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Mort tragique de Atsutsè Agbobli : La récupération politicienne de l'UFC
Chronique de la Semaine

Le peuple Togolais pleure un grand homme. Il s'agit de l'historien, politologue, écrivain et journaliste Atsutsè Agbobli découvert mort sur la plage de Lomé le vendredi 15 août 2008. L'annonce de cette nouvelle qui fait le tour de Lomé comme une traînée de poudre a surpris plus d'un et les interrogations des uns et des autres sur les circonstances de cette disparition ont fait place à des rumeurs et supputations. "On a retrouvé son corps couvert de sang sur la plage", disent certains, pour d'autres, les pêcheurs ont retrouvé le corps avec des trous de poignards et du sang qui sortait de sa bouche. C'est justement pour couper court à ces rumeurs et donner un éclairage sur cet événement que le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile a fait lire un communiqué à la télévision nationale. Le communiqué explique l'itinéraire du défunt peut avant sa mort. Le communiqué tire une conclusion hâtive selon laquelle Atsutsè Agbobli serait mort par noyade. C'est justement de cette conclusion que l'UFC veut se servir pour se faire une virginité politique. En effet, l'UFC n'ayant plus du grain à moudre pour haranguer la foule a sauté sur cette conclusion pour sortir un communiqué virulent et appeler le peuple à la mobilisation.

Et pourtant, le contenu du communiqué du ministre est la version que le procureur de
la République, après son enquête préliminaire, a rendu publique, sauf que l'autopsie révèle que Atsutsè Agbobli n'est pas mort par noyade. Evidemment, on peut reprocher au communiqué du ministre le fait que sans autopsie du médecin légiste, il tire une conclusion hâtive. Mais cela ne devait pas être sujet à polémique ni être exploité à des fins politiciennes. Le communiqué du ministre et l'explication du procureur sont basés sur la déclaration de l'homme qui était avec le défunt aux dernières heures de sa vie, en l'occurrence le chauffeur et les témoignages de la clinique BIASA qui l'a accueilli. L'on comprend mal l'agitation de l'Union des Forces de Changement qui, en quatre jour seulement après la mort de l'illustre disparu, a multiplié des communiqués et des déclarations teintés d'injures au procureur de la république et aux autorités ? L'on a l'impression que l'UFC sait quelque chose dans cette affaire ?

Dans, le premier communiqué rendu public le 15 août, l'UFC demande la mise en place d'une commission d'enquête pour élucider les circonstances de cette mort. Ce qui est normal, mais le hic c'est lorsque ce parti insinue "l'insécurité qui prévaut dans notre pays". On se demande de quelle insécurité il parle ? L'insécurité ordinaire ou l'insécurité politique ? Si c'est l'insécurité ordinaire, l'UFC ne peut pas dire que rien n'a été fait. Depuis le lancement de l'Opération Araignée, les vols à mains armées ont considérablement diminué.

Mais s'il s'agit de l'insécurité politique, que ce parti dise au peuple Togolais l'homme politique qui a été violenté ou assassiné pour quelque raison que ce soit. Le cas Agbobli reste énigmatique et il est difficile d'avoir des réponses à toutes les questions que l'on peut se poser. Il est ubuesque de constater que l'UFC, au lieu de contribuer efficacement à la manifestation de la vérité, cherche à bouiller les pistes et à récupérer cette affaire à des fins politiques. Sinon comment comprendre que ce parti qui jouit d'une parfaite liberté de circulation sur toute l'étendue du territoire sans être inquiété par qui que ce soit puisse aujourd'hui crier à l'insécurité politique. Son leader, Gilchrist Olympio, qui jadis passait à peine six heures de temps à Lomé, y passe aujourd'hui des jours, voire des mois et surtout il peut se balader dans la ville à n'importe quelle heure sans craindre pour sa vie. Il est même gardé par les éléments des forces de sécurité armés jusqu'aux dents et qui veillent sur lui nuit et jour. Aujourd'hui, lorsque ce parti crie à l'insécurité et appelle à la mobilisation, l'on ne peut que conclure à une récupération politique.

