|
Après plusieurs
mois d’immobilisme, le Premier ministre togolais Komlan Mally s’est offert un
voyage de deux jours au Burkina Faso. Arrivé à Ouagadougou jeudi 24 juillet
dernier, l’ancien Préfet du Golfe devait y apprendre les réformes économiques et
la bonne gouvernance. Une initiative de plus qui ne changera rien au Togo dans
la mesure où, ce n’est pas lui qui prend les grandes décisions.
Reçu par son homologue
burkinabé, Tertius Zongo, Komlan Mally a déclaré sans ambages qu’il était là
pour échanger les expériences en matière de réformes économiques et de bonne
gouvernance et, surtout, travailler sur les questions relatives à la formulation
des documents sur la réduction de la pauvreté. Comme quoi le bonheur du Togo se
trouve dorénavant au Burkina Faso. « Vous savez que votre pays a une longue
expérience en la matière et nous, nous sommes actuellement dans une phase
intérimaire et nous venons de lancer le processus pour la finalisation du
Document stratégique de lutte contre la pauvreté. Nous avons jugé bon d’avoir
l’expérience du Burkina Faso dans ce domaine... », a-t-il indiqué.
Face aux journalistes
burkinabé, il n’a pas manqué d’aborder le processus de Vérité, Justice et
Réconciliation en cours au Togo. En ce qui concerne les points de l’Accord
politique global (APG) laissés en suspens, notamment les réformes
constitutionnelles et institutionnelles, il a fait savoir que tout ne peut pas
être fait à la fois. « Nous avons un calendrier de mise en œuvre des mesures
contenues dans l’Accord politique global. Nous avons des priorités qu’il faut
satisfaire d’abord mais je pense que ces réformes se feront d’ici peu »,
a-t-il ajouté.
L’ancien ministre de
la
Ville était accompagné dans cette « excursion » par son Directeur de
Cabinet et deux « ministres du Président de
la République
» que sont Adji-Otèth Ayassor de l’Economie et des Finances, et Gilbert Bawara
de
la Coopération
et de l’Aménagement du territoire. La délégation togolaise a également assisté à
une réunion annuelle des responsables des sociétés d’Etat burkinabé.
En effet, ce voyage au Burkina
Faso n’avait pour but que de permettre au Premier ministre togolais de changer
un peu d’air, de montrer qu’il existe. Il faut avouer qu’il est éreinté par le
surplace et les audiences répétées. C’est une lapalissade : sa bonne volonté ne
suffit pas, encore faudra-t-il qu’il ait une portion du pouvoir qui lui permette
de changer quelque chose. Combien de fois n’a-t-il pas usé ces concepts de «
bonne gouvernance » ?
Dans son programme de
gouvernement, il en avait longuement parlé. Au fameux séminaire gouvernemental à
Nangbéto, il avait abondamment glosé sur ces concepts qui étaient aussi nombreux
dans le discours de Faure Gnassingbé qu’il avait lu à l’ouverture du séminaire
sur la lutte contre la corruption. En revanche, il n’y a aucun changement
notable dans la gestion des affaires du pays. La mauvaise gouvernance fait son
chemin et le respect de l’autorité est foulé aux pieds.
C’est en étant organisés et
assidus que les Burkinabé sont arrivés à ce niveau de développement. Blaise
Compaoré qui a capté le pouvoir sans gloire – à l’issue d’un coup d’Etat qui a
coûté la vie à son copain Thomas Sankara – s’est sérieusement mis au travail.
Sous sa houlette, beaucoup de chantiers sont ouverts et le Burkina se développe
bien que exhérédé par la nature. Un exemple que devait prendre le « fils de
la nation » qui a étudié dans les grandes universités occidentales.
