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Éliminatoires CAN/Mondial 2010, à quelques jours du match Zambie – Togo : Stambouli jette l’éponge, Mawuèna et Tchakala à la rescousse
Golfe Info # 440 du 1er Sept 2008

Annoncée depuis le match amical entre le Togo et la RD Congo du 20 août dernier, la rupture de contrat entre le sélectionneur national, Henri Stambouli et l’Etat togolais est devenue effective depuis vendredi dernier.

En effet, par un fax envoyé aux autorités sportives togolaises (ministère des Sports et Fédération Togolaise de Football), le technicien français, après avoir énuméré plusieurs défaillances dans l’exécution du contrat qui le lie au Togo, a déclaré qu’il se « sépare définitivement » de la sélection togolaise. Soucis financiers, dysfonctionnement au sein du Bureau exécutif de la FTF, et improvisation dans l’organisation des sorties et le regroupement des Eperviers ont été les principaux facteurs de démotivation soulignés par M. Stambouli.

Se prononçant sur sa décision au micro de nos confrères de RFI (Radio France Internationale), il a déclaré : « Je n’ai pas envie d’être à la fin le bouc émissaire des deux courants de pensée qui règnent à la FTF ». Il a également précisé au lendemain de sa décision sur une radio privée de Lomé, que son choix a été bien mûri et qu’il ne voit pas comment il pourrait revenir sur sa décision. Ceci, même si certaines sources indiquent que des discussions étaient toujours en cours entre les autorités sportives locales et le Français.

A quelques jours du match capital entre la Zambie et le Togo et en attendant la réaction des responsables du football togolais, la direction du staff technique de la sélection des Eperviers du Togo, revient aux techniciens nationaux, Kodjovi Mawuèna et Tchakala Tchanilé, tous deux adjoints d’Henri Stambouli.

Du côté des joueurs, c’est la confusion totale. Anciens comme néo-Eperviers se posent la question de savoir s’il faille encore répondre à la convocation qui leur a été envoyée depuis la semaine dernière par les responsables de la FTF. Selon Henri Stambouli, à l’annonce de la nouvelle de sa démission, « il y a certains qui avaient envisagé le boycott de la sélection ».

A cette allure, bien malin sera celui qui peut prédire avec exactitude, le visage que présenteront les Eperviers le 10 septembre prochain en terre zambienne. Ainsi va le football togolais.

Gestion du football togolais, après les entraîneurs et agents de joueurs : Les présidents de clubs et de Ligues du Togo réclament de nouvelles élections à la FTF 

Les présidents de clubs et de Ligues ont appelé, vendredi dernier, au cours d’une conférence de presse à la tenue de nouvelles élections à la FTF.

Selon ces responsables de clubs, l’actuel bureau de l’instance dirigeante du football national a montré  son « incapacité à conduire les destinées du football togolais» dans le respect des aspirations des acteurs du sport roi. Pour justifier ce constat, le porte-parole de ce collectif, Jean Pierre Batchassi, a énuméré les multiples altercations entre les membres du BE que pilote Tata Adaglo Avléssi. D’après le vice-président d’ASKO de Kara, ces derniers sont les seuls instigateurs des déboires des sélections nationales cadette, juniors, espoirs et seniors, des clubs et autres acteurs qui ne vivent que par le football. Il a conclu en appelant ses collègues présidents de clubs et de Ligues à s’allier aux entraîneurs et agents de joueurs qui ont mis en circulation depuis le 25 août dernier une pétition  pour réclamer le départ du bureau actuel de la FTF. On se rappel que 3 jours avant la mise en circulation de cette pétition, les techniciens du football national ont exprimé leur ras-le-bol face à l’enlisement de la crise qui secoue le BE de la FTF et ont par la même occasion demandé l’organisation d’un nouveau congrès électif. Une crise qui a ulcéré le coach national, Henri Stambouli et l’a contraint à rendre le tablier.  De l’avis des initiateurs de la pétition, plus de la moitié des 51 présidents de clubs et de Ligues, admis au dernier congrès statutaire de la FTF, l’ont déjà signée.

Reste à savoir quelle sera la finalité de la démarche de ces responsables sportifs, lorsqu’on sait que le ministre des Sports a fait savoir depuis jeudi dernier que la solution à la crise du football togolais ne réside pas dans la tenue d’un  nouveau congrès électif.  


jo 2008, retour de la délégation togolaise : Benjamin Boukpéti accueilli en héros national à Lomé

Le kayakiste togolais, médaillé de bronze aux JO de Pékin le 12 août dernier, Benjamin Boukpéti, a été accueilli en  héros national samedi dernier à Lomé, capitale du Togo.

Que ce soit à Lomé le samedi où à Aného hier dimanche, ce fut des scènes de liesse populaire qui ont été offertes à l’athlète et sa suite. Il est accompagné dans son déplacement par son père, son entraîneur, Jean-Jérôme Perrin et le tennisman Komlanvi Loglo, membre de la délégation qui a représenté le Togo à ces 29ème Olympiades.

