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Pour la première fois, les Togolais constatent qu’il est
fait entorse à cette pratique hypocrite et tribalo-régionaliste qui ne dit
pas son nom, et qui consiste à adjoindre à un Président de
la République
(PR) du « Nord » un PM du « Sud ». Il aurait été préférable de
voir à la tête de l’exécutif togolais un PR kabyè et un PM kabyè ou moba ou
kotokoli ou agnanga, mais qui fassent tous deux leur travail de manière
irréprochable, sans obscurantisme, ni népotisme, ni esprit de haine, ni de
provocation ni de division du pays en un nord et en un sud. Cette forme
consacrée du tribalisme ou du régionalisme hypocrite depuis des lustres sous
feu Eyadema, est l’expression même du tribalisme institutionnalisé en
méthode de gouvernement pour tromper les apparences. Une pratique dangereuse
par laquelle on a essayé pendant longtemps de tromper l’opinion nationale et
surtout internationale.
Dieu merci, pour la première fois, le Togo a un PM qui n’est
pas du « Sud ». Le PM Gilbert Houngbo est de la préfecture de Blitta.
Dès sa nomination le 7 septembre 2008, les Togolais ont été nombreux à
douter de sa qualité, de sa personnalité et de ses marges de manœuvre. Ce
doute et la réserve observés par maints compatriotes avides de changement
dans la manière de gouverner ce pays, sont de bon aloi, d’autant plus que,
de la dizaine de Premiers Ministres qui se sont succédé depuis le début des
années 90, personne n’aura émergé véritablement du lot, au point de marquer
durablement ses concitoyens.
Le Sieur Gilbert Houngbo est en passe de devenir le meilleur
PM togolais et pourquoi pas, de toute l’Afrique post-crise, pourvu que le
RPT qui refuse d’évoluer pour le bien du pays avec une conception archaïque
de l’exercice du pouvoir et éprouve un malin plaisir à placer des peaux de
banane par obscurantisme, par mesquinerie, par cynisme, veuille le laisser
faire son travail, rien que son travail. Plaise au Sieur Houngbo, que son
humilité et sa modestie ne s’en trouvent pas égratignées.
Des raisons de douter
Revenons sur les PM précédents. Ils avaient beau être
instruits, ils avaient beau possédé les plus gros et ronflants diplômes de
la planète ainsi que le plus fourni des carnets d’adresses, il leur manquait
toujours quelque chose. A cela, il faut ajouter la modification unilatérale
en 2002 de
la Constitution
du pays, faisant désormais des PM togolais de simples garçons de course du
Chef de l’Etat. L’autre argument, c’est que M. Houngbo n’est pas la première
personnalité débarquée du système des Nations Unies pour occuper la
primature.
Le premier que les Togolais ont connu avait servi sous le
père, et en dépit de son grand âge, il n’avait pas raté l’occasion de danser
pour faire plaisir « au roi ». Le second sert sous le fils et est en
début de mission. Le peuple attentif et prudent l’observe à l’ouvrage. Pour
tous les Togolais assoiffés de neuf, M. Gilbert Fossoun Houngbo, c’est du
déjà vu. Il ne saurait constituer une exception. Mais on est convaincu
aujourd’hui, que si M. Gilbert Houngbo devait danser comme l’avait fait un
autre, il le ferait pour amuser les Togolais avec son sourire naturel et
habituel, histoire de prouver qu’en dépit de son absence du pays, il n’est
pas déconnecté de notre culture. Il le ferait pour faire rire ses
compatriotes sûrement; et ce ne serait pas pour faire plaisir à X ouY.
Ce que les Togolais ont trouvé d’entrée de jeu d’identique
chez le nouveau PM, par rapport à ses prédécesseurs, c’est le charme de
l’habituel et séduisant discours programme propre au RPT devant l’Assemblée
nationale. Chat échaudé craint l’eau froide. Quel crédit accorder à ce
ènième beau discours de redressement du pays au bout duquel on ne redresse
jamais rien ?
Après avoir formé son gouvernement, après avoir présenté à
l’Assemblée son programme et après la table ronde des bailleurs de fonds
tenue à Bruxelles, à la TVT le mercredi 1er Octobre
dernier, le Premier Ministre a été, pendant un peu moins de deux heures,
l’invité d’une émission débat dont il aurait sans aucun doute
personnellement pris l’initiative en vue de se mettre directement en contact
avec le peuple, pour lui permettre de comprendre ce qui se fait à son profit
et d’apprécier. Au cours du débat, il a parlé de long en large des décisions
du dernier Conseil des Ministres, le premier de son mandat. Il a également
abordé les discussions qui avaient eu lieu les 18 et 19 septembre 2008 à
Bruxelles.
