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13 Oct 2007

Pascal Bodjona et Agboyibo sur RFI, l'UFC pour un Togo prospère, la CDPA veut aligner des hommes compétents

La CDPA aligne des hommes compétents efficaces et surtout responsables !
Le Professeur Léopold Messan GNININVI a planté le décor en donnant en 16 points les réformes qu’il entend mener pour sortir le Togo de la crise. On peut les résumer en trois points

- reconstruire l’Etat togolais, apaiser et réconcilier les Togolais;
- faciliter l’accès à l’eau potable et à  l’électricité ; entreprendre le développement  du pays en mettant la priorité sur la santé, les personnes âgées, l’éducation, l’agriculture et les infrastructures sociales et culturelles, (routes, pistes, ponts, télécommunications).

Ce programme est, certes, ambitieux  mais se veut réaliste et traduit la maîtrise que la CDPA a des problèmes du Togo.

Mais le tout n’est pas d’avoir et d’énoncer un programme comme le croient certains dans la classe politique togolaise. Le plus dur et le plus important est d’avoir les moyens de le réaliser.

Les moyens financiers, nous pouvons les trouver dans une gestion plus transparente de nos ressources (port, phosphates, coton, impôts divers...). Nous pouvons aussi compter sur la communauté internationale pour une prise en charge de certains projets.

Mais les moyens humains, les compétences, tous les parties politiques ne l’ont pas. Il suffit de voir les profils des candidats qui se trouvent sur nos listes. La CDPA dispose de ces compétences, en qualité et en quantité!

Ce parti dispose d’hommes et de femmes capables de travailler pour le bonheur des Togolais.

Pendant longtemps, certains adversaires ont pris le malin plaisir à crier que c’est le parti des cadres et des intellectuels. Comme si c’était un défaut d’avoir en son sein de telles compétences !

Le moment est venu d’envoyer à l’Assemblée ceux qu’il faut aux différents postes qu’il faut! N’avons ­nous pas lutté pour que dorénavant l’on mette l’homme qu’il faut à la place qu’il faut? Allons ­nous envoyer à l’Assemblée des personnes qui vont aller s’initier à la rédaction d’un texte de loi? Non, de grâce, nous n’allons pas transformer la prochaine Assemblée en une école du soir où des adultes viendraient apprendre les rudiments de la politique et de la chose publique!

Le Togo est trop en retard pour se permettre le luxe de transformer l’auguste Assemblée en un cours d’alphabétisation. La CDPA a choisi d’aller vite, de faire de notre Assemblée une vitrine de la sous-région. Le vote des lois ne doit souffrir d’aucun retard ou d’aucune approximation. Les textes doivent être clairs et traduire la volonté des Togolais. La CDPA met à la disposition du pays des cadres compétents, efficaces et responsables qui sont connus des Togolais. Alors regardez bien avant de choisir !

Les autorités de l’Eglise, très averties de la chose publique, ont demandé aux Togolais de faire preuve de beaucoup de discernement dans le choix de nos représentants à l’Assemblée nationale. Nous les rejoignons sur ce point!

Sur les différentes listes, l’on retrouve malheureusement des hommes et des femmes dont on ne doute point de l’engagement mais qui ont le défaut d’être inexpérimentés dans la chose politique et la chose publique. De plus, certains candidats se sont déjà illustrés par leur  manque de compétence. Allons-nous les reconduire pour commettre les mêmes erreurs ?

Pour faire face à cette situation, la CDPA, qui a fondé sa politique sur la compétence et 1’engagement politique a choisi de mettre sur sa liste et à la disposition de notre pays des hommes et des femmes d’expérience, de conviction et don le degré de responsabilité dans la classe politique mettra le Togo à l’abri de toutes les difficultés et malheurs.

Un sage nous disait un jour, j’aime un parti politique, mais pour travailler pour le Togo et pour le bien des Togolais, je préfère la CDPA et ses cadres. « Nous avons fini de gérer la rue il faut laisser l’Assemblée à ceux qui ont la compétence et l’intégrité nécessaire » ajouta t-il. Parole de sage et de patriote ?

L’Assemblée prochaine doit refléter non seulement l’excellence et la compétence de Togolais. Elle ne doit pas faire pâle figure auprès des autres Assemblées nationales dans la perspective d’une intégration sous-région Alors, regardons bien avant de choisir! Le parti qui aura la majorité formera le gouvernement, Le monde tel qu’il évolue actuellement exige de l’homme beaucoup d’efficacité et de compétence. Il nous faut des hommes à la hauteur de la tâche. Des hommes qui sachent traduire en actes les désirs de nos populations Pour cela, il va falloir compter sur des cadres dynamiques et responsables.

