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Le Premier Ministre togolais, après Bruxelles, face à son peuple : Enfin le Togo a trouvé un Premier Ministre !
Liberté Hebdo #455 du 6 Oct. 2008

Pour la première fois, les Togolais constatent  qu’il est fait entorse à cette pratique hypocrite et tribalo-régionaliste qui ne dit pas son nom, et qui consiste à adjoindre à un Président de la République (PR) du « Nord » un PM du « Sud ». Il aurait été préférable de voir à la tête de l’exécutif togolais un PR kabyè et un PM kabyè ou moba ou kotokoli ou agnanga, mais qui fassent tous deux leur travail de manière irréprochable, sans obscurantisme, ni népotisme, ni esprit de haine, ni de provocation ni de division du pays en un nord et en un sud. Cette forme consacrée du tribalisme ou du régionalisme hypocrite depuis des lustres sous feu Eyadema, est l’expression même du tribalisme institutionnalisé en méthode de gouvernement pour tromper les apparences. Une pratique dangereuse par laquelle on a essayé pendant longtemps de tromper l’opinion nationale et surtout internationale. 

Dieu merci, pour la première fois, le Togo a un PM qui n’est pas du « Sud ». Le PM Gilbert Houngbo est de la préfecture de Blitta. Dès sa nomination le 7 septembre 2008, les Togolais ont été nombreux à douter de sa qualité, de sa personnalité et de ses marges de manœuvre. Ce doute et la réserve observés par maints compatriotes avides de changement dans la manière de gouverner ce pays, sont de bon aloi, d’autant plus que, de la dizaine de Premiers Ministres qui se sont succédé depuis le début des années 90, personne n’aura émergé véritablement du lot, au point de marquer durablement ses concitoyens.

Le Sieur Gilbert Houngbo est en passe de devenir le meilleur PM togolais et pourquoi pas, de toute l’Afrique post-crise, pourvu que le RPT qui refuse d’évoluer pour le bien du pays avec une conception archaïque de l’exercice du pouvoir et éprouve un malin plaisir à placer des peaux de banane par obscurantisme, par mesquinerie, par cynisme, veuille le laisser faire son travail, rien que son travail. Plaise au Sieur Houngbo, que son humilité et sa modestie ne s’en trouvent pas égratignées.

Des raisons de douter

Revenons sur les PM précédents. Ils avaient beau être instruits, ils avaient beau possédé les plus gros et ronflants diplômes de la planète ainsi que le plus fourni des carnets d’adresses, il leur manquait toujours quelque chose. A cela, il faut ajouter la modification unilatérale en 2002 de la Constitution du pays, faisant désormais des PM togolais de simples garçons de course du Chef de l’Etat. L’autre argument, c’est que M. Houngbo n’est pas la première personnalité débarquée du système des Nations Unies pour occuper la primature.

Le premier que les Togolais ont connu avait servi sous le père, et en dépit de son grand âge, il n’avait pas raté l’occasion de danser pour faire plaisir « au roi ». Le second sert sous le fils et est en début de mission. Le peuple attentif et prudent l’observe à l’ouvrage. Pour tous les Togolais assoiffés de neuf, M. Gilbert Fossoun Houngbo, c’est du déjà vu. Il ne saurait constituer une exception. Mais on est  convaincu aujourd’hui, que si M. Gilbert Houngbo devait danser comme l’avait fait un autre, il le ferait pour amuser les Togolais avec son sourire naturel et habituel, histoire de prouver qu’en dépit de son absence du pays, il n’est pas déconnecté de notre culture. Il le ferait pour faire rire ses compatriotes sûrement; et ce ne serait pas pour faire plaisir à X ouY.

Ce que les Togolais ont trouvé d’entrée de jeu d’identique chez le nouveau PM, par rapport à ses prédécesseurs, c’est le charme de l’habituel et séduisant discours programme propre au RPT devant l’Assemblée nationale. Chat échaudé craint l’eau froide. Quel crédit accorder à ce ènième beau discours de redressement du pays au bout duquel on ne redresse jamais rien ?

Après avoir formé son gouvernement, après avoir présenté à l’Assemblée son programme et après la table ronde des bailleurs de fonds tenue à Bruxelles, à la TVT le mercredi 1er Octobre dernier, le Premier Ministre a été, pendant un peu moins de deux heures, l’invité d’une émission débat dont il aurait sans aucun doute personnellement pris l’initiative en vue de se mettre directement en contact avec le peuple, pour lui permettre de comprendre ce qui se fait à son profit et d’apprécier. Au cours du débat, il a parlé de long en large des décisions du dernier Conseil des Ministres, le premier de son mandat. Il a également abordé les discussions qui avaient eu lieu les 18 et 19 septembre 2008 à Bruxelles.

