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13 Oct 2007

Guillaume Bawéla
Législatives du 14 octobre au Togo : Les corps habillés étaient aux urnes ce jeudi

Le jour du scrutin législatif au Togo s’approche à grands pas. Au lendemain du consensus trouvé autour de l’authentification des bulletins de vote grâce à l’intervention du facilitateur, Blaise Compaoré, conformément à l’article 137 du Code Electoral, et au décret présidentiel N°2007-127 PR portant vote par anticipation pour les législatives 2007, les membres de l’Armée nationale et les corps de sécurité étaient, ce jeudi 11 octobre, aux urnes sur l’ensemble du territoire national.

Il est presque huit heures et déjà, l’Ecole Primaire Publique (EPP) Camp Gal Gnassingbé Eyadema à Lomé requis pour être le centre de vote du Camp Gal Eyadema, grouille de militaires. Tous les hommes en uniforme, pour la plupart des bérets rouge, vert, bleu, des éléments des sapeurs pompiers, et de la Police nationale forment de longues queues, attendant leur tour pour exercer leur droit de vote. Au total dix sept bureaux de vote ont ouvert leurs portes pour plus d’un millier d’hommes en uniforme.

Il y règne une ambiance bon enfant et certains peuvent même se permette des gorgées de «tchoucoutou», une boisson locale, juste à l’entrée de ladite école. Des éclats de rire par ici, des accolades par là (…) l’on sent cet air détendu dont fait preuve cette catégorie de citoyens qui ont été la pomme de discorde en matière électorale au Togo.

« Tout va bien !», déclare tout souriant Gatoglo Kodjo, un fonctionnaire de la Police qui vote pour la première fois sous cette uniforme, l’index gauche imbibé d’une encre indélébile bleue. Même son de cloche pour l’officier de Police Afan qui se réjouit d’avoir accompli son devoir civique et du bon déroulement de l’opération.

«J’ai exercé mon droit de vote, mais je n’ai pas pu faire de même pour la procuration que j’ai en ma possession.», se lamente le soldat de 1ère classe Ayité, faute d’avoir retrouvé le nom que porte cette procuration sur la même liste que lui. Ce soldat de la garde présidentielle  se lance dans une recherche effrénée de ce fameux nom sur les autres listes, mais peine perdue…

A côté, sous un grand baobab, des agents de la Croix Rouge sont prêts à intervenir en cas d’une urgence relevant de leur ressort.

Si tout se déroule bien du côté du camp Gal Gnassingbé Eyadema, tel n’est pas le cas au camp de la Gendarmerie nationale. Après un léger retard accusé dans le démarrage des opérations de vote, c’est malheureusement aux alentours de dix heures que certains des cinq bureaux de votes ont arrêté les opérations. Principale raison évoquée par les premiers responsables de ces centres, « le stock des timbres servant à l’authentification sur place des bulletins de vote est épuisé et on attend qu’on nous les apporte.», a indiqué un des présidents des bureaux de vote. Face à cette situation, la joie qui animait ces éléments de la Gendarmerie dans les rangs sous le soleil ardent, fait place à des susurrements. Mais les agents arborant les chasubles de la CENI se disent rassurants. Pas pour autant, ce manquement ne saurait avoir d’incidence sur le déroulement de toute l’opération puisque les effectifs qui attendent encore, ne sont pas très importants, soulignent-ils tout souriant.

Aux dernières nouvelles, il s’agirait d’une épidémie qui aurait gagné presque la majorité des bureaux de vote des deux centres de vote. Peu avant dix sept heures, un tour dans la plupart de ces bureaux de vote révèle que ce problème s’était étendu à tous les bureaux de vote. Face à cette situation l’ordre a été donné par la CENI de mentionner sur les procès verbaux le nombre de bulletins utilisés avec timbre d’authentification, et de continuer l’opération sans celles-ci. L’attente aurait duré environ deux heures.

Comme on peut le remarquer, ce vote par anticipation connaît des hauts et des bas ; mais globalement les opérations se sont déroulées dans une atmosphère conviviale sans problèmes majeurs. La seule fausse note reste ce manque cruel de timbres d’authentification. Aussi, les agents des bureaux de vote se plaignent du fait que le vote par procuration ne soit pas encore un acquis pour l’électorat.

Bawéla

 
 
 
 
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