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Le Togo s’ouvre désormais à de nouvelles perspectives après le renouement
des liens avec la communauté internationale. La personne ‘‘indiquée’’ pour
conduire cette mission n’est autre que Gilbert Fossoun Houngbo, nommé
Premier ministre depuis le dimanche 07 septembre dernier. Face aux urgences
qui l’attendent, le nouveau patron de la primature n’a pas voulu perdre du
temps. Il a pris fonction 24 heures après sa nomination et entend former
son gouvernement le plus tôt possible.
Ce gouvernement sous la houlette de ce haut fonctionnaire des Nations Unies,
va a priori, selon certains observateurs, «renouer les liens du Togo avec
sa propre population», c’est-à-dire redonner une raison de vivre aux
Togolais essoufflés par plusieurs années de crise sociopolitique couplée de
celle de la vie chère. Seulement, pour arriver à bout de cette noble
mission, M. Houngbo doit pouvoir faire tomber beaucoup de barrières.
En effet, si depuis l’arrivée au pouvoir de Faure Gnassingbé en 2005, les
différents gouvernements qui se sont succédés ont eu du mal à relancer la
machine économique du pays, certains analystes pensent que diverses sont
les raisons qui causent ce blocage notamment, l’incapacité des Premiers
ministres à définir et à entreprendre des actions hardies et courageuses et
la survivance d’un réseau de copinage et de clientélisme au sommet de
l’Etat.
Ainsi, la tâche à laquelle va faire face le nouveau Premier ministre va
consister d’une part à pouvoir obtenir du chef de l’Etat le pouvoir
nécessaire pour jouer pleinement et entièrement son rôle de chef de
gouvernement et d’autre part, de disposer suffisamment d’autorité pour
mettre au pas les supers ministres et dissoudre les réseaux. Ceci passe par
la mise en place de la commission nationale de lutte contre la corruption et
le sabotage économique et de
la Cour
des comptes pour démanteler ces réseaux organisés qui sapent l’économie
nationale.
De l’avis de certains observateurs, il revient aussi à Faure Gnassingbé de
prendre ses responsabilités et de donner les moyens à Gilbert Houngbo pour
relever ces défis. Mais en cela, s’interroge un militant de l’opposition,
«l’homme du 05 Février» est-il prêt à céder une partie de son pouvoir au
«nouveau venu» ? Une équation visiblement difficile à résoudre pour le chef
de l’Etat qui selon l’UFC, aux termes de la constitution toilettée, est la
clé de voûte de toutes les institutions mais qui selon feu Agbobli, n’a pas
la réalité du pouvoir. Et si jamais il le faisait, l’ex directeur Afrique du
PNUD n’hésiterait pas à ouvrir grandement le chantier de l’assainissement
des finances publiques. Ce qui risquerait de mettre à nus certains barrons
du régime. En cela, nombreux sont les détracteurs du parti au pouvoir qui
soutiennent que Faure Gnassingbé ne serait pas en mesure de livrer ses
propres «frères» et partisans à l’abattoir.
Ainsi, pour ceux-ci, le problème togolais n’est pas lié à la personnalité du
chef de gouvernement mais plutôt au manque de prérogatives dont il doit
disposer pour travailler et au manque de courage politique du chef de l’Etat
à le soutenir dans tous ces chantiers. Pour l’heure, cette apparente
absence de courage ou d’audace de Faure Gnassingbé à entamer la lutte contre
la mal gouvernance et le gangstérisme économique au sommet de l’Etat semble
donner raison à ceux qui supputent que les membres de ces réseaux sont ses
proches qui l’ont «aidé» à «prendre» le pouvoir et qui y le maintiennent.
Aujourd’hui, avec l’arrivée à la primature d’un haut fonctionnaire des
Nations Unies, tout porte à croire qu’un véritable changement dans la
continuité va s’opérer et le Togo tournera désormais le dos à son passé
marqué par l’incapacité des différents gouvernements à le sortir de la
crise.
Mais encore faut-il que Gilbert Houngbo forme librement son gouvernement
avec «ses hommes» pour que les togolais se fassent une idée de ses capacités
à se démarquer des habitudes de la maison.
