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Gilbert Houngbo à la primature : Quelle marge de manoeuvre pour le nouveau PM ?
Golfe Info #444 du 10 Sept 2008

Le Togo s’ouvre désormais à de nouvelles perspectives après le renouement des liens avec la communauté internationale. La personne ‘‘indiquée’’ pour conduire cette mission n’est autre que Gilbert Fossoun Houngbo, nommé Premier ministre depuis le dimanche 07 septembre dernier. Face aux urgences qui l’attendent, le nouveau patron  de la primature n’a pas voulu perdre du temps. Il a pris fonction 24 heures après  sa nomination et entend former son gouvernement le plus tôt possible.

Ce gouvernement sous la houlette de ce haut fonctionnaire des Nations Unies, va a priori,  selon certains observateurs, «renouer les liens du Togo avec sa propre population», c’est-à-dire redonner une raison de vivre aux Togolais essoufflés par plusieurs années de crise sociopolitique couplée de celle de la vie chère. Seulement, pour arriver à bout de cette noble mission, M. Houngbo doit pouvoir faire tomber beaucoup de barrières.

En effet, si depuis l’arrivée au pouvoir de Faure Gnassingbé en 2005, les différents gouvernements qui se sont succédés ont eu du mal à relancer la machine  économique du pays, certains analystes pensent que diverses sont les raisons qui causent ce blocage notamment, l’incapacité des Premiers ministres à définir et à entreprendre des actions hardies et courageuses et la survivance d’un réseau de copinage et de clientélisme au sommet de l’Etat.

Ainsi, la tâche à laquelle va faire face le nouveau Premier ministre va consister d’une part à pouvoir obtenir du chef de l’Etat le pouvoir nécessaire pour jouer pleinement et entièrement son rôle de chef de gouvernement et d’autre part, de disposer suffisamment d’autorité pour mettre au pas les supers ministres et dissoudre les réseaux. Ceci passe par la mise en place de la commission nationale de lutte contre la corruption et le sabotage économique et de la Cour des comptes pour démanteler ces réseaux organisés qui sapent l’économie nationale.

De l’avis de certains observateurs, il revient aussi à Faure Gnassingbé de prendre ses responsabilités et de donner les moyens à Gilbert Houngbo pour relever ces défis. Mais en cela, s’interroge un militant de l’opposition, «l’homme du 05 Février» est-il prêt à céder une partie de son pouvoir au «nouveau venu» ? Une équation visiblement difficile à résoudre pour le chef de l’Etat  qui selon l’UFC, aux termes de la constitution toilettée, est la clé de voûte de toutes les institutions mais qui selon feu Agbobli, n’a pas la réalité du pouvoir. Et si jamais il le faisait, l’ex directeur Afrique du PNUD n’hésiterait pas à ouvrir grandement le chantier de l’assainissement des finances publiques. Ce qui risquerait de mettre à nus certains barrons du régime. En cela, nombreux sont les détracteurs du parti au pouvoir qui soutiennent que Faure Gnassingbé ne serait pas en mesure de livrer ses propres «frères» et partisans à l’abattoir.

Ainsi, pour ceux-ci, le problème togolais n’est pas lié à la personnalité du chef de gouvernement mais plutôt au manque de prérogatives dont il doit disposer pour travailler et au manque de courage politique du chef de l’Etat à le soutenir dans  tous ces chantiers. Pour l’heure, cette apparente absence de courage ou d’audace de Faure Gnassingbé à entamer la lutte contre la mal gouvernance et le gangstérisme économique au sommet de l’Etat semble donner raison à ceux qui supputent que les membres de ces réseaux sont ses proches qui l’ont «aidé» à «prendre» le pouvoir et qui y le maintiennent.

Aujourd’hui, avec l’arrivée à la primature d’un haut fonctionnaire des Nations Unies, tout porte à croire qu’un véritable changement dans la continuité va s’opérer et le Togo tournera désormais le dos à son passé marqué par l’incapacité des différents gouvernements à le sortir de la crise.

