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Annoncée
depuis le match amical entre le Togo et la RD Congo du 20 août dernier,
la rupture de contrat entre le sélectionneur national, Henri Stambouli et l’Etat
togolais est devenue effective depuis vendredi dernier.
En effet, par un
fax envoyé aux autorités sportives togolaises (ministère des Sports et
Fédération Togolaise de Football), le technicien français, après avoir énuméré
plusieurs défaillances dans l’exécution du contrat qui le lie au Togo, a déclaré
qu’il se « sépare définitivement » de la sélection togolaise. Soucis
financiers, dysfonctionnement au sein du Bureau exécutif de la FTF, et
improvisation dans l’organisation des sorties et le regroupement des Eperviers
ont été les principaux facteurs de démotivation soulignés par M. Stambouli.
Se prononçant sur
sa décision au micro de nos confrères de RFI (Radio France Internationale), il a
déclaré : « Je n’ai pas envie d’être à la fin le bouc
émissaire des deux courants de pensée qui règnent à
la FTF ».
Il a également précisé au lendemain de sa décision sur une radio privée de Lomé,
que son choix a été bien mûri et qu’il ne voit pas comment il pourrait revenir
sur sa décision. Ceci, même si certaines sources indiquent que des discussions
étaient toujours en cours entre les autorités sportives locales et le Français.
A quelques jours
du match capital entre la Zambie et le Togo et en attendant la réaction des
responsables du football togolais, la direction du staff technique de la
sélection des Eperviers du Togo, revient aux techniciens nationaux, Kodjovi
Mawuèna et Tchakala Tchanilé, tous deux adjoints d’Henri Stambouli.
Du côté des
joueurs, c’est la confusion totale. Anciens comme néo-Eperviers se posent la
question de savoir s’il faille encore répondre à la convocation qui leur a été
envoyée depuis la semaine dernière par les responsables de la FTF. Selon Henri
Stambouli, à l’annonce de la nouvelle de sa démission, « il y a certains qui
avaient envisagé le boycott de la sélection ».
A cette allure, bien malin sera celui qui peut prédire avec
exactitude, le visage que présenteront les Eperviers le 10 septembre prochain en
terre zambienne. Ainsi va le football togolais.
Gestion du football togolais, après les entraîneurs et
agents de joueurs : Les présidents de clubs et de Ligues du Togo réclament de
nouvelles élections à
la FTF
Les présidents de clubs et de Ligues ont appelé, vendredi
dernier, au cours d’une conférence de presse à la tenue de nouvelles élections à
la FTF.
Selon ces responsables de clubs, l’actuel bureau de l’instance
dirigeante du football national a montré son « incapacité à conduire les
destinées du football togolais» dans le respect des aspirations des acteurs du
sport roi. Pour justifier ce constat, le porte-parole de ce collectif, Jean
Pierre Batchassi, a énuméré les multiples altercations entre les membres du BE
que pilote Tata Adaglo Avléssi. D’après le vice-président d’ASKO de Kara, ces
derniers sont les seuls instigateurs des déboires des sélections nationales
cadette, juniors, espoirs et seniors, des clubs et autres acteurs qui ne vivent
que par le football. Il a conclu en appelant ses collègues présidents de clubs
et de Ligues à s’allier aux entraîneurs et agents de joueurs qui ont mis en
circulation depuis le 25 août dernier une pétition pour réclamer le départ du
bureau actuel de la FTF. On se rappel que 3 jours avant la mise en circulation
de cette pétition, les techniciens du football national ont exprimé leur
ras-le-bol face à l’enlisement de la crise qui secoue le BE de la FTF et ont par
la même occasion demandé l’organisation d’un nouveau congrès électif. Une crise
qui a ulcéré le coach national, Henri Stambouli et l’a contraint à rendre le
tablier. De l’avis des initiateurs de la pétition, plus de la moitié des 51
présidents de clubs et de Ligues, admis au dernier congrès statutaire de la FTF,
l’ont déjà signée.
Reste à savoir
quelle sera la finalité de la démarche de ces responsables sportifs, lorsqu’on
sait que le ministre des Sports a fait savoir depuis jeudi dernier que la
solution à la crise du football togolais ne réside pas dans la tenue d’un
nouveau congrès électif.
jo 2008,
retour de la délégation togolaise :
Benjamin Boukpéti accueilli en héros national à Lomé
Le kayakiste
togolais, médaillé de bronze aux JO de Pékin le 12 août dernier, Benjamin
Boukpéti, a été accueilli en héros national samedi dernier à Lomé, capitale du
Togo.
Que ce soit à Lomé
le samedi où à Aného hier dimanche, ce fut des scènes de liesse populaire qui
ont été offertes à l’athlète et sa suite. Il est accompagné dans son déplacement
par son père, son entraîneur, Jean-Jérôme Perrin et le tennisman Komlanvi Loglo,
membre de la délégation qui a représenté le Togo à ces 29ème Olympiades.
