuve que son opposition systématique à la reprise du Championnat de première division sous des prétextes fallacieux, le refus de signer le chèque pour débloquer les fonds pour les Eperviers en attente à l’Hôtel à Paris pour livrer un match amical contre la RD Congo alors que lui, voulait la Côte d’Ivoire pour ne citer que cette équipe nationale. Des gaffes auxquelles il faut ajouter son refus de venir à une réunion convoquée par le Ministre Pascal Bodjona, Président du Comité de suivi mis sur pied par la FIFA et qui a reçu la bénédiction du Congrès de Sokodé ; refus accompagné de: « je ne viendrai pas, je m’en fous même si c’est le gouvernement »,  devant un parterre de témoins.

            Mais à cela, le pouvoir togolais était incapable de prendre les mesures qu’il faut afin de le rappeler à l’ordre puisque, visiblement, l’homme était en mission commandée et joue bien la partition échue.

            Le pouvoir togolais, par la voix du Président de la République , a profité de la victoire historique sur le Swaziland pour non seulement mettre en garde le Bureau Exécutif contre les « querelles de personnes » mais aussi renouveler sa confiance aux membres du Bureau.

            Chose bizarre, juste le lendemain de ce renouvellement de confiance, sans qu’aucune peccadille ne soit signalée, une délégation est dépêchée sur initiative du Chef de l’Etat à Zurich en vue d’obtenir la dissolution de même Bureau à qui il a renouvelé sa confiance.

            Même si problème il y a, qu’est-ce que ce pouvoir a fait pour susciter un rapprochement au sein de ce bureau ? A part quelques mises en garde isolées, quel travail de rapprochement concret a-t-il effectué en vue de réunir les membres du Bureau Exécutif ?

On a préféré tirer sur plusieurs fibres, pousser Tata à créer des dissensions entre ses collègues et ensuite amplifier des situations minimes pour éjecter  des venins au sein de l’opinion afin de prouver que « ça ne va pas au sein de la Fédération  ». Tout a été tenté et puisque ce sont des objectifs politiques qui sont poursuivis, l’opinion ne voit que  la partie visible de l’iceberg.

Au demeurant, quelle que soit la crise artificiellement conçue par certains membres de la délégation envoyée à Zurich, force est de reconnaître qu’aucune disposition légale, aucune loi, mais alors aucun article ne permet à la FIFA, ni à une délégation gouvernementale encore moins à une rencontre voulue par le politique d’un pays, de se substituer à un Congrès d’une Fédération pour réduire le mandat de son Bureau Exécutif ou de le dissoudre purement ou simplement.

Cette décision, si elle est prise, constituera un précédent dangereux, une jurisprudence aux conséquences non mesurées pour la FIFA. Car dorénavant, tous les pays du monde entier retiendront que, quand  les politiques, qui n’ont pas le droit de s’ingérer dans le football ont de la peine à dissoudre un Bureau exécutif d’une fédération jugé indésirable, il suffit de commanditer une mission à la FIFA avec tout ce qui peut l’accompagner pour obtenir sa dissolution. Et tous ceux qui ont des comptes à régler avec les membres de leur fédération, comme c’est le cas au Togo, pourront s’en servir à cœur joie.

Au-delà de toutes considérations, cette décision, si elle est prise, peut être facilement attaquable au Tribunal Arbitral des Sports parce que n’ayant pas été prise sur une base textuelle,  juridique. Elle est dénuée  de   fondement légal.

Mais faut-il laisser le football togolais dans cette condition de crise ? Non ! La solution c’est de renvoyer le gouvernement à venir recoller les morceaux au lieu de chercher à diviser les fils d’un seul pays.

Source : Forum de la Semaine N °399 du 23 0ctobre 2008


Ce que nous pensons : Le coup de force des nihilistes !

Il a suffit que les perroquets de la délégation officielle à Zurich prennent leur rêve pour réalité en décrétant la fin du Bureau Exécutif de la Fédération Togolaise de Football pour assister à un piaillement des dithyrambiques nihilistes qui pensaient que leur dessein de destruction est assouvi.

Depuis que cette crise est née au sein de la Fédération, aucun travail de rapprochement n’était accompli pour ramener les deux camps opposants à savoir le Président « blanchi » à part contre les autres membres du bureau. Au contraire, tout est mis en œuvre pour regarder la bouteille toujours à moitié vide au lieu de la voir, positivement à moitié pleine.

Tous les pas et gestes des membres du Bureau Exécutif sont épiés et décortiqués, les rentables passés aux oubliettes et les infimes erreurs comme inhérentes à toute œuvre humaine, amplifiées comme si ce bureau n’est ingénieux qu’au mal.

            Selon les indiscrétions glanées depuis Zurich, la FIFA a cédé aux desiderata du pouvoir qui veut la fin du Bureau exécutif comme la femme Hérodias, l’épouse du potentat Hérode, voulait la tête du prophète Jean-Baptiste sur un plateau d’argent. Ce qui lui était servi, bien sûr avec toutes les malédictions y afférentes. Le corps électoral de la famille du football togolais sera convoqué sur le 18 janvier de l’année prochaine tandis que la Commission électorale sera composée des représentants de la FIFA , de la CAF , des Ministères de la Décentralisation et des Sports ainsi que d’un Magistrat. Ce beau monde pour venir siéger autour de l’injustice et de l’arbitraire. Le tout couronné par un appel aux membres du Bureau élu légitimement le 09 Janvier 2007 « à collaborer ». Mais autour de quoi les appelle-t-on « à collaborer ». De l’arbitraire ?

            Oui de l’Arbitraire parce que le Bureau actuel tire sa légitimité d’un Congrès électif souverain et seul un Congrès a le pouvoir de le démettre selon les propres lois qui régissent et la FIFA et la FTF. Aucune disposition statutaire ne prévoit la démission d’un bureau élu par un Congrès. Aucun article, que ce soit dans les Statuts de la FIFA encore moins des statuts de la FTF, ne prévoit qu’une rencontre entre les membres de la FIFA et des politiques puisse remplacer légalement un Congrès statutaire ou extraordinaire d’une Fédération autonome d’un  pays.

            Tout au plus, une décision prise à ce niveau devait être préalablement soumise à un Congrès extraordinaire qui seul peut décider du sort du bureau qu’il a élu. Ce serait du respect à la majorité et à la souveraineté d’un Congrès. Le reste n’est rien d’autre qu’un coup de force pure et dure qui peut être facilement attaqué devant le Tribunal Arbitral de Lausanne avec toutes les chances de remporter le procès. Quand bien même nous ne connaissons pas encore la réaction des élus du 09 janvier, ni celle de la majorité de ceux qui leur ont accordé leur confiance qui, individuellement pris seront recevable dans leur plainte.

            Nous sommes de nature légalistes, nous nous sommes toujours  battu pour la légalité et nous comptons demeurer comme tels. Si dans un pays, deux frères se battent, on utilise par les tares et insuffisance de l’un pour régler des comptes à l’autre. Un bon leader cherche à unir quels que soient les cas et non à désunir ! Cela ne peut qu’être ainsi car si en politique malgré les armes de guerre utilisées  contre les uns et les autres ont fini toujours par s’entendre, pourquoi voulez-vous diviser en football, un facteur d’union par excellence. Toute œuvre bâtie sur l’arbitraire et l’injustice tombe toujours tôt ou tard, d’une manière ou d’une autre. C’est la loi de la Nature et il n’est pas tard d’y remédier. C’est en tout cas, ce que nous nous pensons. 

Dimas Dzikodo : Forum de la Semaine N °399 du 23 0ctobre 2008

 
 

 
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