Mais encore faut-il que Gilbert Houngbo forme librement son gouvernement avec «ses hommes» pour que les togolais se fassent une idée de ses capacités à se démarquer des habitudes de la maison.

Sedjrawodo A. Adry


Primature : Les grands défis qui attendent Gilbert Houngbo

Gilbert Fossoun Houngbo est nommé depuis dimanche dernier premier ministre du Togo en remplacement de Komlan Mally. Bien que très peu connu des Togolais, le nouveau locataire de la primature ne manque pas de qualités : directeur du bureau Afrique du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement), ancien directeur de cabinet et ancien directeur administratif et financier de la même institution, le nouveau chef de gouvernement togolais est un expert comptable de haut niveau. Mais au-delà de sa qualité de « technocrate chevronné », M. Houngbo doit savoir qu’il hérite d’un pays économiquement « malade » qui vient à peine de sortir de quinze années de rupture de coopération avec ses partenaires en développement. Le problème de la vie chère, la reconstruction des infrastructures routières après les graves inondations de juillet dernier, l’assainissement des finances publiques à travers la mise en place effective de la Cour des comptes, la lutte contre la corruption, les reformes institutionnelles, voilà autant de chantiers qui attendent le nouveau gouvernement.

Les défis socio-économiques

L’un des grands problèmes sociaux qui attend d’être solutionné par le nouveau premier ministre est la crise de la vie chère. Depuis un certain temps, force est de constater que la population togolaise, notamment les travailleurs, végètent dans la misère. Cette situation s’est aggravée avec la flambée des prix des produits de première nécessité, réduisant ainsi à néant le pouvoir d’achat des Togolais. Le relèvement du SMIG (Salaire minimum interprofessionnel garanti) et du SMAG (Salaire minimum agricole garanti) par le gouvernement le mois dernier n’a convaincu ni les responsables syndicaux, ni certains analystes économiques qui affirment que cette mesure ne contribuera en rien à l’amélioration des conditions de vie du travailleur togolais. Les Togolais entendent alors de Gilbert Fossoun Houngbo, le nouveau locataire de la primature, qu’il puisse remédier à leur situation en cherchant des solutions idoines pouvant servir à relever un temps soit peu leur pouvoir d’achat.

Pour y parvenir, le gouvernement doit pouvoir se doter des moyens financiers nécessaires. Et c’est là que se pose le second défi que doit relever M. Houngbo : l’assainissement des finances publiques.

En effet, nombreux sont les Togolais qui continuent de décrier la gestion approximative des ressources de l’Etat. Et pour cause, la corruption, à leur avis, s’est érigée en système dans l’administration et dans les sociétés d’Etat, notamment la douane et les impôts. Détournements de deniers publics, établissements de fausses factures, encaissements sans livraisons, surfacturations etc., voila autant de phénomènes qui, selon certains analystes, « gonflent artificiellement la dette intérieure du Togo » et réduisent les capacités financières d’intervention de l’Etat. A cela s’ajoutent les transactions frauduleuses, le trafic d’influence, la violation des règles de la concurrence. Le copinage dans l’octroie des marchés publics et le laxisme dans le contrôle des travaux font également partie des maux qui minent l’économie togolaise et qui font perdre des ressources financières importantes au Togo. Contrairement à son prédécesseur qui n’a pas pu trouver des solutions idoines pour mettre un terme à ces pratiques, le nouveau locataire de la primature doit pouvoir s’atteler à mettre fin à la gabegie et au clientélisme. Le président de la République, Faure Gnassingbé, ayant déjà jeté les bases du processus de  lutte contre la corruption et le sabotage économique, il appartient au successeur de Komlan Mally de continuer dans ce sens en accélérant la création, dans un bref délai, de la « coalition nationale contre la corruption ». Il doit aussi veiller au bon fonctionnement de l’IGF (Inspection Générale des Finances). Cette institution, à travers les enquêtes et audits qu’elle réalisera, contribuera à une gestion rigoureuse, transparente et efficace des deniers publics ainsi qu’à la modernisation de l’administration et à l’amélioration des outils de régulation de la vie économique nationale. Le nouveau locataire de la primature doit par ailleurs encourager la mise en place effective de la Cour des comptes, une institution réclamée depuis un certain temps par les bailleurs de fonds et la classe politique de l’opposition. Pour certains analystes, cette mission ne doit en principe pas être « un calvaire » pour M. Houngbo vu qu’il est lui-même un gestionnaire aguerri. En plus, soutiennent les sources, les choses semblent aller à son avantage puisqu’en milieu de week-end dernier, de hauts responsables du ministère des Finances ont annoncé la mise en place imminente de la Cour des comptes. D’après Joseph Gnaro, secrétaire général dudit ministère, « une véritable révolution copernicienne est en cours de préparation au ministère en charge des Finances au Togo ». Ceci, pour permettre à notre pays de satisfaire les exigences de ses partenaires financiers et aussi de relever les défis de l’assainissement des finances publiques. De même, ont-ils ajouté, « avec le toilettage de la loi organique portant préparation et exécution du budget, on aura désormais chaque année, la loi de règlement sur l’exécution du budget de l’année n-2 ». Il appartient donc à M. Houngbo de mettre tout en œuvre pour que cette annonce ne soit pas « une promesse de plus ».

