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LA
CHANSON DES HEROS* |
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Par Ali Akondoh |
Vous qui avez
préféré le football à tout ce qui vous est cher
Vous qui pour l´amour de la patrie avez porté ses
couleurs
Jusqu´au-delà des frontières de votre pays
Vous pour qui la victoire des Eperviers
Est une fierté de votre cœur et de votre nation
Vous qui êtes partis sans jamais dire adieu à vos
proches
Vous qui êtes donc partis sans plus jamais revenir
Revenir vivants, comme vous l´étiez, sur la terre de vos
aïeuls
Vous avez emporté avec vous les douceurs de la vie
Car, comme tous, vous aimiez vous-aussi la vie
La plante porteuse de bourgeons ne devrait manquer au
pré !
Vous êtes les enfants les plus beaux de votre peuple
Et les stars les plus médaillées parmi les fils les plus
doués
Voici donc à votre chevet la couronne de votre mérite.
Demain, dès que l´aurore pointera à l´horizon ses
raillons vierges
Votre peuple applaudira et vous chantera la chanson des
héros. |
Brème, Allemagne, le 04 Juin 2007.
Ali Akondoh
LA
CHANSON DES HEROS
:
poème en la
mémoire de nos compatriotes péris dans un accident
d´hélicoptère le 03 Juin 2007 à Lungi après le
match comptant pour la 4ème journée des
éliminatoires de la CAN 2008 qui avait opposé les
Eperviers du Togo à leurs homologues de la Sierra
Leone. |
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SOUDAN |
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DARFOUR,
douleur et espoir |
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Par Ali Akondoh |
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Darfour, notre douleur
collective
Darfour, notre rage sans écho
Désolant désert de maux
Négation de droit
Sur le droit à la vie
Au cœur de l´Afrique humiliée
La honte répétée de l´histoire
L´histoire retro des hominiens
Qu´ont-ils fait
Ces milliers de réfugiés
Sur des champs de sable répandus ?
Qu´ont-elles fait
Ces milliers de femmes, nos mères
Sur les routes de désespoir violées ?
Qu´ont-ils fait, ces milliers d´enfants
Espoir de l´Afrique de demain ?
Ont-ils tort de sourire à la vie ?
Darfour, notre douleur collective
Darfour, notre rage sans écho
Qu´ont-ils fait donc ces milliers d´hommes
Moins que des chiens abattus
Victimes passives des fous de notre temps ?
Là-bas au Darfour tombé dans l´oubli
Il n´y a pas de sépultures ni d´épitaphes.
Les morts n´ont pas de noms
Ils sont gravés sur les grains de sable
Et le vent s´en est fait un messager
Nous sommes le relaie du message
Le message d´amour et de solidarité
Notre conscience d´hommes en vaut tant
Pour la survie des frères de ce coin du Soudan.
Faisons ainsi naître en eux le rêve et l´espoir.
Brème, Allemagne, le
04 Juin 2007.
Ali Akondoh |
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