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Michel
Nadim
Kalife |
1- La crise financière survenue aux
États-Unis menace le flux de capitaux à destination d’Afrique. L’économiste
en chef de la Banque mondiale pour la région Afrique, M. Shantayanan
Devarajan qui assimile ce phénomène à une « faillite de la réglementation
de l’État américain » avertit sur une baisse de la compétitivité des
pays de l’UEMOA (Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest).
Réponse de NMK
: Cette baisse de compétitivité du FCFA est constatée depuis plus d’un an,
bien avant les remous économiques causés par la crise financière actuelle.
Au contraire, je dirai que l’éclatement présent de la bulle financière a
fait remonter la valeur du $ américain par rapport à l’Euro, d’environ 10%
en ramenant son taux de change de 1,50$ à 1,35$ pour 1 Euro, et que ce taux
va encore baisser prochainement à 1,20$ pour 1 Euro, avec la baisse
prochaine du Taux de base des intérêts qui sera décidée par la BCE (banque
centrale européenne), ce qui nous ramènera au seuil antérieur de
compétitivité. De toutes façons, la zone FCFA se trouve en équilibre au
niveau de sa balance du commerce extérieur, du fait que les producteurs de
pétrole (Tchad, Gabon, Congo, Côte d’Ivoire) et d’uranium (Niger) et d’or
(Mali, Burkina) ont vu les cours de leurs exportations suffisamment
augmenter pour compenser la baisse des recettes de coton, cacao, café. Par
contre, la hausse de l’Euro et donc du Franc CFA par rapport au Dollar
durant la période qui vient de s’écouler, a beaucoup bénéficié aux
consommateurs de la zone FCFA, puisqu’ils achetaient moins cher tous les
produits importés de Chine, d’Asie du SUD-EST, et de tous les pays dont la
monnaie est arrimée au dollar américain.
Il ne faut pas oublier que les 14 pays
membres de la zone FCFA n’ont que très peu d’exportations industrielles, et
par conséquent la notion de compétitivité internationale que la Banque
Mondiale utilise dans ses analyses économiques, ne peut pas s’appliquer sans
nuances à nos économies.Il faut rappeler à l’économiste en chef de la Banque
Mondiale que nos pays de l’UEMOA et de la CEMAC sont des consommateurs de
produits industriels et des exportateurs de matières premières,
essentiellement. Par conséquent, le fait que le Franc CFA soit rattaché à
l’Euro, a servi à améliorer le pouvoir d’achat des consommateurs, notamment
des salariés et des rentiers de la zone FCFA, ce qui a permis d’éviter des
troubles politiques graves dans l’ensemble des pays de l’UEMOA (Afrique de
l’Ouest) et de la CEMAC (Afrique Centrale), comme cela s’était passé en 1990
avec toutes les Conférences Nationales qui avaient eu lieu simultanément
dans l’ensemble de la zone monétaire du Franc CFA qui souffraient tous de la
surévaluation du Franc CFA. Or, à cette époque-là, en 1990, les produits
asiatiques étaient chers à cause de leurs monnaies alors surévaluées
(puisque c’est seulement en 1997 que ces pays asiatiques avaient dû dévaluer
leurs monnaies de 80%, rendant désormais leurs produits moins chers) ; et
c’est après l’an 2000 que les pays de la zone FCFA ont commencé à importer
de plus en plus massivement les produits asiatiques, leur permettant
d’améliorer le pouvoir d’achat de leurs consommateurs.
Et si maintenant, à la demande de la Banque
Mondiale, le Franc CFA venait à être dévalué, alors là, il y aurait une
série de graves troubles politiques dans tous les pays de la zone FCFA qui
n’ont pas les moyens de revaloriser les salaires du montant du taux de la
dévaluation. Car le niveau de vie des salariés dans la zone FCFA a dû
baisser de plus de moitié depuis la dernière dévaluation de 1994, et ils
n’accepteront pas une nouvelle baisse, et cela d’autant plus que partout
existe le multipartisme désormais et que les partis d’opposition en
profiteront pour soulever les masses populaires...
