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Le jeudi 28 août
2008, notre honorable député Jean-Pierre Fabre de l'UFC voulait se rendre à
Paris avec son fils pour ses affaires personnelles. Mais malheureusement, il n'a
pas pu prendre le vol Royal Air Maroc et pour cause. Notre honorable avait
sciemment refusé de solliciter l'autorisation de sortie, un document
indispensable pour les formalités d'usage avant de prendre le vol. L'on
s'interroge pourquoi M. Fabre n'a pas demandé auprès du président du parlement
ce document gratuit dont la délivrance ne cause aucun problème. C'est qu’en
réalité, Jean-Pierre Fabre qui est plusieurs fois sorti du pays en présentant
toujours l'autorisation de sortie voulait créer un scandale et trouver matière à
se faire entendre.
C'est ce qu'il a fait en adressant une lettre sèche au ministre de la Sécurité
et de la Protection Civile, une lettre qui s'est curieusement retrouvée dans les
journaux privés. Dans cette missive, l'honorable dénonce avec véhémence
"l'arbitraire et les abus d'autorité qui continuent de sévir dans notre pays".
Il poursuit : "en ma qualité de député et de président du groupe parlementaire
UFC à l'Assemblée nationale, j'émets les protestations les plus indignées contre
les graves abus et l'outrage que les services de police de l'Aéroport viennent
de me faire subir".
Sur la base de cette lettre, l'on peut aisément conclure que notre agité député
avait savamment et minutieusement préparé son coup pour non seulement se faire
entendre mais aussi démontrer à ses militants que les députés de l'UFC sont
toujours brimés. En effet, bon nombre de militants de l'UFC s'étonnent du fait
que depuis que Jean-Pierre Fabre est au parlement, il ne fait plus de bruit. Ces
militants susurrent entre eux que Jean-Pierre Fabre et les autres députés
"mangent" abondamment et n'ont plus de bouche pour parler.
C'est justement pour tenter de démontrer le contraire à ces militants curieux
qu'il a monté ce coup, histoire de leur dire : "Bien que nous soyons députés,
nous sommes toujours persécutés". D'ailleurs trois jours après le One man show
de Fabre, un autre député, en l'occurrence SEGLA Senyo, prend la direction de
l'Ouest, c'est-à-dire il se rend au Ghana. Sans se munir de la fameuse
autorisation de sortie. Mais Fabre a manqué à cette stratégie d'envoyer d'autres
députés aux frontières Togo-Bénin et Togo - Burkina-Faso pour que ça puisse
faire du boucan. C'est dommage pour ces Togolais qui, au lieu d'élire des gens
responsables, capables de défendre leur intérêt à l'hémicycle, ont plutôt porté
leur choix sur des comédiens de mauvais goût. L'autorisation de sortie en
réalité est une mesure sécuritaire de la police de l'immigration. Elle est
appliquée aux utilisateurs des passeports diplomatiques et des passeports de
service. Tous les députés de toutes tendances doivent obligatoirement avoir ce
document dans la main avant de traverser les frontières ainsi que les ministres
et autres agents de l'Etat. N'est-il pas bien indiqué pour le parlement de
savoir que l'honorable Fabre se rend à Paris pour telle durée ? Si entre temps,
pour une urgence, le bureau de l'Assemblée voudrait tenir une séance
extraordinaire, n'est-il pas utile qu'il sache que certains députés sont hors du
pays ? Et pourtant Jean-Pierre a l'habitude de voyager à l'extérieur du pays en
présentant toujours à l'Aéroport ce document. Pourquoi cette fois-ci il refuse
de le faire ? En tout cas, après ce tintamarre inutile du secrétaire général de
l'UFC, il se résout à demander cette autorisation de sortie au président de
l'Assemblée qui la lui accorde sans problème. Ce qui lui a permis de prendre le
vol sans encombre. Avant son départ et au moment où il faisait les formalités,
notre honorable, toute honte bue, demanda à l'agent de l'immigration si cette
autorisation est utile à sa destination. L'agent lui a répondu qu'il n'en sait
rien. "L'essentiel pour moi, c'est que vous me présentiez le document avant de
passer, le reste je m'en moque".
M. Jean-Pierre Fabre
devrait donc se respecter pour faire honneur à ses électeurs.