Le nouveau PM pense que le pouvoir fait de très bonnes choses que le peuple malheureusement ne sent pas, du fait tout simplement d’un déficit de communication qui mérite d’être corrigé. Il impute l’inquiétude du peuple au manque de visibilité des actions du pouvoir. Il aurait sans nul doute été stimulé par cette envie de corriger ledit déficit et nous pensons que c’est ce qui l’aurait poussé à cette dynamique de communication entre son gouvernement et le peuple, à travers ce premier grand rendez-vous dont il aurait été lui-même, nous nous en doutons, l’instigateur.

Un PM pas comme les autres

Après ce préalable, ce qui aura retenu l’attention et marqué beaucoup de Togolais en ce qui concerne la personnalité du nouveau PM et le crédit qu’il mérite que ses compatriotes lui accordent dans le cadre de sa mission à la primature, c’est qu’il incarne le Togolais qui maîtrise réellement l’art d’être un Premier Ministre, surtout dans un pays sortant d’une crise. Et nous pensons que, être PM s’apprend et ne s’improvise pas. Eh bien, c’est pour la première fois dans ce pays, que l’on voit un PM qui se veut rassembleur, au lieu de diviser davantage les acteurs politiques, en se penchant vers un camp contre l’autre, et s’attirer ouvertement l’amitié du camp où coule le miel, juste pour s’assurer une place au soleil, même au-delà de sa fonction.

Cette assertion, est tirée de la question du confrère Franck Missité qui voulait juste attirer l’attention de son PM qui venait de dire qu’à la réunion de Bruxelles, « tout le monde était là », sur le fait que certains partis de l’Opposition avaient pourtant manqué au rendez-vous (ndlr : l’UFC et le CAR). Et le PM de répondre qu’il « pense que s’ils n’y étaient pas, c’était sûrement pour cause d’empêchement de dernière minute » et de confirmer qu’ « il y en avait, qui avait même acheté le billet d’avion ».

Lorsque le confrère revint à la charge, voulant à tout prix tirer le ver du nez du PM de tous les Togolais, en arguant à peu près, que l’UFC et le CAR déclaraient qu’ils ne voulaient pas se rendre à Bruxelles, de peur de servir de caution au RPT, le PM Gilbert Houngbo, très élégant et diplomatiquement, à la manière d’un bon père de famille, renvoya la balle au journaliste, en lui faisant comprendre que c’est de lui qu’il tenait l’information et qu’il ne l’avait pas. Quel charme,  quelle habileté, quelle diplomatie des grands hommes, et quelle élégance !

On n’en demande pas mieux. Ceux que les Togolais avaient connus comme PM auraient été à la place du Sieur Houngbo qu’à cette question, ils auraient répondu de but en blanc et avec arrogance : « Les retardataires prendront le train en marche », ou « On n’a pas besoin d’eux pour progresser », ou encore « Nous, on prend tout et tant pis pour les absents», etc. Bref tout ce qui choquerait le bon sens et ferait penser que faire la politique c’est choisir d’être des hommes terre à terre, de n’avoir aucune hauteur, aucune élégance digne des gentlemen. Ce qui n’est pas le cas.

Autre chose qui a impressionné, c’est le fait que le Premier Ministre, et c’est la première fois qu’on le voit, ait choisi de prendre le pouls de la population cible, d’entrer directement en contact avec elle, pour connaître ses problèmes. Pour ce faire, il s’était rendu dans une pharmacie, a-t-il dit, où il a interrogé des concitoyens. Quel PM avait pu prendre une telle initiative pendant ces dix sept dernières années ? Aucun ! Il suffisait pour eux, dès leur prise de fonction, de faire quelques petits shows pour se signaler, notamment des visites-surprise dans deux ou trois services administratifs, histoire de dire que la récréation est terminée. Il suffisait d’organiser des séminaires pour la bonne gouvernance et patati patata, sans effet après. C’est tout, les bureaux climatisés font le reste.

L’aisance du Sieur Houngbo au cours de ce débat face à toutes les questions qui lui avaient été posées a aussi impressionné. Et l’on sent que c’est un monsieur qui maîtrise bien les dossiers. Autre chose qui marque la rupture par rapport au passé tout récent et qui traduit en même temps cette aisance, c’est sa posture dont aucun PM par le passé ne pouvait se payer le luxe. C’est le reflet de ce à quoi le RPT a déduit tous les intellectuels de ce pays qui à la limite, n’ont presque plus de personnalité, réduits au statut de mendiants de poste. Nous n’en disons pas plus.

