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09 Nov 2007

Transcription, Alain Nococo
Gilbert Bawara sur Radio Nostalgie : Ce qui nous préoccupe aujourd’hui au sein du RPT, c’est de savoir comment mobiliser toutes les énergies de la République pour faire face aux difficultés quotidiennes des Togolais.

Qui sera le prochain Premier ministre après la démission, il y a 48 heures, de Me Yawovi Madji Agboyibo ? Le Premier viendra –t-il de l’UFC, la 2e force politique au Togo ou  va-t-on reconduire l’actuel premier ministre démissionnaire ou encore va-t-on rééditer la solution Adoboli ? La question est au centre de toutes les conversations à Lomé. Gilbert Bawara, un des fidèles du chef de l’Etat et ministre sortant de la Coopération et du NEPAD  rond le silence et dresse au micro de notre confrère Gilles Bocco de Radio Nostalgie, une des radios privées locales de la capitale togolaise, le profil du prochain premier ministre. Suivez-le plutôt !

Gilbert Bawara, bonjour ! Qui sera Premier ministre dans quelques jours ?
Non, je suis étonné par votre question. Si vous pouviez plutôt me demander, à l’issue des élections législatives, qu’est-ce que nous avons comme intention en terme de priorités, en terme de vision ; comment nous attendons régler les problèmes quotidiens des Togolais, je pense que c’est la vraie question qui vaille la peine d’être posée aujourd’hui ; c’est la vraie question que les Togolais se posent.

Comme le Président lui-même l’a indiqué dans son adresse à la Nation, il y a tellement de préoccupations et les Togolais attendent des gouvernants qu’ils résolvent leurs problèmes.

Donc, ce qui nous préoccupe aujourd’hui au sein du RPT, c’est de savoir comment mobiliser toutes les énergies de la République pour faire face aux difficultés quotidiennes des Togolais.

Ah bon ! Alors que cette primature, beaucoup sont intéressés, ça se bouscule.
C’est légitime, on est des êtres humains. Il y a des gens qui peuvent avoir des ambitions. A la rigueur, le problème du Premier ministre ne pourrait se poser que après qu’on aura trouvé des réponses sur quelles sont les priorités de l’heure. C’est en fonction de la mission que le Président entend confier au Chef du gouvernement que on définira le profil du Premier ministre. Le Premier ministre ne doit pas être nommé et ensuite on va lui confier les tâches, c’est au contraire ; la nature, l’ampleur des difficultés qui nous attendent, la manière dont nous voulons les aborder, c’est ça qui doit conduire à la détermination du profil du bon Premier ministre en fonction des problèmes à résoudre.

Donc, c’est le Président de la République et son parti qui vont confier la mission au Premier ministre ?   
Non, je vous dis, tous les Togolais peuvent légitimement prétendre à la primature, tous les Togolais en fonction de la mission que le Président entend confier à ce premier ministre. Donc, il faut d’abord s’accorder sur les priorités pour
la Nation. Les Togolais ont adhéré à la vision défendue par le Président de la République ; maintenant, il s’agit, en fonction de cette vision là, des priorités que nous avons afin de résoudre les problèmes concrets des Togolais. Si vous demandez lequel des Togolaises, lequel des Togolais aurait le profil indiqué pour travailler dans un esprit d’harmonie et de cohésion avec le Président de la République pour régler ces problèmes. Vous savez, il y a à mon sens deux éléments qui pouvaient être déterminants : le 1er élément, le président a déjà indiqué qu’il va poursuivre avec la politique d’apaisement et d’ouverture ; apaisement, ça signifie maintenir la main tendue envers tous les Togolais, envers toutes les bonnes volontés qui désirent contribuer au redressement national. Ça c’est le 1er souci, mais ce souci-là doit être mis en corrélation avec la nécessité de maintenir la cohésion et l’harmonie à la tête de l’Etat. Donc, si ces deux impératifs ajoutés au 3e qui est la nature des priorités et de la mission qui seront assignées au Premier ministre, c’est ça qui doit déterminer la nomination du premier ministre. On ne doit pas chercher à désigner une Togolaise ou un Togolais et ensuite s’assurer que cette personne va correspondre à ces impératifs là que je viens d’énumérer.  

Et si je vous comprends bien, on s’éloigne de plus en plus d’un premier ministre issu du principal parti d’opposition, l’UFC ?
Non, le problème ne se pose pas en ce sens là. Si l’UFC, qui pendant toute la campagne, a estimé que s’il gagnait il gouvernerait tout seul, si demain l’UFc rallie la vision, le projet de société du Président de la République, si demain l’UFC se reconnaît dans la vision incarnée par le Président de la République et les priorités qu’il entend assigner au premier ministre, si l’UFC indique qu’ils sont dans l’optique de travailler dans la cohésion, l’harmonie avec le président de la République ; donc s’il y a cette adéquation  entre ce que les Togolais attendent d’un premier ministre qui doit travailler en harmonie et dans la cohésion avec le président de la République ; si un premier ministre qui doit naturellement exécuter la vision et le projet que le RPT a défendu pendant la campagne électorale, le problème ne se poserait pas. Mais, il y a d’autres Togolais dans d’autres partis politiques, il y a d’autres Togolaises et d’autres Togolais qui ne sont pas membres des partis politiques qui pouvaient également correspondre au profil indiqué pour travailler dans la cohésion et l’harmonie avec le président de la République et surtout en fonction des priorités et de la vision du Président de la République tel qu’il a été décliné et défendu par nos militants lors de la campagne électorale.

Et dans ce schéma là, quel que soit le premier ministre qui viendrait de l’opposition, il va plus vous poser des problèmes. Un premier ministre pur RPT, le problème n’est pas réglé ?   
Mais, le RPT c’est un grand parti qui regorge de beaucoup de talents, de beaucoup de compétences. S’il s’avérait que, au sein du parti, il y a une capacité qui peut travailler dans le sens que j’ai indiqué tout à l’heure, ce qui est d’ailleurs tout à fait naturel parce qu’il y a une homogénéité entre le projet du parti et le projet du président de la République, il ne se pose pas de problème. Moi, je pense qu’il faut sortir de cette logique partisane et faire en sorte que tout Togolais quelle que soit son appartenance politique, quelles que soient ses convictions, s’il a les capacités, s’il a l’expérience, le profil pour servir son pays à un poste donné, il faut lui donner la possibilité d’assumer cette responsabilité là sans se replier sur des considérations uniquement partisanes.

Merci Gilbert Bawara
Merci !

Transcription Alain N.

 

 
 
 
 
 
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