Le Professeur s’est toujours entouré des personnes compétentes et dynamiques, parce qu’il sait que les conditions du pays l’exigent. Il sait aussi faire appel à tous les Togolais qui sont utiles, indépendamment de leur coloration politique. Qui de plus positif dans un pays où comme il le martèle avec conviction : « Tous les Togolais doivent se sentir au Togo comme des fils autour de la table de leur père ».

Enfin, pour mettre notre pays à l’abri de crises politiques incessantes, faisons le choix d’hommes responsables qui sachent faire preuve de fermeté quand l’exigent les circonstances et de souplesse pour donner une chance à notre pays.

 

Appel de l’UFC : Faire du Togo, l’or du monde
Le 14 octobre 2007, le peuple togolais se rendra aux, urnes en vue d’élire ses représentants à l’Assemblée nationale pour les cinq (05) prochaines années.

Ces élections législatives, auxquelles est partie prenante l’Union des Forces de Changement (UFC), sont d’une importance capitale pour le Togo. Leur bon déroulement constitue, en effet, une étape déterminante sur la voie du règlement juste et durable de la crise qui mine notre pays et sa réintégration dans les relations normalisées avec l’ensemble des partenaires de développement.

La mission fondamentale que l’Union des Forces de Changement assigne à ses députés est de s’atteler, par leur engagement et leur action au sein de l’Assemblée nationale, à opérer des réformes en profondeur pour assurer l’épanouissement et le bien-être de toutes les populations quelles que soient leur appartenance ethnique et leur sensibilité politique.

A leur investiture le 30 août 2007, les 162 candidates et candidats de l’UFC ont solennellement pris  l’engagement de relever ce défi de véritable changement.

Notre projet de société, « Le Manifeste», définit les valeurs, les repères et les objectifs qui fondent  à la fois les réflexions et les actions  des députés UFC.

Concrètement, ces actions porteront notamment sur: ­

-la réforme des institutions pour garantir l’alternance politique

- l’assainissement des finances publiques

- la restauration de la comptabilité publique avec un guichet unique pour toutes les opérations financières de l’Etat et la nomination d’un Trésorier­ payeur compétent avec toutes ses attributions

- la mise en œuvre d’une politique fiscale intelligente qui permet à tous les opérateurs économiques de contribuer au développement du pays tout en bénéficiant du fruit de leur travail

- la création d’emplois par la mise en place d’unités industrielles et la reconstitution aux Togolais d’un pouvoir d’achat avec pour objectif la  réduction progressive de la pauvreté

- la relance économique par la s’ consommation avec une priorité au règlement de la dette intérieur, y compris les arriérés de salaires, de pensions et de bourses

- la protection par la loi de l’indépendance des médias publics et privés

- la réorganisation du secteur privé, ensemble et de concert avec les opérateurs économiques, afin d’assurer la rentabilité des entreprises

- l’adéquation entre l’université et l’entreprise

- la modernisation de la justice pour la rendre réellement indépendante des pouvoirs publics afin qu’elle soit un facteur de développement

- la réhabilitation des infrastructures routières, touristiques, de santé et d’enseignement

- l’assainissement des grandes villes et la décentralisation pour faciliter l’implantation homogène des opérateurs économiques.

La mission et la vision de l’UFC pour notre pays motivent et fondent cet appel que nous vous lançons afin de nous rejoindre et de nous accompagner sur le chemin de la réalisation de ce rêve qui est de faire du Togo, l’or du monde..

Nous voulons que prenne fin l’injustice sous toutes ses formes: l’exclusion, l’arbitraire, la discrimination, le tribalisme, pour que dans la dignité, l’égalité et la solidarité retrouvées, tous les Togolais puissent mieux vivre pour leur  plein épanouissement.

Vive le Togo
Ablodé

 

Pascal Bodjona sur RFI
Après 38 ans de pouvoir, est-ce que vous ne craignez pas que votre parti le RPT soit balayé par des Togolais avides de changement ?
Non, le changement se vit avec le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT). Depuis deux ans, je pense que le RPT s’est montré comme le parti qui a réussi sa mutation interne et qui offre aux Togolais des changements dans la continuité et surtout un changement qui tient compte de l’unité nationale.

Mais après quatre décennies à la tête de l’Etat,  est-ce qu’il n’y a pas un phénomène naturel d’usure du pouvoir ?
Peut-être    que c’est vrai, il y a l’usure du pouvoir mais depuis 2005, tous les Togolais savent qu’avec le jeune président Faure Gnassingbé, le Togo se transforme positivement.

