AgoraPress

 

Tribune

 

Politique

 

Culture

 

Société

 

Sites

 
 
 

ARCHIVES

 

16 déc 2007

Alain Nococo
Entretien avec l’artiste togolaise de la chanson Délia Rotta

Délia Rotta

Vous êtes artiste de la chanson togolaise depuis un certain temps. Comment êtes-vous arrivée à la musique ?
Cela fait belle lurette que je suis dans la musique. Depuis l’âge de dix (10) ans, j’avais des notions sur cet art. Je peux dire que j’ai la musique dans le sang, car, dès l’enfance, j’ai composé « la salade » qui relatait le processus de préparation de cette nourriture.

Après ce temps, j’ai poursuivi mes études couronnées par un diplôme supérieur de commerce. Mais comme l’exercice de la musique me gangrenait comme un appel de Dieu, j’ai créé un groupe nommé « Djakpata » qui faisait beaucoup de chansons. J’ai à mon actif trois albums dont le tout dernier s’intitule : « L’amour est fort ».

Quel genre musical est la spécialité de Délia Rotta ?
Je fais un peu de tout, le world music, le gospel, le traditionnel, le zouk, le reggae,… Je crois sincèrement que la musique est universelle. Elle n’est pas une spécialité de telle région au profit d’une autre. Dans toute musique se trouve un fond commun.


Votre troisième opus a pour titre
« L’amour est fort ». Quelles sont ses particularités ?
Cet album contient six morceaux dont deux parlent de l’amour, l’amour agapè, l’amour entre l’homme et la femme. Les quatre (4) autres titres évoquent l’amour divin manifesté en Jésus-Christ.

Quelles sont aujourd’hui vos expériences dans ce domaine ?
Ma carrière est plus ou moins brillante. Beaucoup ont apprécié mon talent, de part le monde. Cela m’a encouragé à plus d’effort pour donner à mes fans tout le plaisir qu’ils attendent de moi.

Durant ma carrière, j’ai rencontré beaucoup d’artistes européens, américains, antillais, africains,… J’ai alors bénéficié de ces rencontres constructives car, entre artistes, il y a toujours des échanges qui fortifient pour longtemps.

Tant bien que mal, la musique togolaise fait son chemin. Quelles appréciations en fates-vous aujourd’hui ?
La musique togolaise monte effectivement, ce qui est une bonne chose. Dans tout développement, on trouve la culture qui égaie les peuples et renforce leur cohésion. Chaque pays a sa culture qui partage un fond commun avec les autres. La musique est en éveil au Togo, elle perce et s’affiche de plus en plus.

Et la piraterie, l’amateurisme, … ?
C’est vraiment dommage que des individus sans foi ni loi attendent allègrement que d’autres se tuent à la tâche pour en récolter les fruits. Malgré toutes les dénonciations, ce phénomène fait encore son chemin. Il appartient aux uns et aux autres de se mobiliser contre la piraterie.

Un conseil pour les jeunes qui ambrassent la carrière musicale ?
Je les encourage à beaucoup travailler et à persévérer face aux difficultés. Je les invite aussi à se connaître et à travailler leur « moi intérieur » afin d’atteindre le sommet.

Propos recueillis par Edem Assignon

 
 

 
 
 
 
Job.com
 

© 2005  www.togoforum.com All rights reserved