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7 Oct 2007

Polémique autour de l’authentification des bulletins de vote   Le RPT livre sa part de vérité
Depuis quelques jours déjà, l’Institution en charge de l’organisation et la supervision des prochaines législatives au Togo (CENI), connaît de sérieuses difficultés à faire passer le dernier dossier. A l’origine de ce blocage systématique, l’authentification des bulletins de vote diversement appréciée par les partis politiques. Après le point de presse de l’UFC, le jeudi dernier à son siège, au cours duquel les premiers responsable appellent « au bon sens de ceux qui engagent la polémique pour, selon eux, ne pas polluer la campagne en cours » ; c’était le  tour, vendredi 05 octobre dernier  du Rassemblement du peuple togolais (RPT), principal partisan de ce refus, de monter au créneau au cours d’un point de presse tenu à l’Hôtel 2 Février. Etaient présents à ce point de presse, le Secrétaire général du RPT, le Directeur de cabinet de la Présidence de la République, le candidat tête de liste de Lomé commune, des diplomates et des observateurs.

Dans une déclaration liminaire, le RPT estime que « les documents didactiques (projet et document final) élaborés par la CENI pour les besoins de formation de ses démembrements, n’ont aucune valeur législative ou réglementaire ». « Il n’y a donc pas lieu de faire l’amalgame sur la nature et la valeur de ces documents », a martelé le secrétaire général du parti, Solitoki Esso.

Pour l’ex-parti unique, « la sécurisation des bulletins de vote signifie que ceux-ci doivent être certifiés vrais. Ce ne sont pas le président et le rapporteur d’un bureau de vote  qui sont compétents pour le faire mais bien un magistrat ou un huissier de justice. »  

S’appuyant sur l’article 96 du Code électoral qui reste muet sur la question, et l’article 97 du même Code qui, lui, prévoit une préalable entente entre la CENI et l’Administration électorale avant l’impression du bulletin de vote, le RPT reste ainsi, selon son secrétaire général, lié aux lois électorales en vigueur et exclut toute modalité visant un ajout quel qu’il soit, sur le bulletin de vote une fois l’impression faite.

« Les signatures, déclare Solitoki, loin d’être ou de sécuriser le bulletin de vote, le personnalisent plutôt. » Il confie que « les signatures peuvent être manipulées à des fins frauduleuses ou dans le but d’invalider le bulletin de vote au moment du dépouillement ».

Loin de se targuer aux critiques, le Rassemblement du peuple togolais prouve toute sa classe en proposant une alternative. Il propose à la CENI « de trouver et d’intégrer au bulletin unique tout élément supplémentaire de sécurisation nécessaire avant son impression ».

Pour le Directeur de cabinet de la Présidence de la République, Pascal Bodjona, « les acteurs de la fraude ont la possibilité de se substituer en victimes ». M. Bodjona souligne que le RPT est le seul parti à avoir ouvert ses bras aux autres formations politiques, ceci, quelle que soit l’issue du scrutin du 14 octobre prochain. Selon lui, le parti (RPT) a réussi le pari du changement par l’intégration des jeunes politiques qui s’appuient sur les anciens mis au repos.

Des affiches « frauduleuses »

Le constat du RPT à ce sujet, est amer. C’est malheureux, estiment certains membres influents de ce parti, que certains partis politiques substituent à dessein ces législatives à des présidentielles. Ceux-ci dénoncent ainsi le fait que les affiches de certains partis, tels le CAR, la CDPA, et l’UFC, exhibent impunément la photo de leur leader sur toute l’étendue du territoire national. De ce fait, l’on dupe les populations juste pour avoir leur voix en faisant passer ces législatives pour des présidentielles. Le RPT, s’appuyant sur les lois électorales, circonscrit ainsi le domaine de propagande d’un candidat aux législatives à sa seule circonscription électorale.

« C’est illégal !», souligne Pascal Bodjona, car cette façon frauduleuse d’agir va influencer considérablement le choix des populations qui ne prendront en compte que les leaders de ces partis en question qui ne sont même pas candidats dans leur circonscription.

Replongeant dans ses souvenirs des négociations qui ont abouti à la signature de l’Accord Politique Global (APG), Pascal Bodjona estime comprendre pourquoi certains partis avaient accepté la proportionnelle à la seule condition d’avoir une liste nationale ; ce qui fut d’ailleurs battu en brèche par le facilitateur.

Pour l’heure, le gouvernement a été saisi, et des tractations suivent leurs cours au sommet de l’Etat pour une conciliation des deux parties restées campées sur leur position. Pendant ce temps, la campagne continue de mobiliser des foules autour des différents candidats en lice, sur toute l’étendue du territoire national.

Bawéla

 
 

 
 
 
 
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