ALIZIOU Dominique
Polémique autour des circonstances du décès de Atsutsè AGBOBLI :
La CNDH sollicite deux médecins légistes
Depuis la découverte du corps de l'historien, politologue et journaliste Atsutsè
AGBOBLI sur la plage de Lomé, une polémique s'est engagée autour des
circonstances de la mort de l'illustre disparu. Pour les politiciens
récupérateurs, il s'agit d'un assassinat politique et donc il faut une
mobilisation de la population pour réclamer un éclairage sur cette affaire. Pour
des gens lucides, ils s'en tiennent au rapport du procureur de la République
qui, après l'autopsie faite par le professeur Napo Koura, conclut à une
intoxication médicamenteuse. Dans le rapport présenté par le procureur de la
république, le médecin légiste Napo Koura a indiqué que la famille ou le
procureur de la République pouvait demander une contre-autopsie. Le gouvernement
ayant déjà demandé, à travers le ministère public une autopsie qui suscite des
polémiques, n'était plus qualifié pour commanditer une contre-autopsie au risque
que cela soit sujet à caution. Il revenait normalement à la famille de faire
venir un médecin légiste pour l'opération. Au lieu que l'UFC et ses affidés
mobilisent les moyens pour aider la famille à prendre en charge les frais
afférents, ce parti préfère tempêter et appeler plutôt à la mobilisation de la
population.
Heureusement que la
CNDH, soucieuse de faire éclater la vérité sur cette affaire, s'est approchée de
la famille pour solliciter son consentement en vue de faire l'autopsie du corps
par des médecins légistes étrangers. Pour ce faire, la CNDH a mis sur pied une
commission interne chargée d'élucider les circonstances exactes de cette mort.
Cette commission est composée de M. Koffi Kounté, président de la CNDH, du Dr
Tchatchaa Tchangaï, vice-président et de Me Koffi Sylvain Attoh-Mensah,
président de la sous-commission protection de la CNDH.
Très vite, la
commission s'est mise au travail en auditionnant les principaux acteurs,
notamment le Dr Kwassivi Moïse Fiadjoé, médecin-chef de la clinique Biassa, M.
Ayaovi Aimes, chauffeur de feu Atsutsè AGBOBLI, et M. Yao Anani Guy Gemegah,
réceptionniste à l'hôtel Palm Beach.
Entre temps, avec
l'accord de la famille Agbobli, la CNDH a sollicité l'aide du Haut Commissariat
des Nations Unies aux Droits de l'homme, Bureau du Togo pour lui dépêcher un
médecin légiste aux fins de l'autopsie. La même demande a été adressée par la
CNDH à la Commission consultative Française des droits de l'homme. Il lui est
demandé d'envoyer un expert de l'Institut medico-legal de Paris pour toujours
posséder à l'autopsie du corps. Une source proche de la CNDH indique que
l'arrivée de ces médecins légistes est imminente. Tout porte à croire que dans
les prochains jours, les Togolais seront situés sur les causes réelles de la
mort de l'historien. Cela coupe l'herbe sous les pieds des récupérateurs qui
sont à la recherche de la petite bête pour relancer leur parti politique dans
les perspectives des présidentielles de 2010. Tous les regards sont donc tournés
vers les résultats de la CNDH pour que lumière soit faite sur la mort du
politologue et que la famille puisse inhumer le corps pour le repos éternel de
l’âme de l'illustre disparu.
Dominique ALIZIOU
Choix du DG de la chambre de commerce : Il faut reprendre la
procédure
L'on se rappelle la
stratégie utilisée par M. FIAWO pour se faire élire président de la CCIT ; celle
qui a consisté à faire élire les membres de sa famille et certains de ses amis
comme membres consulaires. Cette pratique n'était pas forcément celle qu'on
attendait d'un président de la Chambre qui normalement devrait plutôt être élu
en raison de certaines compétences à lui reconnues par une majorité de la
communauté des hommes d'affaires. Cela était acceptable puisqu'il s'agissait de
réunir le plus grand nombre de voix pour passer.
Il n'y aurait pas
eu sujet a débattre si cette méthode peu orthodoxe d'accession à la tête de la
Chambre de Commerce s'était limitée au choix du BE. Malheureusement MM. FIAWO,
KLOMEGAN et BADOHOUN, et leurs hommes de main ont décidé d'avoir une main mise
totale sur la Chambre en manipulant le choix du directeur général de la Chambre
de sorte que leur homme de main soit à ce poste.
Vous vous rappelez
que dans votre journal Chronique de la semaine N° 023 du 21 août 2008 page 5,
sous le titre "Choix du DG de la Chambre de Commerce : les magouilles du nouveau
Bureau de la CCIT", nous avons relevé le vice de procédure dans le choix du DG
de la CCIT. En effet, après avoir publié pendant près de trois jours, du lundi
11 au mercredi 13 août 2008, un appel à candidature dans Togo presse qui a
spécifié que le DG de la CCIT doit être "âgé de moins de 50 ans", le dernier
jour de l'appel à candidature, Afric Search, le fameux cabinet chargé du
recrutement, glisse très maladroitement, à la place de ce qui était publié "…âgé
autour d'une cinquantaine d'année". A l'époque, Chronique s'était posé la
question de savoir si MM. FIAWO, KLOMEGAN et BADOHOUN avaient enfin trouvé leur
candidat à la dernière minute.
Nos soupçons se
trouvent fondés puisque selon des sources officieuses proches de Afric Search
les noms des candidats qui vont être soumis à l'approbation du ministre auraient
tous entre 50 et 52ans.