L’autre grand chantier auquel doit s’attaquer également le nouveau premier ministre, c’est la reconstruction des infrastructures routières, en occurrence la dizaine de ponts détruite par les dernières inondations. Un problème auquel le cabinet Mally n’a pas su valablement faire face avant sa démission. Vu d’une part l’énormité du chantier et d’autre part l’importance de ces infrastructures dans l’économie du pays, il s’avère indispensable de réunir le plus tôt possible les moyens financiers nécessaires pouvant servir à leur reconstruction. Gilbert Fossoun Houngbo doit pour ce faire, savoir habilement se servir de son statut de haut fonctionnaire de l’ONU (Organisation des Nations Unies) pour accélérer le décaissement par les bailleurs de fonds, de la somme devant entrer dans la reconstruction des ponts détruits.

Les chantiers politiques

Sur le plan politique, le nouveau premier ministre doit œuvrer pour la consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit. Ceci dit, il doit poursuivre les réformes constitutionnelles prévues par l’APG (Accord politique global). Ces reformes porteront sur le régime politique du pays,  la nomination et les prérogatives du premier ministre, les conditions d’éligibilité du président de la République, la durée et la limitation du mandat présidentiel. Le processus « Vérité, Justice et Réconciliation » ne doit pas être du reste. M. Houngbo et son gouvernement devront aussi s’efforcer de doter l’Opposition togolaise d’un statut. De même, ils doivent créer les conditions nécessaires à l’organisation, dans un délai raisonnable, des élections locales.

Rodolph Tomégah


Contre-expertise médicale sur le corps d’Atsutsé Kokouvi Agbobli Les résultats attendus dans six semaines

Les résultats de la contre-expertise de l’autopsie réalisée entre les 08 et 09 septembre derniers sur le corps d’Atsutsè Kokouvi Agbobli ne seront disponibles que dans 04 à 06 semaines. C’est du moins ce qu’a déclaré hier au cour d’une conférence de presse, le Dr. Nazam Peerwani, le médecin légiste dépêché par le HCDH- Togo (Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme, bureau du Togo) aux finx d’élucider les causes de la mort dans des conditions troubles de Joachim Atsutsè Kokouvi Agbobli, historien, journaliste, homme politique togolais et président du MODENA (Mouvement pour le Développement National).

