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Lomé, le 25 août 2008 -
Une
trentaine de responsables d’organes de la presse privée togolaise, écrite et
audiovisuelle, accompagnés des présidents de l’Observatoire Togolais des Médias
(OTM) et du Conseil National des Patrons de Presse (CONAPP), a été reçue le
jeudi 21 août 2008 à la présidence de la République par le chef de l’Etat Faure
E. Gnassingbé.
Cette rencontre est une initiative de Faure Gnassingbé lui-même qui a souhaité
échanger avec les responsables des organes sur les difficultés que la presse
privée togolaise rencontre dans l’exercice de sa profession.
Pendant plus de trois heures d’horloge, ce fut un jeu de questions-réponses sur
les multiples problèmes de la presse privée (organes de presse écrite, radios,
télé) qui empêchent l’émergence d’une véritable entreprise de presse au Togo.
Le président de la République, prenant la parole, a d’abord précisé l’objet de
la rencontre. « On m’a rapporté que vous vous plaignez parce que je ne suis
pas réceptif ; j’ai voulu cette rencontre pour échange sur les problèmes que
vous rencontrez. Il ne s’agit pas d’une conférence de presse » a-t-il
indiqué.
Le président de l’Observatoire Togolais des Médias (OTM), M. Pierre Kasséré Sabi
a pris la parole pour remercier, au nom de tous les journalistes, le chef de
l’Etat pour cette ouverture à la presse privée après celle à la classe politique
et à la société civile. Il a, pour ce faire, souhaité que de telles initiatives
se perpétuent pour le plus grand bien de la profession.
Succédant à Pierre Sabi Le président du CONAPP, M. Jacques Djakouti a réitéré
les mêmes remerciements au chef de l’Etat avant d’énumérer un certain nombre de
problèmes que rencontrent les organes audiovisuels (radio, télé) qui ont entre
autres les redevances qui leur reviennent chères alors qu’il n’y a pas
d’annonceurs, le matériel qui coûte cher, le coût du téléphone, le fisc, le
manque de formation, l’aide à la presse qui est dérisoire par rapport aux autres
pays, 35 millions en 2007 contre 365 millions au Bénin voisin etc.
Tous ces problèmes, a laissé entendre Jacques Djakouti, font que ces organes
n’arrivent pas à faire face aux charges liées au fonctionnement et au traitement
du personnel. Pour conclure, le président du CONAPP a dit qu’au Togo, le
journaliste ne vit pas, il vivote. D’autres confrères se sont succédés pour
égrainer un chapelet de problèmes et de difficultés auxquels la presse privée
fait face et qui font qu’elle verse souvent dans les dérapages et la
désinformation.
Le chef de l’Etat, a souhaité qu’une réflexion se fasse sur les mesures à
prendre pour améliorer les conditions de vie et de travail des journalistes.
Des questions-réponses sur d’autres sujets, à savoir les inondations, la
dissolution du FER, les problèmes de l’OTP/IFG, la lenteur dans la mise en place
de la cour des comptes, le ‘’pillage’’ de certaines sociétés de l’Etat (SOTOCO)
et la mort de M. Atsutsè Agbobli ont mis à fin cette rencontre.
Le chef de l’Etat était entouré pour la circonstance
du ministre d’Etat Pascal Bodjona et de son directeur de cabinet le colonel
Ayéva et du secrétaire général du RPT, M. Solitoki Esso. |