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Le
25 septembre 2008, sur demande du leader de l'UFC, le Secrétaire d'Etat
français à la coopération, M. Alain Joyandet a accordé un entretien à
Gilchrist Olympio. Les discussions entre la délégation de l'UFC et le
Secrétaire d'Etat à la Coopération ont fait l'objet d'un communiqué de
presse de l’UFC abondamment exploité par des confrères.
Entre le communiqué publié par l'UFC et les propos du Secrétaire d'Etat
français à la Coopération relayés par RFI dans son édition de 18h 30 et 19h
30 ce 25 septembre 2008, il y a un grand décalage. Dans le communiqué de l'UFC,
on ne lit nulle part la déclaration de M. Alain Joyandet selon laquelle " la
démocratie est en marche au Togo ". Un oubli à dessein. Pendant ce temps,
le communiqué de l'UFC insiste sur les thèmes préférés de l'UFC à savoir les
réformes constitutionnelles et institutionnelles, les conditions
d'éligibilité, etc.
Le
communiqué de l'UFC de souligner que " le ministre de la Coopération a tenu
à rassurer le président national que la France mettra tout en œuvre pour
que les conditions d'éligibilité à l'élection présidentielle ne soient
discriminatoires vis-à-vis de tout Togolais qui remplit les conditions
d'honorabilité pour prétendre à cette fonction ". Plus loin, le communiqué
ajoute que " Joyandet a promis que la France et lui-même s'investiront sans
économie pour aider les Togolais à organiser une élection présidentielle
juste et équitable et à reconstruire ensemble leur pays ".
A
l'issue de la rencontre, le communiqué nous apprend aussi que les deux
parties ont organisé un point de presse dans les bureaux du ministre.
A
voir les choses de près, il s'agit plutôt d'une opération de manipulation
de l'opinion à des fins de consommation intérieure au Togo. Gilchrist
vieillissant, en difficulté au Togo est allé chercher le soutien de la
France. Il l'a trouvé en la personne du ministre Joyandet. Mais alors, le
ministre de la Coopération d'un pays ami comme la France peut-il recevoir
un opposant radical en faisant des déclarations au point d'aller organiser
un point de presse dans ses bureaux ? Dans ce cas, il y a lieu de
s'interroger que veut la France ? La France qui s'oppose à un parti radical
comme le Hamas en Palestine ira-t-elle à imposer un leader radical nuisible
à la paix au Togo parce qu'il s'agit d'un pays africain ? Chaque pays a ses
textes. Dans tous les pays, il y a des conditions d'éligibilité. Le Togo ne
fait pas exception. Gilchrist a assez importuné les Togolais. Il est temps
de l'oublier car avec lui, il n'y aura jamais la paix au Togo à moins que ce
soit l'objectif poursuivi
Kao Victoire
Aide à la
Presse Privée : Faure fait débloquer 300. 000. 000 F CFA
:
Les médias
privés face à leurs responsabilités
Le
21 août 2008, lors d'une inédite rencontre, le chef de l'Etat recevait à la
Présidence, les responsables des médias privés. Au centre des discussions,
les difficultés de la presse privée. A l'issue de cette rencontre, nous
écrivions dans
La Dépêche
n° 433 du 21 août 2008 que le chef de l'Etat avait donné l'impression d'être
sensible aux problèmes que les responsables des médias privés lui ont
soumis. Nous ne nous sommes pas trompés. A peine un mois de l'entretien
avec le président de la République, celui-ci a fait débloquer une somme de
trois cents millions (300. 000. 000 F CFA) en faveur de la presse privée
exclusivement.
L'annonce de la bonne nouvelle a été faite aux responsables de la
corporation de la presse privée par le nouveau ministre de la Communication
à son cabinet le 26 août 2008 en présence des responsables de la HAAC et des
directions du département.
Cette somme non négligeable octroyée au titre de cette année doit être
consommée avant fin décembre. Cette heureuse décision met fin à plus d'une
décennie de combat de la presse privée pour la mise en place de l'aide de
l'Etat à la presse privée comme cela se fait dans les Etats voisins. La
décision est aussi le fruit du dialogue direct avec les intéressés car à
l'exception du ministre Aïdam, il faut avouer que tous les ministres qui se
sont succédés au département de la Communication n'ont rien fait en la
matière. On se souvient qu'un ministre de la Communication aurait convaincu
le Général que faire déployer l'aide de l'Etat à la presse privée revenait à
financer l'opposition togolaise !
Faire tout dans la transparence
Voulant tout faire dans la transparence, le ministre Kéyéwa a demandé lors
de la rencontre aux responsables des médias privés la mise en place d'une
commission en vue de faire des propositions pour la répartition de l'aide
qui vient d'être octroyée. Dans la cour du ministère de la Communication le
vendredi dernier, l'agitation était perceptible car il ne serait pas facile
d'accorder les violons. Des critères de répartition existent. Ils portent
sur l'ancienneté, le tirage, la régularité, la périodicité, le nombre de
journalistes employés, etc. A ces critères, il convient d'ajouter le
maintien d'un siège permanent.