Dans ses propos, l’expert onusien dit avoir réexaminé durant environ 02 h 30 minutes, tout le corps du regretté Agbobli après avoir pris soin de rencontrer un certain nombre de personnes notamment, le Docteur Fiadjoé (il a soigné M. Agbobli). Toujours dans ses investigations, le Dr. Peerwani a déclaré aux journalistes qu’il a pu discuter avec le médecin Napo-Koura Gado (ce dernier a réalisé la première autopsie du corps d’Agbobli), inspecter son cabinet et examiner les équipements dont-il s’est servi pour faire ses travaux. Par ailleurs, les agents de sécurité qui ont vu en premier le corps du président du MODENA ont été aussi entendus par le fonctionnaire onusien.

Il a également annoncé que des prélèvements ont été faits sur la dépouille du président du MODENA. Dans cette même logique, des prises de photos ont été faites sur le lieu de la découverte et sur le corps de feu Atsutsè Kokouvi Agbobli. En outre, M. Peerwani dit avoir réexaminé tous les organes du corps et le cerveau de l’ex-Directeur de la publication Afric’Hebdo.

Tous ces éléments a-t-il dit, seront soumis à des traitements spécifiques (des tests d’ADN) dans les laboratoires de son cabinet aux Etats-Unis. Ce n’est qu’à la suite de ces travaux que les causes du décès d’Atsutsè Kokouvi Agbobli pourront être connues. «Compte tenu de l’importance du dossier, a déclaré M. Peerwani, nous devons éviter des conclusions hâtives et basées sur les rumeurs». Le rapport final sera transmis au bureau local du HCDH du Togo à Lomé.

Pour rappel, le 15 août dernier, Atsutsè Kokouvi Agbobli, admis 48 heures à la clinique Biassa à Lomé pour y recevoir des soins suite à une «overdose médicamenteux» a été retrouvé mort le corps nu à la plage de Lomé au lieu dit «Foyer des Marins». Le soir, au journal de 20 heures sur la TVT, le ministère de l’Intérieur et de la Protection Civile a conclu à une mort par noyade. Mais, les autorités togolaises ont saisi le médecin Napo-Koura Gado aux fins de réaliser une autopsie sur le corps de M. Agbobli. D’après les conclusions de ce dernier, le politologue togolais serait mort d’une «intoxication médicamenteuse», balayant ainsi du revers de main, les déclarations du ministre Titikpina.

Le procureur de la République togolaise, Robert Bakaï, en livrant les conclusions de Professeur Gado a annoncé que celles-ci n’ayant pas tout dit sur les circonstances de la mort du sieur Agbobli, donnent libre cours à des contre-expertises. Aussi, la CNDH (Commission Nationale des Droits de l’Homme) a-t-elle fait appel le 28 août 2008 au HCDH qui, à son tour a dépêché le Dr. Nizam Peerwani, spécialiste en expertise médico-légale au Centre Médical de l’Université de Bayor à Dallas aux USA.

Noël Y. A. Glissou 


Renforcement du partenariat entre la BM et le Togo : La vice-présidente pour l’Afrique à Lomé aujourd’hui

La Vice-présidente de la BM (Banque mondiale) pour l’Afrique, madame Obiageli Katryn Ezekwesili est en visite officielle de deux jours à Lomé. Ceci, dans le cadre d’une tournée qui l’a déjà conduite au Ghana, en  Guinée et en Côte d’Ivoire.

L’objectif de cette visite est de renforcer le partenariat entre son institution et le Togo. Au cours de son séjour, Obiageli Katryn Ezekwesili discutera avec les hautes autorités du pays sur les efforts en cours pour la relance de l’économie togolaise, le renforcement du programme de réengagement de la Banque mondiale au Togo et la manière dont son institution peut mieux aider le Togo  à relever les défis auxquels il est confronté.  Des échanges sont également prévus avec les partenaires au développement, la société civile, le secteur privé et la presse sur les sujets qui portent  sur  l’avenir du continent africain dans son ensemble.

De nationalité nigériane, Obiageli Ezekwesili est Vice-présidente de la Banque mondiale pour la Région Afrique depuis Mai 2007. Sa vie professionnelle est très riche en expériences à la fois avec le secteur privé, le secteur public, et la société civile. Elle a été entre autre: Consultante en audit et en gestion, Directrice de TI (Transparency international) pour l’Afrique, assistante spéciale du président nigérian, chargée des services du suivi budgétaire et des informations sur les prix, ministre nigérian des Mines, et ministre de l’Education du même pays.