Dans la déclaration datée du 19 août 2008, l'UFC crache des injures sur les autorités judiciaires et politiques. "L'UFC dénonce et condamne également les inepties des pouvoir publics". Voilà comment ce parti, au moment où le peuple pleure son fils valeureux, joue à la distraction. Pourquoi l'UFC insulte-t-elle le procureur ? Ce dernier, en donnant des explications basées sur l'autopsie du médecin légiste pour donner des explications tout en précisant les limites de nos matériels de laboratoire, avait-il commis le crime de lèse-majesté ? Et pourtant il n'a fait que son travail dans la transparence en laissant même une marge de manœuvre pour la famille. Si la famille n'est pas satisfaite des résultats de l'autopsie, elle a la possibilité de demander une contre-expertise, a laissé entendre le procureur de
la République. Dans ce sens, le médecin légiste a fait des prélèvements nécessaires pour que si la famille ou le procureur le souhaitent, ils puissent poursuivre les analyses pour connaître la nature précise des produits à l'origine de cette mort. Ce qui laisse une porte ouverte à d'autres investigations puisque le corps du disparu est encore à la morgue.

A qui profite le crime ?
Lorsqu'on voit l'agitation du parti de Gilchrist Olympio autour cette affaire, on peut sans se tromper croire que la mort d'Atsutsè Agbobli arrange les affaires de l'UFC.

Avant l'arrivée du Président Faure à la magistrature suprême, l'UFC avait des arguments solides pour se faire entendre à l'intérieur comme à l'extérieur du pays.

L'insécurité et la persécution de ses militants étaient son fonds de commerce et elle s'en servait pour haranguer la foule. Mais depuis l'arrivée du Président Faure au pouvoir et son ouverture politique basée sur le vrai dialogue, ce parti perd des plumes.

Lors des élections législatives du 14 octobre 2007, l'UFC pensait réaliser un raz-de-marée. Mais malheureusement, elle s'en est sortie avec seulement 27 députés. Depuis ce cuisant échec, l'UFC est à la recherche d'un événement qui puisse la relancer auprès de la population. Elle a voulu exploiter l'inondation pour se positionner en allant faire le "one man show" auprès des sinistrés avec deux bidons d'huile, trois petits sacs de riz et quelques pagnes de qualité douteuse. Les responsables de ce parti n'ont pas manqué de faire des albums photos soit avec un pied dans l'eau, soit assis sur une barque ou montés sur un zémidjan sourire aux lèvres comme pour se moquer des sinistrés. Or lorsque le bureau de l'Assemblée nationale avait demandé aux députés de cotiser 100 000 FCFA chacun pour soutenir les sinistrés, les députés UFC ont catégoriquement refusé. C'est suite à un article de Chronique de la semaine que ces députés, toute honte bue, se sont empressés de cotiser.

Aujourd'hui, c'est l'histoire Agbobli Atsutsè qui les préoccupe. L'on se demande si la politique de l'UFC consisterait seulement à exploiter le malheur des gens pour atteindre son objectif ? Cela s'appelle le cynisme politique.

Dans sa déclaration, l'UFC se pose des questions sauf deux : Atsutsè Agbobli a-t-il pris ou non des médicaments pour se tuer comme il l'a lui-même confié à son médecin le docteur FIADJO ? A-t-il fui ou non la clinique en trompant la vigilance des garde-malades ?

Notons au passage que la clinique BIASA est le refuge des malades et blessés de l'opposition en général et de l'UFC en particulier, à moins que l'UFC dise publiquement qu'elle a perdu confiance en cette clinique. D'ailleurs, si le défunt s'est rendu là-bas, c'est parce qu'il a confiance en cette clinique. S'il s'était rendu au CHU Tokoin ou au pavillon militaire, les gens allaient épiloguer sur la possibilité d'une complicité quelconque.

Et la famille ?
Depuis le début de cet épisode, la famille adopte une position mesurée et évite de polémiquer. Le fils du défunt, Ayaovi Agbobli, dans sa première déclaration, a dit attendre des autorités togolaises une enquête sérieuse afin de situer les Togolais et la famille sur la mort de son père. Il a par ailleurs indiqué que la famille a décidé de faire la veillée des obsèques le 29 août et l'enterrement le 30 août à Adeta.

