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Futures échéances électorales : L’UFC et l’ADDI réfléchissent à l’organisation de l’opposition pour 2010
Liberté Hebdo #409 du 24 sept 2008

            «Après 40 années de luttes vaines, un front uni de l’opposition s’avère indispensable dans la perspective de la présidentielle de 2010 pour mobiliser le peuple qui aspire au changement et lui donner sa victoire qui lui a été toujours volée», souhaite un militant d’un parti  politique de l’opposition.  A chaque fois que l’occasion lui est offerte, le président de l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI) M. Aimé Tchaboré Gogué n’a cessé de le répéter. Il a réitéré ce vœu lors du 2e congrès ordinaire de l’Union des Forces de  Changement  (UFC) tenu en mi-juillet 2008 à Lomé. Invité dans  l’émission 7 sur 7 sur la TV7 le dimanche 21 septembre dernier, M. Gogué est encore revenu sur le sujet. Le président de l’ADDI a indiqué que son parti a engagé des discussions profondes avec l’UFC pour une fusion des deux forces politiques en vue d’œuvrer pour une victoire du peuple en 2010. Les deux formations politiques dont les idéologies  convergent, sentent aujourd’hui la nécessité de mettre ensemble leurs énergies et réorganiser la lutte pour l’avènement d’une démocratie et d’une liberté qui puissent baliser la voie au progrès social.

          « Loin d’être ce que nos détracteurs vont tenter de faire croire, la fusion apparaît aujourd’hui comme un modèle pouvant conduire à la mise en commun des deux projets de sociétés pilotés par des responsables librement choisis en leur sein et donner des gages de sincérité dont une bonne frange de Togolais abusée par l’aventure politique a besoin. De cette fusion émergeront des organes directeurs qui reflètent non seulement  le désir de leurs dirigeants mais aussi de tout le peuple fatigué des divergences de détails. Pour nous, cette fusion est le point de départ d’une autre façon de faire de la politique. Des échanges sincères et pragmatiques doivent permettre de rassurer tous ceux qui veulent un changement profond à prendre courage et à se détourner des luttes qui nous autodétruisent pendant que le peuple compte désespérément sur nous »,  avait notamment déclaré M. Gogué lors des assises de l’UFC.

          A la veille des échéances électorales importantes, les partis de l’opposition, sous la pression des populations, forment des fronts qui malheureusement s’éclatent après les élections. C’est  le cas du COD II,  de la CFD en 2003 ou encore de la Coalition de 2005 qui se sont tous soldés par des échecs cuisants. Au lieu de s’unir contre l’ennemi commun, les partis de l’opposition ont toujours dévoyé leurs luttes sous l’autel des querelles intestines et des intérêts partisans.

          « Le refus, l’orgueil et l’égoïsme des uns et des autres n’ont jamais permis de mettre toutes nos énergies au service du développement de notre peuple et de lutter contre les forces obscures qui nous empêchent d’évoluer vers la création  d’un Etat nation (…) Notre manque de cohésion, notre refus de considérer les variables essentielles qui puissent nous amener à la définition d’un cadre politique, ont eu des effets dévastateurs sur nous-mêmes et sur nos populations », reconnaît le président de l’ADDI .

          Pour M. Gogué, les forces de l’opposition démocratique se sont souvent entredéchirées, chamaillées, vilipendées, trahies au moment où elles ont le plus besoin de mettre leurs énergies au service du changement.

          L’alliance des partis de l’opposition a cet avantage de créer une dynamique au sein des populations avides de changement. Les  différentes formes de rassemblement des forces démocratiques expérimentées par le passé ayant échoué, il leur revient d’explorer d’autres schémas. C’est sur cette voie que s’engagent l’UFC et l’ADDI ayant pris conscience de leur autodestruction, de peines que leurs tergiversations causent au peuple. « Afin de changer la situation politique du Togo, les forces progressives devront construire un pont  pour passer de l’autre côté de la rive. Certains par leurs forces individuelles sont capables de construire 95% du pont. Mais tant que les 5% manquants resteront, la situation ne pourra  point être changée. Ces 5% sont indispensables et cruciaux à la réussite finale de notre lutte », insiste M. Gogué.

Médard A. 


