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ACTUALITÉ / NEWS
Le tandem Faure Gnassingbé-Gilbert Houngbo : Quel avenir pour le peuple Togolais ?
Le Triangle des Enjeux #409 du 18 sept 2008

Malheureusement, l’entourage de Faure n’étant pas favorable à la réalisation de ces chantiers, Edem Kodjo et Me Yawovi Agboyibo n’ont pas pu aller au terme de la mission pour laquelle ils ont été nommés. Les chantiers restent encore à défricher. Le nouveau premier ministre Gilbert Houngbo, s’il advenait qu’il soit confronté à cette même situation qu’offre l’entourage opaque du chef de l’Etat, ne pourra en aucun cas jouer au prestidigitateur pour offrir un résultat assez probant qui sera issu de son programme. Il faudra alors que l’entourage du chef de l’Etat soit assaini afin que les togolais puissent espérer un bel avenir du tandem Faure Gnassingbé-Gilbert Fossoun Houngbo. Dans tous les cas, Faure Gnassingbé a tout intérêt à faire réussir le programme de Gilbert Houngbo. Deux raisons fondamentales sous-tendent cette obligation faite à Faure Gnassingbé de permettre à Gilbert Houngbo d’aller au terme de son programme de gouvernement même si on sait que les objectifs principaux qu’il s’est donné sont cruciaux : lutte contre la corruption, la relance de l’économie nationale de l’agriculture la réforme politique…. Le premier ministre Houngbo est donc tenu d’aller au terme de son programme. Au cas contraire, sa démission au bout de trois ou six mois, comme il l’avait prétendu, discréditerait la compétence de Faure Gnassingbé et compliquerait d’avantage la situation des Togolais. Mais au cas où Gilbert Houngbo réussit sa mission, Faure Gnassingbé sera replacé dans la course pour 2010. Il est vrai qu’il n’a plus grand chose à prouver au Togolais jusqu’à  preuve du contraire. S’il met les deux dernières années avant les échéances de 2010 à profit pour relancer l’économie du pays, il aura bonne mine. La présence de Fossoun Houngbo  au côté de Faure Gnassingbé peut donc lui permettre de renouer avec les dispositions normales pour relancer l’économie du pays et favoriser des conditions de vie meilleures pour tous les Togolais. Dans tous les cas, les Togolais ont été habitués au beaux discours pour se plier très tôt à ces intentions mielleuses de Gilbert Houngbo. Ils sauront juger le nouveau Premier ministre au bout de ces trois premiers mois pour en tirer une conclusion juste. « Wait and see » donc.

Jérôme Sossou


Table ronde Togo-Bailleurs de fonds : Un marché de dupe de plus ?

Elle était annoncée en fanfare et c’était en fanfarons que les décideurs du Togo s’étaient envolés pour Bruxelles, abandonnant l’essentiel derrière eux. Cette rencontre a-t-elle vraiment répondu aux attentes des Togolais ou a-t-elle simplement été un marché de dupe de plus ?

