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Délia Rotta |
Vous êtes artiste de la chanson
togolaise depuis un certain temps. Comment êtes-vous
arrivée à la musique ?
Cela fait belle lurette que
je suis dans la musique. Depuis l’âge de dix (10) ans,
j’avais des notions sur cet art. Je peux dire que j’ai
la musique dans le sang, car, dès l’enfance, j’ai
composé « la salade » qui relatait le processus
de préparation de cette nourriture.
Après ce
temps, j’ai poursuivi mes études couronnées par un
diplôme supérieur de commerce. Mais comme l’exercice de
la musique me gangrenait comme un appel de Dieu, j’ai
créé un groupe nommé « Djakpata » qui faisait
beaucoup de chansons. J’ai à mon actif trois albums dont
le tout dernier s’intitule : « L’amour est fort ».
Quel genre musical est la spécialité de Délia Rotta ?
Je fais un peu de tout, le world music, le gospel, le
traditionnel, le zouk, le reggae,… Je crois sincèrement
que la musique est universelle. Elle n’est pas une
spécialité de telle région au profit d’une autre. Dans
toute musique se trouve un fond commun.
Votre troisième opus a pour titre
« L’amour est fort ». Quelles sont ses
particularités ?
Cet album contient six morceaux dont deux parlent de
l’amour, l’amour agapè, l’amour entre l’homme et la
femme. Les quatre (4) autres titres évoquent l’amour
divin manifesté en Jésus-Christ.
Quelles sont aujourd’hui vos expériences dans ce
domaine ?
Ma carrière est plus ou moins brillante. Beaucoup ont
apprécié mon talent, de part le monde. Cela m’a
encouragé à plus d’effort pour donner à mes fans tout le
plaisir qu’ils attendent de moi.
Durant ma carrière, j’ai rencontré beaucoup d’artistes
européens, américains, antillais, africains,… J’ai alors
bénéficié de ces rencontres constructives car, entre
artistes, il y a toujours des échanges qui fortifient
pour longtemps.
Tant bien que mal, la musique togolaise
fait son chemin. Quelles appréciations en fates-vous
aujourd’hui ?
La musique togolaise monte effectivement, ce qui est une
bonne chose. Dans tout développement, on trouve la
culture qui égaie les peuples et renforce leur cohésion.
Chaque pays a sa culture qui partage un fond commun avec
les autres. La musique est en éveil au Togo, elle perce
et s’affiche de plus en plus.
Et la piraterie, l’amateurisme, … ?
C’est vraiment dommage que des individus sans foi ni loi
attendent allègrement que d’autres se tuent à la tâche
pour en récolter les fruits. Malgré toutes les
dénonciations, ce phénomène fait encore son chemin. Il
appartient aux uns et aux autres de se mobiliser contre
la piraterie.
Un conseil pour les jeunes qui ambrassent la carrière
musicale ?
Je les encourage à beaucoup travailler et à persévérer
face aux difficultés. Je les invite aussi à se connaître
et à travailler leur « moi intérieur » afin
d’atteindre le sommet.
Propos recueillis par Edem Assignon
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