Table ronde de Bruxelles : Le boucan du pouvoir et les attentes des populations : De forts risques d’effet boomerang

          Les jeudi 18 et vendredi 19 septembre dernier eut lieu la fameuse table ronde des bailleurs de fonds. C’est tout un boucan qui a entouré l’événement. Aujourd’hui, on glose au sein du pouvoir d’avoir pu acquérir la confiance des bailleurs de fonds et on fait de la surenchère autour des milliards qu’ils mettraient à la disposition du Togo. Mais cette médiatisation à outrance à des fins propagandistes risque de se retourner contre le clan au pouvoir.

Tapage médiatique en amont comme en aval

          Tout d’abord, la rencontre était annoncée avec trompette et tintamarre. Et tout a été mis en œuvre  pour qu’elle ait lieu. C’était une véritable course contre la montre qu’a faite le nouveau Premier ministre Gilbert Fossoun Houngbo. Revenu de New York le dimanche 14 septembre, il a rendu publique la composition de son équipe gouvernementale le lendemain et présenté son programme aux députés à l’Assemblée nationale mardi dans la matinée, et déjà dans la soirée, la forte délégation togolaise s’est envolée pour Bruxelles. Le jeu en valait la chandelle, car il s’agissait d’un rendez-vous avec l’argent. Cette table ronde était décrite comme la solution ultime à la souffrance du peuple togolais.

          Le tapage médiatique au sortir de la rencontre n’était pas moindre. Et bien évidemment, elle est récupérée par le clan au pouvoir. « La table ronde de Bruxelles a été une totale réussite », clame-t-on à rompre nos tympans. Et tout de suite, sur la télévision nationale, on trouve le père de cette réussite : Faure Gnassingbé. « C’est sa politique des réformes tant politiques qu’économiques qui a séduit les bailleurs de fonds à accepter mettre la main à la poche », argue-t-on. Et par-dessus tout, on brandit la manne de 600 milliards comme le fruit de cette rencontre, comme si la délégation conduite par Gilbert Fossoun Houngbo est revenue avec ce pactole dans les mallettes.

Couteau à double tranchant

          Tout ce tapage médiatique est orchestré à des fins propagandistes, juste pour louanger Faure Gnassingbé. Mais ce boucan risque de se retourner contre le clan et d’entraîner un effet boomerang. Ces 600 milliards de FCFA brandis comme retombées de cette rencontre, en plus de la promesse de Gilbert Fossoun Houngbo de changer leur destin en six (06) mois, risquent de donner des idées aux populations, de les faire saliver. Les Togolais voudront voir leur quotidien aussitôt changé, tous leurs problèmes existentiels résolus, quoi de plus normal.

          En effet, les populations voudront voir tout de suite siffler la fin de la vie chère faite d’augmentation des prix de tous les produits et qui les contraint à se plier en quatre pour pouvoir dormir au chaud. Les Togolais voudront du moins d’un allègement de leur souffrance. L’autre terrain sur lequel les gouvernants seront attendus par les populations est sans nul doute celui des infrastructures routières. Les Togolais ne digéreraient pas que malgré les 600 milliards, les boulevards et avenues de Lomé soient encore de vastes champs de « nids de dinosaure », les routes encore des pistes de rallye, les ponts effondrés et autres voies endommagées restent en l’état. Et il y a de forts risques d’assister à des mouvements d’humeur pour des revendications.

          C’est malheureusement cet effet contreproductif qu’aura le boucan fait tout autour de cette table ronde. Même si cela advenait, le pouvoir n’aura à s’en prendre qu’à soi-même. Car il aura brandi ces 600 milliards comme des fonds déjà acquis alors que ce ne sont que des promesses des bailleurs de fonds. D’ailleurs dans ce lot, la moitié des sous a été déjà annoncée avant même la tenue de la table ronde de Bruxelles. En plus, ces fonds sont répartis sur une période de trois (03) ans, ce qui fait à peine une aide de dix-sept (17) milliards  de FCFA par mois, des chiffres que réalisent de loin des sociétés étatiques au Togo. Par-dessus tout, la grande partie de ces fonds ira à l’apurement de la dette du Togo.

Le ton avec les médecins ?