Sedjrawodo A. Adry
Primature : Les grands défis qui attendent Gilbert Houngbo
Gilbert Fossoun Houngbo est nommé depuis dimanche dernier premier ministre
du Togo en remplacement de Komlan Mally. Bien que très peu connu des
Togolais, le nouveau locataire de la primature ne manque pas de qualités :
directeur du bureau Afrique du PNUD (Programme des Nations Unies pour le
Développement), ancien directeur de cabinet et ancien directeur
administratif et financier de la même institution, le nouveau chef de
gouvernement togolais est un expert comptable de haut niveau. Mais au-delà
de sa qualité de « technocrate chevronné », M. Houngbo doit savoir qu’il
hérite d’un pays économiquement « malade » qui vient à peine de sortir de
quinze années de rupture de coopération avec ses partenaires en
développement. Le problème de la vie chère, la reconstruction des
infrastructures routières après les graves inondations de juillet dernier,
l’assainissement des finances publiques à travers la mise en place effective
de la Cour des comptes, la lutte contre la corruption, les reformes
institutionnelles, voilà autant de chantiers qui attendent le nouveau
gouvernement.
Les défis socio-économiques
L’un des grands problèmes sociaux qui attend d’être solutionné par le
nouveau premier ministre est la crise de la vie chère. Depuis un certain
temps, force est de constater que la population togolaise, notamment les
travailleurs, végètent dans la misère. Cette situation s’est aggravée avec
la flambée des prix des produits de première nécessité, réduisant ainsi à
néant le pouvoir d’achat des Togolais. Le relèvement du SMIG (Salaire
minimum interprofessionnel garanti) et du SMAG (Salaire minimum agricole
garanti) par le gouvernement le mois dernier n’a convaincu ni les
responsables syndicaux, ni certains analystes économiques qui affirment que
cette mesure ne contribuera en rien à l’amélioration des conditions de vie
du travailleur togolais. Les Togolais entendent alors de Gilbert Fossoun
Houngbo, le nouveau locataire de la primature, qu’il puisse remédier à leur
situation en cherchant des solutions idoines pouvant servir à relever un
temps soit peu leur pouvoir d’achat.
Pour y parvenir, le gouvernement doit pouvoir se doter des moyens financiers
nécessaires. Et c’est là que se pose le second défi que doit relever M.
Houngbo : l’assainissement des finances publiques.
En effet, nombreux sont les Togolais qui continuent de décrier la gestion
approximative des ressources de l’Etat. Et pour cause, la corruption, à leur
avis, s’est érigée en système dans l’administration et dans les sociétés
d’Etat, notamment la douane et les impôts. Détournements de deniers publics,
établissements de fausses factures, encaissements sans livraisons,
surfacturations etc., voila autant de phénomènes qui, selon certains
analystes, « gonflent artificiellement la dette intérieure du Togo » et
réduisent les capacités financières d’intervention de l’Etat. A cela
s’ajoutent les transactions frauduleuses, le trafic d’influence, la
violation des règles de la concurrence. Le copinage dans l’octroie des
marchés publics et le laxisme dans le contrôle des travaux font également
partie des maux qui minent l’économie togolaise et qui font perdre des
ressources financières importantes au Togo. Contrairement à son prédécesseur
qui n’a pas pu trouver des solutions idoines pour mettre un terme à ces
pratiques, le nouveau locataire de la primature doit pouvoir s’atteler à
mettre fin à la gabegie et au clientélisme. Le président de
la République,
Faure Gnassingbé, ayant déjà jeté les bases du processus de lutte contre la
corruption et le sabotage économique, il appartient au successeur de Komlan
Mally de continuer dans ce sens en accélérant la création, dans un bref
délai, de la « coalition nationale contre la corruption ». Il doit aussi
veiller au bon fonctionnement de l’IGF (Inspection Générale des Finances).
