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Le samedi 20 octobre 2007, l’Union des Forces de
Changement (UFC) a tenu un meeting à la place Fréau
pour expliquer aux populations les raisons pour
lesquelles elle conteste les résultats des élections
législatives, rendus publics par la CENI. Lors de ce
meeting, les divers intervenants ont apporté des
précisions sur les fraudes organisées par le pouvoir RPT
sur toute l’étendue du territoire national et plus
particulièrement dans la partie septentrionale de notre
pays.
Alors que se terminait le meeting, les
organisateurs ont été informés d’un dernier hold-up sur
le scrutin de Lomé Commune, par lequel la CELI Lomé
Commune octroie un siège au RPT après annulation des
résultats de trente et un (31) bureaux de vote.
Les organisateurs ont alors décidé de se
rendre à pied à la CENI pour protester contre cette
succession de fraudes qui ont émaillé ce scrutin, ce qui
ne semble pas émouvoir la communauté internationale et
les observateurs qui, étonnamment passifs de cette
nouvelle mascarade électorale, prétendent que le
scrutin est exempt de tout reproche.
A l’approche du siège de la CENI, une horde
d’agents de sécurité de la FOSEL conduite par le
lieutenant colonel YARK a pris en étau la tête du
cortège, qu’elle a attaquée à la grenade lacrymogène et
bastonnée avec une rare sauvagerie en proférant des
propos politiques extrêmement dangereux et haineux :
« C’est toujours vous !!! S’il le faut, on vous tuera
tous pour avoir la paix dans ce pays… ». Ces propos
indignes, témoignent d’une politisation des forces de
sécurité, ce que l’UFC a toujours dénoncé. C’est le
lieu de dénoncer fermement le double langage du pouvoir
RPT et la confiance étonnamment béate de la communauté
internationale. L’UFC se rend compte que la FOSEL n’est
constituée que d’anciens tortionnaires qui demeurent un
grave danger pour la paix dans notre pays.
Le bilan de cette sauvagerie est très
lourd : plusieurs dizaines de blessés, dont une dizaine
grave actuellement en soin dans des hôpitaux et
cliniques de la place. Plusieurs personnes
interpellées sont gardées à la gendarmerie et à la
police. Des conducteurs de taxi motos se sont vus
confisquer leurs motos aussi bien sur les lieux de la
bastonnade qu’ailleurs en ville. Une chasse à l’homme
est actuellement en cours dans la ville de Lomé visant
les responsables et militants de l’UFC, les jeunes et
plus particulièrement les conducteurs de taxi-moto.
Le représentant de l’UFC, rapporteur à la
CELI Lomé-Commune, qui s’est rendu à une convocation de
la CENI a été violemment agressé dans le bureau du
Président de la CENI, M. POTOPERE. Il est actuellement
dans un établissement hospitalier avec la tête
fracassée. L’UFC demande instamment à la CENI de veiller
à l’intégrité physique de ses membres ainsi que ceux de
ses démembrements.
Les traficotages éhontés qui viennent de
permettre à la CELI de Lomé-Commune de prétendre
octroyer un siége au RPT à Lomé démontrent bien que le
RPT s’est attribué tous les résultats qu’il a voulus sur
toute l’étendue du territoire national. Si le RPT a pu
se livrer à de telles manœuvres à Lomé, on imagine la
facilité avec laquelle les résultats de l’intérieur du
Pays ont été confectionnés !!!
L’UFC condamne ces fraudes massives du RPT
et demande à la CENI de veiller à ce que la réalité des
urnes soit rétablie.
L’UFC invite la communauté internationale à
prendre la juste mesure de la situation qui prévaut
actuellement dans le pays pour que le pouvoir RPT mette
fin à la stratégie de fraudes, aux rafles et aux
exactions en cours sur les populations. Elle s’étonne du
silence étrange des représentants de la presse
internationale au Togo et les invite à accomplir leur
mission en toute objectivité.
L’UFC, déjà majoritaire en voix, confirme sa
victoire lors de ces législatives et invite les
populations à rester vigilantes et mobilisées pour
transformer leur victoire en nombre de sièges à
l’Assemblée nationale. |