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Dans
une déclaration liminaire, le RPT estime que « les
documents didactiques (projet et document final)
élaborés par
la
CENI pour les besoins de formation de ses démembrements,
n’ont aucune valeur législative ou réglementaire ».
« Il n’y a donc pas lieu de faire l’amalgame sur la
nature et la valeur de ces documents », a martelé le
secrétaire général du parti, Solitoki Esso.
Pour
l’ex-parti unique, « la sécurisation des bulletins de
vote signifie que ceux-ci doivent être certifiés vrais.
Ce ne sont pas le président et le rapporteur d’un bureau
de vote qui sont compétents pour le faire mais bien un
magistrat ou un huissier de justice. »
S’appuyant sur l’article 96 du Code électoral qui reste
muet sur la question, et l’article 97 du même Code qui,
lui, prévoit une préalable entente entre la CENI et
l’Administration électorale avant l’impression du
bulletin de vote, le RPT reste ainsi, selon son
secrétaire général, lié aux lois électorales en vigueur
et exclut toute modalité visant un ajout quel qu’il
soit, sur le bulletin de vote une fois l’impression
faite.
« Les
signatures, déclare Solitoki, loin d’être ou de
sécuriser le bulletin de vote, le personnalisent plutôt. »
Il confie que « les signatures peuvent être
manipulées à des fins frauduleuses ou dans le but
d’invalider le bulletin de vote au moment du
dépouillement ».
Loin
de se targuer aux critiques, le Rassemblement du peuple
togolais prouve toute sa classe en proposant une
alternative. Il propose à la CENI « de trouver et
d’intégrer au bulletin unique tout élément
supplémentaire de sécurisation nécessaire avant son
impression ».
Pour
le Directeur de cabinet de la Présidence de la
République, Pascal Bodjona, « les acteurs de la
fraude ont la possibilité de se substituer en victimes ».
M. Bodjona souligne que le RPT est le seul parti à avoir
ouvert ses bras aux autres formations politiques, ceci,
quelle que soit l’issue du scrutin du 14 octobre
prochain. Selon lui, le parti (RPT) a réussi le pari du
changement par l’intégration des jeunes politiques qui
s’appuient sur les anciens mis au repos.
Des
affiches « frauduleuses »
Le
constat du RPT à ce sujet, est amer. C’est malheureux,
estiment certains membres influents de ce parti, que
certains partis politiques substituent à dessein ces
législatives à des présidentielles. Ceux-ci dénoncent
ainsi le fait que les affiches de certains partis, tels
le CAR,
la
CDPA,
et l’UFC, exhibent impunément la photo de leur leader
sur toute l’étendue du territoire national. De ce fait,
l’on dupe les populations juste pour avoir leur voix en
faisant passer ces législatives pour des
présidentielles. Le RPT, s’appuyant sur les lois
électorales, circonscrit ainsi le domaine de propagande
d’un candidat aux législatives à sa seule
circonscription électorale.
« C’est illégal !»,
souligne Pascal Bodjona, car cette façon frauduleuse
d’agir va influencer considérablement le choix des
populations qui ne prendront en compte que les leaders
de ces partis en question qui ne sont même pas candidats
dans leur circonscription.
Replongeant dans ses souvenirs des négociations qui ont
abouti à la signature de l’Accord Politique Global (APG),
Pascal Bodjona estime comprendre pourquoi certains
partis avaient accepté la proportionnelle à la seule
condition d’avoir une liste nationale ; ce qui fut
d’ailleurs battu en brèche par le facilitateur.
Pour
l’heure, le gouvernement a été saisi, et des tractations
suivent leurs cours au sommet de l’Etat pour une
conciliation des deux parties restées campées sur leur
position. Pendant ce temps, la campagne continue de
mobiliser des foules autour des différents candidats en
lice, sur toute l’étendue du territoire national.
Bawéla |