Il ne faut pas oublier, en effet, que toutes
les populations africaines de la zone FCFA ont gardé un très mauvais
souvenir de la dévaluation de 1994, qu’elles avaient toutes subie à l’époque
sans rien y comprendre, puisque c’était la première fois qu’une telle
opération cambiaire intervenait en zone FCFA. Et si une nouvelle dévaluation
était annoncée ou déclarée, alors là, il y aurait du « grabuge » :
tous les pouvoirs établis seraient gravement menacés par les grèves
généralisées et par des revendications en cascade...etc.
Et ce qu’envisage l’économiste en chef de la
BM, Devarajan, me paraît d’autant plus irréaliste qu’il ne tient pas compte
du contexte économique propre à la zone FCFA, qui n’avait guère réagi
favorablement à la dernière dévaluation. En effet, si l’on avait constaté un
relèvement du taux de croissance à 5% dans la zone FCFA sur 3 ans, entre
1994 et 1997, ce n’était pas essentiellement en raison de la dévaluation du
FCFA intervenue le 11 janvier 1994, mais surtout en raison de la forte
remontée des cours du coton et des autres produits d’exportation de cette
zone durant ces 3 années. D’ailleurs, mon analyse est confirmée par la
rechute de la croissance dans ces mêmes pays dès 1998.
Il faut comprendre qu’il ne pouvait y avoir
de retombées positives et durables de la dévaluation de 1994 en zone FCFA,
en raison de l’absence de politiques d’accompagnement de cette dévaluation,
ce qui n’a pas permis de profiter de l’amélioration de principe de la
compétitivité industrielle, puisqu’il n’y a pas eu d’investissements
industriels massifs qui aient été attirés ni encouragés par des dispositions
fiscales appropriées, et surtout que le contexte politique et les pratiques
des gouvernements en place n’inspiraient guère confiance aux investisseurs
sérieux qui évitent les pays entachés de corruption majeure. Or, ces
caractéristiques demeurent présentes dans la plupart des pays membres de la
zone FCFA : la corruption fait fuir les investisseurs sérieux qui ont peur
de subir une justice corrompue, les taux d’imposition fiscale sont trop
lourds par rapport à d’autres pays, notamment asiatiques, les marchés
publics demeurent entre les mains du pouvoir politique en place ce qui
fausse la concurrence, la douane et l’impôt ne sont pas payés par tout le
monde ce qui rend la concurrence inégale en condamnant les honnêtes
opérateurs économiques,...etc.
Par conséquent, j’estime, en bon connaisseur
du contexte économique et politique local dans les pays africains de la zone
FCFA, qu’il ne faut pas dévaluer le Franc CFA tant que les réserves des 2
banques centrales BCEAO et BEAC suffisent à couvrir 3 mois d’importations
des 2 zones réunies, UEMOA+CEMAC. Ce qui est le cas !
En conclusion : Il ne faut surtout pas que
l’économiste en chef de la Banque Mondiale, Mr Devarajan, très sympathique
par ailleurs, fervent adepte des mathématiques appliquées à l’économie,
vienne perturber le fragile sous-équilibre économique de la zone FCFA sans
nous apporter en même temps les solutions pour un nouvel équilibre immédiat
reposant sur des centaines de milliers de créations d’emplois nouveaux qui
pourraient compenser la baisse de pouvoir d’achat des actuels salariés et
pensionnés. C’est une question de « cost benefit » social que l’économiste-mathématicien,
Mr Devarajan, dans son bureau de Washington, devrait avoir présent à
l’esprit en permanence, parallèlement à ses courbes mathématiques qui ne
voient qu’un seul aspect du problème global. Ce genre d’économistes-mathématiciens
sont très dangereux pour l’équilibre social : ils ignorent les réalités
concrètes et ils raisonnent seulement à travers leurs lunettes
astronomiques... C’est très très très GRAVE pour nos populations démunies,
dont plus de 60% vivent dans l’extrême pauvreté, sans aucune réserve pour
affronter la pénurie en cas de rupture d’équilibre !!! Il ne faut pas
recommencer la bêtise de 1994, SVP....
2- L’économiste en chef de la Banque mondiale
pour la région Afrique, est formel. « L’impact le plus négatif de la
crise financière va se ressentir sur le flux de capital ».
En conférence de presse, ce lundi 6 octobre à
Washington, M. Shantayanan Devarajan, pense qu’avec cette crise financière
qui sévit aux États-Unis et en Europe, les risques sont élevés pour les pays
africains. A l’en croire, l’Afrique a connu un accroissement très fort en
matière d’investissements fixes étrangers et d’investissement pour les
portefeuilles pendant les cinq à six ans précédentes.