Quelle est la
situation de la Chambre, pourquoi serait-il souhaitable pour la politique de
relance du président FAURE que le président de la chambre soit vraiment
quelqu'un de compétent ?
La situation à la
chambre de commerce
La Chambre de
commerce, depuis sa création, n'a jamais été vraiment effective hormis le temps
de M. LOOKY Alexis. Après lui, la Chambre a été laissée à elle-même. Le désordre
s'est installé ; chaque membre du personnel libre de ses agissements faisait
comme il veut. Il s'est développé entre les membres du personnel un antagonisme
et un conflit d'autorité qui paralysait toute tentative d'exécution des tâches
de la Chambre. La Chambre dès lors connaissait un dysfonctionnement sans
précédent. C'est alors que sur instruction personnelle du chef de l'Etat, le
ministre du Commerce a utilisé son tact pour aider à organiser des élections et
permettre à la chambre de se doter d'un nouveau bureau. Toute personne
s'intéressant à la chose publique a dû constater les difficultés traversées pour
avoir ce bureau consulaire. Nombreux étaient les reports. Ce bureau a été donc
enfanté dans une profonde division et il appartenait donc à son Président de
prouver qu'il était l'homme qu'il fallait. Ceci en posant des actes qui
témoignent de cette dimension que venait de lui accorder son élection.
Les premiers actes
du président
Les statuts
préconisent qu'un cabinet soit choisi pour recruter le directeur général, celui
qui sera le vrai chef d'orchestre de la CCIT. Vu les problèmes de la CCIT
décrits plus haut, la sagesse recommandait de faire un appel d'offre transparent
pour choisir un cabinet bien qualifié qui sera à même de trouver l'oiseau rare.
Ceci explique en partie pourquoi tout le Bureau de la chambre était présent pour
définir le profil du futur DG de la CCIT.
Mais M. FIAWO
appuyé par ses acolytes BADOHOUN, KLOMEGAN a fait un autre choix, celui de la
violation des règles de transparences et de l'égalité de chance.
Ils attribuent gré à
gré le marché de recrutement du DG de la CCIT à Afric Search, un cabinet
appartenant a KLOMEGAN, le trésorier du BE de la CCIT. Ceci constitue en soi
une situation de conflit d'intérêt, une violation pure simple des règles de
gestion et de la concurrence.
Ceci n'est le pire.
Après la substitution de dernier jour qui porte l'age du candidat de moins de 50
à autour de cinquante ans, certains candidats qui ont été victimes de la
supercherie nous ont contactés et nous avons décidé de mener une enquête sur le
sujet. Afric search a dit que cette substitution est de la faute de Togo-presse
; interrogé, le Directeur commercial de Togo-presse a apportée les preuves que
le changement a été opéré à la dernière minute sur demande d'un envoyé de Afric
search. Confronté plus tard, le président FIAWO soutiendra que cette insertion a
été faite parce que jusqu'au dernier jour, il n'y avait pas assez de candidats.
Ceci a été catégoriquement démenti par un des postulants au poste qui a fait son
dépôt le jeudi 13 Août 2008 et émargé la liste de dépôt. Ce processus de choix
du DG de la Chambre de Commerce, comme vous le voyez, chers lecteurs, a connu un
vice de forme et de procédure.
Pourquoi tout doit être refait ?
Le futur DG de la
Chambre doit être recruté sur la base de ses compétences et seulement sur elles.
Toutefois, vu les difficultés qu'il y a eu pour le choix du Bureau et tous les
antagonismes que cela a créés, nous pensons qu'il faut en plus des compétences
éviter de sélectionner une personnes qui a de près ou de loin été impliquée dans
les divergences entre camps opposés lors de l'élection au poste de président.
Mais également il faut éviter de sélectionner quelqu'un qui est un cadre actuel
de la Chambre et de se fait mêler aux problèmes de la CCIT.
Le processus de
choix doit être repris parce que il n’y a eu vice de procédure .Vice de
procédure parce que, lorsqu'on lance un appel à candidature et pour une
quelconque raison il y a pas de nombreux candidats, on ne glisse pas une
nouvelle condition le dernier jour mais on laisse le communiqué expirer et on
refait un autre avec les nouvelles conditions. Tel que fait, il y a eu une
injustice vis-à-vis de ceux qui ont 50 ans et plus et qui se sont abstenus de
déposer à cause de la condition d'age exclusive. Afric Search a fait preuve d'un
amateurisme et d'un manque de professionnalisme notoire en acceptant modifier le
communiqué de cette manière.
Dans cette affaire,
Afric Search a mis en cause sa crédibilité .D'abord, si le nouveau BE de la CCIT,
avec M. FIAWO en tête avait le souci de la bonne marche de la CCIT et même celui
de trouver un DG capable sélectionné uniquement sur la base de ses compétences,
Afric Search n'aurait jamais été choisi pour ce travail.