Il faut dire que la rencontre bailleurs de fonds-gouvernement Gilbert Houngbo qui s’est tenue à Bruxelles les 18 et 19 septembre 2008 n’a rien donné de si importants. Il n’y avait qu’un grand bruit qui a entouré l’événement malgré la victoire brandie par le premier Ministre et les ministres qui l’avaient accompagné. «Ce qu’il faut savoir est que nous avions à la limite touché du doigt les efforts que la nation Togolaise a fourni ces dernières années. Non seulement nous avions été félicités, mais l’un des éléments qui a très favorablement impressionné la communauté internationale est ce qu’elle a caractérisé la maîtrise des dossiers par les membres du gouvernements… C’est clair que nous avions gagné le pari, mais je le dis et je le répète nous ne crions pas encore victoire. On a gagné seulement une bataille. La guerre ne fait que commencer», a déclaré le PM Gilbert Houngbo. Si le Premier ministre reconnaît que la « guerre » reprise de confiance entre son pays le Togo et les principaux bailleurs de fonds, n’est pas gagnée, faudra-t-il dire que cette rencontre était un marché de dupe de plus ou une kermesse ou encore une cause perdue et de l’argent jeté par la fenêtre ? Tout compte fait, les 600 milliards de francs cfa soulevés comme un trophée sont répartis sur trois (3 ans). Il faut même rappeler que la moitié de ces fonds a été annoncée depuis un certain moment par certains bailleurs de fonds avant la réunion de Bruxelles. Les résultats de cette table ronde présentés comme l’événement du siècle le plus attendu n’est en réalité que du bluff et de la démagogie dans la mesure où la véritable bataille que doit gagner le gouvernement Houngbo est la reforme économique et politique et surtout répondre aux attentes des populations comme le signifie le PM lui-même  « … Nous n’avons pas encore gagné la guerre. Et gagner la guerre, c’est vraiment répondre aux attentes de nos populations tout en travaillant sur les reformes structurelles. » Il est malheureux de constater que les dirigeants togolais se frottent les mains pour 600 milliards qui, repartis sur trois ans ne pourront pas répondre aux besoins fondamentaux des Togolais alors que des sociétés d’Etat à l’instar de Togo, telecom, SNPT, le Port, la DGI, la LONATO, les douanes réalisent des chiffres d’affaires colossaux estimés à des centaines de milliards chaque mois. Il est donc suicidaire et vain pour les dirigeants et pour le  peuple de croire qu’on pouvait compter sur les aides extérieures pour régler les redoutables problèmes au moment où les vautours s’accaparent de l’économie du pays. L’économie a été toujours sabotée et il faut beaucoup de naïveté ou de l’imprudence pour continuer à faire croire au peuple qu’il sera sauvé par le concours des aides extérieures. Le salut du Togo réside dans la capacité de ses dirigeants à mobiliser le peuple et  susciter son adhésion massive autour d’une vision positive et ambitieuse. Cela signifie une définition compréhensible de projets viables et la mise en mouvement de toutes les ressources humaines du pays  pour leur réalisation.

Jérôme Sossou


Kpatcha Gnassingbé : Un député  pour tout le Togo ?

La cérémonie de présentation du programme du premier ministre Houngbo à la représentation nationale a permis de découvrir la vraie personne de Kpatcha Gnassingbé.

Le mardi 16 septembre 2008, le nouveau Premier Ministre Gilbert Fossoun Houngbo était devant les députés à l’Assemblée Nationale afin d’avoir la caution de la représentation nationale sur son programme de gouvernement. Au cours de cette cérémonie, tout le peuple togolais avait pu constater un homme serein et conscient des difficultés socio-économiques que vivent les Togolais. « M. le Premier Ministre, sachez que vous n’êtes pas le Premier Ministre d’un seul parti politique. Vous êtes Premier Ministre de tous les partis politiques… » (et donc pour tous les Togolais) a laissé entendre l’honorable député Kpatcha Gnassingbé. Pour tout observateur avisé,  il est évident que le député Kpatcha n’est pas élu  pour défendre seulement les intérêts du parti au pouvoir, le RPT, mais pour plaider la cause de tous les fils de ce pays. Il est clair aujourd’hui que le fils de la Kozah est un véritable patriote disposé à sortir le Togo de ce gouffre dans lequel il est plongé depuis que Faure Gnassingbé a pris le pouvoir. L’homme a donc défié tous ceux qui l’ont toujours traité de « rebelle » et de tous les noms d’oiseaux. Le Rassemblement du Peuple Togolais, ce parti qui ne favorise jamais l’éclosion, l’esprit d’ouverture et d’épanouissement des fils du Togo, a été ainsi rappelé à l’ordre par l’honorable Kpatcha qui a été le grand artisan du RPT au nord lors des élections législatives du 14 octobre 2007. En réalité un député n’est pas uniquement élu pour son parti politique mais aussi pour tout le peuple. Car le pays ne se limite pas seulement à un parti politique qui se dit détenteur du monopole de gouvernance. C’est justement ce que Kpatcha Gnassingbé a signifié à ses pairs en conviant l’actuel premier Ministre Fossoun Houngbo à œuvrer dans le bon sens et en faveur de tous les Togolais. Loin de nous l’idée de faire des éloges au député, mais le bon sens voudrait qu’on reconnaisse la valeur de cette prise de position de Kpatcha Gnassingbé qui s’est départi de l’orgueil du RPT, orgueil qui empêche ce parti à agir franchement en faveur de toute une nation. C’est la première fois qu’un député du RPT a pris son courage à deux mains pour demander à un PM nommé par le Président de son parti, de jouer pleinement son rôle au lieu de vouloir servir le parti qui l’a nommé. C’est pour cela que l’acte posé par l’honorable Kpatcha Gnassingbé le 16 septembre lors de la présentation du programme de gouvernement du PM Houngbo est véritablement salutaire. Il revient donc à tous les Togolais quelle que soit leur sensibilité à privilégier l’intérêt national avant tout autre intérêt. Kpatcha Gnassingbé est donc un exemple attitré à l’Assemblée Nationale aux yeux de tous les Togolais. « Je suis surpris de voir Kpatcha Gnassingbé réagir au nom de tous les Togolais bien qu’il soit du RPT. Tout ce qu’il a dit au Premier Ministre la fois passée m’a fait trouver en lui un autre homme que celui que les Togolais traitaient de tous les maux. Je crois à mon avis que l’homme est très sérieux et pense véritablement à l’épanouissement de ses compatriotes plongés dans une misère renforcée par la prise du pouvoir de son frère. » a signifié M. Dosseh lors d’une discussion avec ses maisonniers à Avéto. Ce n’est pour rien que le député Kpatcha se lance ardemment dans les œuvres sociales pour compatir aux douleurs de cette société éprise de liberté économique. Comme il vient de prouver que l’intérêt national est son affaire, notre souhait serait qu’il multiplie ses actions humanitaires et qu’il en fasse bénéficier les populations de toutes les régions. Ceci peut lui permettre de gagner encore plus la confiance de ses concitoyens qui commencent par croire en tout ce qu’il fait. Et, tout bienfait n’est jamais perdu.