Que le Premier ministre Mally
sache que ce n’est pas en allant assister pendant une dizaine de jours aux
luttes traditionnelles, que le Burkina Faso a obtenu ces résultats. Les Togolais
l’ont entre-temps aperçu faire des descentes dans certains ministères pour
constater de visu l’absence et le retard au travail. Après, c’est le silence
radio. Les populations auraient voulu qu’il fasse le même contrôle lors de la
période des Evala. Ainsi, il aurait vu beaucoup de choses. Mais il a lui-même «
donné le bon exemple » en vidant
la Primature
pour aller assister à la finale qui s’est déroulée dans le village natal de «
son Président ». A cette allure, les réformes économiques et la bonne
gouvernance ne peuvent que prendre un coup.
Déjà, des voix s’élèvent pour
demander la démission du Premier ministre par défaut qui ne prendrait pas assez
de mesures pour juguler le phénomène de la vie chère. Ce qui est loin d’être la
solution puisque les pouvoirs sont concentrés dans les mains de l’entourage
immédiat du chef de l’Etat. Raison de plus pour que « l’énarque d’en face de
la Grande Poste
» cesse de jouer à la comédie et de faire croire qu’il peut changer quelque
chose dans cette aire de 56 600 km² où il n’a aucune marge de manœuvre.
R. Kédjagni
Préfecture de Guérin Kouka : Les populations dénoncent les dérives
du Président du Tribunal, le juge, lui, accuse
Le
mardi 15 juillet dernier, une frange de la population de Dankpen s’était
soulevée. Selon des témoignages recueillis sur place, les jeunes se sont
soulevés « Pour demander et exiger le départ sans condition du juge Bruno
Kokou Toke pour abus d’autorité et surtout de l’activation du mariage forcé et
escroquerie abusive des pauvres populations… », a indiqué un témoin de la
scène. Il lui est également reproché de décoiffer et de déchausser un chef
canton qu’il a invité dans son bureau. Pour la population, il s’agit d’une
atteinte à l’autorité traditionnelle. « Il est certes investi des pouvoir
publics. Mais, il doit y avoir de respect mutuel entre lui et nos chefs qui
sont des garants de nos us et coutumes. Comment peut-il oser décoiffer notre
chef puis lui ordonner de se déchausser avant d’entrer dans son bureau. Et
pourtant, c’est lui même qui l’a invité. C’est confirmé qu’il l’a fait express
pour le narguer. Nous, populations, ne pouvons pas tolérer ces genres de
comportements. C’est bien pour cette raison que certains frères se sont soulevés
pour le ramener à la raison », a confié Jean, un lycéen de la localité.
«
C’est un monsieur qui se croit tout-puissant dans la localité. Depuis près d’un
an et demi qu’il est arrivé chez nous, il se permet des choses horribles. Quand
vous allez porter plainte contre quelqu’un, il vous fait payer 9.000 FCFA avant
de vous délivrer une convocation. Pire, quand l’accusé passe le voir en catimini
avec une chèvre, un mouton, des tas d’ignames et des fois avec de l’argent, ce
dernier sort d’emblée vainqueur. Le droit n’est jamais appliqué à partir du
moment où il est toujours en faveur du plus offrant. Aussi, il a réactivé dans
notre milieu le mariage forcé et précoce des jeunes filles âgées de 12 à 16 ans.
Elles font même l’objet d’échange ou de troc entre les familles pour des
questions de dot. Il en fait de trop à telle enseigne qu’il a blessé presque
toute la population », a affirmé Oudjaghin. « N’Boulignime, ma cousine de
15 ans par exemple a été donnée en mariage précoce et forcé en octobre 2007 à
un gars de Koumboul avec sa bénédiction. Allez demander à l’ONG Corps Afrique
qui pourra vous confirmer ceci. Car nous les avons saisis de la situation
», a-t-il ajouté.
« Ma
sœur Blater, 16 ans ,a été donnée en mariage forcé à un gars de N’Kokomon. Et
son vrai fiancé était jeté en prison à Bassar. Le juge a demandé à mes parents
de laisser notre sœur en apprentissage chez sa femme. C’était pour lui une
aubaine de faire de notre sœur sa maîtresse en l’absence de son épouse qui est
supposée être la patronne de cette dernière. Nuitamment, celle-ci fuit pour
rejoindre son fiancé qui entre-temps était libéré et à qui elle a tout révélé.