Qui peut rassurer
les différents candidats à ce poste de DG que MM. FIAWO et KLOMEGAN après avoir
changé le contenu de l'appel à candidature le dernier jour de sa publication ne
donneraient pas le nom de celui qu'ils veulent à ce poste.
Les différentes
enquêtes que nous avons menées à Afric Seach, à Togo-presse et autres nous
confirment dans notre position. MM. FIAWO, BADOHOUN, KLOMEGAN doivent comprendre
que le poste de DG est un poste technique dont les compétences du titulaire ne
doivent souffrir d'aucun doute. La procédure qu'ils adoptent pour choisir ce
directeur jette entièrement le discrédit sur leur poulain et limiterait sa
capacité à travailler avec les autres membres et ressortissants.
Ils doivent
comprendre que la tâche qui attend le nouveau DG de la CCIT est immense et
nécessite l'adhésion des autres membres de la CCIT. Ceci impose qu'il soit un
technicien non impliqué dans les différents conflits qui minent la Chambre. Ceci
ne serait pas le cas si le président FIAWO et ses acolytes n'annulent pas la
procédure enclenchée et trouvent un cabinet neutre et crédible pour le choix
d'un candidat compétent à la tête de la CCIT.
De son côté, dans
l'intérêt de la reprise économique et de celui du gouvernement, le ministre du
Commerce devrait éviter de cautionner le choix d'un candidat qui aurait été
sélectionné avec autant de violation des textes et de vices de procédure.
M. le ministre doit
s'informer avant toute décision. Il doit savoir que cette chambre n'a jamais
décollé pour réellement jouer son rôle. Ceci est un nouveau départ, le ministère
doit tout faire pour que ce départ soit le bon.
Dans la même lancée,
sans appel d'offre, et gré à gré, le président donne aux autres structures de M
KLOMEGAN (du moins celui-ci y a des intérêts), notamment à Afrique Audit et
Consulting l'audit financier et à AAC l'audit social de la Chambre de commerce.
Ce qui n'est pas sérieux.
Dominique ALIZIOU
Les délires d'un bourreau
:
Agbéyomé Kodjo se
dit aussi menacé !
L'ancien premier ministre
Agbéyomé Kodjo ne cesse d'amuser la galerie depuis qu'il a créé son parti
politique dénommé "OBUTS". Après avoir pris d'assaut les radios privées où il a
essuyé des réactions vives des Loméens à travers des émissions interactives,
l'ancien bourreau de Fréau jardin s'est tourné vers la presse privée pour crier
au persécuté. La nouvelle trouvaille serait pour lui de hurler à qui voudrait
l'entendre qu'il est menacé de mort. Il trouve que après "l'assassinat" d'Atsutsè
Agbobli c'est lui qui serai visé. Beaucoup s'interroge si cet ancien ministre de
l'Intérieur qui avait menacé d'arrêter son premier ministre, n'a pas un début de
troubles mentaux. N'est-il pas peut-être illuminé au point d'avoir des
hallucinations ? Qui peut donc menacer Agbéyomé Kodjo ? L'on se rappelle que le
25 mars
1993, l'ancien ministre de l'Intérieur Agbéyomé Kodjo avait donné
l'ordre aux policiers de tirer à bout portant sur les manifestations à mains
nues. Aujourd'hui, au lieu qu'il la boucle, ou mieux, qu'il fasse son méaculpa,
Agbéyomé Kodjo se met en vedette sur les médias pour narguer ses victimes. Ce
sont certainement ces victimes qui le hantent et le torturent psychologiquement
à telle enseigne qu'il voit des menaces partout. Si tel est le cas, l'on peut
aisément le comprendre ; il porte la lourde croix des massacres de Fréau jardin.
Outre ce massacre, durant le règne de tout puissant premier ministre, Agbéyomé
Kodjo menaçait tout le monde notamment, les journalistes, les leaders des partis
politiques, ses employés, etc.
Le hic dans son
histoire, c'est que au moment où il crie au persécuté, il a recruté des badeaux
et autres fumeurs de drogue à qui il a fait un salaire par semaine de 20 000
pour les chefs, 10 000 pour les adjoints et 5 000 pour les subalternes. Il a
acheté aux chefs de gang des portables avec des kits ghanéens (Tigo) pour
protéger leur communication. A quelle fin ? Nul ne le sait. Pour permettre à nos
lecteurs de découvrir le vrai visage de l'homme, nous reprenons pour vous un
passage d'un article du journal Le Regard où le sieur Agbéyomé menaçait le
vice-président du CAR, M. GAHON HEGORLI
Domiqiue Aliziou
Rétrospective
Samedi 24 février
2001, le CAR a organisé une marche de protestation qui a été violemment
dispersée par les forces de sécurité occasionnant des blessés. Mais le fait pour
ce parti d'avoir pris à témoin l'opinion sur le fait que la répression de la
manif a fait des blessés a déplu à Lomé 2. Me Hégbor, à l'instigation du Premier
Ministre Agbéyomé Kodjo, fut alors convoqué devant Eyadéma à Lomé 2.
