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Pénurie de
timbres dans les bureaux de vote, selon l’UFC
APA - Lomé, Togo, 14 octobre 2007
L’Union des Forces du Changement (UFC),
le principal parti de l’oppsition togolais, s’est
inquiété dimanche après-midi d’une pénurie de timbres
pour la sécurisation des bulletins de vote dans une
dizaine de villes du pays.
«On s’est rendu compte qu’il y a une
pénurie généralisée des timbres à apposer au verso des
bulletins de vote sur toute l’étendue du territoire», a
déclaré au cours d’une conférence de presse Crosby Quist,
le responsable de la communication de l’UFC.
Il a indiqué que huit préfectures
ainsi que la commune de Lomé sont touchées par cette
pénurie, estimant que cette pénurie est organisée par
ceux qui ne voulaient pas de l’authentification des
bulletins de vote.
«Ces gens qui n’en voulaient pas ont
atteint leur objectif qui est d’organiser des fraudes
massives» a-t-il affirmé.
La question de la sécurisation des
bulletins a été à l’origine de blocages des discussions
au sein de la CENI, suscitant des craintes pour la suite
du processus électoral.
L’Union des Forces de Changement et
d’autres partis membres de la CENI voulaient que les
bulletins soient authentifiés par la signature, au
verso, de deux membres des bureaux de vote, notamment le
président et le rapporteur, avant le passage de
l’électeur à l’isoloir.
De son côté, le Rassemblement du
peuple togolais (RPT, au pouvoir), soutenu par trois
autres formations politiques et une Association de la
société civile, suspectait qu’en procédant ainsi que le
veulent l’UFC et d’autres, on pourrait se trouver face à
de fausses signatures ou des seing volontairement
retouchées, pour provoquer l’invalidation des bulletins,
lors du dépouillement.
Il a fallu l’intervention du
facilitateur du dialogue inter togolais Blaise Compaoré,
le président du Burkina Faso qui a proposé aux membres
de la CENI l’apposition d’un timbre.
C’est ainsi que 3 millions de timbres
ont été réception jeudi à Lomé en provenance du Burkina
Faso.
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