Même sous le fils du père, aucun des précédents PM quel que soit le charisme, n’avait eu le courage de s’imprimer une marque personnelle (suivez simplement notre regard, car nous ne voulons nommer personne) et prouver que le poste de PM ce n’est pas n’importe quoi. En réalité, c’est un très grand poste dans un pays. On est PM ou l’on ne l’est pas. De temps en temps, le Sieur Houngbo sirotait son thé ou son café. Il n’avait d’ailleurs aucun complexe. Un PM est un patron qui a des ministres sous ses ordres. Ce n’est pas n’importe quoi, ni n’importe qui comme on semble le faire croire au Togo. C’était beau et les Togolais pensent  que désormais les PM  doivent apprendre à se mettre à l’aise. C’est cela, être un homme d’Etat. C’est cela, être un PM, c’est aussi cela être Ministre, malheureusement, le ventre, le ventre, le ventre, ...

Autre chose, quel PM togolais avait déjà eu le courage de dire qu’il aime qu’on le critique ? Personne. M. Houngbo s’est dit toujours très attentif aux critiques. Que c’est merveilleux ! Quand quelqu’un veut travailler pour changer les choses, c’est à ce niveau qu’on le sent. Puissent Faure et Gilbert constituer un solide duo à la tête de l’exécutif pour changer le look du pays ? On est  un peu tenté de rêver, en dépit de la grande déception dont Faure a nourri les Togolais ces trois dernières années.

Enfin, ce qui permet aux Togolais de dire que leur pays a trouvé un vrai PM, c’est qu’ils ont vu M. Houngbo le dimanche 28 septembre dernier sur le terrain, visitant les ponts réhabilités. Et comment ? En tenu de sport. Pas costumé et tiré à quatre épingles sous le chaud soleil comme le font habituellement nos Ministres, Président de l’Assemblée, PM et autres. Quand on veut travailler, on se met en tenue de travail. On a vu comment il avait fait courir des ministres qui étaient obligés d’aller un peu plus vite que d’habitude, pour pouvoir suivre son rythme. Tous les Togolais ont senti, après Bruxelles qu’ils doivent ouvrir les yeux et voir des résultats.

Le numéro du quotidien national sorti le vendredi 3 Octobre et qui a rapporté le passage à la TVT du PM a été très sollicité. Même des gens ont appelé de l’intérieur du pays pour que des amis le leur achète, histoire d’en garder les traces. C’est vraiment la preuve que les Togolais tiennent à être gouvernés autrement. Un monsieur a raconté comment, en dépit de l’heure avancée, juste après la fin du débat, un de ses amis l’avait appelé lui disant ceci : « J’ai l’impression qu’on se trompait sur la personne du nouveau Premier Ministre. Ma foi, il a séduit et convaincu de sa capacité de travailler réellement et faire changer les choses ». Un autre l’appellera quelques instants après en lançant : « J’espère que tu as suivi la TVT ? J’avoue que Faure veut réellement que les choses changent et c’est pour cela qu’il a choisi de travailler avec ce PM super ! Non, il est très bon, je pense!».

Au vu de tout ce qui précède, ne pas voir le Premier Ministre relever le défi que les Togolais attendent de lui, serait ce qui surprendra plus d’un et les décevra. D’où il a l’impérieux devoir de réussir son programme. Avouons que ces derniers jours, il a semblé avoir fait l’unanimité et les Togolais ne peuvent que lui souhaiter bon vent.

Alain Simouba


Obstacle à la relance de l’économie : La dette intérieure estimée à plus de 375 milliards ; les entrepreneurs nationaux dans la misère

        Le Togo est, depuis quelques années, endetté jusqu’au cou. Sa dette est aujourd’hui estimée à plus de mille milliards de francs CFA. Celle intérieure est à plus de 375 milliards de francs CFA, soit plus de 37,50 % de la dette totale. En effet, il s’agit d’une dette qui couvre la période de 1990 à 2006. Un audit d’un coût d’environ 600 millions de francs a été commandité par le gouvernement togolais et réalisé par le Cabinet KPMG.

