Lomé le 07 Sept.
2008 -L’histoire d’Amakpapé
est devenue tristement célèbre au Togo et dans le monde entier. Qui dit
Amakpapé maintenant, fait allusion à la calamité naturelle de la rupture du pont
coupant le pays en deux, le Nord et le Sud. Car, ce pont servait de lien entre
le Togo et les pays du Sahel avec lesquels il entretient une relation économique
de grande envergure. Les pays du Sahel à savoir le Burkina-Faso, le Niger, et le
Mali, n’ayant pas de littoral, sont desservis par le Port Autonome de Lomé. Ce
partenariat représente une importante source de revenus pour le Togo, grâce au
Port Autonome de Lomé (PAL).
Après un mois
de ralentissement d’activités, suite à la rupture du pont, le PAL enregistre un
manque à gagner de plusieurs millions pour le seul département chargé de
convoyer les véhicules et marchandises du port vers les pays de l’hinterland. Le
bilan pour ce service appelé ‘’Solidarité sur la Mer’’ est déficitaire, selon
le responsable dudit service.
Les recettes
mensuelles avant l’effondrement du pont tournaient autour de 70 millions.
Quelques exemples : la régie financière de Solidarité sur la Mer avait
enregistré comme recettes : en Mai 73.000.000 FCFA; en juin 68.000.000 FCFA et
en juillet 70.180.000 FCFA. Mais après l’effondrement du pont ces recettes ont
considérablement chuté jusqu’au plus bas chiffre jamais enregistré, 14.000.000
de FCFA pour le mois d’Août soit moins de 25% des recettes habituelles. Cette
baisse s’explique par le ralentissement du trafic des gros porteurs. D’ailleurs,
si le terminal de Sahel a pu enregistrer ce montant de 14.000.000 FCFA au lieu
de 70.000.000 FCFA c’est que, dès les premiers jours de la catastrophe, il était
possible pour les gros porteurs de passer par la voie de contournement.
Aujourd’hui, cette voie de contournement ne répondant plus, on peut aisément
imaginer ce que sera le manque à gagner pour ce service du port.
Un autre
aspect important qui a contribué à la réduction des recettes, est la revue à la
baisse des taxes sur chaque véhicule. Les autorités, en guise de mesures
d’accompagnement pour soulager les opérateurs économiques, ont ramené la taxe
sur les gros porteurs de 20.000 FCFA à 5.000 FCFA. De plus, le nombre de ces
gros porteurs en circulation est sensiblement réduit. De 1.700 par mois
auparavant, ils sont ramenés à 900, à la fin de ce mois d’Août.
Par
contre, si le nombre des gros porteurs est sensiblement réduit, celui des petits
véhicules, est resté sans effets puisque ces véhicules légers empruntent sans
trop de problèmes la voie de contournement. C’est ainsi que durant le mois
d’Août, l’Opération a enregistré 4660 de ces véhicules contre 3177 en Juillet,
2997 en Juin, 3255 en Mai, 3420 en Mars et 3616 en Janvier. Mais, ce qui fait
que les recettes ressentent un coup, c’est que, les taxes perçues sur ces
véhicules légers qui étaient de au lieu de 10.000 f CFA sont ramenées à 2.000 f
CFA dans le cadre toujours des mesures d’accompagnement prises par la direction
du PAL. Le manque à gagner pour le PAL est très considérable. A titre d’exemple,
les 4660 véhicules légers ont rapporté pour le mois d’août 9.320.000 f CFA au
lieu de 46.600.000 F CFA.
En
définitive, le manque à gagner pour le service Solidarité sur la Mer, un service
chargé du convoyage des véhicules toutes catégories confondues vers les pays de
l’hinterland et certains pays voisins, est de 93.280.000 F CFA.
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