Depuis l’arrivée au pouvoir de Faure Gnassingbé, votre parti le RPT fait peau neuve mais l’opposition notamment l’UFC dit que ce n’est qu’un leurre et qu’en réalité le système Eyadema perdure…
C’est paradoxal. S’il y a un parti qui doit apprécier les changements profonds qui se passent dans le pays grâce au RPT, c’est naturellement les gens de l’UFC puisque c’est la première fois de leur existence pour l’UFC de participer à des élections législatives. Le leader de l’UFC vient d’effectuer dans la paix, dans la sécurité, la campagne électorale vers le Nord dans la Région de la Kara qui de tout temps a été réputée fief du RPT. Ça c’est à l’actif du Rassemblement du Peuple Togolais et de son président Faure Gnassingbé.

Est-ce qu’en réalité votre parti RPT n’est pas divisé entre des faucons comme le ministre de la Défense Kpatcha Gnassingbé qui est le frère du chef de l’Etat et qui donc sont hostiles à toute réforme et des modérés comme vous ?
Non, le ministre de la Défense n’est pas un faucon du parti. Le RPT sait allier la sagesse des anciens et le dynamisme des nouveaux. Et aujourd’hui, il n’y a pas de division majeure. C’est sûr que les réformes peuvent laisser certains sur le  carreau mais la majorité y compris ceux que vous qualifiez de faucons, adhèrent entièrement aux réformes qui sont faites au sein du Rassemblement du Peuple Togolais.

Vous dites que le système a changé mais en même temps vous ne prenez aucune sanction contre les auteurs de la sanglante répression de 2005…
L’Accord politique a prévu la mise en place de certaines commissions qui ont pour mission d’établir les faits et les responsabilités.

Mais franchement, est-ce qu’on verra l’un ou l’autre des officiers togolais qui ont mené la répression de 2005 devant un tribunal ?
Je voudrais vous dire qu’il ne faut pas chercher à tout moment à diaboliser l’armée togolaise. Vous devez aussi chercher à savoir ceux qui ont provoqué ces violences. Je pense qu’il faut aussi que des leaders abandonnent la violence physique.

Mais est-ce que l’armée n’a pas réagi de façon disproportionnée ?
Peut-être, mais il y a eu la provocation et la réaction. Nous ne voulons plus que de tels actes se répètent. Travaillons aujourd’hui dans la reconversion des mentalités pour que les Togolais ne se rejettent plus dans la violence. C’est pourquoi nous avons accepté des réformes pour que les élections législatives du 14 octobre se passent dans la sérénité. Pour ceux qui ont toujours eu à manquer d’humilité et qui disent qu’ils auront même plus de 50 députés avec le mode de scrutin, c’est pour vous préparer à accepter que s’ils ne gagnent pas, c’est naturellement qu’il y a eu des fraudes. Mais nous pensons que le mode de scrutin actuel devrait les conduire à plus d’humilité. Nous, nous allons à ces élections dans la sérénité, sans arrogance, dans l’humilité avec pour objectif d’avoir une majorité qui sera mise au service de tous.

Aujourd’hui, l’opposition réclame que tous les bulletins de vote soient authentifiés le jour du vote par une double signature au verso de chaque bulletin. Pourquoi vous opposez-vous à une mesure aussi simple à appliquer ?
On parle du rapporteur ou du président des bureaux de vote. C’est des militants qui sont dans les bureaux de vote par pure fidélité à leur parti politique. Ils n’ont ni la qualité, ni la compétence requise pour authentifier un document aussi important. S’il y a un élément qui renforcerait, nous adhérons. Mais que cela soit fait conformément aux articles 96 et 97 du code électoral qui définissent que tous ces éléments rentreront dans l’impression du bulletin.

Si l’opposition gagne ces législatives, est-ce que vous accepterez de cohabiter avec un Premier Ministre de l’UFC  par exemple ?
Dans tous les cas, il faut rappeler que c’est le président de la République qui nommera le Premier Ministre. Celui-ci ne pourra conduire l’action du gouvernement que sous l’autorité du président de la République. Alors pour nous, si l’opposition par pure hypothèse gagne, il n’y a pas de problème.

Donc Gilchrist Olympio ou Patrick Lawson à la Primature, ça ne vous gênera pas ?
Non. Le RPT veut travailler avec toutes les forces politiques du pays. Naturellement , vous les avez écoutés, ce sont les gens de l’UFC qui disent qu’eux ils ne peuvent pas travailler avec tout le monde y compris leurs amis d’hier ou qui étaient tous dans la coalition en 2005.