Boris Lémond


Vers l’élimination du Togo de la CAN / Mondial 2010 : Les apprentis sorciers du football dans leur rôle

Le Togo joue son  tout va dans les éliminatoires de la coupe d’Afrique des Nations et du Mondial 2010, le 11 octobre 2008 contre le Swaziland à Accra. Mais malheureusement les derniers préparatifs de l’équipe nationale sont minés par des opérations sournoises des apprentis sorciers très actifs dans leur rôle de destructeurs prétendent l’échec des Eperviers de cette course.

Les Eperviers du Togo ont été éliminés par 1 but à zéro le 10 septembre dernier par la Zambie lors de la cinquième journée des éliminatoires couplées CAN / Mondial 2010. Cette cinquième journée n’avait pas connu la participation des joueurs « cadres » des Eperviers du Togo à l’instar de Adebayor Shéyi, Dossevi Thomas, Olufadé Adékami, Robert  Malm, même les nouvelles figures comme les frères Ayité et tous les grands noms des joueurs togolais évoluant à l’étranger entre temps annoncés. Point besoin de revenir sur les situations qui ont engendré le refus du capitaine des Eperviers de livrer le match contre les Tchipolopolo de la Zambie dans la mesure où le Président de la Fédération Togolaise du Football Tata Avlessi n’est pas conséquent avec lui-même.

 Quelle vision pour la dernière journée

Seulement, la sixième et dernière journée de cette éliminatoire semble être hypothéquée par la volonté sournoise des apprentis sorciers qui veulent à tout prix que les Eperviers soient éliminés de la course pour la victoire prochaine. Actuellement, ils se trouvent dans leur rôle qui consiste à tout détruire. Ils seraient même en train d’employer des moyens mystiques pour empêcher les Eperviers à gagner le match le 11 octobre contre le Swazilande. Et comme pour dire que cela ne leur suffisait pas, ils organisent des campagnes de dénigrement sous l’effet de quelques billets de banque, contre les joueurs clés dont le Togo a besoin pour se qualifier face aux Swazis, qui sous pression, vont bouder une fois encore la sélection. Le refus d’Adébayor Shéyi de participer au dernier match a réveillé les esprits à ces apprentis sorciers qui sont montés au créneau pour servir un menu par courtois à ceux qui voudraient les croire. Injures, propos grossiers, dénigrement et que savons nous encore? Certains sont partis jusqu’à exiger un pardon public d’Adébayor comme s’il est un employé de l’Etat ou le Président de la Fédération qui a failli à sa mission. Qui plus est, il est traité de nago au Togo. Quand même, il faudra que le Togolais apprenne a être un tout petit peu sérieux et à reconnaître la valeur de la personne humaine aux moments venus. Dans tous les cas, Shéyi, loin de nous, d’être son avocat défenseur, n’a pas besoin de ces opportunistes occasionnels qui s’érigent en donneurs de leçons à chaque circonstance avant d’assurer sa carrière de footballeur. Il n’y a aucun texte au monde qui oblige le joueur à jouer pour sa sélection nationale comme certains naïfs en la matière le prétendent. Nous sommes totalement confus et scandalisés quand les novices en sport roi s’exhibent tout en réclamant que le seul joueur togolais capable de décider de la qualification et du sort du Togo lors de cette compétition africaine soit puni selon une loi imaginaire. Il sera ridicule de constater que celui qui n’a jamais donné naissance à un enfant peut donner conseils à un père de famille. Tout compte fait, l’histoire finira par rattraper l’homme. Pour ce faire tous ces fossoyeurs et apprentis sorciers qui, tapis dans l’ombre, font pieds et mains pour détruire le football Togolais auront leur secret exposé publiquement un jour.

