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Le Chef de l’Etat a, dans son message, promis de doter
d'«un
statut
particulier»
l’opposition politique togolaise afin de protéger les
droits et libertés de cette dernière et lui permettre
ainsi d’accomplir sa mission républicaine. Faure
Gnassingbé a réitéré sa main tendue à toute la classe
politique togolaise afin qu’ensemble, dit-il, « nous
poursuivions, dans un esprit d’union et de
réconciliation, l’œuvre de redressement du Togo ».
Les élections législatives anticipées du 14 octobre 2007
au Togo appartiennent désormais à l’histoire. La Cour
Constitutionnelle vient de proclamer les résultats
définitifs qui consacrent la large victoire du
Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), l’ancien parti
unique de feu président Eyadema qui rapporte 50 des 81
sièges en jeu.
M. Faure Gnassingbé n’a manqué de rendre grâce à Dieu
pour la réussite de l’ensemble du processus électoral,
féliciter le peuple togolais pour la mobilisation
exceptionnelle à l’occasion de ces élections et,
témoigner sa gratitude et sa reconnaissance aux
différents partenaires et aux institutions de la
République qui se sont impliqués, pour avoir permis de
quelque manière, que le processus s’achève sur une note
de satisfaction
‘’Vous avez démontré aux yeux du monde que notre pays a
commencé à tirer les leçons de notre histoire politique
récente. Vous avez apporté la preuve que quand les
Togolais se retrouvent et se donnent la main, ils
peuvent réaliser de grandes choses’’
a déclaré le président Faure Gnassingbé qui a en
outre salué la forte mobilisation des Togolais le jour
du scrutin, une mobilisation qui, a-t-il dit, est la
marque de leur totale adhésion à la politique de
réconciliation nationale engagée depuis son accession à
la magistrature suprême.
« Cette mobilisation massive nous montre que
la réconciliation est la seule voie de salut pour notre
pays après toutes ces années difficiles au cours
desquelles, nous nous sommes épuisés en conflits et en
crises qui nous ont détournés de la recherche de notre
développement » a-t-il laissé entendre. Pour le Chef
de l’Etat « les élections doivent définitivement
cesser d’être un combat pour la vie, pour devenir une
occasion offerte aux citoyens d’opérer un choix réel et
libre entre des partis et candidats qui confrontent et
contestent librement leurs mérites réciproques et leurs
différents programmes. Elles doivent demeurer une
bataille d’idées intelligente, destinée à susciter des
vocations pour le service de la patrie.»
Reconnaissant le rôle joué par la Commission Electorale
Nationale Indépendante (CENI) dans l’organisation et la
supervision des élections, le président l’a
félicité et encouragé tout en notant que « tout n’a
pas été parfait dans son fonctionnement », mais
qu’il faut « tirer les conséquences de ces
insuffisances, pour améliorer la pratique lors des
échéances électorales futures».
Sur le plan sécurité, le chef de l’Etat tire
un coup de chapeau à la Force commandement de la Force
Sécurité Elections Législatives 2007 (FOSEL) qui par sa
disponibilité, son professionnalisme, sa vigilance, sa
discipline, sa neutralité, et son efficacité a
contribué à la réussite du processus.
Aux différents partenaires qui ont accompagné le
processus, le Chef de l’Etat renouvelle sa gratitude
pour « leurs concours multiformes, qui ont contribué
au renforcement des capacités de
la FOSEL.»
La Société civile, la Haute Autorité de l’Audiovisuelle
et de la Communication (HAAC), la Commission Nationale
des Droits de l’Homme (CNDH), les membres de la Cour
Constitutionnelle, les observateurs internationaux et
nationaux (…) n’ont pas été oubliés. Le président de la
République Togolaise les a félicité pour le travail
abattu.
Le facilitateur dans le dialogue intertogolais n’a pas
été du reste. Faure Gnassingbé a félicité le
facilitateur, le président Blaise Compaoré pour « sa
disponibilité constante, son soutien actif et sa
contribution remarquable aux efforts de sortie de crise
dans notre pays et au bon déroulement du processus
électoral ».
Rappelant que les résultats définitifs des législatives
viennent d’être proclamés, le Chef de l’Etat a souligné
que « chacun devra humblement se soumettre au verdict
des urnes et se remettre au travail » afin que notre
pays s’engage résolument dans la nouvelle phase de son
évolution avec ce « soutien de la communauté
internationale, à travers les institutions comme le PNUD
et toutes les institutions du système des nations unies
au Togo,
la CEDEAO, l’Union Européenne, l’Organisation
Internationale de la Francophonie, et plusieurs pays
partenaires au développement notamment la France,
l’Allemagne, la Chine et les Etats-Unis ».
Le Chef de l’Etat promet de doter « un statu
particulier à l’opposition politique togolaise »
pour protéger les droits et libertés de cette dernière
afin de lui permettre d’accomplir sa mission
républicaine.
Décidé à « construire une démocratie apaisée où le
dialogue devra rester permanent », Faure Gnassingbé
a réitéré sa main tendue à toute la classe politique
afin qu’ensemble, dit-il, « nous poursuivions, dans
un esprit d’union et de réconciliation, l’œuvre de
redressement du Togo».
Au-delà du gouvernement d’union, Faure Gnassingbé est
allé plus loin en promettant l’installation d’un Conseil
National de Concertation et de Dialogue Politique qui,
a-t-il indiqué, ne devrait pas se substituer à
l’Assemblée nationale mais devra être un cadre permanent
de prévention, de règlement des conflits politiques et
de concertation sur les questions d’intérêt national
afin d’aboutir à un apaisement total de la vie
politique.
Pour terminer le chef de l’Etat a invité les Togolais à
tourner définitivement la page sombre de la période de
la politique politicienne et à se consacrer au
développement socio-économique de leur pays. « Nous
devons regarder autour de nous pour tirer les
enseignements du temps que nous avons perdu et de ce
dont les peuples sont capables quand toutes les filles
et tous les fils d’un pays se donnent la main» a
conclu Faure Gnassingbé |