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Aux yeux de
ceux qui n’ont jamais goûté la sauce politique togolaise, la nomination de
Monsieur Gilbert Fossoun HOUNGBO à la primature est un événement miraculeux
et surnaturel pour la fin des mélasses du peuple togolais alors que les
signes sont là pour prouver que c’est un non événement auquel le pouvoir
s’est toujours habitué.
Dans un premier
temps, nous savons tous qu’il a été nommé pour un objectif que son
prédécesseur de bouc émissaire en l’occurrence Monsieur Komlan MALLY
(puisqu’il faut appeler les choses par leurs noms) est vu incapable
d’atteindre.
C’est assez
probant, l’acte que le chef de l’Etat a posé ces derniers temps, car a-t-il
compris «c’est avec la viande qu’on attrape une souris qui dérange la
nuit », c’est-à-dire que vu l’ampleur ou le poids de la conférence des
argentiers sur le Togo, un tournant vraiment décisif, Faure Gnassingbe a été
dans l’obligeance de céder à la proposition avortée du génie spécialiste des
problèmes qui minent le Togo dont Gilbert Fossoun HOUNGBO qui est pris pour
un deus ex machina par le peuple togolais, qui d’ailleurs est rusé et
méfiant.
Le chef de
l’Etat, plus qu’un vrai humoriste hanté par la palinodie, s’est montré aux
yeux de la Communauté Internationale, un Président hyper rusé pour n’avoir
pas voulu se faire prendre dans les pièges des bailleurs de fonds et
partenaires au développement tout en prenant soin de faire appel à Gilbert
Fossoun Houngbo le volant au développement venu des Nations Unies. Et
quelles nations Unies même? Cela va certainement sans dire que Komlan MALLY
avait été sous-estimé par Faure Gnassingbe qui n’a nullement vu en lui, un
Premier Ministre capable dans tous les domaines près, de plaider la cause de
son pays devant qui que se soit.
Le comportement
de certains togolais avec l’exhibitionnisme du Premier Ministre Houngbo
lui-même partout où il se fait entendre, prouve que le virus du non
événement, c’est-à-dire le virus des événements sans importance a bien
germé en nos autorités qui en ont fait une règle d’or politique malgré
elles.
Le développement
du Togo, du point de vue Houngbo logique du terme, est assuré ou peut être
senti dans six mois, dans 180 jours voudrions nous dire. Miracle! Miracle!
Miracle! Miracle d’avoir un compatriote qui prétend changer nos eaux amères
en eaux douces dans 180 jours. Miracle d’avoir un concitoyen qui prétend
nous faire en 180 jours, ce que ses prédécesseurs ont mis des demi siècles
pour ne laisser aucune trace. Pour qui veut-il se prendre surtout lorsqu’il
s’agit justement d’un pays comme le Togo? Nous ne sommes pas quand même
contre les miracles de Houngbo en qui nous avons tous confiance pour la fin
de nos apories nées des actes dont il sera lui aussi accusé dans les jours à
venir. Monsieur le Premier Ministre doit savoir qu’après tout, il est
malvenu dans une arène dans laquelle les victimes sont plus fortes que les
bourreaux pour savoir tenir ses propos sur les médias. Nous croyons comme
Houngbo qui pense être nommé à la tête du gouvernement français, chinois ou
suisse, que seule la bonne volonté de ses entourages que sont les Ministres
voire le pouvoir RPT lui-même, qu’il pourra réussir sa mission de
redressement économique et autre du Togo.
Donner 6 mois
pour l’amélioration des conditions catastrophiques et miséreuses des
togolais, c’est faire croire au monde que le Togo ne souffre d’aucun
problème. Monsieur le PM a oublié qu’après s’être moqué du Président Faure,
il est en train de le faire danser sur le podium de la démagogie et de
l’utopie pour le chaos politique comme résultat qui certainement, lui fera
perdre la crédibilité pour les élections présidentielles de 2010.