Avec cette morosité relevée dans la situation
financière, M. Devarajan pense qu’il y a possibilité que ce flux de capital
qui a nourri l’investissement en Afrique va diminuer d’une manière profonde
pour le continent. Une situation qui va alourdir les problèmes que
traversent certains pays africains qui sont confrontés à une situation
macro-économique liées à la crise financière ou pas. Dans ce cadre,
l’économiste en chef de la banque mondiale a cité le cas de l’inflation en
Éthiopie qui est à 60% alors que la balance commerciale est à 30% du Pib et
l’Afrique du Sud, dont la balance des comptes courants est à peu près à 8,2%
du Pib.
Réponse de NMK
: M. Devarajan semble ignorer que 90% des
flux de capitaux dont il parle ici sont des investissements réalisés par les
grandes multinationales dans les mines et le pétrole, et que la logique de
ces investissements n’a rien à voir avec la compétitivité des monnaies
locales. Ces productions minières et de pétrole sont destinées à une demande
extérieure qui est indépendante de la nature du Franc CFA.
Et si l’on dévaluait le Franc CFA, cela va
augmenter d’autant le montant des dettes extérieures exprimées en dollar ou
en euro, qu’il faudra rembourser en Francs CFA dévalués. Certes, les
recettes des Etats africains de la zone FCFA vont augmenter en Francs CFA
versés par les compagnies étrangères qui exploitent les minerais et le
pétrole, mais comme les finances publiques sont très mal gérées dans la
plupart des pays, cette augmentation des recettes publiques irait profiter
aux corrompus et non pas aux peuples africains de la zone FCFA. Par contre,
le pouvoir d’achat de ces peuples baisserait et leur misère grandirait
encore, comme je l’ai déjà expliqué plus haut.
Alors, j’invite M. Devarajan de réviser sa
façon d’analyser et de se tremper plus longtemps dans les eaux bouillantes
de la zone FCFA avant de penser qu’il est facile d’y nager en restant juste
dans l’hélicoptère qui survole ces eaux, d’ailleurs boueuses en plus d’être
bouillantes.
3- Pour ce qui est du cas des pays de la zone
CFA et particulièrement de l’UEMOA, M. Devarajan, économiste en chef de la
Banque Mondiale, pense que «l’accroissement de l’inflation dû à la crise
alimentaire va diminuer la compétitivité de leurs économies à cause des taux
de change fixe avec l’euro ».
Réponse de NMK
: Au contraire, je constate que le taux de change fixe du FCFA avec l’Euro a
protégé la zone FCFA d’une plus forte hausse des cours des denrées
alimentaires et des matières premières exprimés en dollar. Cela a permis de
réduire de 30% l’impact de la hausse des prix des denrées alimentaires
(notamment le riz) importées en zone FCFA. Les autres pays africains, non
membres de la zone FCFA, ont beaucoup plus souffert que nous en zone FCFA.
Quant à la compétitivité de la zone FCFA, je
répète qu’il faut savoir si cette compétitivité est souhaitable dans l’état
actuel des politiques des dirigeants africains de la zone FCFA, qui n’ont
pas de vision d’avenir pour leur pays ni pour l’UEMOA, leur seul souci étant
la gestion quotidienne des calamités naturelles et des tensions éventuelles
générées par les revendications salariales, en dehors de leurs soucis
énormes depuis un an pour le sort de leurs fortunes personnelles confiées
aux banques étrangères qui semblent toutes plongées en difficultés
inextricables en ce moment. Donc, ce n’est vraiment pas le moment de
proposer un schéma de rétablissement de la compétitivité des pays membres de
l’UEMOA ni de la CEMAC.
Il faudrait vraiment descendre de votre
hélicoptère et vous poser en terre UEMOA et aller interroger les populations
pour connaître les réalités du pays, M. Devarajan. Car vous donnez une
triste image de la Banque mondiale avec vos lunettes mathématiques qui ne
peuvent pas saisir la réalité du vécu africain en zone UEMOA comme ailleurs
en Afrique Noire. Excusez-moi de la rudesse de mes propos, mais je le fais à
bon escient, pour vous réveiller et descendre de votre nuage de Washington.