Eyadèma : Me Hégbor,
qu 'est-ce qui ne va pas ?
Hégbor : Monsieur le
Président, il n'y a rien de spécial.
Eyadèma : Vous avez
fait des choses. Il paraît qu'il y a des blessés. Ce sont des citoyens. Ces
gens-là il faut qu'on s'en occupe.
Hégbor : Oui,
Monsieur le Président, il y a eu des blessés mais ce ne sont pas des blessés
graves. En tout cas, on n'en a pas hospitalisé et puis on les a fait soigner et
ils sont rentrés chez eux.
Eyadèma : Non, on ne
sait pas ce qui va se passer demain. Tu dis que ce n'est pas des blessés graves.
Demain, ils vont peut-être revenir nous voir qu "il y a des suites. Il sérait
bon que les autorités sachent, qu'on voie ces blessés et qu'on les soigne bien.
Agbéyomé
(bouillonnant, les yeux scintillant comme un fauve devant sa proie). Non ce
n'est pas vrai, il n 'y a pas eu des blessés. S'il y a des blessés, il faut
qu'on les trouve !
Eyadéma se retire
laissant Hegbor avec le Général Walla et Agbéyomé.
Agbéyomé (en transe)
: Oui ça suffit ! Cela ne va plus se passer comme ça. Nous sommes dans un Etat
de Droit. Vous vous croyez tout permis. Qu 'est-ce que c'est que ces histoires?
Il faut nous donner les noms des blessés. Il faut nous les emmener. Vous dites
que vous ne connaissez pas leurs noms. Si c'est comme ça, il faut faire un
démenti.
Hegbor : Démenti ?
Démenti de quoi ? Moi, je ne vais rien démentir.
Agbéyomé : Ça ne se
passera pas comme ça !
Hegbor : Même si je
connais ces personnes, elles n'accepteraient pas que je donne leur nom. Vous
connaissez ma profession. Je suis avocat. Je suis tenu au secret professionnel.
Agbéyomé : Ah oui,
les avocats ! Vous êtes tous pourris ! Vous êtes pourris, pourris !
Hegbor : Oui, nous
sommes des pourris jusqu 'à ce qu'on ait besoin de nous. Tant qu'on n'a pas
besoin de nous, nous sommes des pourris. Le jour où on a besoin de nous, nous ne
sommes plus des pourris. Monsieur le Premier Ministre, nous sommes des pourris
mais il y a des avocats qui ont traité des dossiers à vous !
Agbéyomé : Vous
m'avez traité un dossier ? En ce moment vous étiez moins pourris. En tout cas,
vous là-bas au CAR ça suffit avec vos mensonges et manipulations de la
population. On doit avoir les noms. Sinon il faut un démenti. Vous êtes tous des
pourris. Agboyibo là je ne sais pas ce qu'il t'a dit. Moi, je lui ai téléphoné
pour le chauffer. Je suis son petit frère mais je suis Premier Ministre. Je lui
cracherais à la face. Vous dites que vous soutenez le rapport ONU/OUA (Rapport
sur les allégations de centaines de cadavres sur la plage) alors que tout le
Togo s'élève contre ce rapport (allusion faite aux marches organisées par le
pouvoir à coup de CFA contre le rapport).
Walla : Il faut
qu'il donne des noms. Il faut lui donner jusqu 'à 18 heures. S'il n 'y a pas des
noms, il faut un démenti sinon il faut l'incarcérer".
Mise au point d'un
groupe de présidents de ligues et de clubs La FTF au bord de l'éclatement ?
Le mardi dernier, un
groupe composé de certains présidents de ligues et de clubs s'est réuni à
l'hôtel Excellence à Lomé. L'objectif de cette rencontre, selon eux, était
d'abord d'inviter tout le public sportif à se mobiliser autour des Eperviers
pour la victoire lors de deux matchs qui les attendent dans le cadre des
éliminatoires CAN/Mondial 2010. Ils convient pour cela tout le monde à prier, à
jeûner et à faire des sacrifices pour la victoire du Togo face à la Zambie et au
Swaziland et pour le rayonnement du football togolais.
