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Le Groupe de
Réflexion et d’Action pour le Dialogue, la Démocratie et
le Développement (GRAD), a suivi avec une attention
particulière l’organisation des élections législatives,
le déroulement du scrutin et la proclamation des
résultats partiels et provisoires. Conformément à son
mandat, le GRAD a procédé à une analyse rapide desdits
résultats qui le conduit aux observations suivantes :
1. Vu le mode de scrutin adopté, la proportionnelle
des restes à la plus forte moyenne, le GRAD est surpris
qu’une majorité plus qu’absolue soit dégagée en
faveur d’un seul parti ;
2. Le GRAD s’interroge
sur le nombre élevé de bulletins de vote annulés ; il
interpelle la CENI afin qu’elle trouve rapidement une
solution à ce problème ;
3. Les résultats tels que proclamés posent
plus de problèmes qu’ils n’apportent de solution à la
crise politique de notre pays ;
4. Le GRAD note à la lumière des différentes réactions
qui lui sont parvenues que les électeurs ne se
retrouvent pas dans ces résultats.
5. Il transparaît des résultats une partition politique
du pays en nord et sud. Cette partition résulte, entre
autres, du découpage électoral arbitraire et partisan
qui date de 1985. Ce clivage, somme toute, traduit et
perpétue la politique du pouvoir RPT
qui cherche toujours à
opposer le nord au sud. Une telle pratique érigée en
système de gouvernement hypothèque dangereusement
l’esprit de dialogue et de réconciliation qui a conduit
à la signature de l’Accord politique global (APG) et qui
a convaincu les électeurs à se rendre massivement aux
urnes.
6. A la lumière de ce qui précède, le GRAD fait
état de sa préoccupation en ce qui concerne l’évolution
de la situation politique dans le pays. Le GRAD souhaite
que des mesures urgentes soient prises par les hautes
autorités pour éviter la dégradation de la situation. A
cet effet, le GRAD lance un appel pressant à la
communauté internationale qui s’est tant investie dans
le processus de démocratisation au Togo pour apporter sa
contribution par tous les moyens afin d’aider à
redresser la situation pour
que les électeurs se reconnaissent
dans les résultats du
scrutin du 14 octobre 2007 et continuent à croire aux
élections comme mode de régulation de la vie politique
en démocratie.
7. Le GRAD saisit la présente occasion pour
rappeler qu’il avait en son temps mis en garde les
différents acteurs politiques
et la population de façon répétitive que si l’on
n’y prend pas garde ces élections non seulement ne
résoudraient pas la crise, mais risquent de l’aggraver.
8. Le GRAD ne saurait conclure sans rend hommage au
peuple togolais et lui demander de rester toujours
mobilisé dans sa quête pour l’avènement effectif de la
démocratie et de l’Etat de droit.
9. Enfin le GRAD interpelle le facilitateur pour
qu’il poursuive ses efforts
non seulement
pour connaître les vrais
résultats des élections législatives du 14 octobre 2007,
mais surtout de trouver une solution effective et
définitive à la crise togolaise. |