La Banque Mondiale et le FMI nous ont déjà causé beaucoup de malheurs entre
1981 et 2000, en raison de leur manque de connaissance du terrain africain,
du fait que leurs agents et responsables restent entre les murs des
dirigeants africains quand ils nous rendent visite en Afrique, et cette
façon de travailler les empêche de connaître les vrais problèmes sociaux, du
fait que les responsables et fonctionnaires africains que vous rencontrez
vous mentent comme ils mentent à leur peuple.
4- En plus de cela, M. Devarajan pense que la
dépréciation du dollar par rapport à l’euro « va constituer un problème
pour les exportations des pays de la zone FCFA ». En somme, L’économiste
en chef de la Banque mondiale pour la région Afrique pense qu’une récession
économique des États-Unis ou de l’Europe sur l’Afrique aura un impact sur
les produits de base comme le pétrole et les matières premières. Selon lui,
« il y aura une diminution sur le prix du pétrole et ça va avoir des
effets asymétriques pour les pays importateurs du pétrole par rapport aux
pays exportateurs ».
L’analyse de cette crise financière montre
également l’épée de Damoclès qui pèse sur l’aide étrangère. M. Shantayanan
Devarajan pense que «si la récession économique se traduit par une
diminution des recettes fiscales des pays de l’Europe et des Etats-Unis, il
va avoir un effet sur l’aide étrangère qui est financée par ces mêmes
recettes fiscales ». A l’en croire, il y aura probablement une
diminution des envois des migrants dans une moindre mesure
Réponse de NMK
: Concernant les exportations de la zone FCFA je vous ai déjà répondu qu’il
n’y a rien à espérer d’une dévaluation que vous souhaitez tant que nos
dirigeants n’auront pas élaboré, de concert au sein de l’UEMOA et de la
CEMAC, une grande politique d’industrialisation nécessitant une grande
mobilisation de moyens de financement au sein de cette zone. Ce qui est loin
d’être le cas pour le moment. Donc, je vous prie de réviser votre
appréciation des choses...
Pour ce qui est de l’impact de la récession
américaine et européenne sur l’aide reçue par l’Afrique, je pense que ce qui
est déjà programmé, notamment le Xème FED européen, sera respecté, car cela
représente une goutte d’eau pour l’Union Européenne, et leur humanisme les
empêchera de revenir dessus. Par contre, il est vrai que de nouvelles aides
n’afflueront pas de si tôt... Espérons que les organisations internationales
de la FAO, de l’UNESCO, ... ne verront pas leur budget se réduire.
Mais cette pression de la crise extérieure
pourrait sensibiliser, peut-être, nos dirigeants à mieux gérer les
ressources nationales pour éviter des soulèvements populaires, ce qui serait
alors un bien pour l’Afrique !
5- Pour permettre de comprendre les causes de
ce qu’il a appelé « débâcle » survenue aux Etats-Unis, l’économiste
en chef de la Banque mondiale pour la région Afrique pense à « une
faillite de la réglementation de l’État américain ».
Réponse de NMK:
Quant à la « faillite de la réglementation de l’Etat américain »,
c’est tout à fait clair ! mais j’ajouterai avec une plus grande clarté que
cette crise financière repose sur la déréglementation des banques
progressive intervenue aux USA depuis les années 1980 où le géant de
l’économie mondiale, les USA, ont voulu montrer au monde entier l’avantage
du libéralisme économique sur toute autre façon de gérer les économies
nationales, alors que la France et d’autres pays européens prônaient un
libéralisme régulé par des règles d’encadrement pour éviter les grandes
dérives comme cela vient de survenir.
Il serait bon qu’avec les graves leçons à
tirer de la crise actuelle, l’on arrive à instaurer au niveau mondial, une
haute autorité de surveillance des bourses ainsi que des banques. Cela
pourrait remplacer le FMI qui ne sert plus à grand-chose depuis qu’il a mené
à la faillite nombre de pays émergents en les faisant avaler par les grands
pays industriels qui ont racheté à bas prix leurs industries et leurs
gisements de mines, ainsi que tous les pays membres de la zone FCFA qu’il a
obligé à rembourser une dette extérieure composée à 90% de fausses factures
(surfacturations...), ce qui a ruiné ces pays durant les 25 dernières années
en appauvrissant leurs populations de plus en plus démunies, analphabétisées
et malnutries.