La visite de la Vice-présidente au Togo selon un communiqué de la banque vient soutenir le réengagement de la BM au Togo. Après le Togo, elle se rendra au Bénin, dernière étape de sa tournée sur le continent.

Abdou Yêkini Radji


Différend entre tata Avlessi et les Eperviers du Togo : Le Comité de Suivi Moral annonce des mesures disciplinaires

Selon une déclaration rendue publique lundi dernier par le Conseiller de la FTF (Fédération Togolaise de Football), Gallus Téyi Lawson, suite aux altercations qui ont opposé lundi dernier les Eperviers du Togo au président du BE (Bureau exécutif) de l’instance dirigeante du football national, le Comité de suivi moral a annoncé que « des mesures disciplinaires seront prises » après le match Zambie – Togo « pour mettre de l’ordre dans la famille du football togolais ». Remerciant par la suite le président de ce comité mis en place par la FIFA, Pascal Bodjona, qui, selon lui, n’a ménagé aucun effort pour faire entendre raison aux joueurs, le membre du BE de la FTF, n’a pas donné de précisions sur la nature de ces mesures disciplinaires, ni sur l’identité de celui ou ceux qui seront sanctionnés.  

Si on se réfère à l’actualité sportive des dernières 48 heures, il ressort que les protagonistes de la crise qui a éclaté entre les joueurs et le président de la FTF seraient les plus concernés.

L’actualité des dernières 48 heures

Après leur mise en garde de dimanche dernier (autour de la rencontre contre la Zambie), en cas de prolongation du « désintéressement avéré » du président de la FTF à leurs séances d’entraînement, les joueurs sont montés au créneau dans la matinée de ce lundi pour réclamer la présence de Tata Avléssi dans la délégation togolaise qui doit s’envoler pour Lusaka. Malgré les conciliabules dirigés par Essoyaba Boukpessi, le chef de délégation mandaté par le président du BE, et le président du comité ad hoc chargé de l’organisation du match, Eric Aménouvé, le capitaine des Eperviers, Sheyi Adébayor, s’est montré intransigeant. Il est allé jusqu’à demander du temps « pour se concerter avec ses coéquipiers pour désigner des gens pour les représenter sur le terrain » comme l’a fait le patron du football togolais. Dans la suite de son intervention, il a expliqué sa position par des rumeurs sur un imminent crash comme ce fut le cas lors du match de la 3ème journée des éliminatoires CAN / Mondial 2008 en Sierra Leone. Ce crash a coûté la vie à 13 Togolais qui ont accompagné la sélection togolaise. A sa suite, l’un  des Eperviers, non convoqué, Tchangaï Massamaesso, a expliqué la démarche de ses coéquipiers par leur volonté de voir les dirigeants du football national se réconcilier et œuvrer ensemble autour de l’équipe à l’occasion de cette rencontre fatidique. 

Pour sa part, le président de la FTF, qui dit être dans l’indisponibilité de faire le voyage de la Zambie, fait constater que « les raisons de ce revirement de dernière minute des joueurs sont ailleurs ». Cette déclaration  laisse  croire que les joueurs seraient manipulés, même si aucun nom n’a été évoqué par le natif de Masséda. Il a tout de même justifié son indisponibilité à se rendre en Zambie et le mandat donné au deuxième vice-président de la FTF, par le fait qu’il est pris par les obsèques de sa mère. Celles-ci auront lieu le 13 septembre prochain. Mais la suite des explications de « l’homme de Masséda » sera en total contradiction avec les précédentes. Tata Avléssi a fustigé  « les conditions cavalières » dans lesquelles le comité ad hoc d’Eric Aménouvé a été mis sur pied. Car se justifie-t-il, il n’aurait pas été consulté. Et d’ajouter que les joueurs devront plutôt s’en remettre à ce comité que de réclamer sa présence dans la délégation.