Mais dans une interview accordée aux journalistes, le même Ayaovi trouve que "malheureusement les soupçons planent sur la partialité des autorités dans les investigations qui vont être menées". Ce changement de ton laisse apparaître que le jeune Ayaovi Agbobli semble suivre les agitations de l'UFC. Sinon, sait-il pourquoi sa sœur qui est présente à la maison au moment où son papa vomissait, n'est pas restée au chevet de celui-ci à la clinique ?

De tout temps, lorsqu'un parent est hospitalisé, un membre de la famille reste de permanence à ses côtés pour suivre l'évolution du traitement. Pourquoi donc la sœur de Ayaovi a juste envoyé la nourriture au malade et s'est abstenue de veiller sur lui à l'hôpital ? Nous pensons que Ayaovi devrait faire preuve d'honnêteté, penser à la recherche de la vérité et éviter de donner l'occasion aux récupérateurs de se servir de son papa pour assouvir leur plan ignoble. Pour ceux qui connaissent un peu la famille, Atsutsè Agbobli n'est pas le premier à mourir d'une mystérieuse mort. Selon certaines sources, c'est du vivant du père d'Atsutsè que ses frères jumeaux sont morts ensemble un même jour d'une manière mystérieuse. Idem pour sa sœur.

Tout compte fait, ceux qui ont vu l'historien Agbobli ces derniers jours reconnaissent qu'il a beaucoup dépéri et était très pensif. Ceux qui l'ont l'a rencontré dans ses derniers instants disent qu'il se plaignait d'avoir trop de problèmes dans la vie et disait en avoir marre.

Il est clair que tous les Togolais veulent avoir d'amples informations sur cette mort tragique du politologue, mais aller jusqu'à s'en servir pour des causes politiques, c'est un pas à ne pas franchir.

La rédaction présente ses sincères condoléances à la famille éplorée.
Aliziou Dominique


Choix du DG de la Chambre de Commerce : Les magouilles du nouveau Bureau de la CCIT
L'on se rappelle qu'il y a à peine quelques semaines, après de nombreux blocages qui ont nécessité l'intervention du ministère de tutelle, la Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo (CCIT) a enfin pu dégager un bureau. Très vite, ce bureau s'est mis au travail et sa toute première tâche a été de lancer un appel à candidature pour le poste de directeur général. Celui-ci aura la charge de diriger la Chambre de Commerce sous l'autorité du bureau qui agira un peu comme un conseil d'administration.

Les textes de la CCIT
imposent qu'un cabinet soit engagé pour trouver le DG. Le Bureau Exécutif (BE) a choisi un cabinet du nom de Africsearch pour lui trouver le DG avec un profil bien défini. Ce qui est normal pour un poste d'un tel niveau.

Mais tout était trop beau pour être vrai.

Le BE et Africsearch
Le 10 août 2008, le Cabinet Africsearch a fait publier le profil du candidat au poste du Directeur général de la CCIT. A part les qualifications techniques, un point retient l'attention, celui de choisir un candidat jeune, dynamique qui peut faire face aux efforts physiques et intellectuels que vont imposer les chantiers de relance de la CCIT. L'appel à candidature dans Togo presse du lundi 11 août 2008, page 16 précise que le candidat doit être "Togolais, âgé de moins de 50 ans, …"

Les candidatures devraient être clôturées le jeudi 14 août 2008. Cet appel à candidature du 11 au 13 août avait maintenu l'exigence "Togolais, âgé de moins de 50 ans …". Le mercredi à quelques minutes de la clôture du dépôt des candidatures, Africsearch intervient pour insérer des modifications portant sur l'âge des postulants : "Togolais, âgé autour d'une cinquantaine d'années, …" (Voir Togo presse du jeudi 14 août 2008, page 14). Alors l'on s'interroge à quoi jouent Africsearch et le BE de la CCIT ?

Ont-ils entre temps trouvé un candidat qui malheureusement se trouve au-delà de 50 ans et qui s'avère être leur protégé ?

Dans la forme, nous ne savons pas quel style de français le Cabinet Africsearch utilise ; puisque la tournure n'est pas du français "âgé autour d'une cinquantaine d'années, …".

Sur le fond, cette pratique est, d'interprétation difficile, injuste et malhonnête de la part de Africsearch qui est un Cabinet qui tente de se faire connaître par les Togolais.

