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Après
l’association des entraîneurs du Togo et des agents de joueurs FIFA, c’est le
tour de l’association des présidents de clubs et ligues de monter au créneau
pour demander une autre assemblée générale extraordinaire élective.
L’association était devant la presse le vendredi 29 août 2008 à l’Hôtel Ibis
pour expliquer la nécessité d’un tel engagement, la mise sur pied d’un nouveau
Bureau Exécutif de la Fédération Togolaise de Football.
Pour
les présidents des Ligues et clubs, le constat est clair. Les espoirs placés
dans le congrès extraordinaire tenu à Sokodé le 21 juillet dernier, sont loin
d’être comblés. « … Si nous avons l’amour pour le football, et si nous aimons
les jeunes gens que nous encadrons, il faut être objectif. Le bureau est
incapable de s’entendre. Malgré tout ce qui a été dit à Sokodé, malgré
l’intervention du comité de suivi moral, malgré l’intervention du président
Jacques Anouma, nous avons constaté que les divisions internes sont encore plus
accentuées », a établi le président de Gomido Winny Dogbatsè. « Le
dernier en date est un problème de règlement financier qui est en train de
diviser notre fédération. Et par conséquent, nous pensons aujourd’hui que ce
n’est pas sur la tête de qui que ce soit qu’il faut faire tomber mais l’intérêt
de notre football. Nous avons l’obligation d’interpeller nos consciences
collectives, aller à une nouvelle élection… », a-t-il poursuivi.
Dans
une déclaration rendue publique, l’association fait observer que « le 9
janvier 2007, le Bureau Exécutif de
la Fédération Togolaise
de Football est plongé dans une crise sans précédent. Malgré les conceptions et
la bienveillance des clubs et des ligues, malgré les multiples rappels à l’ordre
des diverses instances compétentes, la crise au sein du bureau ne fait que
s’enraciner et perdurer. Cette crise se caractérise notamment par des divisions
claniques et des batailles internes pour des intérêts égoïstes et partisans au
détriment du football et des acteurs du football togolais. Ce climat malsain et
chaotique au sein du Bureau Exécutif n’est pas de nature à favoriser la cohésion
et la sérénité dont le Bureau Exécutif aurait besoin pour se consacrer avec
responsabilité à la définition des programmes cohérents de gestion et de
redynamisation du football togolais. Les clubs, les ligues, les entraîneurs
éducateurs, les arbitres et tous les autres acteurs sont à ce jour sans
activité. Le Bureau Exécutif du 9 janvier 2007 continue d’enfoncer le football
togolais dans les abîmes, hypothéquer l’élan de la jeunesse footballistique et
de l’équipe nationale, les Eperviers, mettre en péril la vie des clubs, des
joueurs et des autres, de notre sport roi, ternir l’image du Togo.
Au
vu de tout ce qui précède, nous déclarons l’incapacité du Bureau Exécutif du 9
janvier 2007 à conduire les destinées du football togolais conformément aux
attentes légitimes du peuple togolais. En conséquence, à partir de ce jour, nous
demandons la tenue d’un congrès extraordinaire électif en vue de la mise sur
pied d’un nouveau bureau exécutif conformément au nouveau statut adopté le 21
juillet 2008 à Sokodé ».
Par
conséquent, l’association invite les clubs, les ligues et les associations à
souscrire massivement à la pétition. Selon le vice-président de l’ASKO de Kara,
Batchassi Essosolem plus de la moitié des clubs et ligues adhèrent à la
démarche et ont déjà signé la pétition.
Pour
provoquer un nouveau congrès électif, l’association doit réunir les 2/3 des
signatures de l’électorat.
Coco Tchak
Jeux
Olympiques de Beijing : Retour triomphal de Benjamin Boukpéti
Il
sonnait environ 18h30, le samedi 30 août quand le jeune Benjamin Boukpéti vêtu
d’un survêtement aux couleurs vertes et jaunes dominantes et drapé du drapeau
togolais fit son entrée au salon d’honneur de l’Aéroport International
Gnassingbé Eyadéma. Il était entouré pour la circonstance de son entraîneur, son
père, Logo, un autre athlète qui a défendu les couleurs nationales en tennis aux
Jeux Olympiques de Beijing et d’autres.
Il
était accueilli à sa descente d’avion par le Général Zoumaro Gnofame, Président
du Comité National Olympique du Togo (CNOT). L’on notait la présence des membres
du Gouvernement notamment : MM. Antoine Foli, Cornelus Aïdam, Agba Kondi,
Ahoomey-Zunu. L’attendaient également les membres de la famille du jeune
médaillé. C’est au son de tam-tam, de castagnettes et autres que les parents,
alliés dansaient le rythme Sô pour manifester leur joie à l’endroit du fils du
terroir au visage plein d’émotion. « C’est une joie pour nous qu’un de nos
fils ait remporté une médaille aux J.O. C’est une immense joie pour nous de
venir l’accueillir afin de lui témoigner notre gratitude », a souligné Mme
Amalao Hortense toute transpirante par l’effet de la danse. « Pour moi, c’est
bien de partager tout cela. J’ai déjà pu partager un peu toutes ces émotions
pendant tout le voyage et savouré cette joie. C’est extraordinaire de voir
partager aujourd’hui avec toute la population qui m’a envoyé des messages
d’encouragement et m’a soutenu », a-t-il déclaré.
Benjamin a d’autres ambitions : «Le
bronze, moi je partais pour gagner. J’étais en tête en demi-finale. Je ne peux
pas dire que j’ai échoué parce que j’ai atteint un objectif qu’est le podium.
Forcement là derrière, ça va être de mettre une organisation pour aller chercher
l’or à Londres. Tel est mon objectif premier».
Commentaire
Le
compatriote Benjamin Boukpéti a joué sa partition en hissant haut les couleurs
nationales aux Jeux Olympiques de Beijing. Quelle n’a pas été la joie qui a
animé le peuple togolais de voir flotter le drapeau togolais dans le ciel de
Pékin ? Et ceci par ses propres efforts. C’est une preuve suffisante que le Togo
regorge de talents capables de faire honneur à leur patrie mère. Alors, pourquoi
le pays est recalé au dernier plan ? Telle est la question aujourd’hui au bout
des lèvres. Bien évidemment, les gouvernants en ont une part importante de
responsabilité dans la mesure où la volonté du citoyen de bien faire est
manifeste.
De
cette médaille de bronze qui aujourd’hui vaut de l’or, non seulement pour le
Togo mais également pour tout le continent africain, il y a de leçons à tirer.
L’élaboration d’une réelle politique de sports qui passe nécessairement par la
promotion et l’appui aux talents s’impose aux Etats africains. Boukpéti qui, par
ses propres efforts, est monté au podium des JO est un cas d’école. Comme le
souligne son entraîneur : « il faut mettre un gros dispositif autour de lui »,
signifie dans l’entendement de tous qu’il faut par exemple à ce jeune des
mesures d’accompagnement spéciales en vue de le préparer pour les JO de Londres
2012. Les prochains JO, c’est aujourd’hui que cela se prépare et non à la veille
comme le cas depuis toujours.
Didier
Ledoux |