L’irréalisme d’un Président à bout de souffle

Le Président de la Fédération Togolaise de Football, Tata Adaglo Avlessi doit savoir que quoi qu’on dise, qu’il a un compte à rendre au public sportif Togolais. Il doit savoir également qu’il n’est pas élu pour noyer davantage le football Togolais. Même s’il n’a pas la compétence pour gérer les affaires de la FTF, il a au moins la compétence de renoncer à ses multiples plans de destruction de cette matière qui unit les plus divisés. Il est aujourd’hui très clair que Adaglo Avlessi de Mass n’a pas l’esprit associatif et donc ne maîtrise rien de la gestion d’une association. Il est d’ailleurs à bout de souffle. Par conséquent, on n’a plus raison de tromper la vigilance à personne qu’il y a crise à la FTF.  Son irréalisme est en train de fouler en l’air toutes les tractations de reprise des activités à la Fédération Togolaise de Football si non comment comprendre que la dernière réunion à laquelle il a participé n’a pas pris effet malgré qu’ils avaient décidé de reprendre le championnat à 16 clubs. Lui qui a « l’épée de Damoclès dans la poche »  et peut convoquer une « huitaine de joueurs » pour développer le football togolais attend quoi pour faire démarrer le championnat ne serait-ce que des clubs de D1. Si on ne sait pas là où va, on sait du moins d’où on vient. Deux CAN consécutives ratées sous Tata Adaglo Avlessi seraient criminelles et suicidaires pour le sport roi au Togo. Le Comité d’Autorité Moral dirigé par le Ministre Bodjona doit prendre ses responsabilités pour régulariser la situation surtout que le Président de la FTF, Adaglo Avlessi, a désobéi à l’autorité de l’Etat.

Du diable dans le football

On comprend pourquoi ces mêmes personnes ont inséré dans le football du diable. C’est pour finir totalement avec ceux qui veulent que les choses reprennent. Le phénomène est à prendre au sérieux. Si des individus se prépareraient à faire échouer les Eperviers devant les Swazis pour gagner leurs paris, il serait fatal de minimiser les informations selon lesquelles certains dirigeants tenteraient de « Gbasser » tous ceux qui critiqueront leur manière de gérer le football au Togo. Il serait inimaginable de savoir que les tous premiers responsables auraient voulu envoûter tous les journalistes qui tenteront de dénoncer leur travers. Cela suppose tout simplement qu’ils sont dans leur logique de détruire complément le football avant de partir. Leur déclaration  tapageuse et contradictoire ces derniers temps dans ce sport est une suite logique de tout ce qu’ils organisent dans l’ombre. Dans tous les cas, le public sportif Togolais doit être sûr d’une seule chose, le football Togolais vit avant leur arrivée et ils partiront sans l’emporter. Et donc, ces genres de dirigeants ne feront plus jamais leur apparition dans le sport roi Togolais.

Devoir de mémoire

 Pour rappel de mémoire, l’élection de Tata à la tête de cette fédération n’a apporté que des malheurs dans ce football : sanction des joueurs vedettes, sanction pour corruption, crash d’avion, massacre au Bénin, élimination précoce des Eperviers Seniors pour la CAN 2008 au Ghana, non participation des Eperviers cadets aux différentes compétitions continentales, la rupture du championnat de D1, D2…. Quel Président que ce Tata Avlessi! Peut-on forcer le destin ? Il est temps qu’il comprenne que son destin ne fait pas de lui un président et par conséquent doit démissionner même si la démission n’est pas dans son vocabulaire. Le plutôt serait mieux.

Jérôme Sossou

 
 
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