Voyez-vous que ces comportements d’une autorité judiciaire ne favorise pas une
bonne cohabitation avec les populations accrochées à leur tradition. Cela ne
peut que donner lieu à des divergences », a témoigné Nassagma. «Encore
cet exemple pour vous dire que ce monsieur est foncièrement méchant.
Référez-vous au jugement en date du 26 février 2008 où une fille portant une
grossesse de trois mois a été retirée du foyer de Tabromon, son mari, et remise
à ses parents qui en ont fait un objet d’échange avec un monsieur résident au
Ghana », a-t-il également ajouté.
Le
Commandant Dadja Manganawé, Préfet de Guérin-Kouka et Michel N’Gaména, Président
de
la Délégation Spéciale
de ladite contrée seraient les instigateurs de cette agression selon ce que M.
Alassani, interpellé lors de l’agression du juge a avoué. Pour le Préfet,
interrogé sur la question, « c’est des histoires. Je ne sais pas si Alassani
a pu dire ça. Ce monsieur je ne traite pas avec lui. Je n’ai aucun contact avec
lui ». « A
la Gendarmerie,
il a plutôt déclaré que ce sont les Chefs de quartiers qui l’ont envoyé avec les
autres de chasser le juge», a-t-il expliqué. Aussi, a-t-il condamné l’acte : «
La Gendarmerie
est en train d’investiguer. Tous ceux qui sont en fuite, on est en train de les
rechercher. On a pu prendre le fameux Alassani qui a cité des gens. De toutes
les façons, on les prendra pour qu’ils répondent de leurs actes devant la
justice. Nous sommes dans un Etat de droit. C’est une attitude que je condamne.
Parce que quoi qu’on puisse lui reprocher, ça ne justifie pas ce qui s’est
passé là-bas. Ce n’est pas normal parce que si on donne l’occasion aux gens
comme ça, on risque de ne pas pouvoir contrôler après la situation
».
Même
son de cloche chez le Président de la Délégation Spéciale. « En tout cas, moi je n’en sais rien.
Jusqu’alors à ce que je sache, c’est une mobilisation des Chefs de quartiers
parce qu’il a demandé à un Chef de se décoiffer et de se déchausser avant de
rentrer dans son bureau. Je n’ai aucun problème avec lui. Pourquoi alors
demander aux gens de lui faire cela. C’est qu’il veut simplement se couvrir.
C’est tout », a-t-il lui expliqué.
Les
faits selon le juge Bruno Kokou Toké sont consignés dans une correspondance avec
l’objet : « Tentative d’assassinat du Magistrat dans son bureau »,
adressée au Garde des Sceau, ministre de la Justice, le 17 juillet 2008. Dans ce
rapport, le juge a affirmé la tenue d’une réunion des chefs à la veille de
l’incident. Il a également indiqué qu’il a eu un antécédent avec N’Nunabre
Gnama, chef canton de Kidjaboum suite à une violence commise par ce dernier sur
l’un de ses administrés. « Les faits étant graves, j’ai transmis la procédure
à Monsieur le Procureur Général près de
la Cour
d’Appel de Kara…», a-t-il souligné.
Pour le
juge, il était question de la restitution de la moto d’un frère du Chef qui a
succombé dans un accident de la circulation routière. « Le jour de la
restitution, à l’audience au moment où notre Chef canton devrait prendre la
parole, par respect au prétoire et comme à l’accoutumée, je lui ai
demandé d’ôter son bonnet avant de parler à l’audience. Ce qu’il a fait après
une légère résistance. Après l’audience, il est parti dire au Préfet que « le
juge lui a enlevé ses pouvoirs » en lui demandant d’enlever son bonnet de la
tête avant de parler à l’audience », a mentionné le juge. « Le Préfet ne
m’a demandé aucune explication sur le fait qu’on demande aux justiciables
d’enlever leurs foulards, bonnets, chapeaux…Une réunion des Chefs a eu lieu le
lundi 14 juillet 2008 au soir où il a été question de chasser le juge où au pire
des cas le tuer. C’est ce qui s’est concrétisé le mardi 15 juillet 2008 à 11h…
», a-t-il ajouté.