Ensuite, ces
présidents de ligues et de clubs ont fait une mise au point sur les
préoccupations de l'heure au sein de la FTF. Dans cette mise au point lue par le
président de la ligue des Plateaux Ouest, M. Touleassi Kouami, ils dénoncent une
certaine manœuvre d'un groupe d'agents de joueurs, des entraîneurs et des
présidents de ligues et clubs qui, selon eux, s'investiraient dans des
manoeuvres d'intoxication et de déstabilisation de la FTF. Plus loin, les
présidents de ligues et de clubs estiment que ce " groupe d'individus " serait
en train de recueillir des signatures pour le compte d'une pétition demandant la
tenue d'un congrès électif à la veille des importantes échéances qui attendent
le Togo. Les organisateurs de ce point de presse pensent que cette situation ne
participerait pas à l'instauration de l'esprit de réconciliation et d'apaisement
indispensable à la réussite de toute œuvre humaine. Ils s'en remettent pour cela
à l'observation et à la conclusion du Comité de Suivi Moral.
Pour le
vice-président de Sèmassi de Sokodé, M. Amadou Mashoud, " l'heure n'est plus à
la distraction. Nous avons deux échéances qui nous préoccupent et nous ne
pouvons pas nous distraire, ni nous éloigner de nos objectifs ". Il a en outre
souligné qu'au rendez-vous du Ghana, seul le Togo, parmi les pays mondialistes,
n'était pas présent. Il se demande si cela va se reproduire.
Au regard de tout ce
qui précède, il est aisé de constater que la division est totale au sein de
la
Fédération Togolaise
de Football (FTF).
Il est cependant
important de remarquer que l'auteur de ce désordre au sein de la FTF reste Tata
Avlessi. Celui-ci n'ayant pas pu obtenir un congrès électif comme il le
souhaitait de tout son vœu au cours du congrès de Sokodé, passe par les
entraîneurs et certains agents de joueurs pour tout capoter, espérant un nouveau
congrès électif de la FTF. Si le congrès électif est perçu par certains comme
une alternative pour sortir de la crise, face aux échéances qui attendent le
Togo, la mobilisation des forces pour la victoire des Eperviers ne serait-elle
pas mieux ?
Pierre AGBANDA
De BARACK, ce que je
retiens
Dans le Denver au Colorado (Etats-Unis d'Amérique), les rideaux sont tombés sur
l'un des événements les plus importants du troisième millénaire. Un Noir est
devenu pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, le représentant d'un
grand parti aux élections présidentielles des Etats-Unis d'Amérique. Pour mieux
apprécier la portée historique de cet événement, il faut commencer la réflexion
à partir de l'Afrique ; voyager dans le temps et dans l'espace ; vivre l'Afrique
et la traite négrière, traverser les océans avec tous les traitements inhumains
qu'on fait subir aux esclaves ; arriver aux Etats-Unis d'Amérique avec la vie
des esclaves, la lutte pour l'abolition de l'esclavage, plus tard la lutte pour
les droits des Noirs à être considérés comme des êtres humains à part entière.
Il faut visiter Rose Park, cette dame qui a refusé de laisser sa place à un
Blanc ; penser à Martin Luther King Junior qui a donné sa vie pour arracher les
droits des Noirs, le président John F. Kennedy qui a également été assassiné
pour ses lois anti-ségrégationnistes. Le voyage ne saurait être parfait si nous
ne parlons de la réalité sociale contemporaine d'une grande majorité des Noirs
Américains qui semblent être exclus de l'épanouissement économique et des
progrès que ce grand pays connaît depuis son indépendance.
Alors, après avoir
vécu tout cela, vous comprendrez pourquoi le 28 août, l'un des héros de la lutte
pour les libertés civiles aux USA, le député John Lewis de Georgia, âgé de plus
de cinquante ans, a versé des larmes dans la salle de cérémonie quand BARACK
OBAMA a accepté sa nomination comme représentant du Parti Démocratique à
l'élection présidentielle de novembre 2008. Tenez-vous bien, il n'a pas été le
seul à verser les larmes. Tous les anciens esclaves morts ou vivants et les fils
et petits fils d'esclaves ont pleuré ce jour, soit seuls dans la solitude de
leur chambre, ou dans l'auditorium à Denver Colorado, ou devant leur poste
téléviseur.
Qui est donc cet
homme au destin exceptionnel, qu'est ce qui le singularise et comment je l'ai
connu ?
Qui est BARACK ?
Barack dont le nom
signifie "béni" est le petit fils d'un Kenyan, cuisinier et domestique d'un
colon britannique. Son père, tout en allant à l'école, élevait des chèvres. Plus
tard, il décrochera une bourse pour aller étudier aux USA. Là, il rencontrera la
mère de Barack, une Blanche originaire de Kansas qui lui donnera un seul fils.
Cette union éphémère entre la mère et le père de Barack était déjà en elle un
événement dans cette Amérique là. Plus tard Barack s'est retrouvé à la charge de
ses grands-parents maternels. Barack a commencé sa vie professionnelle comme "Community
organizer" (une personne qui aide les communautés à s'organiser pour mieux
défendre leurs droits) dans les zones les plus pauvres de Chicago ; plus tard,
il étudia à l'école de Droit de Harvard où il a été le premier Noir à présider
le journal d'analyse juridique de ladite école. Il a également brigué trois
mandats de sénateur de l'Etat de Chicago, et a été enseignant de Droit
Constitutionnel et avocat des libertés civiles. Actuellement, il est le seul
Noir, sénateur et représente Chicago au sénat fédéral.