          Chose curieuse est que le nouveau Premier Ministre Gilbert Fossoun Houngbo, dans son discours programme n’a pas fait de la dette intérieure une priorité. « Alors qu’il ne peut y avoir de relance économique sans le concours des opérateurs économiques nationaux. Pourquoi le Premier Ministre n’a pas fait cas de la dette intérieure dans son programme de gouvernement ? Il a semblé privilégier les investisseurs étrangers au détriment des nationaux », vocifèrent les créanciers de l’Etat. « A quoi servirait de faire payer les contribuables togolais cette somme colossale quand on sait d’avance qu’on n’est pas prêt à aspirer sa dette. Il y a même une Direction de la dette qui a été créée à cet effet. Mais, toujours rien et même pas un signe de bonne volonté dans leurs actes. C’est là  une autre forme de gâchis à laquelle s’adonnent depuis belle lurette nos autorités », laisse entendre un entrepreneur, créancier de l’Etat.

          Pour les patrons, « La relance de l’économie va être difficile si la dette intérieure n’est pas apurée ». Cette préoccupation a été souvent au centre de débat entre les patrons d’entreprise et les gouvernants. Les patrons avaient même suggéré que la  dette soit inscrite au budget et que cela puisse être réglé autrement. Il s’agirait certainement pour nombre d’opérateurs économiques d’un souffle indispensable à leurs entreprises en vue d’un réel décollage économique.

          A la Direction Générale de la Dette, l’on est dans l’attente du rapport de l’audit qui, probablement sera terminé dans ce mois d’octobre. « Ce sont les résultats de l’audit qui donneront une idée claire à l’Etat dans l’apurement de la dette intérieure. Elle sera en toute évidence payée mais, il faut que le gouvernement ait une idée sur le sujet », a expliqué M. Négbane, Directeur de la Dette Intérieure.

Pour Mme Legzim, Directrice Générale du Budget, « Une partie de la dette intérieure est inscrite au budget de l’Etat 2009 par rapport aux moyens de celui-ci. C’est l’Assemblée Nationale qui a le dernier mot dès que le budget leur sera soumis »

          L’Etat en réalité ne peut en aucun cas être ingrat vis-à-vis de ces opérateurs économiques quand on sait que pendant les quinze dernières années alors que la coopération avec les bailleurs de fonds était suspendue, c’était bien eux qui ont accompagné les gouvernants dans l’exécution de nombreuses tâches. Aujourd’hui, un apurement ne serait-ce que graduel, peut remonter les entreprises.

          Les opérateurs économiques et créanciers de l’Etat sont quelque part conscients de la situation économique et financière du pays. Quelle attitude recommande le bon sens aux gouvernants à l’endroit des créanciers que sont les opérateurs économiques ?

          Il n’y a jamais eu de promesses concrètes en ce qui est de l’apurement. « On y pense », est souvent la réponse des autorités aux créanciers avec l’argument suivant : « Dès que la reprise de la coopération sera effective, tout sera réglé ».

          « Nous ne donnons pas de l’argent. Nous ne faisons que surveiller pour donner du quitus », indique  de son côté un cadre du Fonds Monétaire International. « L’heure est à la recherche des formules appropriées à l’apurement de la dette intérieure. Il leur appartient de définir la stratégie propre au pays. Notre institution est là pour les accompagner comme dans nombre d’autres pays où nous intervenons », explique un expert de la Banque Mondiale.

           Le non apurement de la dette intérieure n’est sans conséquences fâcheuses sur l’économie nationale. Etant donné que les entreprises n’ont pas du travail, il y aura des compressions du personnel en dépit du taux de chômage considérable dans le pays. Il y a risque de voir un certain nombre d’entreprises mettre la clé sous le paillasson suite au bilan déficitaire. Egalement, l’on assistera à la métamorphose de beaucoup d’entreprises qui vont entrer dans l’informel, une stratégie pour contourner les fiscs. Il y aura certainement un grand manque à gagner pour le Trésor public.

          La situation des entreprises de Bâtiments  et Travaux Publics (BTP). «Nos entreprises sont aujourd’hui complètement sinistrées. Par exemple, pour un appel d’offre lancée par l’Etat auquel une entreprise soumissionne, vous serez obligé  d’aller auprès de votre banque emprunter de l’argent liquide nécessaire pour exécuter les travaux.  De cet emprunt découle un taux d’intérêt bancaire que l’entreprise doit payer à sa banque en plus du fonds initial. D’abord, vous travaillerez à perte parce que tout retourne à la banque si et seulement si vous êtes payé  à temps par le Trésor public. Au cas contraire, il faut penser aux agios qui eux aussi génèrent d’autres agios auxquels les sociétés doivent faire face », souligne un responsable d’entreprise qui risque de fermer son entreprise pour accumuler d’énormes dettes.