          Le personnel soignant du Togo était en effet en grève les mercredi 17 et jeudi 18 septembre dernier. Par ce mouvement, le personnel de la Santé du Togo réclamait de meilleures conditions de travail et de vie. Un mouvement de débrayage est encore prévu pour le 30 septembre et le 1er novembre prochains. Ces mouvements, est-ce des manières pour les agents de la Santé de maintenir la pression sur les autorités, sentant l’odeur des milliards de FCFA des bailleurs de fonds ?  Difficile d’y répondre par l’affirmative, mais il est permis de se poser cette question. Et il est fort probable qu’on assiste dans les semaines et mois à venir à ces genres de mouvements d’humeurs dans d’autres secteurs.

          Hier c’était la reprise de la coopération avec l’Union Européenne qu’on annonçait avec trompette et tintamarre, mais les populations ne ressentent aucun effet de cette reprise dans leur vie quotidienne à ce jour. Leur vie s’est plutôt corsée avec la vie chère et ses corollaires. Aujourd’hui, c’est 600 milliards qu’on annonce avec tout un boucan. Pour quel effet ?

Tino Kossi


Insalubrité de la ville de Lomé : Bienvenue à notre nouveau Premier Ministre !

C’est ainsi que nous saluons le PM Gilbert Houngbo dans sa prise de fonction après  son retour de Bruxelles, suite à la table ronde des bailleurs de fonds. Sous le gouvernement du Premier Ministre Komlan Mally, nous avions eu à manifester en tant que citoyen, à travers plusieurs articles, notre préoccupation quant au sort réservé par les premiers responsables du pays à notre Capitale en matière de salubrité. Depuis des années déjà, la ville de Lomé est abandonnée à elle-même. Et les comportements méprisants des citoyens à l’égard de leur ville sont justement le reflet du laisser-aller voulu et tacitement institutionnalisé par nos autorités.

Nous aimerions bien nous reprendre, pour dire que nous nous sommes trompés de jugement. Mais nous ne le pouvons pas, d’autant plus que tous les Ministres du précédent gouvernement y compris le Chef de l’Etat, ont eu au moins une fois à sortir de Lomé pour se rendre dans d’autres capitales du même continent. Nous n’irons pas chercher trop loin. Accra ou Cotonou à côté, Abidjan ou encore d’autres capitales anglophones, francophones, lusophones ou arabophones d’Afrique. Ces Ministres ont dû, sans aucun doute, être frappés par la propreté apparente des autres villes d’Afrique. Mais quelle initiative a-t-on déjà prise, en vue de changer l’aspect de Lomé devenue un dépotoir ? Quelle proposition a-t-on déjà eu à faire à qui de droit ? Et que dit le Chef de l’Etat lui-même à propos de l’état actuel de la Capitale du pays qu’il dirige ?

Pourtant, dans ces conditions, d’emblée, l’homme devrait s’interroger pour savoir, en tant qu’autorité, le secret par lequel certains hommes d’Etat ont réussi à conserver à leur Capitale un aspect si propre, si reluisant et si attrayant. Si, plusieurs mois après que, par notre modeste contribution, nous avions cru bon de soumettre notre exécutif à des critiques et lui faire une proposition par rapport à un projet de loi à soumettre à l’Assemblée nationale, en vue de mettre définitivement fin à l’invasion de nos rues par des jets sauvages de peaux de banane, d’orange, de noyaux de mangue, des restes de canne à sucre, des tortillons de papier, des plastiques d’emballage d’eau, des cannettes de bière et autres, quelquefois à partir de voiture, œuvre de citoyens indélicats, aucun indice de volonté politique ne soit visible jusqu’à ce jour, il y a lieu de s’inquiéter véritablement pour l’avenir de ce pays dirigé pourtant par une certaine classe d’intellectuels. Ailleurs, les choses ne se passent pas ainsi.

D’ailleurs, il faut se poser la question de savoir à quoi sert ce Ministère en charge de la Formation civique qui existe depuis plusieurs années, mais qui ne forme personne au civisme. Et pourtant, les médias d’Etat sont là et pourraient bien sensibiliser les populations aux bonnes manières et les dissuader par « la  peur du gendarme ». Etant donné que le nouveau PM dit avoir la confiance du Chef de l’Etat et qu’il est sûr d’avoir les coudées franches pour mener à bien son programme, autrement il n’aurait pas accepté le poste à lui confié, nous voudrions le croire sur parole et nous insistons qu’il accorde une grande priorité à l’assainissement de la ville de Lomé en commençant par la gestion des ordures ménagères et la discipline à imposer aux citoyens, afin que chacun contribue à la propreté de la ville de Lomé et pourquoi pas de toutes les autres villes du pays.