Cette institution, à travers les enquêtes et audits qu’elle réalisera,
contribuera à une gestion rigoureuse, transparente et efficace des deniers
publics ainsi qu’à la modernisation de l’administration et à l’amélioration
des outils de régulation de la vie économique nationale. Le nouveau
locataire de la primature doit par ailleurs encourager la mise en place
effective de
la Cour
des comptes, une institution réclamée depuis un certain temps par les
bailleurs de fonds et la classe politique de l’opposition. Pour certains
analystes, cette mission ne doit en principe pas être « un calvaire » pour
M. Houngbo vu qu’il est lui-même un gestionnaire aguerri. En plus,
soutiennent les sources, les choses semblent aller à son avantage puisqu’en
milieu de week-end dernier, de hauts responsables du ministère des Finances
ont annoncé la mise en place imminente de
la Cour
des comptes. D’après Joseph Gnaro, secrétaire général dudit ministère, « une
véritable révolution copernicienne est en cours de préparation au ministère
en charge des Finances au Togo ». Ceci, pour permettre à notre pays de
satisfaire les exigences de ses partenaires financiers et aussi de relever
les défis de l’assainissement des finances publiques. De même, ont-ils
ajouté, « avec le toilettage de la loi organique portant préparation et
exécution du budget, on aura désormais chaque année, la loi de règlement sur
l’exécution du budget de l’année n-2 ». Il appartient donc à M. Houngbo de
mettre tout en œuvre pour que cette annonce ne soit pas « une promesse de
plus ».
L’autre grand chantier auquel doit s’attaquer également le nouveau premier
ministre, c’est la reconstruction des infrastructures routières, en
occurrence la dizaine de ponts détruite par les dernières inondations. Un
problème auquel le cabinet Mally n’a pas su valablement faire face avant sa
démission. Vu d’une part l’énormité du chantier et d’autre part l’importance
de ces infrastructures dans l’économie du pays, il s’avère indispensable de
réunir le plus tôt possible les moyens financiers nécessaires pouvant servir
à leur reconstruction. Gilbert Fossoun Houngbo doit pour ce faire, savoir
habilement se servir de son statut de haut fonctionnaire de l’ONU
(Organisation des Nations Unies) pour accélérer le décaissement par les
bailleurs de fonds, de la somme devant entrer dans la reconstruction des
ponts détruits.
Les chantiers politiques
Sur le plan politique, le nouveau premier ministre doit œuvrer pour la
consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit. Ceci dit, il doit
poursuivre les réformes constitutionnelles prévues par l’APG (Accord
politique global). Ces reformes porteront sur le régime politique du pays,
la nomination et les prérogatives du premier ministre, les conditions
d’éligibilité du président de la République,
la durée et la limitation du mandat présidentiel. Le processus « Vérité,
Justice et Réconciliation » ne doit pas être du reste. M. Houngbo et son
gouvernement devront aussi s’efforcer de doter l’Opposition togolaise d’un
statut. De même, ils doivent créer les conditions nécessaires à
l’organisation, dans un délai raisonnable, des élections locales.
Rodolph Tomégah
Contre-expertise médicale sur le corps d’Atsutsé Kokouvi
Agbobli
Les résultats attendus dans six semaines
Les
résultats de la contre-expertise de l’autopsie réalisée entre les 08 et 09
septembre derniers sur le corps d’Atsutsè Kokouvi Agbobli ne seront
disponibles que dans 04 à 06 semaines. C’est du moins ce qu’a déclaré hier
au cour d’une conférence de presse, le Dr. Nazam Peerwani, le médecin
légiste dépêché par le HCDH- Togo (Haut Commissariat des Nations Unies aux
Droits de l’Homme, bureau du Togo) aux finx d’élucider les causes de la mort
dans des conditions troubles de Joachim Atsutsè Kokouvi Agbobli, historien,
journaliste, homme politique togolais et président du MODENA (Mouvement pour
le Développement National).
Dans ses
propos, l’expert onusien dit avoir réexaminé durant environ 02 h 30 minutes,
tout le corps du regretté Agbobli après avoir pris soin de rencontrer un
certain nombre de personnes notamment, le Docteur Fiadjoé (il a soigné M.