Sa femme est
Michelle et ses filles Malia et Sasha.
BARACK a marqué
l'histoire
Je me souviens bien
cette nuit du 27 juillet 2004 lors de l'investiture de John Kerry, de ce Noir
invité pour parler à la convention du Parti Démocratique. Assis devant mon poste
téléviseur, je savourai chaque mot de ce Royaume paradisiaque que Barack
construisait et dont les mots constituaient le matériel de construction.
L'Amérique était en guerre et comme lors de la guerre du Vietnam, elle était
divisée entre les va-t-en-guerre et les opposants à la guerre. Dans cette
Amérique d'après 11 septembre 2001, avec la montée perceptible de la xénophobie,
le message de Barack cette nuit a fait rêver toute l'Amérique. Très éloquent, il
nous montrait la terre promise qui résolvait beaucoup de contradictions qui sont
en mouvement dans cette grande Amérique. Au lendemain de cette intervention de
Barack, la plupart des grandes chaînes américaines conservatrices et
démocratiques ne tarissaient pas d'éloge à son égard. Celui qui deviendrait dans
un dizaine ou vingtaine d'années le premier président Noir est connu (Ceci bien
sûr après s'être bien fait connaître et avoir acquis de l'expérience). Mais
Barack a déjoué les pronostics, il est sorti plus tôt que prévu dans l'arène.
Durant la même année, il se fera élire comme sénateur de Chicago et il est le
seul Noir sénateur au Sénat fédéral Américain.
Lorsque Barack a
décidé, après seulement deux ans au sénat, de se lancer dans la course à
l'investiture du Parti Démocratique, il a fait rire plus d'un. Aucune chance ne
lui était donnée face à une Hillary qui était citée depuis la défaite de Kerry
en 2004 comme la candidate naturelle du Parti Démocratique, la mieux préparée
politiquement, financièrement, et du point de vue relations pour être l'investie
du parti. Elle avait tous les appuis possibles.
Quant à Barack, il
était trop inexpérimenté, n'avait ni les moyens, ni le soutien des grands du
Parti Démocratique. Les Noirs en général et certains leaders noirs en
particulier soutenaient qu'il n'était pas issu d'une origine esclave, donc pas
proche de leurs réalités. Il ne pourrait pas par conséquent être un représentant
du combat des Noirs. Comme vous le voyez, tout était dressé pour barrer la route
à Barack.
Mais c'était ne
point connaître Barack, cet homme qui ne sait pas se contenter d'un non comme
une réponse (He does not take no for answer). Minutieusement, il a évalué ses
faiblesses et ses forces, s'est entouré d'une équipe de compétents et non de
loyaux. Des gens qui étaient suffisamment fous pour penser que Barack, un Noir,
un inexpérimenté, un presque inconnu il y a deux ans pouvait gagner une course à
l'investiture du Parti Démocratique en face d'une Hillary Clinton. Et surtout
des gens qui n'ont pas eu peur de la foudre des Clinton.
Aujourd'hui, au
lendemain du 28 août, après Denver, il est clair que quelle que soit la grandeur
de la tâche, une volonté clairement exprimée et soutenue peut venir à bout de
celle-ci. Aux USA, il y a une chanson qui dit qu'un Américain peut devenir ce
qu'il veut.
Barack a su étudier
l'Amérique dans ses contradictions, ses divisions, ses turpitudes et a trouvé le
bon message. Celui du changement. Une grande partie des Américains se sont
sentis désabusés par la politique de Bush. Les politiciens vétérans de
Washington DC ont perdu la confiance de la population. Les motifs pour aller en
guerre semblent avoir été montés de toutes pièces ; la récession gagne
l'Amérique. Les Américains ont commencé à connaître la peur. Ce décor a été le
champ fertile du message d'OBAMA (Yes we can change).
C'est donc cette
Afrique qui a "envoyé" ses enfants développer les Etats-Unis qui, aujourd'hui
encore, envoie un de ses petits-fils apporter le changement aux Etats-Unis.
Barack a fait ce que
plusieurs avant lui ont raté. Je pense au révérend Jesse Jaelson et autres.