En
effet, les menaces et violences envers les représentants de l’autorité publique
sont proscrites par la loi. « Sera puni de trois mois à trois ans
d’emprisonnement quiconque aura, dans l’exercice de ses fonctions ou à
l’occasion de cet exercice, menacé un magistrat, un fonctionnaire public ou un
citoyen chargé d’un ministère de service public de porter atteinte à sa
personne, à sa réputation ou à celles de ses proches. Si la menace est faite
avec ordre ou sous condition de faire ou de s’abstenir de faire un acte de
fonction, la peine sera portée au double », stipule l’article 142 du Code
Pénal. L’article 143 prévoit : « Quiconque aura exercé volontairement des
violences ou voies de fait sur un magistrat, un fonctionnaire public ou un
citoyen chargé d’un ministère de service public, dans l’exercice de ses
fonctions, ou à l’occasion de cet exercice sera puni: a) d’un mois à un an
d’emprisonnement s’il n’est pas résulté pour la victime de ces violences une
incapacité d’assurer son service (…) ».
Didier
Ledoux
Règlements de comptes à l’OTP/IFG : Neuf employés licenciés pour
avoir organisé un mouvement de grève
Trois
semaines après la grève de 48 heures des employés pour protester contre
l’interminable processus de liquidation de l’OTP/IFG-Togo, l’heure est
actuellement aux règlements de comptes. Neuf agents supposés être le cerveau du
débrayage du 7 juillet dernier sont renvoyés par leurs employeurs. Le communiqué
est sorti dans la matinée de vendredi dernier bien que, pour l’heure, aucune
lettre ne soit notifiée aux intéressés.
Selon les informations en
notre possession, c’est l’un des cabinets chargés de liquider les sociétés OTP
et IFG-Togo, notamment IIC de Mme Nathalie Bitho qui a pris cette décision
d’expulser ceux qui étaient au devant de la contestation. Il leur serait
reproché d’avoir organisé la grève sans remettre un préavis à leur employeur et
d’avoir empêché les non grévistes de travailler. Ces remontrances ne sont pas
tout même contenues dans le communiqué de licenciement. Seul le décret N°2007
048 PR est visé par la décision.
Les interventions des
centrales syndicales n’ont pas permis de changer la donne. Il nous revient qu’à
l’issue d’une rencontre avec l’Inspection du travail, une lettre de mea culpa
aurait été proposée pour signifier au liquidateur que les meneurs du mouvement
de grève ont commis une grande bourde professionnelle, qu’ils sont des enfants,
qu’ils ont posé ces actes par erreur, patati patata. Les centrales syndicales
étaient en train de plancher sur la démarche à adopter quand la décision de
licenciement est tombée.
« A quand la fin de la
liquidation ? Où en est chacun des liquidateurs ? Que faut-il faire pour hâter
cet avènement et lever les obstacles qui entravent le démarrage effectif des
activités de
la SNPT
?
». Autant de questions qui ont amené l’intersyndicale des travailleurs de l’OTP
et IFG-Togo à lancer le mot d’ordre de grève de 48 heures. Après l’intervention
des autorités compétentes, les grévistes ont sursis au mouvement et repris le
travail sur-le-champ. « En ce qui concerne la fin de la liquidation de l’OTP/IFG,
on nous a promis que d’ici la fin de ce mois, la nouvelle société, c’est-à-dire
la SNPT
va démarrer. A propos de la revue à la hausse du prix du phosphate, ils nous
l’ont confirmée. Ils ont déjà appelé des clients pour fixer le prix à 300
dollars comme on l’avait souhaité
», avait déclaré à l’issue des négociations M.
Diabakté Kramotche, Président de l’Intersyndicale.