Agbobli). Toujours dans ses investigations, le Dr. Peerwani a déclaré aux
journalistes qu’il a pu discuter avec le médecin Napo-Koura Gado (ce dernier
a réalisé la première autopsie du corps d’Agbobli), inspecter son cabinet et
examiner les équipements dont-il s’est servi pour faire ses travaux. Par
ailleurs, les agents de sécurité qui ont vu en premier le corps du président
du MODENA ont été aussi entendus par le fonctionnaire onusien.
Il a
également annoncé que des prélèvements ont été faits sur la dépouille du
président du MODENA. Dans cette même logique, des prises de photos ont été
faites sur le lieu de la découverte et sur le corps de feu Atsutsè Kokouvi
Agbobli. En outre, M. Peerwani dit avoir réexaminé tous les organes du corps
et le cerveau de l’ex-Directeur de la publication Afric’Hebdo.
Tous ces
éléments a-t-il dit, seront soumis à des traitements spécifiques (des tests
d’ADN) dans les laboratoires de son cabinet aux Etats-Unis. Ce n’est qu’à la
suite de ces travaux que les causes du décès d’Atsutsè Kokouvi Agbobli
pourront être connues. «Compte tenu de l’importance du dossier, a déclaré
M. Peerwani, nous devons éviter des conclusions hâtives et basées sur les
rumeurs». Le rapport final sera transmis au bureau local du HCDH du Togo
à Lomé.
Pour rappel,
le 15 août dernier, Atsutsè Kokouvi Agbobli, admis 48 heures à la clinique
Biassa à Lomé pour y recevoir des soins suite à une «overdose
médicamenteux» a été retrouvé mort le corps nu à la plage de Lomé au
lieu dit «Foyer des Marins». Le soir, au journal de 20 heures sur la
TVT, le ministère de l’Intérieur et de la Protection Civile a conclu à une
mort par noyade. Mais, les autorités togolaises ont saisi le médecin
Napo-Koura Gado aux fins de réaliser une autopsie sur le corps de M. Agbobli.
D’après les conclusions de ce dernier, le politologue togolais serait mort
d’une «intoxication médicamenteuse», balayant ainsi du revers de
main, les déclarations du ministre Titikpina.
Le procureur
de la République togolaise, Robert Bakaï, en livrant les conclusions de
Professeur Gado a annoncé que celles-ci n’ayant pas tout dit sur les
circonstances de la mort du sieur Agbobli, donnent libre cours à des
contre-expertises. Aussi, la CNDH (Commission Nationale des Droits de
l’Homme) a-t-elle fait appel le 28 août 2008 au HCDH qui, à son tour a
dépêché le Dr. Nizam Peerwani, spécialiste en expertise médico-légale au
Centre Médical de l’Université de Bayor à Dallas aux USA.
Noël Y. A.
Glissou
Renforcement du partenariat entre la BM
et le Togo : La vice-présidente pour l’Afrique à Lomé aujourd’hui
La Vice-présidente
de
la BM
(Banque mondiale) pour l’Afrique, madame Obiageli Katryn Ezekwesili est en
visite officielle de deux jours à Lomé. Ceci, dans le cadre d’une tournée
qui l’a déjà conduite au Ghana, en Guinée et en Côte d’Ivoire.
L’objectif de cette visite est de renforcer le partenariat entre son
institution et le Togo. Au cours de son séjour, Obiageli Katryn Ezekwesili
discutera avec les hautes autorités du pays sur les efforts en cours pour la
relance de l’économie togolaise, le renforcement du programme de
réengagement de
la Banque
mondiale au Togo et la manière dont son institution peut mieux aider le
Togo à relever les défis auxquels il est confronté. Des échanges sont
également prévus avec les partenaires au développement, la société civile,
le secteur privé et la presse sur les sujets qui portent sur l’avenir du
continent africain dans son ensemble.
De nationalité nigériane, Obiageli Ezekwesili est Vice-présidente de
la Banque
mondiale pour
la Région Afrique
depuis Mai 2007. Sa vie professionnelle est très riche en expériences à la
fois avec le secteur privé, le secteur public, et la société civile. Elle a
été entre autre: Consultante en audit et en gestion, Directrice de TI (Transparency
international) pour l’Afrique, assistante spéciale du président nigérian,
chargée des services du suivi budgétaire et des informations sur les prix,
ministre nigérian des Mines, et ministre de l’Education du même pays.