Ce changement de dernière minute nous a amené à fouiner pour savoir ce qui se passe. A AFRICSEARCH. On nous fait savoir que c'est une erreur de Togo-Presse que leur prestataire a commise. Ce qui nous a conduits directement à l'Editogo pour voir clair. "Chez nous, le client est roi, nous ne pouvons pas nous permettre de changer de notre propre chef un communiqué d'un client. C'est l'envoyé de l'agence AFRICSEARCH qui est revenu nous demander expressément de changer le libellé du communiqué", a indiqué le directeur commercial. Pourquoi alors les responsables de AFRICSEARCH nous ont-ils menti ? Que cachent-ils ? Il est évident que l'ordre venait d'en haut, c'est-à-dire du BE de la CCIT et qu'ils ont voulu couvrir.

A l'élection du nouveau bureau de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo, Chronique de la semaine tirait sur la sonnette d'alarme au sujet de certains membres élus. Il s'agit du président D. FIAWO Jonathan et de Ives Badohoun, conseiller. Ces deux messieurs qui régentent la CCIT sont mouillés dans des affaires louches et traînent des casseroles derrière eux. A peine élus, leur premier acte est entaché d'irrégularité qui crève les yeux. Comment expliquer qu'on puisse changer le libellé d'un appel à candidatures à la veille du jour de clôture de dépôt de dossiers ? Que signifie "être âgé autour d'une cinquantaine d'année" ? N'est-ce pas une volonté manifeste de faire de la magouille en imposant leur candidat qui serait sûrement âgé de plus de 50 ans ?

C'est vraiment dommage que les membres consulaires, au lieu d'élire des candidats sérieux à la tête de la CCIT
, ont préféré mettre leur ventre devant en choisissant des gens peu recommandables et très louches. Leur premier acte est sujet à caution.

On se demande à quelle sauce sera mangée la CCIT ? M. FIAWO et sa clique ne doivent pas confondre la gestion de leur société avec la gestion d'une grande structure qu'est la CCIT. "Etre âgé autour d'une cinquante d'année" ne peut être que l'œuvre des magouilleurs qui sont les seuls à cerner les contours de cette expression.

Dominique Alizou


Visite aux sinistrés des inondations  Le Président Faure leur apporte soutien et réconfort
Depuis le déclenchement du sinistre causé par les pluies diluviennes qui s'abattent sur notre pays, le gouvernement n'a cessé de rendre visite et de soutenir les victimes des inondations.

Le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé s'est rendu lundi dernier dans certaines zones de
la Région Maritime touchées par les inondations pour apporter son soutien et son réconfort aux victimes des récentes inondations. Des inondations qui ont occasionné beaucoup de dégâts matériels, fait de milliers de sans abri et provoqué la mort de certains concitoyens. On se rappelle qu'au début de cette catastrophe, le chef de l'Etat avait survolé en hélicoptère ces zones sinistrées au moment des crues.

Champs de maïs, de riz, de manioc, d'ignames, de piments inondés ou ravagés, maisons écroulées, tel est le triste paysage que présente les localités visitées par le président Faure.

Dans les localités de Gbadomé Bolouvi, Bolou dans la préfecture de Zio et à Tovégan dans l'Avé où il est allé, le chef de l'Etat a témoigné sa compassion et celle du peuple togolais aux sinistrés. Il leur a réitéré sa détermination à les aider à retrouver leur train de vie quotidienne.

" Nous venons surtout avec un message de compassion pour consoler, essuyer vos larmes. C'est vrai, ce qui vous est arrivé cette année, nous a tous surpris. Le chef, votre porte-parole, a dit que cela ne s'est jamais passé ici. Mais je crois que vous avez fait preuve de courage face à cette catastrophe ", a-t-il déclaré.

" Je vois dans le public des enfants qui certainement vont reprendre le chemin de l'école au mois de septembre. Nous avons aussi cela à l'esprit. Nous ferons en sorte que la rentrée se déroule bien. Je vous renouvelle mes sentiments de compassion face à ce qui vous est arrivé. Je le fais au nom de tout le peuple togolais ", a poursuivi le Chef de l'Etat.