Pour plus de responsabilité
A
l'annonce de la bonne nouvelle, on a vu des confrères exhiber leur joie.
L'octroi d'une aide de l'Etat de cette ampleur est une première dans le pays
depuis l'ère démocratique. Comme tel, elle peut susciter des manifestations
de joie. Mais il faut faire attention car le plus difficile reste à faire du
côté de la profession.
Depuis des années, et ceci à la faveur d'un code de la presse très
favorable, nous avons justifié toutes les dérives par l'absence d'une aide
de l'Etat. Avec la concrétisation de l'aide, nous n'aurons plus d'excuse. Il
ne s'agirait pas de nous empêcher de faire notre métier mais le faire en
nous collant aux règles de la profession à moins que nous décidions de nous
exclure de cette aide volontairement. L'aide est là. A partir de cet
instant, les autorités nous regardent. C'est donc un défi que Faure vient de
lancer à la presse privée. Le défi est difficile mais nous pouvons le
relever si nous faisons appel à notre sens de responsabilité. Cela
n'entamera en rien notre lignée éditoriale. Pour reprendre l'expression du
chef de l'Etat, une petite dose d'objectivité nous fera du bien.
Kao Victoire
Gilbert
HOUNGBO : Merci SOTOCO
On
a crié haro sur la SOTOCO ces derniers temps en évitant soigneusement de
parler d'autres sociétés où la situation était pire. On a oublié aussi de
souligner que la SOTOCO, ce n'était pas seulement le pire. Ceux qui ont
vilipendé la SOTOCO à des fins de règlement de compte politique, ont été
élevés par les fruits de la SOTOCO.
Qu'on se rappelle les bourses scolaires que l'OPAT et la SOTOCO octroyaient
aux élèves et étudiants pour leur permettre de faire leurs études dans de
bonnes conditions. Ils sont nombreux aujourd’hui à servir à divers niveaux
de l'Etat grâce aux bourses que leur avaient octroyées l'OPAT et la SOTOCO.
Parmi ces cadres qui doivent à la SOTOCO, se trouve un cas palpable : M.
Gilbert HOUNGBO qui vient d'être nommé au sommet de l'Etat. Dans les années
70-80, la SOTOCO demandait à l'Université de Lomé de lui donner la liste des
meilleurs diplômés à qui elle octroyait la bourse pour le 3e cycle. C'est
ainsi que le jeune HOUNGBO brillant, a été déniché par la SOTOCO pour une
bourse du 3e cycle au Canada où ses brillantes études l'ont amené à
décrocher le diplôme d'expert comptable.
Faut-il aussi rappeler que l'ancien député Kadanga qui était alors D.G de la
SOTOCO a eu à essuyer les foudres du général à cause de HOUNGBO qui aurait,
dit-on, refusé de regagner le pays après ses études. Sommé, le D.G de la
SOTOCO a dû faire le voyage du Canada pour ramener le brillant HOUNGBO qui a
été pour un petit temps, l'employé de la SOTOCO. Trop intelligent et
brillant, il a dû repartir pour le Canada entouré qu'il était de collègues
jaloux qui l’empêchaient de donner le meilleur de lui-même. C'est la petite
histoire qu'on voulait nous cacher que LA DEPECHE a tenu à rétablir.
Kao Victoire
Tous par la
Primature !
Certains ministres, amis de Faure avaient dit-on, l'habitude de traiter tous
les premiers ministres qui ont précédé Gilbert
HOUNGBO, comme personnes négligeables. Aussi, ils ne
prenaient pas part aux réunions de cabinet de la primature qui préparent le
conseil des ministres de la semaine et traitaient directement avec le chef
de l'Etat. Ces ministres se permettent tout au mépris du respect de la
hiérarchie.
Avec HOUNGBO, il semble que ces mauvaises habitudes au sommet de
l'Etat doivent prendre fin. Cela fait, dit-on, partie des conditions que le
nouveau Premier ministre s'est assigné pour atteindre ses objectifs.
De sources dignes de foi, le chef de l'Etat qui détestait déjà ses
mauvaises habitudes mais ne les interdisait pas à cause des liens d'amitié,
a donné des instructions fermes pour que tout le monde qui veut le voir avec
des dossiers aussi urgents soient-ils passe par la Primature mettant du coup
fin au désordre au sommet de l'Etat.
C'est ainsi que puissants ou faibles ministres, tout le monde est
au pas. Sans le respect de la hiérarchie, rien ne peut se faire dans un Etat
démocratique. HOUNGBO l'a exigé et obtenu. Pourvu que cela dure. Cela va
sans dire que le même respect de la hiérarchie sera aussi imposé aux tous
puissants DG des Sociétés d’Etat qui en font aussi à leur tête.
Maintenant que le sommet de l'Etat donne l'exemple, il sera facile
de l'imposer à tous les niveaux de l'Etat. C'est dans la discipline et non
dans l'anarchie que nous devons construire notre chère patrie, l'Or de
l'Humanité.
Kao Victoire |