D’abord, il doit
prier et implorer la miséricorde de Dieu qui lui montrera le chemin à suivre
avec un gouvernement empli des insoumis, des cabotins qui ont de par le
passé, mis des bâtons dans les roues à ses prédécesseurs.
Si Monsieur
Fossoun Houngbo ne sait pas vouloir danser sur une musique dont il ne
connaît pas encore le rythme, il ne répondra pas à l’aspiration ni du peuple
togolais via son Président Faure Gnassingbe, ni des bailleurs de fonds
devant lesquels il était allé se faire passer pour un Saint-Bernard .
Les problèmes
sont en train d’être résolus comme la suppression des frais de scolarité au
cours primaire. Le train Houngbo s’est ébranlé et nous prions qu’il assume
sa noble mission de deus ex machina pour que le Togo souffle un peu. Il doit
servir le peuple et non des personnes comme l’ont fait tous ceux qui l’ont
précédé. D’ailleurs l’un des poids les plus lourds du parti au pouvoir,
Kpatcha Gnassingbé vient de le lui souligner très bien ! S’il a compris le
civisme, le patriotisme desquels il est appelé à jouer pour le bien du
peuple togolais.
Halte à
l’exhibitionnisme et cabotinisme politiques, car les « grands diseurs ne
sont pas les grands faiseurs ».
K. A. VONDOLY
Fin du plan ORSEC : Que sont devenus les dons destinés aux
victimes des inondations ?
Dans
un communiqué laconique diffusé sur la TVT le jeudi dernier, le ministère de
la sécurité et de la protection civile mettait officiellement fin au plan
ORSEC dans les préfectures du Golfe, du Zio, de Haho et de Yoto. Ce
communiqué qui est passé inaperçu vient mettre fin à la crise liée aux
inondations avec rupture des ponts dans la région maritime. Que son devenus
les dons aux victimes des inondations ? Le communiqué n’en fait pas cas.
Nombreux dons réceptionnés, peu distribués
Les dernières inondations ont entraîné une solidarité sans
précédent.
Ainsi pendant plus d’un mois organismes, pays voisins,
associations, ONG, chambre consulaire, hommes d’affaires, sociétés privées,
communauté étrangère vivant au Togo ; tout ce monde s’est mobilisé pour
offrir aux ministères de la sécurité et des affaires sociales des dons en
espèces sonnantes et en nature. Le Bénin par exemple a envoyé dans une
mallette une somme de 100 millions de francs CFA. La CEDEAO 50 millions de
franc. Selon des indiscrétions l’ensemble des sous obtenus dépasserait les
500 millions de franc sans compter les milliers de dons en nature. Après la
distribution de quelques sacs de maïs et de riz aux victimes qui ont été
sommées le même jour de vider les lieux d’accueil, plus rien ne filtre sur
le reste des dons qui serait conséquent.
Messieurs les ministres ; si on faisait les comptes ?
La démission de Komlan Mally et les circonstances de la nomination
de Gilbert Houngbo ont détourné l’attention des togolais sur la suite donnée
au reste des dons. Dans un pays normal où les dirigeants ont un tant soit
peu le souci de la bonne gestion des affaires publiques, les ministres en
charge de ce dossier devraient rendre compte à la population des dons reçus
à savoir les dons en espèces encaissés, la liste de dons en nature reçus,
l’utilisation qui en a été faite et le reste. Mais comme au Togo la bonne
gouvernance est la chose que le gouvernement ne partage pas, ces dons aux
victimes sont passés pour pertes et profits. En d’autres termes un silence
total reigne sur la gestion, renforçant l’opinion de ceux qui pensent que
même un tiers de ces dons n’a pas atteint les victimes qui actuellement
croupissent dans la misère dans leurs maisons encore sous les eaux. Il urge
donc que Gilbert Houngbo qui se fait le monsieur propre fasse tout pour que
les comptes de la gestion de ces dons soient faits au peuple et aux
partenaires parce que le Togo n’est pas à l’abri d’autres futures
inondations selon les spécialistes du climat. Il y va de la crédibilité du
gouvernement.
T.E. |