Le nouveau PM pense que le pouvoir fait de très bonnes choses
que le peuple malheureusement ne sent pas, du fait tout simplement d’un
déficit de communication qui mérite d’être corrigé. Il impute l’inquiétude
du peuple au manque de visibilité des actions du pouvoir. Il aurait sans nul
doute été stimulé par cette envie de corriger ledit déficit et nous pensons
que c’est ce qui l’aurait poussé à cette dynamique de communication entre
son gouvernement et le peuple, à travers ce premier grand rendez-vous dont
il aurait été lui-même, nous nous en doutons, l’instigateur.
Un PM pas comme les autres
Après ce préalable, ce qui aura retenu l’attention et marqué
beaucoup de Togolais en ce qui concerne la personnalité du nouveau PM et le
crédit qu’il mérite que ses compatriotes lui accordent dans le cadre de sa
mission à la primature, c’est qu’il incarne le Togolais qui maîtrise
réellement l’art d’être un Premier Ministre, surtout dans un pays sortant
d’une crise. Et nous pensons que, être PM s’apprend et ne s’improvise pas.
Eh bien, c’est pour la première fois dans ce pays, que l’on voit un PM qui
se veut rassembleur, au lieu de diviser davantage les acteurs politiques, en
se penchant vers un camp contre l’autre, et s’attirer ouvertement l’amitié
du camp où coule le miel, juste pour s’assurer une place au soleil, même
au-delà de sa fonction.
Cette assertion, est tirée de la question du confrère Franck
Missité qui voulait juste attirer l’attention de son PM qui venait de dire
qu’à la réunion de Bruxelles, « tout le monde était là », sur le fait
que certains partis de l’Opposition avaient pourtant manqué au rendez-vous (ndlr
: l’UFC et le CAR). Et le PM de répondre qu’il « pense que s’ils n’y
étaient pas, c’était sûrement pour cause d’empêchement de dernière minute
» et de confirmer qu’ « il y en avait, qui avait même acheté le billet
d’avion ».
Lorsque le confrère revint à la charge, voulant à tout prix
tirer le ver du nez du PM de tous les Togolais, en arguant à peu près, que
l’UFC et le CAR déclaraient qu’ils ne voulaient pas se rendre à Bruxelles,
de peur de servir de caution au RPT, le PM Gilbert Houngbo, très élégant et
diplomatiquement, à la manière d’un bon père de famille, renvoya la balle au
journaliste, en lui faisant comprendre que c’est de lui qu’il tenait
l’information et qu’il ne l’avait pas. Quel charme, quelle habileté, quelle
diplomatie des grands hommes, et quelle élégance !
On n’en demande pas mieux. Ceux que les Togolais avaient
connus comme PM auraient été à la place du Sieur Houngbo qu’à cette
question, ils auraient répondu de but en blanc et avec arrogance : « Les
retardataires prendront le train en marche », ou « On n’a pas besoin
d’eux pour progresser », ou encore « Nous, on prend tout et tant pis
pour les absents», etc. Bref tout ce qui choquerait le bon sens et
ferait penser que faire la politique c’est choisir d’être des hommes terre à
terre, de n’avoir aucune hauteur, aucune élégance digne des gentlemen. Ce
qui n’est pas le cas.
Autre chose qui a impressionné, c’est le fait que le Premier
Ministre, et c’est la première fois qu’on le voit, ait choisi de prendre le
pouls de la population cible, d’entrer directement en contact avec elle,
pour connaître ses problèmes. Pour ce faire, il s’était rendu dans une
pharmacie, a-t-il dit, où il a interrogé des concitoyens. Quel PM avait pu
prendre une telle initiative pendant ces dix sept dernières années ? Aucun !
Il suffisait pour eux, dès leur prise de fonction, de faire quelques petits
shows pour se signaler, notamment des visites-surprise dans deux ou trois
services administratifs, histoire de dire que la récréation est terminée. Il
suffisait d’organiser des séminaires pour la bonne gouvernance et patati
patata, sans effet après. C’est tout, les bureaux climatisés font le reste.
L’aisance du Sieur Houngbo au cours de ce débat face à toutes
les questions qui lui avaient été posées a aussi impressionné. Et l’on sent
que c’est un monsieur qui maîtrise bien les dossiers. Autre chose qui marque
la rupture par rapport au passé tout récent et qui traduit en même temps
cette aisance, c’est sa posture dont aucun PM par le passé ne pouvait se
payer le luxe. C’est le reflet de ce à quoi le RPT a déduit tous les
intellectuels de ce pays qui à la limite, n’ont presque plus de
personnalité, réduits au statut de mendiants de poste. Nous n’en disons pas
plus.