Vous faites référence au CAR de Yawovi Agboyibo ?
Absolument. Ça inquiète les Togolais. Si des amis qui étaient dans la coalition aujourd’hui se vouent une querelle très dangereuse comme celle que nous observons, cela hypothèque sérieusement l’avenir de notre pays. Face à ces divisions, le RPT apparaît comme le seul parti qui souhaiterait rassembler tous ces frères ennemis. Nous aurons la majorité mais il s’agira toujours d’un gouvernement d’union nationale qui rassemble toutes les forces politiques même celles qui nous ont combattu aujourd’hui.

Source : RFI

 

Me Yawovi Agboyibo sur RFI
Que dites-vous aux  gens pour qu’ils ne votent pas UFC ou RPT mais pour le CAR ?
Vous  savez on m’a confié une mission très délicate qui consistait à conduire le pays à la démocratie. Je suis en train de  terminer cette phase-là et nous avons réussi cette première étape qui était le dialogue national. Il nous reste l’étape la plus délicate, celle des réformes constitutionnelles  qui doivent créer les conditions pour le redressement socioéconomique du pays. C’est normal que dans le pays il y ait le sentiment de vouloir  que le CAR achève sa mission.

Donc, votre message c’est de dire : j’ai réussi à préparer des élections libres et transparentes, il faut que vous continuiez de me faire confiance. C’est çà ?
C’est une opération de salut national. Je ne vois pas comment une méthode consensuelle qui a fait  ses preuves, il faut l’abandonner en cours de route. Ce n’est pas possible. Le ralliement du RPT aux valeurs démocratiques n’a pas été une opération aisée.

Donc le CAR  c’est le parti du consensus, c’est ça ?
Dans l’immédiat, pour sortir de la crise, il n’y a pas mille solutions. C’est le consensus.

Est-ce que vous ne croyez pas que le CAR soit broyé par les machines de guerre de l’UFC et du RPT ?
Broyé, non. En tout cas, je pense que le CAR est  parti pour gagner ces élections.

Il y a plus d’un an que vous êtes Premier Ministre, est-ce que vous ne risquez pas d’être considéré comme un sortant par tous ceux qui veulent le changement ?
Au départ, c’est vrai. Il a fallu analyser le pour et le contre de l’acceptation. On a vu ce qu’on pourrait gagner en refusant d’accepter ces responsabilités mais on a vu aussi ce que le pays perdrait si je refusais d’assumer la responsabilité que tout le monde considérait comme primordiale. Il fallait quelqu’un pour le faire.

Si demain aucun parti n’obtient la majorité absolue à la chambre, avec qui ferez-vous alliance ? Avec l’UFC ou plutôt avec le RPT ?
Après ces élections, il faut trouver une formule. Il faut que tous les partis aussi bien le RPT que l’UFC acceptent de travailler ensemble pour le bien de notre pays. Voilà la conception de l’avenir.

Donc entre l’UFC et le RPT, vous ne voulez pas choisir ?
Dans le passé, nous avons connu certains moments très difficiles. Lorsqu’à un moment donné le CAR, l’UFC et la CDPA se sont retrouvés, on a cherché vite à interpréter  cela comme une coalition du Sud contre le Nord. Jamais il ne faut plus que ce genre de schéma rebondisse dans notre pays. Nous devons plutôt faire la démarcation entre ceux qui sont prêts à se rallier aux valeurs démocratiques. Il n’ y a pas lieu à faire un tri. Ça nous paraît fondamental.

Quand on écoute vos anciens amis de l’UFC, on a vraiment le sentiment que les rapports se sont gâtés entre eux et vous, et Gilchrist Olympio dit même que vous êtes prêts à le lâcher comme Edem Kodjo vous avait lâché après les législatives de 1994 ?
Ce n’est pas les rapports personnels et les rapports entre le CAR et l’UFC qui constituent l’essentiel. Qu’est-ce que nous devons faire pour que les acteurs politiques s’entendent et que nous puissions bénéficier du concours des pays prêts à nous aider à aller de l’avant? C’est ça qui nous paraît fondamental. Moi, les petites querelles avec l’UFC, je les mets derrière.

Mais alors si l’UFC refuse demain un gouvernement consensuel que vous appelez de vos vœux, est-ce qu’on va vers une majorité formée par le CAR et le RPT ?
C’est une question qui est quelque peu prématurée. Dans quelques jours, on verra mieux comment la configuration du passage va se présenter.

Donc tout est possible ?
Rien n’est acquis sauf si elle est de nature à aggraver la crise.  

Source : RFI

 
 
 
 
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