La visite de
la Vice-présidente
au Togo selon un communiqué de la banque vient soutenir le réengagement de
la BM
au Togo. Après le Togo, elle se rendra au Bénin, dernière étape de sa
tournée sur le continent.
Abdou Yêkini Radji
Différend entre tata Avlessi et les Eperviers du Togo : Le
Comité de Suivi Moral annonce des mesures disciplinaires
Selon une déclaration rendue publique lundi dernier par le Conseiller de
la FTF
(Fédération Togolaise de Football), Gallus Téyi Lawson, suite aux
altercations qui ont opposé lundi dernier les Eperviers du Togo au président
du BE (Bureau exécutif) de l’instance dirigeante du football national, le
Comité de suivi moral a annoncé que « des mesures disciplinaires seront
prises » après le match Zambie – Togo « pour mettre de l’ordre dans la
famille du football togolais ». Remerciant par la suite le président de ce
comité mis en place par
la FIFA,
Pascal Bodjona, qui, selon lui, n’a ménagé aucun effort pour faire entendre
raison aux joueurs, le membre du BE de la FTF, n’a pas donné de précisions
sur la nature de ces mesures disciplinaires, ni sur l’identité de celui ou
ceux qui seront sanctionnés.
Si on se réfère à l’actualité sportive des dernières 48 heures, il ressort
que les protagonistes de la crise qui a éclaté entre les joueurs et le
président de
la FTF
seraient les plus concernés.
L’actualité des dernières 48 heures
Après leur mise en garde de dimanche dernier (autour de la rencontre contre
la Zambie),
en cas de prolongation du « désintéressement avéré » du président de
la FTF
à leurs séances d’entraînement, les joueurs sont montés au créneau dans la
matinée de ce lundi pour réclamer la présence de Tata Avléssi dans la
délégation togolaise qui doit s’envoler pour Lusaka. Malgré les
conciliabules dirigés par Essoyaba Boukpessi, le chef de délégation mandaté
par le président du BE, et le président du comité ad hoc chargé de
l’organisation du match, Eric Aménouvé, le capitaine des Eperviers, Sheyi
Adébayor, s’est montré intransigeant. Il est allé jusqu’à demander du temps
« pour se concerter avec ses coéquipiers pour désigner des gens pour les
représenter sur le terrain » comme l’a fait le patron du football togolais.
Dans la suite de son intervention, il a expliqué sa position par des rumeurs
sur un imminent crash comme ce fut le cas lors du match de la 3ème journée
des éliminatoires CAN / Mondial 2008 en Sierra Leone. Ce crash a coûté la
vie à 13 Togolais qui ont accompagné la sélection togolaise. A sa suite,
l’un des Eperviers, non convoqué, Tchangaï Massamaesso, a expliqué la
démarche de ses coéquipiers par leur volonté de voir les dirigeants du
football national se réconcilier et œuvrer ensemble autour de l’équipe à
l’occasion de cette rencontre fatidique.
Pour sa part, le président de la FTF, qui dit être dans l’indisponibilité de
faire le voyage de
la Zambie,
fait constater que « les raisons de ce revirement de dernière minute des
joueurs sont ailleurs ». Cette déclaration laisse croire que les joueurs
seraient manipulés, même si aucun nom n’a été évoqué par le natif de Masséda.
Il a tout de même justifié son indisponibilité à se rendre en Zambie et le
mandat donné au deuxième vice-président de
la FTF,
par le fait qu’il est pris par les obsèques de sa mère. Celles-ci auront
lieu le 13 septembre prochain. Mais la suite des explications de « l’homme
de Masséda » sera en total contradiction avec les précédentes. Tata Avléssi
a fustigé « les conditions cavalières » dans lesquelles le comité ad hoc
d’Eric Aménouvé a été mis sur pied. Car se justifie-t-il, il n’aurait pas
été consulté. Et d’ajouter que les joueurs devront plutôt s’en remettre à ce
comité que de réclamer sa présence dans la délégation.