6- Face à cette situation, M. Devarajan pense
que « pour cette fois, il faut que l’analyse soit faite par les africains
eux-mêmes avec l’appui des institutions comme
la Banque Mondiale
». Cet élément de la Banque mondiale pense
que les pays doivent mieux solidifier leur intégration. Afin de trouver une
solution à cette crise, M. Shantayanan Devarajan avance que ministres des
Finances du monde entier et gouverneurs des banques centrales seront en
assise la semaine prochaine à Washington, aux Etats-Unis, pour discuter de
la question.
Réponse de NMK
: Je suis tout à fait d’accord, cette fois-ci,
avec M. Devarajan. Toutefois, comme en Afrique, ce sont les gouvernements en
place qui font appel aux économistes de leurs choix pour diagnostiquer les
problèmes économiques de leurs pays, et qu’ils excluent ceux qui sont
critiques et intègres, ils choisissent ceux qui sont soumis ou ceux qui sont
des « alimentaires ». Le travail n’est pas alors bien fait, et l’état de
corruption perdure et même s’aggrave, au détriment croissant des populations
pauvres qui représentent entre 50% et 70% du peuple selon les pays. Ce qu’il
faudrait, c’est imposer une conditionnalité majeure à l’octroi de toute aide
extérieure. C’est d’imposer la règle de suivre et de contrôler dans les
détails l’utilisation des aides extérieures par un comité permanent choisi
par l’ensemble des bailleurs de fonds et dont les membres seront choisis et
rémunérés par le groupe des bailleurs de fonds, indépendamment des autorités
locales.
Source : Sud Quotidien (Sénégal)
Togo-Swaziland
les Eperviers au grand complet
: Adebayor
a rejoint depuis hier ses coéquipiers
C’est demain la date
fatidique. La dernière journée des éliminatoires couplées CAN/Mondiale 2010.
le Togo qui a son destin au bout des souliers livre sa bataille à
Accra contre les Sihlangu du Swaziland. Cette ultime journée déterminera le
sort des différentes équipes engagées dans cette joute continentale. 20 pays
seront appelés à poursuivre la roue tandis que les autres rentreront
malheureusement à la maison et deviendront des spectateurs.
Pour ne pas faire partie
de cette dernière catégorie, les joueurs togolais sont très déterminés à
gagner leur match.
Pour l’attaquant Thomas
Dossevi, le seul mot d’ordre est : «beaucoup de buts ». En effet les
protégés du coach Kodjovi Mawuena ont obligation non seulement de gagner ce
match mais aussi de marquer beaucoup de buts. Et la présence de tous s’avère
indispensable. Ils ont presque tous répondu à l’ invitation de la
fédération et s’estiment très motivés pour cette rencontre car
sachant que la tâche qui les attend est rude et immense.
Pour l’entraîneur
Mawuena, « il faut nécessairement une union sacrée autour de cette
rencontre. Ce qui doit passer par une bonne relation entre les joueurs,
entre staff technique et dirigeants et entre dirigeants et joueurs… Aussi,
la présence du douzième homme est vivement souhaité ».
Désillusionnée à Mbabane
par son adversaire au match aller, la bande à Mawuena n’a plus droit à
l’erreur. Une chose est sûre, le Togo a besoin de tous ses cadres, pour
venir à bout de la modeste formation swazie qui selon Akoussa Camelio,
Directeur technique national joue au mental. C’est une qui a la volonté et
a la rage de vaincre, a une bonne physique, est très rapide et se jette
corps et âme dans la bataille. Elle n’a pas peur des duels. Ils sont, depuis
mercredi tous là et se sont entraînés ensemble. Le portier Agassa Kossi,
poumon de l’équipe nationale, n’a pas voulu rester en dehors de cette
opération commando.
Les Togolais peuvent
maintenant pousser un ouf de soulagement. Le capitaine des Eperviers dont la
venue était incertaine pour ce match sera finalement de la partie. De
sources proches du joueur, lAdebayor a quitté Londres depuis hier soir pour
Accra où il va retrouver ses coéquipiers partis un peu plus tôt. Donc c’est
une formation togolaise au grand complet qui affrontera le Swaziland. Que
nos vœux les accompagnent et qu’ils ramènent la qualification.