Très ému par cet
accueil impressionnant qui lui a été offert par le public togolais, Benjamin
Boukpéti a révélé que son succès est le fruit de trois années de travail. Il a
profité de l’occasion pour remercier tout ceux qui ont travaillé ensemble avec
lui pour que cette victoire soit togolaise.
Dans la journée
d’hier, ce fut également cette même scène de liesse populaire qui lui a été
réservée à Aného (située à 45 km à l’Est de Lomé). Boukpéti a, pour l’occasion,
assisté à une compétition de canoë kayak, organisée par la Fédération togolaise
de la discipline et le CNOT (Comité national olympique togolais).
Après la
présentation de la médaille au public sportif togolais, Benjamin Boukpéti
devrait être décoré par le Chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, au cours
d’une cérémonie solennelle, demain mardi. Il s’entretiendra ensuite avec le
premier ministre Komlan Mally et le président du CNOT, le Général Zoumaro
Gnofame.
Agé de 27 ans,
Benjamin Boukpéti a créé la surprise en ouvrant la plus belle page de sa
carrière sportive et par ricochet, celle du Togo aux JO de Pékin en terminant
troisième lors de la finale de l’épreuve du kayak monoplace, derrière l’Allemand
Grimm et le Français Lefèvre. Sa médaille de bronze a permis au Togo de se
hisser à la 81ème place du
classement définitif de ces 29ème olympiades.
Avant lui, le Togo n’avait jamais glané la moindre médaille au
cours d’une telle manifestation sportive, depuis sa première participation aux
olympiades en 1972.
Gabin Koissidjin
Gal Zoumaro Gnofame, président du CNOT: «Si la crise perdure à
la FTF, nous serons dans l’obligation de révoquer ses dirigeants»
Au cours d’une
sortie médiatique le week-end dernier, le président du CNOT (Comité national
olympique togolais), Zoumaro Gnofame, s’est prononcé sur la crise qui perdure au
sein de la FTF (Fédération togolaise de football). Pour en finir avec ce
conflit, il propose la révocation des membres de ladite fédération. Le Général
Gnofame a profité également de cette opportunité pour évoquer les raisons des
différents blocus constatés dans pratiquement toutes les fédérations sportives
au Togo.
«Les
divergences à
la FTF ont assez
duré et nous n’accepterons pas que, de par leurs ambitions personnelles, les
dirigeants de cette fédération prennent en otage le football togolais»,
ainsi réagissait le président du CNOT, le Général Zoumaro Gnofame. Ceci, pour
manifester son indignation face à la crise qui gangrène le football togolais.
Pour toute solution à cette crise, le président du CNOT est favorable à la
destitution de cette équipe qui peine à travailler pour le bien du foot
national. «Si nous constatons que les dirigeants de
la Fédération togolaise de football sont dans l’incapacité de
s’entendre, nous serons dans la triste obligation de les révoquer de leur
fonction»,
a-t-il prévenu avant d’ajouter que l’équipe de Tata Avlési n’a pas jusqu’alors
respecté sa promesse de Sokodé tendant à tout mettre en œuvre pour le retour à
l’harmonie et à la cohésion au sein du groupe. Par ailleurs, M. Gnofame les a
accusés de stagner dans le laxisme et dans le favoritisme. «Depuis le congrès
de Sokodé, qu’ont-ils fait pour le bon devenir du football togolais si ce n’est
s’offrir des billets d’avion pour aller se promener à l’étranger avec leurs amis
au nom d’une tournée de recrutement de joueurs», s’est-il indigné. Pour lui,
le mutisme de l’instance de coordination des sports au Togo est motivé par la
crainte de les (dirigeants du CNOT) considérer (par les responsables de la FTF)
comme un obstacle pour l’accomplissement de leur mission. «Nous n’avons pas
voulu intervenir très tôt pour qu’ils ne disent pas que nous les empêchons de
travailler. Si aujourd’hui, on les démet de leur fonction, le peuple nous
donnera raison puisqu’ils nous ont montré de quoi ils sont capables», a-t-il
précisé.
Les causes des conflits au sein
des fédérations sportives au Togo
Selon le général
Gnofame, les crises que connaissent les différentes fédérations sportives
togolaises sont multiples. Ces dysfonctionnements, selon lui, trouvent leurs
origines dans le manque d’objectifs, dans la méconnaissance des textes des
instances et les querelles de personnes dont font preuve les dirigeants des
associations sportives.
Dans la
foulée, le président du Comité national olympique togolais a pointé du doigt les
corps électifs qui élisent les dirigeants non pas sur la base de leur programme,
mais en contrepartie des pourboires. Enfin, le Général Zoumaro Gnofame a
déploré l’attitude de certains responsables de fédération qui, compte tenu de
leur poids financier, tendent à imposer leurs points de vue à tout le monde. «Certains
responsables ont des moyens qu’ils mettent à la disposition des fédérations et
ceux-ci pensent de ce fait qu’on doit faire leur volonté», a-t-il laissé
entendre.
Grégoire
Awesso |