Comment je l'ai
connu et admiré
Après le discours de
Barack en juillet 2004 et son élection comme le seul Noir au Sénat fédéral, j'ai
été séduit par son message et par l'homme. Cela faisait très longtemps que je
cherchais un model, une personne qui avait suffisamment de hauteur et de
charisme, une personne dont le message croisait mes croyances profondes en la
capacité de l'homme à pouvoir transcender ses différences avec les autres car je
crois que chaque homme porte en lui la chance de l'humanité et je crois
également que la vision d'un dirigeant, quelle qu'elle soit, doit concourir aux
bien-être de ses citoyens. C'est ce message entre autres que j'ai pu identifier
dans les interventions et écrits de Barack. Lorsque j'ai rencontré ma femme en
2005 à Washington DC, je lui ai parlé de mon admiration pour cet homme qui seul,
toute ma vie durant, a su m'inspirer. Elle m'a encouragé à aller voir Barack. Je
l'ai rencontré pour la première fois au cours d'une réunion qu'il a organisée
pour informer les ressortissants de l'Etat de Chicago sur sa position par
rapport à certaines lois, à Washington DC. Quand je me suis approché de lui pour
lui poser une question, il a su par mon accent que je n'étais pas Américain. Il
m'a demandé d'où j'étais. La conversation a duré moins de cinq minutes. Mais,
j'ai été plus que jamais convaincu que cette personne était celle à laquelle
j'aimerai politiquement ressembler. J'ai découvert un regard franc, honnête avec
un franc parler déconcertant. J'ai pris un second rendez-vous chez son
assistante pour qu'il puisse autographier son livre "Dreams from my father : A
story of race and inheritance" que j'ai acheté. La dernière fois, je l'ai
rencontré encore à la réunion des ressortissants de Chicago.
Le sénateur Barack
est un homme très occupé, son assistante était notre intermédiaire. Je connais
l'Amérique et ses contradictions et je suis profondément convaincu que le
Président Barack sera celui qui va profondément changer l'Amérique en lui
apportant la plupart des réponses à ses questions.
L'histoire est en
marche et Barack est béni.
Par M. Théo BITHO,
Enseignant-chercheur à l'UL
Fait divers : Il
vient !
L'on s'est souvent
demandé à quelle fin certains parents s'offrent le plaisir d'accorder trop de
prestiges à leurs morts ? Par exemple, vouloir exposer un corps comme si le
défunt était dans ses fonctions qu'il exerçait de son vivant. Le cas d'un
ex-administrateur par exemple qu'on expose assis dans son fauteuil derrière son
bureau, cravate au cou, lunettes aux yeux, bic à la main en train de simuler
l'action d'écrire sur une feuille vierge. Et ceci dans sa chambre de mort.
Pourtant, à en croire les organisateurs, une telle exposition coûterait au
maximum 250 000 FCFA. Et dire que pendant la maladie du défunt, les parents
n'ont pas pu réunir cet argent pour le soigner !
Du moins ces sommes
colossales ainsi bousillées auraient pu servir aux ayant droits qui n'ont plus
de salut que Dieu ? " C'est ce que recommande la tradition ", répondra-t-on.
Malgré la situation
que nous impose la vie chère, certaines familles s'offrent toujours ce gâchis.
C'est le cas qui a été constaté samedi 30 août 2008 dans un village au nord
ouest du canton d'Agoényivé (anonymat oblige). Les populations de ce village
pleurent leur chef. Il est décédé la semaine dernière. Malgré la panique qui a
résulté de son exposition, le chef mort a été conduit à sa dernière demeure où
il repose désormais en paix aux côtés de ses parents et de deux de ses fils. En
fait, tout s'était bien passé la veille, c'est-à-dire vendredi. Le défunt
logeait dans un bâtiment composé d'un grand salon et de deux chambres à coucher.
Il dormait dans une chambre et l'autre est occupée par sa dernière épouse, la
16e, dit-on. C'est donc dans le coin droit, du côté du soleil levant que le
corps a été exposé.
L'exposant a fait
asseoir le cadavre sur le trône avec dans sa main gauche sa canne. Sa main
droite est tendue vers le visiteur comme pour serrer celle de son hôte. Pour la
circonstance, il était très bien habillé - habit de chef bien sûr - . Il avait
des perles au cou et gommettes aux poignets ; les pieds trempés dans de jolies
sandales. Les témoins racontent que l'exposition de vendredi a été expéditive.
Elle n'a duré qu'une trentaine de minutes. Mais le lendemain, l'autorisation à
voir le corps a été donnée à 08h T.U. Une longue file de visiteurs, de parents,
d'amis et alliés s'est très rapidement formée. Les gens rentraient par vague de
10. L'harmonie était parfaite. Tout se passait bien quand soudain un homme cria
: " Il vient ". Et, pour joindre l'acte à la parole, il se mit à courir comme
s'il avait reçu un caillou dans le dos. " Qui vient ? ", interrogea un
courageux. Le fugitif lança : " Le cadavre ! ". Panique. Les gens couraient dans
toutes les directions. Le prétendu successeur qui présidait la cérémonie est
porté disparu. Les 16 veuves assises à même le sol sont introuvables. La cour du
chef s'était totalement vidée à l'exception d'un homme, apparemment ivre. C'est
même lui qui a eu le courage de vérifier et de trouver que le cadavre du chef
avait bel et bien "bougé" parce que déséquilibre et s'était renversé.
B. TALOM |