Coco Tchak
Spécial élection présidentielle aux USA
: Corps électoral : La question des
électeurs infidèles ; Les grands électeurs (Suite)
Les électeurs infidèles
Un électeur infidèle vote pour un autre
candidat que celui pour lequel il a été élu, ou qui refuse de voter pour un
quelconque candidat. Le fait s’est produit à 158 reprises dans l’histoire
des Etats-Unis. Dans 71 cas, les votes furent modifiés car le candidat
originel était mort avant que l’électeur n’ait pu voter pour lui. Deux
candidats se sont abstenus de voter pour aucun candidat. Les 85 autres votes
furent modifiés dans l’intérêt de l’électeur, ou peut-être par accident. De
façon générale, les électeurs infidèles agissent seuls. Cependant, pendant
l’élection de 1836, 23 électeurs de Virginie changèrent de votes d’un bloc.
Cette année là, le candidat à la vice-présidence, Richard Johnson,
accompagnant le président Martin Van Buren, ne reçut pas la majorité absolue
des voix du collège électoral et ne fut élu que par le Sénat, en 1837.
24 Etats possèdent des lois qui répriment les
électeurs infidèles ; certains, comme le Michigan, ont même le pouvoir
d’annuler leur vote. Bien qu’aucun électeur n’ait jamais été condamné, la
constitutionnalité de ces lois a été contestée devant la cour suprême en
1952 (Ray v. Blair). La cour a jugé en faveur du droit des Etats à exiger
que les grands électeurs votent pour le candidat pour lequel ils ont été
élus. La constitutionnalité des sanctions n’a en revanche jamais été portée
devant la cour suprême.
Les grands électeurs étant normalement
choisis par les partis politiques ou les candidats à la présidence
eux-mêmes, ils font souvent preuve d’une grande loyauté et un électeur
infidèle risque plus une exclusion politique que des poursuites judiciaires.
A deux reprises, un candidat est mort entre
la sélection des grands électeurs en novembre et le vote du collège
électoral en décembre. En 1872, le candidat démocrate Horace Greeley mourut
avant la réunion du collège électoral ; les grands électeurs qui auraient dû
voter pour lui, répartirent leurs voix sur plusieurs candidats, y compris
trois suffrages pour feu Greeley. Le candidat républicain, le président
sortant Ulysses S. Grant, ayant déjà remporté la majorité absolue des
suffrages, il n’y eu aucune pression pour se mettre d’accord sur un candidat
de remplacement. De façon similaire, en 1912, les républicains choisirent le
président sortant, William Howard Taft, et son vice-président James Sherman
; Sherman mourut peu avant l’élection, trop tard pour qu’il soit possible de
changer les noms sur les bulletins. Ce couple de candidats termina
troisième, derrière les démocrates (Woodrow Wilson) et les progressistes (Theodore
Roosevelt), et les huit votes que Sherman aurait reçus furent attribués à
Nicholas Butler.
Jusqu’à présent, aucun électeur infidèle n’a
modifié le résultat d’une élection.
Les grands électeurs
L’élection présidentielle américaine se joue
au suffrage universel indirect. Les citoyens américains votent en faveur des
candidats de leur choix à la présidence et à la vice-présidence. Les
candidats obtenant le plus grand nombre de voix dans un état, reçoivent la
totalité des voix des Grands électeurs de cet Etat. Le système des Grands
électeurs est régi par la section 2 de l’Article 1 de la Constitution. Le
nombre des Grands électeurs de chaque état est fonction du nombre d’élus de
cet état au Congrès : soit deux sénateurs et un nombre de députés
proportionnel à la population de l’Etat. A l’heure actuelle on compte 538
Grands électeurs, soit 100 sénateurs (2 dans chacun des 50 Etats de l’Union)
et 435 représentants, auxquels il faut ajouter, depuis 1964 et le XXIIIème
amendement, trois électeurs du District de Columbia.
Le Président des Etats-Unis est élu au
suffrage universel selon un scrutin à deux degrés : celui du « vote
populaire » en novembre et celui du « vote électoral » en
décembre :
- Le vote populaire : c’est le vote
effectué par l’ensemble du corps électoral américain ; dans chaque Etat, les
citoyens électeurs votent pour une liste de « Grands Electeurs » du
parti soutenant le candidat à la présidence de leur choix. La liste qui
obtient la majorité des votes populaires emporte tous les mandats attribués
à l’Etat.
