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Professeur Léopold Messan
Gnininvi |
Vingt quatre heures après sa nomination-reconduction, le
nouveau ministre des Affaires Etrangères et de
l’Intégration Africaine, le Professeur Léopold Messan
Gnininvi a pris fonction vendredi 14 décembre 2007.
C’était au cours d’une cérémonie de passation de service
qui s’est déroulée au cabinet du ministère en présence
des directeurs des départements et cadres dudit
ministère. Prévue pour 16 heures, cette cérémonie n’a
débuté qu’à 17H 30 après une longue entrevue entre le
Professeur Gnininvi et M. Ayéva, le ministre sortant.
Présentant son successeur comme un homme entier en qui
le chef de l’Etat a placé sa confiance pour diriger ce
ministère qui est l’une des vitrines par excellence du
pays, M. Ayéva a demandé à ses anciens collaborateurs
d’investir au Professeur Gnininvi la confiance qu’ils
avaient pu investir en lui car, selon lui, on ne peut
pas travailler sans investir un minimum de confiance
entre les hommes.
« Si
le chef de l’Etat l’a désigné pour venir diriger le
ministère des affaires étrangères qui est un ministère
important dans le pays, une des vitrines par excellence
du pays, cela donne toute l’importance, toute la
connotation de la mission qu’il aura à accomplir avec
vous. Je vous recommande d’investir la confiance que
vous avez pu investir vers moi, d’investir cette même
confiance en lui. On ne peut pas travailler sans
investir un minimum de confiance entre les hommes que
nous sommes »
a-t-il martelé avant de demander à ceux qu’il pu
bousculer, heurter par des propos ou parfois par
certaines paroles ou actes de ne pas lui en tenir
rigueur parce que c’était, selon lui, la meilleure
façon de faire, le prix à payer pour ce ministère qui
traînait par terre puisse se relever.
Le nouveau ministre des Affaires Etrangères le Prof.
Léopold Messan Gnininvi a, quant à lui, après avoir
rappelé le travail abattu ensemble avec son prédécesseur
pour jeter les bases d’un processus démocratique au Togo
lequel a abouti à des élections sans morts, reconnu
l’immensité de la tâche que le chef de l’Etat vient de
lui confier. Cependant il a dit espérer compter sur la
collaboration de son personnel et de son prédécesseur
pour réunir la mission que le chef de l’Etat lui a
confiée.
« Vous l’avez dit, c’est un ministère très
sensible, c’est un ministère de confiance. Dans cette
phase, je pensais tout simplement être invité au salon
ou dans le bureau de travail du chef de l’Etat, voilà
qu’il m’invite pratiquement dans sa chambre puisque vous
devez chaque jour pratiquement lui rendre des comptes …
J’ai souvent l’habitude de dire : un bon ministre,
c’est celui qui ne sait rien et que ses collaborateurs
doivent programmer. Si vous me programmez bien, on
avancera ensemble, si vous me programmez mal nous irons
dans le mur » a laissé entendre le nouveau ministre des affaires
étrangères.
La cérémonie a pris fin par une accolade et l’échange de
documents. |