Il y a aujourd’hui péril en la
demeure quand le liquidateur licencie des employés pour avoir observé un
mouvement de grève. Le chef de l’Etat ainsi que le ministre des Finances sont
interpellés pour trouver une solution à cette situation dangereuse.
E.
Pierre |
Sans détour :
Hommage à un grand homme
«
Mourir pour
la
Patrie, / C’est le sort le plus beau, le plus digne d’envie
» (Claude Rouget de Lisle, Roland à Roncevaux)
Le 23
juillet 1992, toi, Tavio Ayao Amorin, tu étais victime d’un attentat. En
rentrant chez toi ce jour-là vers 21 heures, tu ne te doutais de rien. Mais tes
assassins étaient tapis dans l’ombre prêts à perpétrer leur forfait. Trois jours
plus tard, ta bravoure n’a pas pu résister aux blessures. Et tu succombas,
engendrant le dépeuplement dans l’aire politique togolaise. Seize ans après ce
lâche assassinat, les auteurs et commanditaires courent la rue et continuent de
jouir de l’impunité.
Malgré
ton jeune âge, tu étais déjà un grand homme, Tavio Ayao Amorin. Premier
secrétaire du Parti socialiste panafricain (PSP), tu étais aussi membre
fondateur du Mouvement patriotique du 5 octobre (MO5), Secrétaire général du
Collectif de l’opposition démocratique COD II, membre du Haut conseil de
la République
(HCR) dont tu étais le président de la Commission politique et des droits de
l’Homme ainsi que de
la Commission
constitutionnelle spéciale. C’étaient des preuves que tu avais soif de
changement après plus de deux décennies de dictature implacable du « Général
». Tu avais cette volonté de bien faire et tu ne manquais pas d’occasion
pour le démontrer. Tu avais de l’amour pour ta patrie le Togo et tu étais
disposé à faire d’elle l’« or de l’humanité », un pays respectable.
Cependant, force est de
constater qu’aujourd’hui que notre pays est devenu la risée de toute la planète.
Ce sont les étrangers qui y font la loi, réduisant tes compatriotes à la portion
congrue. Sur le plan des infrastructures routières, ton pays ne tient pas la
comparaison par rapport aux autres de la sous région. Idem sur le plan
politique. C’est dans les pays sahéliens défavorisés par la nature que tes
compatriotes vont apprendre l’art de développer leur pays et la bonne
gouvernance. Sache qu’au moment où nous commémorons les 16 ans de ta
disparition, notre Premier ministre prenait des cours assidus sur le
développement et les réformes économiques au Burkina Faso. Quelle malédiction!
« On peut tuer un homme,
mais on ne peut pas tuer ses idées ». C’est une assertion que tu as laissée
à la postérité pour lui dire qu’elle doit s’appuyer sur tes idées pour continuer
la mission que tu as commencée. Mais seize ans après, certains de tes frères de
lutte ont carrément vendu leur âme au diable. Ils n’ont pas eu « le courage
de tourner le dos aux anciennes formules ». Ils ont été captés par les
délices du pouvoir. Qui plus est, la jeunesse togolaise est vassalisée et ne
sait plus où se trouvent ses intérêts. Il n’existe plus d’organisations de
jeunes dignes de ce nom. La plupart d’entre elles sont utilisées par le pouvoir
pour contrer les velléités de changement de certaines formations politiques. Se
proclamant de l’opposition, ces jeunes, au lieu de lutter pour tous comme tu
l’as fait au prix de ta vie, ne pensent qu’à leur survie. La preuve, c’est
qu’aujourd’hui, le Mouvement patriotique du 5 octobre (MO5) que tu as contribué
à créer est en voie de désagrégation. Le pouvoir que tu as combattu a envoyé des
vers dans le fruit. Ceux-ci se préparent à créer un MO5 bis. C’est la nouvelle
trouvaille au Togo que tu as tant aimé et pour lequel tu as perdu ta vie. Ne
leur en tient pas rigueur : leur combat ne se résume qu’à la survie.
Zeus Aziadouvo |