Même sous le fils du père, aucun des précédents PM quel que
soit le charisme, n’avait eu le courage de s’imprimer une marque personnelle
(suivez simplement notre regard, car nous ne voulons nommer personne) et
prouver que le poste de PM ce n’est pas n’importe quoi. En réalité, c’est un
très grand poste dans un pays. On est PM ou l’on ne l’est pas. De temps en
temps, le Sieur Houngbo sirotait son thé ou son café. Il n’avait d’ailleurs
aucun complexe. Un PM est un patron qui a des ministres sous ses ordres. Ce
n’est pas n’importe quoi, ni n’importe qui comme on semble le faire croire
au Togo. C’était beau et les Togolais pensent que désormais les PM doivent
apprendre à se mettre à l’aise. C’est cela, être un homme d’Etat. C’est
cela, être un PM, c’est aussi cela être Ministre, malheureusement, le
ventre, le ventre, le ventre, ...
Autre chose, quel PM togolais avait déjà eu le courage de
dire qu’il aime qu’on le critique ? Personne. M. Houngbo s’est dit toujours
très attentif aux critiques. Que c’est merveilleux ! Quand quelqu’un veut
travailler pour changer les choses, c’est à ce niveau qu’on le sent.
Puissent Faure et Gilbert constituer un solide duo à la tête de l’exécutif
pour changer le look du pays ? On est un peu tenté de rêver, en dépit de la
grande déception dont Faure a nourri les Togolais ces trois dernières
années.
Enfin, ce qui permet aux Togolais de dire que leur pays a
trouvé un vrai PM, c’est qu’ils ont vu M. Houngbo le dimanche 28 septembre
dernier sur le terrain, visitant les ponts réhabilités. Et comment ? En tenu
de sport. Pas costumé et tiré à quatre épingles sous le chaud soleil comme
le font habituellement nos Ministres, Président de l’Assemblée, PM et
autres. Quand on veut travailler, on se met en tenue de travail. On a vu
comment il avait fait courir des ministres qui étaient obligés d’aller un
peu plus vite que d’habitude, pour pouvoir suivre son rythme. Tous les
Togolais ont senti, après Bruxelles qu’ils doivent ouvrir les yeux et voir
des résultats.
Le numéro du quotidien national sorti le vendredi 3 Octobre
et qui a rapporté le passage à la TVT du PM a été très sollicité. Même des gens ont appelé de
l’intérieur du pays pour que des amis le leur achète, histoire d’en garder
les traces. C’est vraiment la preuve que les Togolais tiennent à être
gouvernés autrement. Un monsieur a raconté comment, en dépit de l’heure
avancée, juste après la fin du débat, un de ses amis l’avait appelé lui
disant ceci : « J’ai l’impression qu’on se trompait sur la personne du
nouveau Premier Ministre. Ma foi, il a séduit et convaincu de sa capacité de
travailler réellement et faire changer les choses ». Un autre
l’appellera quelques instants après en lançant : « J’espère que tu as
suivi
la TVT ? J’avoue que Faure veut réellement que les choses changent et
c’est pour cela qu’il a choisi de travailler avec ce PM super ! Non, il est
très bon, je pense!».
Au vu de tout ce qui précède, ne pas voir le Premier Ministre
relever le défi que les Togolais attendent de lui, serait ce qui surprendra
plus d’un et les décevra. D’où il a l’impérieux devoir de réussir son
programme. Avouons que ces derniers jours, il a semblé avoir fait
l’unanimité et les Togolais ne peuvent que lui souhaiter bon vent.
Alain Simouba
Obstacle à la relance de l’économie : La dette intérieure estimée à plus de
375 milliards ; les entrepreneurs nationaux dans la misère
Le Togo est, depuis quelques années, endetté jusqu’au cou. Sa
dette est aujourd’hui estimée à plus de mille milliards de francs CFA. Celle
intérieure est à plus de 375 milliards de francs CFA, soit plus de 37,50 %
de la dette totale. En effet, il s’agit d’une dette qui couvre la période de
1990 à 2006. Un audit d’un coût d’environ 600 millions de francs a été
commandité par le gouvernement togolais et réalisé par le Cabinet KPMG.
Chose curieuse est
que le nouveau Premier Ministre Gilbert Fossoun Houngbo, dans son discours
programme n’a pas fait de la dette intérieure une priorité. « Alors qu’il
ne peut y avoir de relance économique sans le concours des opérateurs
économiques nationaux.