A Lomé, dès que vous débarquez d’avion ou du véhicule qui vous a déposé de l’autre côté de la frontière, vous n’atterrirez pas à votre domicile ou à votre hôtel sans avoir été salué, ne serait-ce qu’une fois, par des tas d’ordures sauvages vous donnant déjà la mesure de la ville où vous vous trouvez. Le lendemain ou les jours suivants, un tour de ville vous instruit davantage si vous arrivez pour la première fois au Togo. A l’heure actuelle, le laisser-aller dans lequel notre Capitale est abandonnée fait désordre. On ne dirait pas qu’il y a des dirigeants dotés tout de même du pouvoir de changer les choses en bien.

Nous voudrions placer cette petite anecdote assez significative d’il y a quelques semaines qui nous édifiera tous. Une fillette de trois ans environ, dont le père est blanc, est arrivée à Lomé en août dernier avec sa maman togolaise pour des vacances. Pour avoir été élevée dans l’esprit de la propreté et de l’autodiscipline, cette enfant a pincé entre ses doigts un tortillon de bonbon qu’elle a refusé de jeter par terre, même avec l’insistance de sa maman qui sait que dans son dépotoir natal, pareille chose ne relève guère du scandale. Il avait fallu qu’une poubelle lui fût présentée pour qu’elle s’en débarrasse librement. Ceux qui prétendent diriger ce pays, pourront-ils un jour surprendre agréablement les Togolais et le monde, en inculquant de pareilles bonnes manières à leurs enfants à la maison et en les imposant ensuite à tous leurs concitoyens, pour soigner un tant soit peu l’image bien écornée des Togolais ?

Que Monsieur le Premier Ministre Gilbert Houngbo qui a réussi à arracher la confiance des bailleurs de fonds pour notre pays, aide tous les membres de son Exécutif à comprendre qu’il importe aussi, dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, d’amener ses millions de compatriotes à adopter des attitudes responsables. La lutte contre la pauvreté ne consiste-t-elle pas aussi à se créer un environnement sain ? La balle est dans le camp du PM que nous souhaitons ardemment voir confondre tous ses détracteurs par des résultats assez élogieux, histoire de prouver que Adoboli c’est Adoboli et Houngbo c’est Houngbo. « Lui c’est lui, moi c’est moi »   .

Alain Simouba


Scandale du lait contaminé en Chine : Des mesures idoines de protection prises dans de nombreux pays,  réaction approximative des autorités togolaises

            Le scandale du lait contaminé qui a éclaté depuis quelques jours en Chine continue de défrayer la chronique. De la mélamine, une substance toxique généralement utilisée dans la fabrication du plastique et de la colle a été découverte dans du lait pour enfants de fabrication chinoise, portant les marques du groupe Sanlu. Selon le Beijing News, un quotidien chinois proche du gouvernement, le drame du lait contaminé a réellement commencé en décembre 2007 quand des consommateurs du lait incriminé se sont plaints. Mais l’information a été gardée secrète par cette firme et les pouvoirs publics n’ont été informés que le 9 septembre dernier.  La substance incriminée entraînerait des troubles du rein.

          Au fil des jours, de nouvelles découvertes sont faites. C’est ainsi que des traces de mélamine ont été également retrouvées dans une variété de gâteau vendue à Hong Kong, a annoncé par ailleurs le gouvernement chinois. La substance se trouvait dans un gâteau à la fraise de la marque Four Seas, une compagnie basée à Hong Kong. Des tests ont également permis de découvrir la substance toxique dans des bonbons de la marque « Lapin blanc », fabriquée en Chine.

          Selon les informations transmises par les autorités sanitaires chinoises, ce sont près de cinquante-trois mille (53 000) enfants au total qui ont dû être soignés en Chine. Treize mille (13000) d’entre eux restent hospitalisés et plus d’une centaine de nourrissons présentent des symptômes sérieux. Quatre (04) bébés auraient déjà succombé à la contamination.

           Des responsables de la firme Sanlu et de la province Gansu où ont été faites les premières découvertes ont été appréhendés et le lait incriminé retiré du circuit. Mais l’impact se fait déjà sentir à l’étranger. C’est la panique dans le monde entier.