          Il faut mentionner également que les entreprises togolaises s’estiment victimes d’une situation difficile face aux entreprises étrangères en terme de concurrence. Pour avoir mis les quinze dernières années au service de l’Etat dans l’exécution de petites tâches, elles n’ont pu accomplir des grands travaux. C’est ainsi qu’aujourd’hui, elles sont pénalisées par le critère de bilan d’activité des cinq dernières années qui prouve l’aptitude de celles-ci, à en croire les témoignages recueillis auprès des entrepreneurs contactés. C’est ainsi que ce critère, écarte aujourd’hui toutes les entreprises togolaises à la Commission des Marchés en faveur des entreprises étrangères. Mais, le Premier Ministre n’a pas daigné trouver une approche de solution, se plaignent les opérateurs économiques locaux.

          Au regard des conséquences que revêt la question de la dette à court, moyen et long terme, il urge que le Premier Ministre planche sur ce sujet crucial. Une solution adéquate à cette situation sera certainement la sauvegarde de l’emploi surtout pour la jeunesse. Sous d’autres cieux, la dette intérieure restera une priorité voire une urgence quand on sait comment, au Togo, les gens arrivent à joindre difficilement les deux bouts. Le Premier Ministre a l’obligation de sauver les emplois existants en attendant la création d’autres comme l’a si bien souligné son programme.

        Didier Ledoux


Altercation des membres d’Abou-Ossé au siège de la Fédération - Les dirigeants du club tirent les choses au clair

Le Comité Provisoire de Gestion du club Abou-Ossé FC d’Anié conduit par son Vice-président Awokou Gnamassou a tenu, le vendredi 3 octobre dernier, un point de presse pour informer le public togolais sur la situation du club et éclaircir l’opinion sur le triste incident qui s’est produit entre l’ex-entraîneur des Eperviers, Tchanilé Banna et Dapah Dosseh.

Selon  les membres de ce comité, le club D’Anié est maintenant  sous la direction d’un comité provisoire mis en place depuis le 7 août 2007 au cours d’un congrès extraordinaire et qui d’ailleurs est reconnu par la Fédération Togolaise de Football. C’est grâce au concours de ce comité que le club est encore maintenu en division d’élite pour avoir pu disputer les 19 dernières journées du championnat. Ce comité avait reconnu le coach Banna comme membre sous le titre de manager dudit club et c’est lui qui est représentant du club à Lomé. Il est  ainsi souvent mandaté pour représenter le club à certaines réunions. La dernière en date fut celle organisée par la FTF du vendredi 26 septembre dernier, réunion au cours de laquelle une altercation a opposé Tchanilé Bana à Dapah Dosseh qui s’est présenté sous le titre de Secrétaire général du club.

Il a été révélé que Dapah Dosseh, pour avoir collaboré avec l’ancien président, utilise le logo du club pour poser des actes au nom de l’équipe. Il s’est même s’autoproclamé Sécrétaire Général d’Abou-Ossé. Une imposture que dénoncent les responsables du club d’Anié. « M. Dapah n’a jamais été membre  d’un quelconque bureau du club Abou-Ossé de surcroît la moindre légitimité du rôle de secrétaire qu’il s’octroie. Il fut seulement un garçon de main de l’ex-président Babanassim. Actuellement, il est pour détention illégale de certains documents et matériels sportifs du club», ont-ils fustigé dans une note adressée le 13 mai 2008 au président de la Fédération. Le Secrétaire Général de la FTF serait aussi informé.  « Nous avions déjà adressé une lettre au Secrétaire Général de la Fédération à ce sujet » lit-on dans  le document. Mais depuis aucune action n’a été menée par le bureau de la FTF  pour trancher le litige. Pour les membres du comité provisoire de gestion d’Abou-Ossé, M. Dapah est soutenu maladroitement par certains membres de la FTF. «Après ces évènements devant les membres de la FTF, le Secrétaire nous a réuni dans son bureau pour régler le problème. Mais à la suite des discussions, le secrétaire général adjoint a pris position et on a pas pu tirer gain de cause de la discussion », a souligné L’ancien coach des Eperviers,Tchanilé banna qui a déclaré qu’ « à Anié, il n’y a pas de problème. Le problème se situe au niveau de la Fédération. S’il faut voir la souche de la pagaille on va la retrouver au niveau de la FTF… ».

Il revient à la Fédération Togolaise de Football de dire le droit dans cette affaire pour que le club d’Anié puisse retrouver la sérénité. 

Coco Tchak

 
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