Après ces paroles de réconfort, les sinistrés ont bénéficié d'un don du président Faure, composé de sacs de riz, de maïs, de la farine, du manioc, des bidons d'huile, du sucre, du sel, des couvertures, des ballots de vêtements, des nattes, etc.

Les populations de ces localités, très touchées par le geste du Chef de l'Etat, ont par la voix de Togbui Kpodo Agbessi III de Gbadomé Bolouvi, exprimé leur gratitude et leur reconnaissance au Président de la République, au gouvernement, aux organisations, aux bonnes volontés et à toute la population pour leur solidarité à leur égard.

Il faut rappeler qu'au début des inondations, le plan d'organisation de secours en cas de catastrophe (ORSEC) a été lancé par le gouvernement pour apporter secours et soutien aux sinistrés. Les membres du gouvernement se succèdent sur le terrain et dans les camps de déplacés pour suivre l'évolution de la situation et encadrer les secours.

Cette visite de terrain a permis au Chef de l'Etat de vérifier que les différentes instructions données au cours de plusieurs réunions sont appliquées.

Comme on le voit bien en bon père et premier responsable de la nation togolaise, le Président Faure se soucie bien des sinistrés, contrairement à ce que pensent ou disent ces détracteurs qui voudraient bien le voir les pieds dans l'eau. Alors qu'eux même ont fait un show médiatique, mobilisant des médias pour quelques sacs de riz, de bidons d'huile et de pièces de pagne de mauvaise qualité. Ce qui a ressemblé plutôt à une moquerie à l'endroit des sinistrés.
Pierre Agbanda


Fait divers : Un accident banal
Un accident de la circulation s'est produit le lundi 11 août 2008 aux environs de 18h à l'entrée du village de Doufio dans la préfecture de l'Ogou, faisant trois blessés dont un grièvement.

Quant aux dégâts matériels, ils ne sont pas moins importants : le véhicule, type Toyota KE ancien model, immatriculé sur le registre Togolais des Transports, est apparemment irrécupérable. Fort heureusement, au moment de l'accident, il n'y avait pas de véhicule suivant venant de près ou dans le sens inverse de celui accidenté. L'un des rescapés, le sieur Kendou, raconte les circonstances du drame : " Je suis assis à l'arrière de la voiture avec cinq autres passagers. Dans la cabine ils étaient quatre, y compris le conducteur. Nous venions de Avagomé. Nous  étions allés au marché de ce village. Au total, au lieu de 5 places assises, nous étions 9 passagers. Mais au moment de l'accident, nous n'étions plus que 8. Le conducteur était absent du véhicule ".

En effet, le conducteur, sieur Kpankpantroka, 35 ans environ, avait totalement surchargé son véhicule à tel point que lui-même avait de la peine à s'asseoir. Son siège était occupé par un passager. Lui, ne pouvant donc pas se loger entièrement dans le véhicule, s'est juste accroché au dernier passager, c'est-à-dire, l'occupant de son fauteuil.

Il ne pouvait pas dans ces circonstances fermer entièrement sa portière. Elle était donc entrouverte mais retenue à l'aide de sa main gauche, l'autre main lui servant à diriger le volant. Il parcourut 9 km
sans trop de difficulté. Mais la catastrophe est arrivée lorsque il allait amorcer le dernier virage qui s'ouvre sur le village de Doufio.

Kpankpantroka, probablement déséquilibré a dû être éjecté du véhicule, abandonnant ainsi sa voiture avec à son bord rien que des passagers. Personne d'entre eux n'étant capable de diriger l'engin, celui-ci a tout simplement pris la voie des champs. La course effrénée a dû s'achever au pied d'un arbre se trouvant à 25 m du bord gauche de la route.

Dans sa chute, le chauffeur a violemment heurté sa tête contre la chaussée perdant du coup connaissance. Il a été conduit en même temps que deux des occupants de la cabine à l'hôpital. Nous sommes certes convaincus que nos ouvrages routiers sont vieux, vétustes et dans la plupart des cas non adaptés. Mais des comportements comme ceux-ci ne doivent pas être tolérés. La vie de nos paisibles populations en dépend.

Bonne guérison aux malades !

  1. Talom
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