Pourquoi le Premier Ministre n’a pas fait cas de la dette intérieure dans
son programme de gouvernement ? Il a semblé privilégier les investisseurs
étrangers au détriment des nationaux », vocifèrent les créanciers de l’Etat. « A quoi
servirait de faire payer les contribuables togolais cette somme colossale
quand on sait d’avance qu’on n’est pas prêt à aspirer sa dette. Il y a même
une Direction de la dette qui a été créée à cet effet. Mais, toujours rien
et même pas un signe de bonne volonté dans leurs actes. C’est là une autre
forme de gâchis à laquelle s’adonnent depuis belle lurette nos autorités
», laisse entendre un entrepreneur, créancier de l’Etat.
Pour les patrons, «
La relance de l’économie va être difficile si la dette intérieure n’est
pas apurée ». Cette préoccupation a été souvent au centre de débat entre
les patrons d’entreprise et les gouvernants. Les patrons avaient même
suggéré que la dette soit inscrite au budget et que cela puisse être réglé
autrement. Il s’agirait certainement pour nombre d’opérateurs économiques
d’un souffle indispensable à leurs entreprises en vue d’un réel décollage
économique.
A
la Direction Générale
de la Dette, l’on est dans l’attente du rapport de l’audit qui, probablement
sera terminé dans ce mois d’octobre. « Ce sont les résultats de l’audit
qui donneront une idée claire à l’Etat dans l’apurement de la dette
intérieure. Elle sera en toute évidence payée mais, il faut que le
gouvernement ait une idée sur le sujet », a expliqué M. Négbane,
Directeur de
la Dette Intérieure.
Pour Mme Legzim, Directrice Générale du Budget, « Une
partie de la dette intérieure est inscrite au budget de l’Etat 2009 par
rapport aux moyens de celui-ci. C’est l’Assemblée Nationale qui a le dernier
mot dès que le budget leur sera soumis »
L’Etat en réalité ne
peut en aucun cas être ingrat vis-à-vis de ces opérateurs économiques quand
on sait que pendant les quinze dernières années alors que la coopération
avec les bailleurs de fonds était suspendue, c’était bien eux qui ont
accompagné les gouvernants dans l’exécution de nombreuses tâches.
Aujourd’hui, un apurement ne serait-ce que graduel, peut remonter les
entreprises.
Les opérateurs
économiques et créanciers de l’Etat sont quelque part conscients de la
situation économique et financière du pays. Quelle attitude recommande le
bon sens aux gouvernants à l’endroit des créanciers que sont les opérateurs
économiques ?
Il n’y a jamais eu
de promesses concrètes en ce qui est de l’apurement. « On y pense »,
est souvent la réponse des autorités aux créanciers avec l’argument suivant
: « Dès que la reprise de la coopération sera effective, tout sera réglé
».
« Nous ne donnons
pas de l’argent. Nous ne faisons que surveiller pour donner du quitus »,
indique de son côté un cadre du Fonds Monétaire International. « L’heure
est à la recherche des formules appropriées à l’apurement de la dette
intérieure. Il leur appartient de définir la stratégie propre au pays. Notre
institution est là pour les accompagner comme dans nombre d’autres pays où
nous intervenons », explique un expert de
la Banque Mondiale.
Le non apurement de
la dette intérieure n’est sans conséquences fâcheuses sur l’économie
nationale. Etant donné que les entreprises n’ont pas du travail, il y aura
des compressions du personnel en dépit du taux de chômage considérable dans
le pays. Il y a risque de voir un certain nombre d’entreprises mettre la clé
sous le paillasson suite au bilan déficitaire. Egalement, l’on assistera à
la métamorphose de beaucoup d’entreprises qui vont entrer dans l’informel,
une stratégie pour contourner les fiscs. Il y aura certainement un grand
manque à gagner pour le Trésor public.
La situation des
entreprises de Bâtiments et Travaux Publics (BTP). «Nos
entreprises sont aujourd’hui complètement sinistrées. Par exemple, pour un
appel d’offre lancée par l’Etat auquel une entreprise soumissionne, vous
serez obligé d’aller auprès de votre banque emprunter de l’argent liquide
nécessaire pour exécuter les travaux. De cet emprunt découle un taux
d’intérêt bancaire que l’entreprise doit payer à sa banque en plus du
fonds initial. D’abord, vous travaillerez à
perte parce que tout retourne à la banque si et seulement si vous êtes payé
à temps par le Trésor public. Au cas contraire, il faut penser aux agios qui
eux aussi génèrent d’autres agios auxquels les sociétés doivent faire face
»,
souligne un responsable d’entreprise qui risque de fermer son
entreprise pour accumuler d’énormes dettes.