D’après Gallus Lawson, face aux complications, le président, après avoir rejeté toute idée de réunion d’urgence pour débloquer la situation, s’est borné à renvoyer ses collaborateurs et le gouvernement à leur responsabilité.

Il a dès lors fallu aux membres du BE de la FTF présents sur le territoire national de se tourner vers le Comité de suivi moral, qui a pris l’initiative d’ouvrir des négociations entre les joueurs et la FTF. Ce qui a finalement permis d’obtenir l’accord des joueurs pour leur déplacement sur la Zambie. Une position non partagée par Adébayor qui réclame toujours la présence de Tata Avléssi.

Malgré cette nouvelle crise qui a secoué toute la famille du football national, les fanatiques des Eperviers du Togo continuent de croire en une bonne prestation de leur onze national en terre zambienne. Que le ciel les entende.           

  Gabin Koissidjin


Éliminatoires CAN / mondial 2010, Zambie – Togo : Mission difficile mais pas  impossible pour les Eperviers

Malgré les remue-ménage qui ont émaillé le départ des Eperviers du Togo pour la Zambie, l’optimisme reste de mise. A Chililabombwe, à 650 km au Nord de Lusaka (la capitale zambienne), ils affrontent aujourd’hui les Chipolopolo pour le compte de la 5ème journée des éliminatoires de la CAN et du mondial 2010 de football.

A l’instar des dirigeants du football national, le public sportif togolais se dit confiant que le onze national, bien que diminué par l’absence de certains joueurs comme Olufadé Adékamni, Thomas Dossèvi et Sheyi Adébayor, peut arracher le point du nul en zambie. Ce qui peut permettre à cette sélection de miser sur toutes ses potentialités lors du match de la dernière journée face au Swaziland, à Accra, en octobre prochain.

Tous ces espoirs des Togolais sont fondés sur le fait que lors des éliminatoires  de la CAN 2008, l’absence de certains cadres n’a pas empêché les joueurs locaux et quelques autres expatriés moins connus de ramener une victoire de leur difficile déplacement en Sierra Leone.

Pour ce match entre Chipolopolo et Eperviers, la bande au tandem Mawuèna – Tchakala  n’a pas eu une préparation tranquille et sérieuse. Parmi les évènements fâcheux qui ont marqué les préparations, on note l’éternel problème d’organisation, la démission du sélectionneur national Henri Stambouli, la déclination de l’invitation de la FTF par certains joueurs et surtout, le bras de fer qui a opposé le capitaine des Eperviers, Sheyi Adébayor et le président de la fédération, Tata Adaglo Avléssi sur la composition de la délégation qui devra conduire l’équipe. Ce bras de fer ayant  été à la base du report du voyage sur la Zambie, initialement prévu pour lundi dernier.

Malgré toutes ces incohérences, la sélection togolaise constituée d’une dizaine de professionnels et de sept locaux a rallié la Zambie hier mardi sous la houlette du premier vice-président de la FTF, Gabriel Améyi, et deux autres membres du BE, sans son capitaine.

Peu avant leur départ dans la matinée de mardi, l’entraîneur Kodjovi Mawuéna, a indiqué que « l’ambiance est très bonne au sein du groupe » bien que ce soit « un déplacement difficile » qu’ils effectuent. Kodjovi Mawuéna a, par ailleurs, indiqué que la crise traversée par le football togolais « n’a pas perturbé » la préparation des Eperviers.

Un nul ou une victoire face à la Zambie cet après-midi devra permettre au Togo de croire en sa qualification pour le prochain tour des éliminatoires jusqu’à la fin du match de la dernière journée contre le Swaziland. Par contre une défaite renverra la sélection togolaise au purgatoire pour les trois prochaines années sur l’échiquier du football africain et mondial. Le Togo (3 pts) est troisième et dernier du groupe 11 derrière la Zambie (4 pts) et le Swaziland (4 pts également).

Gabin Koissidjin

 
 
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