Très ému par cet accueil impressionnant qui lui a été offert par le public togolais, Benjamin Boukpéti a révélé que son succès est le fruit de trois années de travail. Il a profité de l’occasion pour remercier tout ceux qui ont travaillé ensemble avec lui pour que cette victoire soit togolaise.

Dans la journée d’hier, ce fut également cette même scène de liesse populaire qui lui a été réservée à Aného (située à 45 km à l’Est de Lomé). Boukpéti a, pour l’occasion, assisté à une compétition de canoë kayak, organisée par la Fédération togolaise de la discipline et le CNOT (Comité national olympique togolais).

Après la présentation de la médaille au public sportif togolais, Benjamin Boukpéti devrait être décoré par le Chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, au cours d’une cérémonie solennelle, demain mardi. Il s’entretiendra ensuite avec le premier ministre Komlan Mally et le président du CNOT, le Général Zoumaro Gnofame.

Agé de 27 ans, Benjamin Boukpéti a créé  la surprise en ouvrant la plus belle page de sa carrière sportive et par ricochet, celle du Togo aux JO de Pékin en terminant troisième lors de la finale de l’épreuve du kayak monoplace, derrière l’Allemand Grimm et le Français Lefèvre. Sa médaille de bronze a permis au Togo de se hisser à la 81ème place du classement définitif de ces 29ème olympiades.

Avant lui, le Togo n’avait jamais glané la moindre médaille au cours d’une telle manifestation sportive, depuis sa première participation aux olympiades en 1972.

Gabin Koissidjin


Gal Zoumaro Gnofame, président du CNOT: «Si la crise perdure à la FTF, nous serons dans l’obligation de révoquer ses dirigeants»

Au cours d’une sortie médiatique le week-end dernier, le président du CNOT (Comité national olympique togolais), Zoumaro Gnofame, s’est prononcé sur la crise qui perdure au sein de la FTF (Fédération togolaise de football). Pour en finir avec ce conflit, il propose la révocation des membres de ladite fédération. Le Général Gnofame a profité également de cette opportunité pour évoquer les raisons des différents blocus constatés dans pratiquement toutes les fédérations sportives au Togo.

«Les divergences à la FTF ont assez duré et nous n’accepterons pas que, de par leurs ambitions personnelles, les dirigeants de cette fédération prennent en otage le football togolais», ainsi réagissait le président du CNOT, le Général Zoumaro Gnofame. Ceci, pour manifester son indignation face  à la crise qui gangrène le football togolais.

Pour toute solution à cette crise, le président du CNOT est favorable à la destitution de cette équipe qui peine à travailler pour le bien du foot national. «
Si nous constatons que les dirigeants de
la Fédération togolaise de football sont dans l’incapacité de s’entendre, nous serons dans la triste obligation de  les révoquer de leur fonction», a-t-il prévenu avant d’ajouter que l’équipe de Tata Avlési n’a pas jusqu’alors respecté sa promesse de Sokodé tendant à tout mettre en œuvre pour le retour à l’harmonie et à la cohésion au sein du groupe. Par ailleurs, M. Gnofame les a accusés de stagner dans le laxisme et dans le favoritisme. «Depuis le congrès de Sokodé, qu’ont-ils fait pour le bon devenir du football togolais si ce n’est s’offrir des billets d’avion pour aller se promener à l’étranger avec leurs amis au nom d’une tournée de recrutement de joueurs», s’est-il indigné. Pour lui, le mutisme de l’instance de coordination des sports au Togo est motivé par la crainte de les (dirigeants du CNOT) considérer (par les responsables de la FTF) comme un obstacle pour l’accomplissement de leur mission. «Nous n’avons pas voulu intervenir très tôt pour qu’ils ne disent pas que nous les empêchons de travailler. Si aujourd’hui, on les démet de leur fonction, le peuple nous donnera raison puisqu’ils nous ont montré de quoi ils sont capables», a-t-il précisé.    

Les causes des conflits au sein des fédérations sportives au Togo
Selon le général Gnofame, les crises que connaissent les différentes fédérations sportives togolaises sont multiples. Ces dysfonctionnements, selon lui, trouvent leurs origines dans le manque d’objectifs, dans la méconnaissance des textes des instances et les querelles de personnes dont font preuve les dirigeants des associations sportives.

Dans la foulée, le président du Comité national olympique togolais a pointé du doigt les corps électifs qui élisent les dirigeants non pas sur la base de leur programme, mais en contrepartie des pourboires.  Enfin, le Général Zoumaro Gnofame a déploré l’attitude de certains responsables de fédération qui, compte tenu de leur poids financier, tendent à imposer leurs points de vue à tout le monde.  «Certains responsables ont des moyens qu’ils mettent à la disposition des fédérations et ceux-ci pensent de ce fait qu’on doit faire leur volonté», a-t-il laissé entendre.

Grégoire Awesso

 
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