Il faut mentionner
également que les entreprises togolaises s’estiment victimes d’une situation
difficile face aux entreprises étrangères en terme de concurrence. Pour
avoir mis les quinze dernières années au service de l’Etat dans l’exécution
de petites tâches, elles n’ont pu accomplir des grands travaux. C’est ainsi
qu’aujourd’hui, elles sont pénalisées par le critère de bilan d’activité des
cinq dernières années qui prouve l’aptitude de celles-ci, à en croire les
témoignages recueillis auprès des entrepreneurs contactés. C’est ainsi que
ce critère, écarte aujourd’hui toutes les entreprises togolaises à
la Commission
des Marchés en faveur des entreprises étrangères. Mais, le Premier Ministre
n’a pas daigné trouver une approche de solution, se plaignent les opérateurs
économiques locaux.
Au regard des
conséquences que revêt la question de la dette à court, moyen et long terme,
il urge que le Premier Ministre planche sur ce sujet crucial. Une solution
adéquate à cette situation sera certainement la sauvegarde de l’emploi
surtout pour la jeunesse. Sous d’autres cieux, la dette intérieure restera
une priorité voire une urgence quand on sait comment, au Togo, les gens
arrivent à joindre difficilement les deux bouts. Le Premier Ministre a
l’obligation de sauver les emplois existants en attendant la création
d’autres comme l’a si bien souligné son programme.
Didier Ledoux
Altercation des membres d’Abou-Ossé au siège de la Fédération
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Les dirigeants du club tirent les choses au clair
Le
Comité Provisoire de Gestion du club Abou-Ossé FC d’Anié conduit par son
Vice-président Awokou Gnamassou a tenu, le vendredi 3 octobre dernier, un
point de presse pour informer le public togolais sur la situation du club et
éclaircir l’opinion sur le triste incident qui s’est produit entre
l’ex-entraîneur des Eperviers, Tchanilé Banna et Dapah Dosseh.
Selon les membres de ce comité, le club D’Anié est maintenant sous la
direction d’un comité provisoire mis en place depuis le 7 août 2007 au cours
d’un congrès extraordinaire et qui d’ailleurs est reconnu par la Fédération
Togolaise de Football. C’est grâce au concours de ce comité que le
club est encore maintenu en division d’élite pour avoir pu disputer les 19
dernières journées du championnat. Ce comité avait reconnu le coach Banna
comme membre sous le titre de manager dudit club et c’est lui qui est
représentant du club à Lomé. Il est ainsi souvent mandaté pour représenter
le club à certaines réunions. La dernière en date fut celle organisée par
la FTF du vendredi 26 septembre dernier, réunion au cours de
laquelle une altercation a opposé Tchanilé Bana à Dapah Dosseh qui s’est
présenté sous le titre de Secrétaire général du club.
Il
a été révélé que Dapah Dosseh, pour avoir collaboré avec l’ancien président,
utilise le logo du club pour poser des actes au nom de l’équipe. Il s’est
même s’autoproclamé Sécrétaire Général d’Abou-Ossé. Une imposture que
dénoncent les responsables du club d’Anié. « M. Dapah n’a jamais été
membre d’un quelconque bureau du club Abou-Ossé de surcroît la moindre
légitimité du rôle de secrétaire qu’il s’octroie. Il fut seulement un garçon
de main de l’ex-président Babanassim. Actuellement, il est pour détention
illégale de certains documents et matériels sportifs du club», ont-ils
fustigé dans une note adressée le 13 mai 2008 au président de la Fédération.
Le Secrétaire Général de la FTF serait aussi informé. « Nous avions déjà
adressé une lettre au Secrétaire Général de
la Fédération à ce sujet
» lit-on dans le document. Mais depuis aucune action n’a été menée par le
bureau de la FTF pour trancher le litige. Pour les membres du comité
provisoire de gestion d’Abou-Ossé, M. Dapah est soutenu maladroitement par
certains membres de
la FTF. «Après ces évènements devant les membres de
la FTF,
le Secrétaire nous a réuni dans son bureau pour régler le problème. Mais à
la suite des discussions, le secrétaire général adjoint a pris position et
on a pas pu tirer gain de cause de la discussion
», a souligné
L’ancien coach des Eperviers,Tchanilé
banna qui a déclaré qu’ « à Anié, il n’y a pas de problème.
Le problème se situe au niveau de
la Fédération. S’il faut voir la souche de la pagaille on va la retrouver
au niveau de
la FTF…
».
Il revient à
la Fédération
Togolaise de Football de dire le droit dans cette
affaire pour que le club d’Anié puisse retrouver la sérénité.
Coco Tchak |