D’après Gallus Lawson, face aux complications, le président, après avoir
rejeté toute idée de réunion d’urgence pour débloquer la situation, s’est
borné à renvoyer ses collaborateurs et le gouvernement à leur
responsabilité.
Il a dès lors fallu aux membres du BE de la FTF présents sur le territoire
national de se tourner vers le Comité de suivi moral, qui a pris
l’initiative d’ouvrir des négociations entre les joueurs et
la FTF. Ce
qui a finalement permis d’obtenir l’accord des joueurs pour leur déplacement
sur
la Zambie. Une
position non partagée par Adébayor qui réclame toujours la présence de Tata
Avléssi.
Malgré cette nouvelle crise qui a secoué toute la famille du football
national, les fanatiques des Eperviers du Togo continuent de croire en une
bonne prestation de leur onze national en terre zambienne. Que le ciel les
entende.
Gabin Koissidjin
Éliminatoires CAN / mondial 2010, Zambie – Togo : Mission
difficile mais pas impossible pour les Eperviers
Malgré les remue-ménage qui ont émaillé le départ des Eperviers du Togo pour
la Zambie,
l’optimisme reste de mise. A Chililabombwe, à 650 km au Nord de Lusaka (la
capitale zambienne), ils affrontent aujourd’hui les Chipolopolo pour le
compte de la 5ème journée des éliminatoires de
la CAN
et du mondial 2010 de football.
A l’instar des dirigeants du football national, le public sportif togolais
se dit confiant que le onze national, bien que diminué par l’absence de
certains joueurs comme Olufadé Adékamni, Thomas Dossèvi et Sheyi Adébayor,
peut arracher le point du nul en zambie. Ce qui peut permettre à cette
sélection de miser sur toutes ses potentialités lors du match de la dernière
journée face au Swaziland, à Accra, en octobre prochain.
Tous ces espoirs des Togolais sont fondés sur le fait que lors des
éliminatoires de la CAN 2008, l’absence de certains cadres n’a pas empêché
les joueurs locaux et quelques autres expatriés moins connus de ramener une
victoire de leur difficile déplacement en Sierra Leone.
Pour ce match entre Chipolopolo et Eperviers, la bande au tandem Mawuèna –
Tchakala n’a pas eu une préparation tranquille et sérieuse. Parmi les
évènements fâcheux qui ont marqué les préparations, on note l’éternel
problème d’organisation, la démission du sélectionneur national Henri
Stambouli, la déclination de l’invitation de
la FTF
par certains joueurs et surtout, le bras de fer qui a opposé le capitaine
des Eperviers, Sheyi Adébayor et le président de la fédération, Tata Adaglo
Avléssi sur la composition de la délégation qui devra conduire l’équipe. Ce
bras de fer ayant été à la base du report du voyage sur la Zambie,
initialement prévu pour lundi dernier.
Malgré toutes ces incohérences, la sélection togolaise constituée d’une
dizaine de professionnels et de sept locaux a rallié la Zambie
hier mardi sous la houlette du premier vice-président de
la FTF, Gabriel Améyi, et deux autres membres du BE, sans son capitaine.
Peu avant leur départ dans la matinée de mardi, l’entraîneur Kodjovi Mawuéna,
a indiqué que « l’ambiance est très bonne au sein du groupe » bien que ce
soit « un déplacement difficile » qu’ils effectuent. Kodjovi Mawuéna a, par
ailleurs, indiqué que la crise traversée par le football togolais « n’a pas
perturbé » la préparation des Eperviers.
Un nul ou une victoire face à la Zambie cet après-midi devra permettre au
Togo de croire en sa qualification pour le prochain tour des éliminatoires
jusqu’à la fin du match de la dernière journée contre le Swaziland. Par
contre une défaite renverra la sélection togolaise au purgatoire pour les
trois prochaines années sur l’échiquier du football africain et mondial. Le
Togo (3 pts) est troisième et dernier du groupe 11 derrière
la Zambie
(4
pts)
et le Swaziland (4
pts
également).
Gabin Koissidjin |