- Le vote électoral : le vote est émis par
les « Grands Electeurs » élus au suffrage universel dans chaque Etat
; chaque Etat a autant de « Grands Electeurs » qu’il a de députés à
la Chambre des représentants du Congrès + le nombre invariable de 2
sénateurs ; le chiffre des représentants dépend de l’importance de la
population de l’Etat.
Les partis politiques nomment leurs Grands
électeurs lors des Conventions politiques d’Etats. Un Electeur ne peut pas
faire partie du Congrès ou être membre d’un bureau fédéral. Les Grands
électeurs se réunissent le premier lundi qui suit le deuxième mercredi de
décembre, pour élire officiellement le Président et le Vice-Président des
Etats-Unis. L’élection a lieu à la majorité absolue, soit 270 voix sur 538.
La seule condition imposée par la Constitution est l’obligation pour eux de
voter pour au moins un candidat qui ne vient pas de leur état.
Les listes des votes des Grands électeurs
sont certifiées et scellées, et transmises au Président du Sénat. Ce dernier
les ouvre le 6 janvier lors d’une séance exceptionnelle, en présence des
Sénateurs et des Représentants, pour quantifier les votes. Si aucun candidat
n’obtient la majorité absolue, la Chambre des Représentants désigne le
vainqueur parmi les trois candidats arrivés en tête. Si le même cas se
produit pour la vice-présidence, c’est le Sénat qui est chargé de choisir
entre les deux candidats ayant obtenus le plus de voix.
La répartition des Grands électeurs par
rapport à la population de chaque Etat engendre de sévères luttes lors des
campagnes présidentielles dans des Etats dits clés. Ainsi, sur un total de
538 Grands électeurs, la Californie regroupe 54 Grands électeurs à elle
seule. Le Texas en compte 32, l’Etat de New York 33, la Floride 25, la
Pennsylvanie 23, l’Illinois 22. Un candidat remportant tous ces Etats
possède donc quasiment le nombre de voix nécessaire à son élection. En
effet, la majorité des autres Etats de l’Union ne représente qu’une petite
manne de Grands électeurs.
Z. A. avec Wikipedia
Au cœur des « mon pays »
Kpatcha
: Mon pays, on va
manger sur ce match ?
Kouloum
: Ce sera difficile, mais je suis sûr qu’on va leur marquer des buts
Kpatcha
: Et tu crois qu’on va sortir de ce groupe ?
Kouloum
: C’est là-bas qu’il y a le problème de difficulté. Si on gagne, on peut
passer facilement.
Kpatcha
: Comment on va
faire pour choisir ceux qui vont passer même ?
Kouloum
: Ce n’est plus histoire de comment on va faire. C’est seulement les huit
meilleurs deuxièmes qu’on va ramasser pour compléter les premiers.
Kpatcha
: Tu es sûr qu’on va rester dedans ?
Kouloum
: On va rester dans les « eux ». Qu’est-ce que tu crois que c’est ?
Kpatcha
: Et si les autres aussi gagnent ?
Kouloum
: C’est là que ce sera compliqué. Mais il suffit de marquer «
beaucousement» et on va passer.
Kpatcha
: Si c’est comme ça, c’est bon.
Kouloum
: Je ne peux pas te
mélanger. Je te dis vrai.
Kpatcha
: C’est comme ça la « siiation » et le petit-là ne veut pas venir
nous aider?
Kouloum
: Il faut le
laisser, le moment où on a besoin de lui, il nous fait le dindon.
Kpatcha
: C’est vrai, il se
gonfle trop. Quand c’est affaire de pays, on laisse tout tomber pour arriver
et défendre le pays.
Kouloum
: Est-ce que les gens « comprend » ça à part nous ?
Kpatcha
: Ils ne connaissent pas ce qu’on appelle défendre un pays. Sinon moi, le
capitaine me « nerve » trop.
Kouloum
: Moi aussi. Je n’ai pas jamais vu un capitaine aussi rebelle comme lui.
Kpatcha
: Ce qu’il fait là, c’est un sabotage. Et ça je ne vais pas jamais lui
pardonner.
Kouloum
: Class, en football, tout peut arriver. Si on va sortir, on va sortir. Et
si on va tomber, on va tomber, même s’il joue.
Kpatcha
: Ne me « corrompissionne » pas, pays. Il n’a qu’a
venir jouer avant qu’on tombe.
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