          La situation préoccupe en particulier l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). L’un de ses directeurs s’est inquiété du retard avec lequel les dirigeants chinois avaient révélé ce scandale. « Pourquoi n’ont-ils pas partagé cette information ? », s’est-il interrogé.            L’Union européenne, qui n’importe pas de produits laitiers chinois, a  tout de même renforcé les contrôles à ses frontières.

          Dans de nombreux pays africains, mais aussi au Japon, en Malaisie ou à Singapour,  l’importation du lait chinois, ainsi que des yaourts et d’autres produits à base de lait, est interdite.

          On le voit bien, des Etats prennent des dispositions pour protéger leurs populations. Mais c’est timidement que les autorités togolaises ont réagi.

          Le scandale a éclaté depuis des semaines, mais c’est seulement hier mardi que les autorités togolaises ont bougé le cul. Un comité interministériel composé des préposés à la Santé,  au Commerce et  à l’Agriculture  a été mis en place pour gérer le dossier. Ce comité a comme première action, rencontré les importateurs qui l’ont assuré  de la non importation des produits laitiers de la Chine. mais quand on sait que le pays est devenu, comme le dirait l’autre, « un dépotoir des produits chinois », que le marché togolais est de plus en plus envahi par ces chinoiseries, que ce soit dans l’électroménager, la pharmacie, le cosmétique ou l’alimentation, on ne doute pas un seul instant de la présence de tels produits contaminés au Togo.

T.K.


Triste sort pour un ministre débarqué : Cornélius Aïdam victime de la politique de rotation instaurée par le patron de la CPP

Depuis le 15 septembre dernier, Cornélius Aïdam, détenteur du portefeuille de la Communication, de la Culture et de la Formation civique dans le gouvernement de Komlan Mally, a pris le manteau d’ancien ministre. L’ex-militant de l’Union des démocrates sociaux (UDS) avec un certain Antoine Folly, n’a passé que neuf mois aux affaires. Diantre, pourquoi Komlan Mally a-t-il très tôt rempli sa mission ?

          Il aurait pu faire partie de la nouvelle équipe mais la théorie de rotation chère au Président de la Convergence patriotique panafricaine (CPP), Edem Kodjo, est passée par là. Au sein de ce parti, c’est le « Président annexe » qui fait les rois. Tous les militants sont servis par ordre hiérarchique. Dans le premier gouvernement dirigé par le natif de Noépé, c’étaient Lucien Sanvi de Tové et Dr Kanny Sokpoh-Diallo (dame éclipse solaire) qui étaient cooptés au nom du parti. Arthème Ahoomey-Zunu et Sanvi de Tové étaient les ministres CPP de l’équipe gouvernementale dirigée par Me Yawovi Agboyibo. Pour le gouvernement post-législatives de 2007, les places étaient chères. Une seule place était revenue à la CPP et Aïdam fut désigné pour l’occuper. Dans la foulée, Ahoomey-Zunu qui a « bien joué son rôle » dans l’organisation des législatives du 14 octobre 2007, a « séduit » le chef de l’Etat qui l’a nommé Secrétaire Général de la Présidence. Comme la tradition l’exige, c’est à chacun son tour, Mme Henriette Kuévi Amedjogbé qui fut l’un des deux représentants à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), est faite ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle.

          Si Cornélius Aïdam veut «manger »  encore ministre un jour, il lui faut de la patience. Lundi dernier, il a dit au revoir à ses collaborateurs à l’occasion de la traditionnelle cérémonie de passation de service. Il est remplacé par Oulegoh Kéyéwa avec qui il aurait eu des relations tumultueuses. Un fait que n’a pas manqué de lui rappeler le nouveau ministre de la Communication en s’inspirant de ce passage biblique : « la pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la principale de l’angle ». Triste sort pour cet ancien ministre qui lisait avec dextérité les communiqués des conseils des ministres.

          Par ailleurs, le militant de la CPP n’aurait pas fait des amis au cours de son passage à la tête de ce ministère. On lui reproche de vouloir tout faire en assistant à toutes les manifestations ou en allant à toutes les missions. Il est aussi rapporté que le comptable du ministère était réduit à la portion congrue, obligé de ronger ses ongles.             

R. Kédjagni

 
 
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