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Près de deux ans après sa dernière intervention en faveur d’une nouvelle
élection à la FTF (Fédération Togolaise de Football), la FIFA a sorti hier une
nouvelle feuille de route pour appeler à l’organisation d’un congrès électif le
18 janvier 2009. Cette décision est le fruit de la rencontre qui a eu lieu hier
mardi au siège de la FIFA (à Zurich, en Suisse) entre les responsables de la
FIFA, le Comité d’Autorité Morale et quelques membres du bureau exécutif de la
Fédération Togolaise de Football (FTF), dont Tata Adaglo Avlessi (son
président).
Selon des sources contactées à Zurich, ce congrès se fera sous la supervision
conjointe de la FIFA et de la CAF (Confédération Africaine de Football) comme ce
fut le cas le 09 janvier 2007. Sûrement que dans les jours à venir, une autre
note de l’instance de gestion du football mondial sera adressée aux autorités
politiques et sportives togolaises pour leur faire part de tout le processus
devant conduire à cette élection, à savoir la mise en place d’une Commission
électorale indépendante (CEI), le profil des candidats et la confection du
calendrier de dépôt des candidatures. Seule certitude pour l’instant, c’est que
cette élection se fera au moyen d’un scrutin de liste comme recommandé par les
nouveaux textes qui régissent le football togolais depuis le congrès statutaire
de Sokodé, le 21 juillet 2008.
Toutes ces nouvelles dispositions font suite aux dernières sorties médiatiques
du président de la République, Faure Gnassingbé et du président de la FTF, Tata
Adaglo Avléssi de Mass.
En effet,
recevant les Eperviers du Togo le 12 octobre dernier, quelques heures après leur
éclatante victoire (6-0) sur les Sihlangu du Swaziland, le chef de l’Etat
togolais avait averti que « si les membres du BE (bureau exécutif) de la FTF
ne trouvent pas de solutions aux crises qui secouent leur structure, le
gouvernement, en concertation avec la FIFA, prendra ses responsabilités ».
Quelques jours plus tard, c’est le patron de la FTF qui dans une émission
télévisée déclarait ouvertement que « la
Fédération se porte très mal. Elle n’existe que de nom. Tout le monde veut être
est président. L’actuelle équipe ne peut plus travailler ensemble ». Allant
encore plus loin, il a plaidé pour un nouveau congrès électif « pour mettre
fin à la pagaille ».
Il
reprenait là une demande formulée au mois d’août dernier par un collectif de
présidents de clubs, ligues, agents de joueurs et entraîneurs de football.
Il
est à noter que le Congrès électif du 18 janvier prochain devra mettre
définitivement fin au fonctionnement du BE de la FTF installé le 09 janvier 2007
et que pilotait Tata Adaglo Avléssi.
Gabin
Koissidjin |